Logo ={0} - Retour à l'accueil

Thermes de La Bauche-les-Bains dit Etablissement des eaux minérales de la Bauche ou Etablissement hydrominéral

Dossier IA73002569 inclus dans Paysage du bassin-versant du Guiers réalisé en 2009

Fiche

Dénominationsétablissement thermal
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Echelles (Les)
HydrographiesRuisseau du Château
AdresseCommune : La Bauche
Lieu-dit : Le Château
Adresse : Le
Château
Cadastre : 2007 A 454, 455, 456, 458, 464, 465, 468, 469, 1018, 1021

En 1862, le comte Edouard Crotti de Castigliole redécouvre une source ferrugineuse sur les terres du domaine qu'il avait hérité du baron Perrin en 1849. Un plan d´eau se trouve sur le parc du château, il décide de le dévaser pour y pratiquer la pêche. C´est à cette occasion que la source réapparaît en contrebas de l´étang ; étang qui servait de réserve d´eau pour une scierie en aval lui appartenant. Le comte décide d´exploiter cette eau à forte teneur en fer. Une activité de mise en bouteille et de fabrication de pastilles à base des sels minéraux de la source est mise en place. Il aménage dans un premier temps, un bâtiment à l´architecture de chalet au dessus du point résurgence de la source pour la protéger et l´exploiter. Il construit un laboratoire et un évaporateur au bain-marie. Lors des travaux d´aménagement, du matériel archéologique néolithique est retrouvé. Il fut exposé, par la suite, dans un petit musée archéologique au sein de l´établissement dit hydrominéral. Les travaux révèlent aussi l´existence d´un captage remontant à l´époque romaine. En 1865, le site porte le nom d´Établissement des eaux minérales de La Bauche. Pour favoriser un développement touristique autour de cette source, le comte décide en 1877 de faire construire un hôtel luxueux sur le domaine du château et un bâtiment pour la pratique des soins thermaux. A cette date, l´établissement thermal se compose de deux éléments distincts : le bâtiment de la source, les ateliers de mise en bouteille et de fabrication de pastilles en contrebas de l´étang et l´hôtel d´une trentaines de lits avec un bâtiment pour pratiquer des soins dans le prolongement des ailes sud du château. Le bâtiment de la source dispose d´un parc aménagé avec des bassins d´agrément. Au niveau de la source, les curistes pouvaient se baigner dans un bassin aménagé. Les autres soins sont prodigués dans le bâtiment aux abords du château. Sur la façade est du bâtiment des soins se trouve deux enseignes portées « Bains-Douches-Piscine-Massages » « La Bauche les Bains ». Les thermes de La Bauche rayonnent rapidement à l´échelle régionale, nationale et timidement au niveau européen. La renommée se fait en partie grâce à l´eau conditionnée sur place : 10 000 bouteilles en 1870, 65 000 en 1874 et 150 000 à la fin du siècle. La source obtient aussi des récompenses pour ses vertus médicinales dont une médaille d´or en 1874 par l´Académie nationale. L´essor est facilité par la suppression des barrières douanières suite au rattachement de la Savoie à la France en 1860. Les thermes sont desservis par un système de voiture à partir de Chambéry, des Echelles, de la gare de Lepin-le-Lac. Cependant, une lente perte d´intérêt des thermes de la Bauche amorce sa fermeture. Les curistes préfèrent les stations d´Aix-les-Bains ou de Thonon-les-Bains, mieux desservies par les trains et équipés de casinos, de grands hôtels. Les atouts des thermes de la Bauche, à savoir son environnement et ses paysages, n´ont pas suffit à maintenir son attrait. Les thermes de La Bauche ferme en 1936. Les habitants de La Bauche ont connaissance des anciens thermes grâce au bâtiment des soins, proche de la route départemental 921 où sont présentes les inscriptions. Ce bâtiment est actuellement désaffecté. L´hôtel construit dans une aile du château est divisé en lot d´habitation. Le parc d´agrément du château est en partie réaménagé en lotissement. Le bâtiment de la source est devenu une maison d´habitation remanié dans sa partie haute. Le niveau où se trouve la source est dans son état originel. Cet ensemble est très marquant quant à l´usage de l´eau avec l´exploitation d´une source thermale et de la force motrice pour une scierie. Le site est actuellement désaffecté.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle

Le site se compose de deux ensembles, le bâtiment de la source et le bâtiment des soins avec l'hôtel adjoint au château. Le premier, le bâtiment de la source, se trouve en contrebas du plan d'eau du parc du château. Ce plan d'eau servait de réserve pour actionner la scierie au sud de la source. Le bâtiment de la source, appelé chalet, est de plan en L avec un étage de soubassement, deux étages en élévation et un étage de comble. L'étage de soubassement est ouvert sur la façade sud par un portail en anse de panier. A l'intérieur se trouve la source avec un bassin. Ce niveau est rythmée par deux séries de colonnes avec des voutes. A partir de ce niveau, deux escaliers demi-hors-œuvre se distribue sur les façades est et ouest afin d'accéder au premier étage. Ce niveau est ouvert par deux portes rectangulaire sur les façades est et ouest. Un balcon est aménagé sur la façade sud. Au niveau supérieur, cette même façade dispose de deux petits balcons correspondant à deux ouvertures. Dans la configuration initiale, cet étage était bordé par un balcon continu sur les façades est, sud, ouest. L'étage de comble est ouvert par deux fenêtres rectangulaires. Auparavant, deux petits balcons complétaient la façade. Ils ne sont présents. Le bâtiment dispose d'un décor de pierre de taille sur l'étage de soubassement, de bande de couleur ocre et blanche en alternance sur le premier étage puis une couleur monochrome rose pour le deuxième étage et l'étage de comble. Le toit est à longs pans avec des esseliers en bois recouvert en ardoise. Le site est utilisé comme logement. L´état général est bon, l´environnement est préservé notamment un bassin d´agrément sur l´est du terrain. Le second bâtiment est celui destinée aux soins. Il est de plan rectangulaire sur deux étages avec un étage de comble. Le bâtiment est rythmé par sept travées. La façade ouest compte deux portes en plein cintre à archivolte mouluré. Sur la façade nord, le deuxième étage est ouvert sur l'esplanade du château. Le toit est à longs pans avec deux croupes et couvert d'ardoise. Deux lucarnes sont présentes sur la croupe nord. La façade porte des inscriptions sur l'activité du bâtiment : Bains Douches Piscine Massages - La Bauche Les Bains. Un enduit rose, identique à celui du chalet, recouvre les quatre façades. Une esplanade prolonge le bâtiment sur la façade ouest avec un bassin d'agrément au centre. Une tour, carré de trois étages avec un toit en pavillon en ardoise, complète le mur de clôture de l'esplanade, sur la partie ouest. L'ensemble se trouve en contrebas du château et communique à l'aide d'un escalier à degré rectangulaire.

Mursciment
moellon
Toitardoise
Plansplan régulier en L
Étagesétage de soubassement, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier demi-hors-oeuvre
Énergiesénergie hydraulique
États conservationsbon état, remanié
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Cadastre actuel, consulté en 2007 (Accès internet :

Bibliographie
  • V. Barbier, La savoie thermale et minérale, monographie des eaux minérales des deux départements de la savoie et de la haute-savoie, Imprimerie Savoisienne, 1878

    p. 38 à 46
  • C. Gauchon, Thermalisme et tourisme en moyenne montagne deux stations des préalpes : Choranche et La Bauche, CTHS, 1992

    p. 381 à 393
  • Calloud, La Bauche : eau minérale naturelle, Chambéry, 1907

    p. 1 à 18
  • PAILLARD, Philippe (dir.), Histoire des communes savoyardes. Tome 2 : Aix-les-Bains et ses environs. Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian, Roanne, Le Coteau : éditions Horvath, 1984.

    p. 162 à 164
  • Marie-Girod, Petit musée archéo. Dans le pavillon de la source des eaux de La Bauche, Mémoire et Documents, Société savoisienne d´histoire et d´archéologie, 1892

    p.112 à 113
  • P. Rajon, La vallée du guiers et sa région, 1889.

  • P. Pasqualini, Le thermalisme en Savoie, dans L'Histoire en Savoie, Société savoisienne d´histoire et d´archéologie, 1987

  • Parc Natruel Régional de Chartreuse, Etat des lieux patrimonial, La Bauche, 2005

    p. 41 à 42
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Milleret Yannick