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Usine de pâtes alimentaires Lustucru actuellement logement

Dossier IA38000515 réalisé en 2004

Fiche

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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication
Dénominations usine de pâtes alimentaires
Aire d'étude et canton Rhône-Alpes patrimoine industriel - Grenoble
Adresse Commune : Grenoble
Adresse : 89 rue Labbé-Grégoire , rue Charrel , rue Irvoy , rue du docteur Hermite
Cadastre : 2004

Usine de pâtes alimentaires Lustucru actuellement logements. En 1871 Louis Cartier-Millon racheta une petite usine de pâtes alimentaires située depuis 1824 place de Gordes à Grenoble. Il fit un emprunt et put se mettre à la fabrication de pâtes. Louis et Joséphine son épouse eurent trois fils, Félix (1871), Gabriel (1877), et Albert (1881), tous auront un rôle et des responsabilités dans l'entreprise familiale. En 1872 la production jour était de plus de 300kg de pâtes. La qualité des pâtes des Cartier-Millon fut reconnue et la production dut augmenter pour faire face à une demande croissante. En 1885, une nouvelle usine fut construite rue Thiers. Les ventes ayant pratiquement doublée, Louis s'enrichit et put ainsi rembourser le premier prêt. Le succès de la société grandit encore et l'usine de la rue Thiers devint trop petite. Ainsi une nouvelle usine fut construite sur un grand terrain, rue Abbé Grégoire en 1910. Après le Première Guerre mondiale, un nouvel élan fut donné et la production annuelle atteignit 3 000 tonnes, la moitié des pâtes sortant de l'usine portait la marque Pèr'Lustucru (aux oeufs frais) et l'autre moitié était estampillée Mèr'Michel (pâte sans oeuf). Pendant ce temps Félix Cartier-Millon reprit la chocolaterie grenobloise du Dauphin fondée par les Bouchayer et créa la marque de chocolat Cémoi. En 1940, Albert Cartier-Millon, refusant tout contact avec les allemands préféra laisser la direction de l'entreprise à ses deux fils Jean et Robert qui restèrent présent dans l'entreprise jusque dans les années 1975-1980. La société développa tout un réseau d'aviculteurs dans le nord-Isère et dans la Drôme afin de pouvoir compter sur une production constante d'oeufs, indispensable pour la réalisation des pâtes Lustucru. L'approvisionnement en oeufs sa faisant auparavant par le biais des fermiers de la région qui ramassaient eux-mêmes leurs oeufs. Mais la production de pâtes augmentant et la ponte des oeufs étant sensible aux variations saisonnières, cette méthode devint obsolète. Afin de supprimer l'importation d'oeufs venant d'Israël ou du Maroc, et de faire face aux besoins qui se chiffre à 180 000 oeufs par jour en 1958, la société décida de développer une aviculture professionnelle dans le Dauphiné. Le tout s'organisa autour de trois zones géographiques ; la production de poussin dans les alentours de Vourey, la croissance des poulettes dans le diois, sur une aire géographique allant de Luc-en-Diois jusqu'à Aurel, et enfin un troisième site consacré au pondeuse dans la région de Chabeuil. En 1969, pour pallier la concurrence de fabrication des pâtes italiennes et allemandes, un holding à deux filiales, Rivoire & Carret et Lustucru, est créé, chacune des filiales détenant respectivement 58 et 42% des actions, ces dernières étant réparties entre 32 actionnaires familiaux. Une nouvelle usine est construite près de la région parisienne, dans l'Oise à Ourscamp. Cette dernière installation produisit vite plus de 200 tonnes de pâtes par jour contre 130 tonnes à Marseille (usine des Rivoire & Carret) et 100 tonnes à Grenoble. Durant les années 70-80, les ventes de Rivoire & Carret commencèrent à stagner tandis que celles de Lustucru continuèrent à croitre. En 1971, les Cartier-Millon furent pris de court par la revente de la majeure partie des actions de la famille Carret à une famille de semouliers marseillais les Cohen-Skalli. Ces derniers devant la situation de l'époque et le suréquipement en usines décidèrent de fermer l'usine de Grenoble et de fusionner Rivoire & Carret et Lustucru en 1981. De nombreuses procédures judicaires s'ensuivirent sur une période de 7 ans, jusqu'au rachat en 1987 des 42% de la famille Cartier-Millon par les Cohen-Skalli. Lustucru fut transférée à Marseille et en 1989 l'usine de Grenoble fut fermée laissant près de 600 salariés sans emplois. Le 28 février 1990, les 247 derniers employés sont licenciés. Courant 1991, un premier projet d'aménagement de la friche industrielle est à l'étude. Malgré l'approbation du dossier de réalisation de la ZAC Saint-Jean, le projet n'a pas abouti. Fin 1995, la municipalité reprend le processus de concertation avec les habitants sur de nouvelles bases. Le secteur Saint-Bruno et Joseph Vallier Nord forment l'environnement du site Lustucru. Les réalisations concrètes sur le site : le logement 360 logements sont proposés en trois phases ; 1999 ; 2001 ; à partr de 2001. Equipements de proximité (salle polyvalente, du stationnement, activité non nuisantes, passage public, espace public espace vert piétonnier, les pavillons d'entrée du site seront conservés. L'architecte en chef de l'opération est Jean-Pierre Buffi et la maîtrise d'ouvrage est gérée par la ville de Grenoble.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1871, daté par source
1885
1910
Auteur(s) Auteur : Buffi Jean-Pierre, architecte, attribution par source
Auteur : ville de Grenoble, maître de l'oeuvre, attribution par source

Le site se compose uniquement des deux pavillons qui ont échappés à la démilition. Ils se composent d'un étage et sont rythmés par 6 travées couplées, la travée axiale étant parée d'un balcon avec ferronnerie.

Murs béton
pierre
Toit tuile mécanique
Étages 3 étages carrés
Couvertures toit à longs pans

Dossier en cours (photos en cours de numérisation)

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Lustucru

Périodiques
  • Grenoble Communication, Supplément au n° 26 des nouvelles de grenoble, 1998

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Halitim-Dubois Nadine