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Station de sports d'hiver Arc 1600 - Pierre Blanche

Dossier IA73000153 inclus dans Station de sports d'hiver Les Arcs réalisé en 2000

Fiche

Œuvres contenues

Arc 1600, laboratoire d´idées pour la station des Arcs

La création de la station des Arcs débute par l´aménagement du site de Pierre Blanche, plutôt que par celui de 2000 qui ne présentait pas de problème foncier particulier, ou celui de 1800 plus vaste et moins pentu (qui avait la préférence des services de l´État voyant avec bienveillance le projet des Arcs dé marrer par l´équipement du site correspondant le mieux aux caractéristiques habituelles d´une station de sports d´hiver retenues par la Commission Interministérielle pour l´Aménagement de la Montagne : site ouvert en balcon sur la vallée, altitude garantissant un bon enneigement, dimension suffisante pour garantir une certaine rentabilité économique.

En commençant par Pierre Blanche, le promoteur de la station, Roger Godino retient sans doute le site le plus contraint des trois : dimensions réduites, pente des terrains de l´ordre de 30 %, espace limité pour l´arrivée des pistes, multitude de propriétaires privés (mais moins nombreux qu´à 1800). Par ailleurs en choisissant le site le plus petit des trois à aménager, il prévoit de « roder » les équipes techniques de conception et de réalisation (qui n´avaient pas d´autre expérience que celle de Courchevel 1850), pensant qu´en cas d´´ erreurs », il serait plus facile de les rattraper sur le site de 1600, plutôt que dans les deux autres sites plus prestigieux de 1800 ou de 2000. Le choix de 1600 pour démarrer la station est également justifiée pour le promoteur par la réalisation d´une route d´accès plus courte, donc moins onéreuse que l´accès aux deux autres sites. Du point de vue de l´urbanisme c´était aussi une garantie qu´aucun aménagement ne se réalise en contrebas, profitant des investissements opérés plus haut sur le premier site équipé ; comme Roger Godino et l´équipe de l´AAM le connurent à Courchevel 1850, avec les aménagements non-programmés à Courchevel 1600, dès les premiers succès de la station départementale. Ainsi l´aménagement du site de 1600 apparaît dès l´origine comme un « laboratoire de formation commune » au développement de la station des Arcs. L´échelle de la station est celle d´un « village » composé de quatre hôtels, six résidences, et une quarantaine de logements. Le projet, étudié pour le site des chalets de l´Arc à 2000 m d´altitude (projet dressé le 31 octobre 1962 par l´A.A.M.) établi pour un programme identique à celui d´Arc 1600 de 6000 lits environ, constituera la base de réflexion articulant domaine skiable, composition urbaine et choix d´architecture.

La maîtrise des terrains

L´une des difficultés du site de Pierre Blanche (idem pour le site du Charvet), résidait dans le fait que la plupart des terrains étaient des propriétés privées, alors que le projet nécessitait la maîtrise des terrains par l´aménageur unique. Un accord amiable avec chacun des propriétaires de ces terrains s´étant avéré vite impossible, la procédure d´expropriation fut décidée en janvier 1962 et lancée par la commune d´Hauteville-Gondon. Confrontés à l´opposition de certains propriétaires, l´enquête parcellaire d´expropriation ne put démarrer que deux ans plus tard, le 24 janvier 1964 et l´ordonnance d´expropriation prise le 13 juin 1964. Les procédures et négociations se poursuivront jusqu´en 1968.

Par ailleurs, prenant argument à la fois de l´ampleur du projet de domaine skiable devant s´étendre sur le territoire des deux communes (Bourg-Saint-Maurice et Hauteville-Gondon) et de la complexité du projet touristique, les pouvoirs publics proposèrent la fusion des deux communes, ce qui fut fait par arrêté préfectoral en date du 15 décembre 1964 ; bien que pour l´aménagement de Pierre Blanche, la commune de Bourg-Saint-Maurice n´était intéressée que par 9 ha de terrain, alors que 319 ha concernaient Hauteville-Gondon. Par contre le tracé de la route d´accès apparaît comme le véritable argument pour le regroupement des deux communes d´Hauteville-Gondon et de Bourg-Saint-Maurice. Dans la conduite du projet, la C.I.A.M. (Commission Interministérielle pour l´Aménagement de la Montagne) impose la réalisation de la route d´accès par les collectivités publiques, laissant à leur charge les emprunts publics nécessaires. À cet effet, deux tracés de dessertes routières sont envisagés : l´un depuis Bourg-Saint-Maurice s´élevant régulièrement dans le versant au-dessus d´Hauteville (abandonnant la piste forestière et militaire grimpant en lacets jusqu´aux Lanches, empruntée jusque-là) ; l´autre passant par Pesey-Nancroix, nécessitant un réaménagement de la jonction Landry - Pesey et par des rapprochements entre ces deux communes et celles de Bourg-Saint-Maurice et d´Hauteville-Gondon. Stratégie des promoteurs qui cherchent ainsi à « motiver » la commune de Bourg-Saint-Maurice dans le projet de station aux Arcs, car ces capacités d´emprunt étaient déjà beaucoup plus importantes que le budget de la commune d´Hauteville-Gondon !

De plus, dès l´hiver 1961-1962, la commune de Bourg-Saint-Maurice s´était engagée dans la création d´un premier site de ski baptisé « Bourg-Saint-Maurice-Courbaton » grâce à l´équipement mécanique des pentes nord dominant le bourg : construction de deux télésièges placés en ligne reliant Bourg-Saint-Maurice l´alpage de Courbaton, arrivant à l´altitude de 1750 mètres, sur un replat dominant le site de Pierre Blanche. L´installation est par la suite prolongée par un téléski , le téléski des Têtes, qui grimpe entre les Deux Têtes jusqu´à l´altitude de 2280 m. De là, l´équipement est prolongé dès l´hiver 1964 par la S.E.V.A. avec la construction d´un télésiège, le télésiège de l´Arpette, offrant depuis la crête à 2410 m d´altitude, la vue sur l´ensemble du site, le versant de 1600 / 1800 et la vallée suspendue de l´Arc. Il permettait ainsi aux skieurs, entre autres ceux acheminés depuis Courchevel 1850 par petits avions, de découvrir les possibilités de la station future, et se convaincre de rejoindre le club des investisseurs.

En 1964, la S.E.V.A. se transforme en Société des Montagnes de l´Arc (S.M.A.) qui signe une nouvelle convention (comparable à la précédente entre la S.E.V.A. et la commune d´Hauteville-Gondon) avec la commune de Bourg-Saint-Maurice qui s´engage à prendre en charge le financement de la construction de la route d´accès.

L´évolution du projet d´urbanisme

L´étude du plan de composition de la station de Pierre Blanche s´engage en avril 1964. Plus d´une dizaine de projets seront étudiés avant que ne s´engagent les premières constructions au printemps 1968, dont on trouvera ci-après les descriptifs des étapes les plus remarquables.

Projet 1 - avril 1964 - mars 1965

Avril 1964 / avril 1965 - Les projets Autheman et AAM.

L´étude du premier projet de composition de Pierre Blanche débute par une tentative de travail en commun de deux équipes de concepteurs. Aux compétences de l´Atelier d´architecture en montagne, Roger Godino cherche à adjoindre celles de l´architecte-urbaniste Autheman, recommandé par la Commission Interministérielle pour l´Aménagement de la Montagne, en sa qualité d´architecte conseil auprès du Ministère de l´Équipement. Malgré des repérages en commun effectués sur le site au printemps 64, les visites de La Plagne avec Michel Bezançon, de Courchevel 1850 avec Denys Pradelle, les deux équipes ne peuvent aboutir à des vues communes sur le projet, en raison de divergences de vues sur les problèmes d´urbanisme en montagne. Le programme prévoit la réalisation de 2000 lits environ (répartis entre hôtels, chalets, et résidences) dont un ensemble de 400 lits à réaliser en première tranche comprenant les éléments de la station. En l´absence d´une entente entre les deux équipes, rendue compliquée par des distances entre Paris, Chambéry et Bourg-Saint-Maurice, chacune poursuit séparément son étude, à la manière d´un « concours » et remet ses projets à la S.M.A. dans le courant du mois de mars 1965.

-- Le projet Autheman, février 1965

Le projet Autheman repose sur un parti linéaire concentrant tous les attributs du programme dans une seule construction de grosse densité plaçant la circulation des skieurs et des piétons à des altitudes différentes de celles des voitures. Mais l´implantation prévue en partie supérieure du site sur les terrains à forte pente (20 m de dénivelée), limite les dégagements fonctionnels liés aux accès des véhicules, au passage des skieurs, et aux déplacements des piétons. Le bâtiment unique se développe sur 270 m de longueur, supportant des immeubles d´épaisseur variant entre 12 m et 20 m de largeur, offrant peu de souplesse dans les accès, et ne permettant qu´une seule orientation pour les logements (plan au 1/1000 et coupes d´analyse au 1/1000).

-- Le projet AAM, février 1965 (fig. 3-15)

Les projets de l´équipe de l´AAM découlent d´une perception du site en deux parties : « le versant sud situé dans la combe du Golet, particulièrement favorable à la résidence, puisqu´il jouit d´un ensoleillement maximum et d´une vue très dégagée en enfilade sur la vallée de l´Isère » et le « plateau réunissant Pierre Blanche aux Lanches » ; entre ces deux zones « l´arête naturelle devra être protégée au maximum et faire partie intégrante de la composition d´ensemble » (note du 8 juin 2004 de Guy Rey-Millet). Cette analyse du site a été retenue par le « plan d´aménagement de la station des Arcs » établi en novembre 1964 par l´AAM et plus particulièrement le « plan directeur » pour Arc 1600.

Le premier projet de l´équipe AAM (projet 1 / 24 février 1965, 10 plans au 1 : 1000, 1 plan au 1 : 500, 6 coupes au 1 :1000, textes) pour le site de 1600, retient trois secteurs :

- la zone du centre commercial et administratif « au coeur de la station, à proximité de la croupe naturelle et à l´arrivée de la route d´accès, cette zone est le centre de gravité de l´ensemble, zone de plus forte densité, toute la résidence y est collective, 800 lits touristes rassemblés dans 3 immeubles résidentiels » ;

- la zone du plateau de Pierre-Blanche « en prolongement de la précédente vers le nord, principalement affectée à la résidence en hôtels ou en appartements, comprend cinq immeubles de moyenne importance à l´extrémité de la station, abritant 400 lits-touristes » ;

- la zone du Golet « combe du Golet, arrivée naturelle de la piste de la « Cachette », présente un revers sud très favorable à la résidence », prévoyant de « rassembler sur ce secteur des chalets groupés, accrochés au sol naturel et pouvant bénéficier de deux orientations préférentielles : le sud pour l´ensoleillement, l´ouest pour les vues sur la vallée.

Le principe de la séparation « voitures-piétons », permettant de réaliser la « station sans voitures », est mis en oeuvre en tirant parti de la configuration du terrain qui permet d´ « envisager une séparation systématique entre la circulation automobile située à l´aval (altitude 1604 et 1609 m, stationnement compris) et la circulation des piétons ou skieurs à l´amont (altitude 1618 m) ». Entre ces deux niveaux, les constructions de la station. À l´aval, deux niveaux de stationnements, parking et réserves commerciales. Au-dessus le centre commercial au niveau de la circulation piétonnière et « en bordure de la plage d´arrivée du ski ». Surmontant l´ensemble, les résidences en hôtels ou en appartements, réparties en huit immeubles tours de 7 à 8 niveaux chacun. Pour le secteur du Golet, on imagine « des chalets groupés (minimum de 400 lits-touristes), accrochés au sol naturel et pouvant bénéficier de 2 orientations préférentielles : le sud pour l´ensoleillement, l´ouest pour les vues sur la vallée ». Pour éviter la réalisation d´une route délicate à tracer dans un terrain pentu (40% de pente), il est « prévu d´innerver cette zone par des véhicules électriques, pouvant gravir de fortes pentes (20% de pente), sur des chemins type piétonniers, ces chemins aboutissant à de petites placettes donnant accès chacune à un groupe de chalets ». Mode de transport adopté dans des stations suisses sans voitures ou employée pour la distribution du courrier par les Postes suisses, proposé par l´équipe de l´A.A.M. à Roger Godino, projet resté sans suite pour des raisons de coût. En « exigeant très peu de surface de circulation », ce type de desserte, « permettra d´augmenter la densité d´occupation de cette zone » considérée d´emblée « très favorable à la résidence de type individuel, très recherchée par les citadins ». Le projet prévoit 40 000 m2 de surface bâtie, dont 30 000 m2 réservés pour l´hébergement, soit 1 800 lits environ. Ce premier projet, qui comprend une esquisse plus détaillée de la partie centrale, révèle aux concepteurs que « la complexité du programme du centre engendre un volume bâti de type urbain, économique à réaliser sans doute, mais qui risque de manquer d´attrait auprès des touristes ». Aussi l´accent est-il mis sur « la conservation des sapins existant à proximité et l´intégration des chalets ruraux dans l´ensemble, moyens naturels et peu coûteux de donner un caractère spécifique à la station de Pierre Blanche ».

Ces premiers projets sont le reflet des préoccupations économiques de Roger Godino qui n´avait pas de capital, contrairement à d´autres promoteurs comme Eric Boissonnas qui se lançait à la même époque dans le projet de la station de Flaine. Il impose son « obsession » à l´équipe de concepteurs de l´A.A.M., formée à une pratique de la construction économique grâce à leur expérience de Courchevel 1850 où il s´agissait de ne mettre en oeuvre que des programmes économiquement très serrés, Le principe de tours massives correspond à des réponses d´expérience permettant de construire moins cher, option démontrée dans chacun des projets par des évaluations précises de l´ampleur des programmes à construire, niveaux par niveaux.

-- Projet 2, mars 1965 (fig. 16-19)

Au cours d´une seconde esquisse (plan couleur au 1 : 1000), le projet est précisé. L´urbanisation est confortée dans la partie la plus raide du versant entre la voirie à 1605 mètres et le chemin piétonnier à 1614 mètres, laissant plus d´espace aux arrivées de ski. Les hôtels et les résidences sont prévues dans cinq immeubles (au lieu de huit précédemment) répartis entre Pierre Blanche et les Lanches, chacun équipé de stationnements dans les parties inférieures. Dans la combe du Golet, 30 chalets sont desservis par une voirie automobile tracée en lacets, abandonnant l´idée des voitures électriques. Les activités commerciales sont disposées autour de la croupe.

Projet 3, avril 1965 (fig. 20-36)

Suite à l´examen critique des projets des deux équipes, l´AAM approfondit ses propositions, présentées en avril 1965 (plan couleur au 1 : 500, 9 coupes au 1 : 500, façades au 1 : 500, notice descriptive et esquisse d´architecture). On tire les conclusions des projets précédents : « l´étude préliminaire a montré que la difficulté essentielle était de trouver un espace suffisamment vaste et plat pour les parkings. Si l´on avait placé ces parkings sur la zone relativement la plus plate de l´ensemble, (entre les courbes 1615 et 1620), la zone d´habitat et de circulation piéton, la zone de vie principale serait trop rejetée contre la pente. » On préfère donc « placer la zone de parking plus bas (entre les courbes 1600 et 1605) en équilibrant les remblais et les déblais (environ 50000 m3), pour réserver l´espace entre les courbes 1615 et 1620 à la vie de la station ». Le « développement linéaire » de la station est imposé par la disposition du terrain, permettant ainsi de « satisfaire au mieux dessertes des voitures en contrebas, et circulations piétons et en ski en partie haute ». À l´amont, la composition linéaire ouvre sur des accès directs à ski, tandis que les dessertes voitures sont prévues en contrebas de chacune des résidences. La zone d´habitat est ainsi placée dans la partie la plus pentue du site, réservant la partie moins déclive à la vie de la station. Le centre de la station « se place toujours aux abords de la croupe » avec les parties commerciales. La zone d´habitat est disposée dans la partie la plus pentue du site, réservant la partie moins déclive à la vie de la station. Les résidences et les hôtels sont aménagés sous la forme de 5 immeubles. Quatre sont imaginés sous forme de « blocs » ou « immeubles tours » (esquisses dimensionnées à 28 m x 23 m avec des travées de 3,50 permettant l´aménagement de studios simple ou double, de duplex, soit 60 à 70 lits niveaux, répétés sur 7 étages). Trois sont reliés entre eux par des corps de bâtiments encastrés dans le terrain (parkings à la cote 1608). La dernière construction, au quartier des Lanches, est prévue sous la forme d´un immeuble étroit et long pour des studios. Dans la combe du Golet, la desserte des chalets et hôtels prévus sur le revers sud, se fera par une route en lacets de 3,00 m de large à sens unique, abandonnant l´idée de la desserte par des véhicules électriques. Les chalets sont imaginés suivant le modèle «l´Arbé », mis au point à Courchevel 1850 par l´équipe de l´AAM avec le charpentier Jean Chedal dès 1960. La capacité de la station est portée à 36 500 m2 de plancher logements, répartis entre 2100 lits touristes et 400 lits pour résidents, Le projet repose donc sur cinq options énoncées par l´équipe de l´AAM de la façon suivante :

- la séparation des circulations voitures et piétons, permettant d´assurer un parking convenable près des lieux de résidence

- l´arrivée à ski au pied des immeubles et une liaison facile avec les départs de remontées mécaniques

- la disposition d´ « une résidence la plus agréable possible (ensoleillement et vues) pour le plus grand nombre de lits touristiques »

- la conservation « au maximum des éléments « naturels » existants (maisons d´alpage et végétation) pour l´agrément proche et le caractère de la nouvelle station »

- un découpage en tranche de réalisation

Confronté à des options si différentes et des manières de travailler opposées entre l´équipe Autheman et l´équipe AAM, Roger Godino abandonne, à l´automne 1965, la collaboration entre les deux équipes, retenant que « ces discussions lui avaient apporté beaucoup d´informations sur les différentes possibilités de concevoir l´organisation du site ». Ces premiers projets permettent à la S.M.A. d´arrêter les éléments du programme fixé à 2500 lits touristiques, et à préciser le détail de la première tranche : une unité autonome de 400 lits conçue comme le centre provisoire de la station, le temps que l´ensemble de la station soit achevée. Les études se poursuivent alors avec l´équipe de l´AAM.

Projet 4, octobre 1965 (fig. 37-54)

L´équipe complète de l´AAM présente aux responsables de la S.M.A. le 29 octobre 1965, un projet recomposé d´une capacité de 2500 lits, 500 à 600 places de stationnements automobiles, pour une surface bâtie de 35 000 m2 (plans au 1/1000, coupes au 1/500, notice descriptive et maquette). Si le principe général reste une composition linéaire implantée de manière identique à la proposition précédente, le projet ne comporte plus que 4 « immeubles tours » aux nombres de niveaux dégressifs (de 8 à 3) au fur et à mesure que l´on s´élève dans le terrain. La desserte piétonne haute est calée sur la cote 1617. Chaque immeuble est prolongé ou relié à l´immeuble voisin, constituant ainsi 5 corps de bâtiments encastrés dans la pente. Les deux placés dans la partie amont sont prévus pour des parkings automobiles (cote 1607), alors que les trois autres sont destinés à la gare routière (partie inférieure) et au parkings, surmontés chacun par des commerces et des logements. 6 chalets disposés en cascade dans la pente terminent la composition en partie haute, tandis que la combe du Golet accueille désormais 40 chalets desservis par une route en lacets.

Projet 5, décembre 1965 (fig. 55-57)

Le projet (plans et coupes en couleur au 1 :1000) est simplifié tenant compte des remarques formulées sur le projet précédent : « revoir le centre commercial plus continu », « prévoir la partie nord en extension et branchée sur la route des Espagnols », « remplacer le 3e immeuble par un ensemble équivalent de 3 ou 4 bâtiments plus petits », « 2000 lits touristiques, 500 lits de service, 250 places de voitures couvertes et 250 libres ». Le projet ne comporte plus que deux « immeubles tours », plus épais (50 m de côté environ) et plus hauts (11 niveaux) s´élevant au-dessus de la desserte piétonne (cote 1617) et reliés entre eux par un long bâtiment encastré dans la pente abritant les garages et surmonté par des commerces ouverts directement sur le niveau du front de neige. En partie haute, un immeuble en trois parties mitoyennes, étagées chacune dans la pente s´élevant sur 4 niveaux, termine la composition en se reliant à la route des Espagnols. En partie supérieure du site des Lanches (100 m plus haut, au pied de l´arrivée du télésiège de Courbaton), il est prévu d´étoffer la station avec le projet d´un lotissement de10 à 12 chalets, prévu dans la « zone des mazots ». Les terrains sont communaux, le site est hors périmètre de la concession de la S.M.A. et la prise en charge par la commune de Bourg-Saint-Maurice de la maîtrise d´ouvrage révèle son intérêt pour le projet de station nouvelle. Le projet est validé par la S.M.A. puis par l´équipe de Maurice Michaud, qui en prend connaissance à Chambéry le 4 Janvier 1966 (plan niveau esquisse au 1/1000 et 11 coupes de principe au 1/1000).

Projet 6, avril 1966 (fig. 58)

(plan au 1 : 1000)

En décembre 1965, la décision est prise par la S.MA. d´ouvrir la première tranche de la station pour la saison de Noël 1967, avec la réalisation d´un premier immeuble « qui devra se suffire à lui-même » provisoirement : 400 lits, tous les commerces et les services généraux nécessaires au démarrage de la station.

Deux « immeubles tours », de gabarit équivalent, sont détachés de la composition dans la partie nord, tout en étant placés sur la même altitude que la partie aval, reprenant ainsi le principe de composition du plan d´octobre 1965 (projet 5, doc. Inventaire). Cette disposition permet la mise en oeuvre autonome de l´« immeuble station », prévu à l´extrémité nord.

Bien que les avis soient partagés sur le choix d´immeubles isolés dans la partie nord, le plan masse est validé par les services du Ministère de l´Équipement (Architecte conseil départemental en mars 1966, Conseil Supérieur d´Architecture et d´Urbanisme le 6 juillet 1966, Groupe technique de travail pour les plans d´urbanisme des stations de montagne le 16 juin 1966).

Projet 7, novembre 1966

(pas de plans)

Avec l´étude architecturale du projet de première tranche, l´ « immeuble station », la composition du projet évolue à nouveau.

Pour résoudre l´enjeu de taille consistant à réaliser le premier chantier dans le délai de deux saisons (deux étés), accessible uniquement par une petite route forestière et militaire existante, sans dépassement du prix global de plus de 3% (« sinon le projet se casse la figure » selon Roger Godino), l´équipe des concepteurs de l´AAM convient avec la S.MA., que la première tranche puisse se réaliser à partir de l´expérience d´ « édifices connus », déjà réalisés par eux dont ils connaissaient l´architecture, les prix et pouvaient compter sur l´engagement d´entreprises déjà appréciées. On l´imagine alors comme un « ensemble de 4 à 5 petits collectifs type Plein Sud », s´inspirant de l´immeuble « Plein Sud », en cours d´achèvement à Courchevel 1850 ou de résidences au Praz de Saint-Bon-Tarentaise, réalisations de l´équipe AAM.

L´« immeuble station » est conçu comme une construction unique, détachée nécessairement de la composition générale et implanté dans la partie nord, sur le site des Lanches. La partie centrale de Pierre Blanche, composée à nouveau de trois « immeubles tours », est modifiée avec le rapprochement des deux immeubles tours de la partie amont. L´ensemble de ces bâtiments sont reliés entre eux par des constructions encastrées dans le sol, surmontées de commerces. Des parkings découverts de grande dimensions sont placés en contrebas de l´immeuble unique, associés à la voirie de retournement reportant en partie haute l´espace de la gare routière. Le plan de composition se trouve alors scindé en trois parties (les Lanches au nord, Pierre Blanche au centre, le Gollet sur le revers sud), délimitant deux espaces de « grenouillère » pour les départs et les arrivées du ski, principe contraire aux options préconisées par la C.I.A.M. pour l´aménagement des stations de sports d´hiver.

La mise en oeuvre de l´opération, du point de vue de l´urbanisme opérationnel, est envisagée sous la forme de 6 à 8 petits lotissements pour éviter un « lotissement d´ensemble trop rigide ». Le premier lotissement, le lotissement des Lanches, correspondra à la zone nord (hôtel de 30 à 40 chambres et logements collectifs).

En vue de la première tranche, les études architecturales sont lancées articulant en trois parties les différents éléments du programme (hôtel de 30 chambres d´un côté, logements et commerces en rez-de-chaussée de l´autre). Pour l´hôtel, on opte pour une trame de 3,20 m, une hauteur de 4 étages maximum côté pistes, 12 cellules réparties sur la façade sud... L´implantation de l´immeuble à l´écart de la partie centrale profite de parcelles acquises à l´amiable par l´entremise des frères Blanc, placées pour partie sur le territoire de la commune de Bourg-Saint-Maurice. Alors que sur Hauteville-Gondon les expropriations, en procédure d´appel avec le jugement en attente, les réalisations ne pouvaient débuter sur cette partie là du site. D´ailleurs le plan de l´immeuble des Trois Arcs épouse exactement le prospect à respecter par apport aux limites encore en vigueur entre les deux communes ! Des études de détail sont lancées pour la réalisation de l´hôtel de la première tranche. Le choix de chambres plus spacieuses pouvant recevoir 3 personnes ou éventuellement 4, est préféré à celui de chambres minimum, prenant argument d´une économie générale et d´une évolution possible dans le classement de l´hôtel. Les bureaux d´études sont sélectionnés et des entreprises consultées.

Projet 8, janvier 1967 (fig. 59)

Le projet comporte désormais trois « immeubles tours » (30 à 35 m de côté) dans la partie centrale dont deux sont rapprochés, l´ensemble étant réunis par un bâtiment unique de liaison (commerces, parking, résidence) formant le socle de la composition (plan au 1 : 1000). La zone principale de réception du ski se trouve ainsi ouverte sur le coeur de la station flanqué de deux constructions hautes. Un projet de chapelle, aménagée par transformation d´une des maisons d´alpage aux Charmettes, dominant le site de Pierre Blanche. Les maisons d´alpage réservées sur la croupe sont « destinées à la vie collective de la station ». Dans la combe du Gollet, on prévoit une zone de constructions basses.

L´implantation et le gabarit de l´immeuble de la première tranche sont arrêtés : implantation parallèle aux courbes de niveaux à l´identique d´immeuble du même type réalisés antérieurement à Moriond et au Praz (commune de Saint-Bon-Tarentaise), volumétrie composée en trois parties mitoyennes qui lui vaudra le nom de « résidence des Trois Arcs ». Les esquisses ont été présentées à la S.M.A. en décembre 1966 et le permis de construire accordé en avril 1967. Le chantier débutera au cours de l´été 1967 et se poursuivra sur deux saisons.

Projet 9, septembre 1967 (fig. 60-65)

(6 plans au 1 : 1000 de tous les niveaux).

Le plan d´ensemble fait l´objet d´une étude détaillée, principalement sur la partie centrale de Pierre Blanche. Les voiries sont prévues à l´aval aux cotes 1600 et 1604 mètres, tandis que le chemin piétonnier et le front de neige sont calés à la cote 1617 mètres. Entre, 3 à 4 niveaux de logements, commerces et équipements généraux, ouverts sur la partie aval. Au-dessus, les niveaux des logements. Au total, le projet comporte 37 250 m2 de plancher dont 30 000 m2 pour les logements, soit 2000 lits prévus selon la définition « administrative » d´un lit évalué pour 15 m2.

Le projet est partagé en 6 secteurs :

- tranche A pour l´immeuble les Trois Arcs (8250 m2 dont 7 500 m2 de logements)

- tranche B et C pour le double « immeuble tour » amont s´élevant sur 9 et 7 niveaux au-dessus du front de neige (5 370 m2 dont 4 420 m2 de logements et 8 080 m2 dont 5 660 m2 de logements)

- tranche D pour le socle / raccordement entre les deux « immeubles tours » (1 140 m2)

- tranche E pour l´ « immeuble tour » aval (2 620 m2 dont 1 150 m2 de logements)

- tranche F pour les constructions individuelles (type « Arbé II ») sur le revers sud (10 000 m2 dont 9 000 m2 de logements)

Pour la mise en oeuvre opérationnelle, les services du ministère de l´Équipement préconisent la procédure de « plan masse » soumise à approbation auprès de ses services. Sur l´emprise du projet, trois zones (A, B, C) sont tracées qui deviennent des propriétés indivises surs lesquelles se développeront les copropriétés au fur et à mesure des ventes. La restitution des « espaces publics » est prévue ensuite par accord entre la copropriété et l´instance publique concernée, disposition encore en discussion quarante plus tard. La procédure de Z.A.C., développée avec la loi d´orientation foncière de 1967, s´appliquera pour la mise en oeuvre des projets d´Arc 1800 puis d´Arc 2000, procédure engageant par convention le promoteur et la collectivité quant aux différents investissements publics et à leurs propriétés.

Projet 10, décembre 1967 (fig. 66-78)

(6 schémas au 1 : 1000 de tous les niveaux, dessins Gaston Regairaz, notice de surfaces, dit « projet 13 » par Gaston Regairaz). Le précédent projet est repris (sans modification ni du programme, ni des implantations) dans la partie centrale, cherchant à intégrer l´idée d´un « immeubles gradins » (conçus avec des terrasses ré-haussées par rapport aux niveaux des planchers) pour le secteur en remplacement de l´ « immeuble tour » aval. Cette disposition nouvelle reflète les contacts établis avec Charlotte Perriand (1903-1999), associée à l´élaboration du projet d´ensemble de la station.

Cherchant une expression singulière pour le projet de station nouvelle, Roger Godino ne se satisfait pas du « plan d´urbanisme agrémenté de trois tours et d´une route d´accès », ni du parti retenu pour le premier « immeuble station ». Si l´équipe de l´AAM avait la confiance de Roger Godino pour mener à bien les études et les projets, « il rêvait d´une prise de possession des lieux et d´une architecture plus novatrice » (Charlotte PERRIAND. Une vie de création, p. 135). Roger Godino souhaite que l´équipe de l´AAM s´associe à une personnalité de renom qui assurerait un rôle de « chef de file ». À l´AAM, on ne souhaite pas rééditer l´expérience difficile de Flaine, où la collaboration souhaitée par le promoteur Eric Boissonnas, entre l´architecte américain Marcel Breuer et les architectes urbanistes spécialistes de la montagne, Denys Pradelle, Laurent Chappis et Gérard Chervaz, n´a pu aboutir. C´est Denys Pradelle qui suggère la collaboration avec Charlotte Perriand. « Il connaissait Charlotte Perriand et l´avait rencontrée à Méribel à son chalet pour la mise au point du parc national de la Vanoise, et très récemment à l´occasion du numéro spécial de l´ « Architecture d´Aujourd´hui », consacré à la montagne. Il nous dit un jour, où nous lui confions nos soucis : « pourquoi pas Charlotte Perriand, je pense qu´elle est intéressée par ce qui va se faire en montagne ? » Nous la connaissions et l´admirions pour ses réalisations avec Corbu. Godino et le temps nous pressaient [...] je lui donnais son adresse à Paris pour qu´ils se rencontrent. Là encore le « courant » passa très vite. Le soir même du rendez-vous, Roger me téléphonait : « amènes tes plans des 3 Arcs, et prends date avec madame Perriand à Paris pour envisager une collaboration ». Gaston REGAIRAZ. Les 30 ans des Arcs. 1998). Les premiers échanges concernent le projet des Trois Arcs dans lequel elle contribue à l´agencement des cellules. « Elle nous a rien dit sur l´extérieur... elle est venue sur l´intérieur...sans modifier les plans... elle préconise le passe-plat plus haut, (nous, le passe plat était plus bas), donc on ne voit pas la vaisselle sale... ! Et le passe-plat devient un bar, dessiné pour ne pas bloquer la vision du haut par un placard, une astuce... Le placard respirant... le balcon surélevé par rapport au niveau du logement permettant un meilleur ensoleillement... le caillebotis terrasse extérieur / intérieur ... la tôle émaillée pour les dosserets des cuisines...on a trouvé un émailleur dans la région parisienne, les Emailleurs de Saint-Maurice...dans l´entrée sous le plafond les meubles de rangement-porte valise-ranger un matelas supplémentaire... » (Guy Rey-Millet, entretien juillet 2000).

La route d´accès à 1600 est en chantier au cours de ce même été. En décembre, les études de la résidence « la Cascade » sont lancées par Charlotte Perriand avec Gaston Regairaz et Guy Rey-Millet.

Projet 11, janvier 1968 (fig. 79)

(plan au 1 : 1000)

Sous la direction de Charlotte Perriand, l´équipe de concepteurs de la station des Arcs repense le projet d´Arc 1600. Aux « immeubles tours », Charlotte Perriand substitue l´idée d´ « immeubles couchés » le long de la pente, permettant d´installer « en cascade » sur le terrain, les différents niveaux prévus initialement à la verticale. Elle s´explique à l´aide de maquettes en morceaux de sucre ; d´une part un empilement régulier et vertical, l´ « immeuble tour » ; d´autre part un nombre équivalent de morceaux de sucre placés chacun horizontalement sur un plan incliné constituant un ensemble en « gradins », simulant l´ « immeuble en cascade ». Chaque gradin est au contact direct avec le niveau du sol, limitant à la fois les terrassements et les dessertes verticales. C´est ainsi qu´aux deux « immeubles tours » rapprochés prévus dans la partie centrale de Pierre Blanche, se substituent deux ensembles : l´un composé de « sept petits immeubles contigus qui montent en cascade, l´équivalent d´une tour de 11 étages, tombée sur le terrain, comme des dominos ! » qui deviendra la résidence « la Cascade » (l´étude du projet de la résidence La Cascade est lancée en décembre 1967), l´autre composé de 5 unités mitoyennes devenu la Rive. Le socle réunit les niveaux front de neige (altitude 1617m) et accès automobiles (altitude 1600 m), incorporant garages, réserves, logements, surmontés par la galerie commerciale ouverte sur le chemin horizontal de desserte interne de la station. Dans la partie aval, à l´immeuble tour est substitué un troisième « immeuble en cascade » (devenu la résidence la Cachette) « couché » vers l´aval, en contrebas du chemin piétonnier, préservant ainsi le rebord de la croupe de toute urbanisation haute. Sur le revers Sud, un principe analogue est esquissé, substituant aux chalets individuels, un ensemble de logements collectifs disposés en gradins dans la combe du Gollet. Le ski se répartit en deux espaces de grenouillères, dissociés de part et d´autre des « immeubles en gradins », dégageant un stade slalom du côté de la Cachette. L´ensemble du projet est présenté à l´aide d´une maquette, dont la reproduction photographique permet aux premiers acquéreurs de la résidence des Trois Arcs de visualiser l´ensemble du projet comprenant l´ensemble des projets futurs, notamment les résidences de la Cascade et de la Cachette ainsi que l´amorce du versant Sud.

Projet 12, mars 1968 (fig. 80-89)

(1 plan au 1 : 1000, liasse de 7 plans au 1 : 1000, tableau de surface, schéma axonométrique des circulations).

Le projet est précisé, présenté niveau par niveau. Aux 6 secteurs initiaux auxquels correspondait pour chacun un édifice unique, se substituent 6 secteurs partagés en « sous-secteurs » contigus correspondant à la composition en parties mitoyennes de tout le secteur central de la station de Pierre Blanche. Le concept de l´ « immeuble en cascade » est exploité au mieux des caractéristiques topographiques. En partie aval (la Cachette), la conception en gradins permet de disposer beaucoup plus de logements en exploitant le contrebas du site tout en restant dans des gabarits de R+3 : 5 900 m2 au lieu de1 150 m2 pour le secteur E (prévus dans le projet 11, décembre 1967). À la conception linéaire et continue du centre commercial à laquelle se raccordaient toutes les résidences dans le projet précédent, se substitue une disposition continue en plan le long du chemin piétonnier (cote 1617 m). Les constructions sont raccordées dans leurs parties inférieures au « bâtiment socle », mais dissociées en volumétrie dans les parties élevées : à l´amont les résidences la Cascade et la résidence de la Rive, au centre les équipements commerciaux. Le long du chemin piétonnier, on prévoit l´auditorium (« la Coupole ») au contact de la grenouillère côté est, dont l´étude architecturale est engagée par Pierre Faucheux en 1968. Au soleil couchant, en limite de la seconde grenouillère, sont disposées piscine et terrasses des bars. Le versant sud est composé de plus de 35 « immeubles gradins » regroupés en mitoyens, dans 7 ensembles de dimensions différentes, ramenant la superficie de 9 000 m2 (projet 11 de décembre 1967) à 7000 m2 de plancher.

Projet 13, mars 1969 (fig. 90-92)

(1 plan masse zone B au 1 : 500, plan masse zone C du versant sud au 1 : 500, élévations au 1 : 200, étude n° 2 secteurs B1 et B3 au 1 : 500).

À Noël 1968, la station ouvre avec la mise en service de l´immeuble des Trois Arcs (500 lits environ, les commerces et les services nécessaires au fonctionnement d´une unité autonome), construit entre les mois de mai et décembre 1968.

Le projet est désormais partagé en trois « zones » :

- le lotissement des Lanches, dit zone A partagée en trois zones A1, A2 et A3, comprenant les trois parties de la résidence des trois Arcs avec le parking d´entrée (altitude 1600 m)

- la zone B (le secteur de Pierre Blanche) partagé en sous secteurs, d´est en ouest :

- zone B0, la Coupole et la piscine, placées entre les Trois Arcs et la Cascade, à l´altitude 1617 m le long du chemin piétonnier front de neige, en contrebas du départ du téléski des Charmettes

- zone B1, la résidence en copropriété « la Cascade », à l´amont du chemin piéton, adossé au terrain jusqu´au niveau de la route des Espagnols

- zone B2, l´hôtel la Cascade, à l´aval du chemin piéton, dans le prolongement de la résidence la Cascade

- zone B3, la place commerciale (devenue « place du Soleil ») aménagée sur la terrasse du bâtiment faisant le lien entre le niveau route (altitude 1607 m) et le chemin piéton (altitude 1617 m) qui la traverse, bordée par une patinoire et donnant accès au téléski de la Cachette ; à l´amont de la place, un restaurant surmonté par la « résidence la Rive » composée d´une douzaine « chalets » mitoyens réunis sous une toiture unique, disposés en gradins selon un plan incurvé placé entre l´altitude 1617 m et 1643 m au niveau de la route des Espagnols, édifice en rez-de-chaussée pour ne pas gêner les vues de la « résidence la Cascade ».

- zone B4, l´« hôtel la Cachette », construit le long du chemin piéton, faisant le lien avec le niveau route

- zone B5, la résidence en copropriété « la Cachette », placée en contrebas du chemin piéton

- la zone C, le Versant Sud composé de 4 immeubles en gradins construits dans le creux de la combe du Gollet, desservis par deux voiries latérales

Les chantiers de la Coupole (Pierre Faucheux avec AAM), de la résidence la Cascade (Charlotte Perriand et AAM) et de la résidence la Rive (Bernard Taillefer avec AAM) se déroulent au cours de la saison 1969 et les trois constructions sont livrées pour Noël 1969, marquant ainsi l´ouverture des principes fondateurs de la station, dont l´expérience sert de base au lancement des premiers projets dressés durant l´été 1969 pour le site d´Arc 1800.

Projet 14, octobre 1970 (fig. 93)

(Plan masse hiver au 1/1000 et plan masse été au 1/1000 ; plan des abords au 1/500 ; plan masse commerces place du soleil au 1/200 ; lotissement des Deux-Têtes au 1/500 ; plan des Charpels Bois d´Anne au 1/500).

Le plan d´Arc 1600 comporte désormais toute la station, y compris les projets prévus hors de la partie centrale d´Arc 1600 (pour une part sur des terrains restés hors de la concession de la S.M.A. car situés sur le territoire de la commune de Bourg-Saint-Maurice) :

Dans la partie centrale toutes les implantations des constructions sont fixées :

- L´hôtel Pierre-Blanche et l´hôtel de la Cascade (Pierre Faucheux, Alain Taves et Robert Robutato architectes) sont construits au cours de la saison 1970, l´hôtel de la Cachette (Alain Taves et Robert Rebutato architectes) en1972, la résidence de la Cachette (AAM) en 1973, et le chantier de la résidence Versant Sud (AAM) débute en 1973 pour se dérouler sur trois saisons.

- Les parties commerciales sont construites le long du parcours piétonnier traversant la station (Bernard Taillefer concepteur) :

- La place du Soleil est aménagée, équipée côté amont d´une patinoire circulaire et bordée côté aval d´une galerie de commerces construits sur le sommet de l´hôtel Pierre-Blanche.

- Face à l´hôtel de la Cachette, un second ensemble de commerces en partie encastrés dans le terrain, délimite une galerie commerciale ouverte en plein air.

- Un passage resserré, couvert, relie ces deux pôles d´animation de la station

- Les abords des différentes résidences sont dessinés par Pierre Faucheux, précisant le traitement des accès automobiles et des chemins piétons ; une chapelle est imaginée au sommet de la station, dominant un jardin délimité par la Rive et la résidence la Cascade, dont le tracé est dessiné par le peintre paysagiste Luc Simon.

Au de-là du périmètre de composition de la partie centrale de la station, de nouveaux projets d´urbanisation sont confirmés dans le plan :

- En contrebas de la route d´accès à la station, à Plan Devin, deux immeubles (sur des terrains communaux rachetés par la S.M.A.), destinés à des logements de personnels (Plan Devin I et Plan Devin II réalisés en 1976 et 1978) conçus par l´ équipe de l´AAM.

- Au pied du téléski des Deux Têtes, 100 m plus haut que la station, le lotissement communal des Deux-Têtes (principe retenu dès le début de l´étude du projet d´Arc 1600, voir plan n° 6 décembre 1965) composé de 26 chalets mitoyens groupés en blocs (étudié à partir de 1973 dans sa configuration actuelle et mis en oeuvre de 1977 à 1979) conçus par l´ équipe de l´AAM. ;

- à proximité du lotissement des Deux Têtes, une maison de vacances pour les personnels de l´O.N.F (AAM, 1979) et un centre U.C.P.A. de 500 lits (sur des terrains communaux) ;

- Au-dessus de la combe du Gollet, aux quartiers de Bois d´Anne et au Plan des Charpels entre les altitudes 1600 m et 1700 m, le lotissement des Pointus (dans la zone de concession de la S.M.A.) prévoit la réalisation de trente chalets destinés à des résidents permanents, conçus par Bernard Taillefer, et mis en oeuvre à partir de 1971.

Projet 15, octobre 1972 (fig. 94-95)

(Plan masse hiver au 1 : 1000, plan masse été au 1 : 1000).

Plusieurs équipements et aménagements nouveaux prévus au de-là du périmètre de composition de la partie centrale de la station, en vue d´un meilleur fonctionnement de la station, parmi lesquels :

- La construction d´une école communale comprenant trois classes et deux logements (AAM, 1975), en contrebas de la route des Espagnols, dominant la grenouillère de la Coupole,

- Une vingtaine de terrains de tennis, dans la combe du Chapelet

- L´implantation de la gare d´arrivée du téléphérique, reliant directement Arc 1600 à Bourg-Saint-Maurice ; installation construite par la commune, exploitée par la S.MA. et mise en service en 1975 (débit de 300 personnes par heure) ; le téléphérique est remplacé par un funiculaire mis en service en 1989, offrant un débit bien supérieur.

- L´idée d´une église au sommet de la station est abandonnée dans le plan de composition.

La station a pris sa configuration définitive, dont la présentation dans la revue Architecture française (n° 389, février 1975. Les Arcs, anatomie d´une station de la troisième génération, p. 48) résume les différentes caractéristiques qui ne cesseront plus d´être présentées :

«- la route d´accès aboutit en cul de sac à des parkings couverts

- la route maintient les véhicules au nord et en contrebas de la station

- les bâtiments collectifs sont perpendiculaires à la pente et se décrochent suivant les courbes de niveaux

- les façades sont inclinées au Sud selon les courbes d´ensoleillement

- les vieux chalets d´alpage sont conservés et restaurés

- la station est divisée en deux groupements d´immeuble : Arc 1600 Pierre Blanche et Arc 1600 Versant Sud

- suivant une courbe de niveau, une circulation piétonnière traverse l´ensemble de la station dont elle constitue la véritable colonne vertébrale ».

Les évolutions

En 1987, confronté à la crise de l´immobilier de loisirs, La S.M.A. fait l´objet d´une restructuration de capital. Roger Godino doit quitter la présidence du Groupe des Arcs au profit de groupes bancaires qui ont pris en main directement la gestion de l´entreprise. La « culture » de l´entreprise originelle s´estompe progressivement. C´est le début de la « désintégration » de la structure intégrée de la station. Les responsabilités sont dispersées entre de multiples acteurs. L´exploitation du domaine skiable est confiée à la Compagnie des Alpes en 1991.

À la crise immobilière ouverte depuis 1981, s´ajoute la stagnation de la fréquentation des stations de sports d´hiver, aggravées par plusieurs hivers avec de mauvais enneigements (1987 - 1991). La conduite de ces difficultés est accrue par une gestion désordonnée de l´espace de la station sans toujours porter l´attention suffisante aux principes fondateurs de l´urbanisme et de l´architecture.

Le téléski des Charmettes est remplacé par un télésiège dont le départ nécessite la construction d´un mur de soutènement au-dessus de la Coupole, la plaçant ainsi à l´écart du front de neige. L´hôtel Pierre Blanche est transformé en résidence d´appartements en 1992, de même l´hôtel des Trois Arcs. L´hôtel de la Cachette est repris par le groupe Pierres et Vacances. La piscine associée à la Coupole a dû fermer en raison du coût de l´énergie.

Les propriétaires d´appartements sont encouragés à recomposer la totalité de leurs logements prenant argument d´une mise aux normes (dans le cadre d´une Opération de Rénovation de l´Immobilier de Loisirs initiée par la S.M.A. en 2002), encourageant la convoitise des antiquaires, qui acquièrent et démontent mobiliers et agencements intérieurs de Charlotte Perriand, pour les revendre dans les grandes salles des ventes américaines principalement.

Un projet de densification de la station est à l´ordre du jour depuis plusieurs années, prenant argument d´un nombre insuffisant de lits (4700 environ) pour assurer un meilleur équilibre économique aux structures commerciales d´Arc 1600. Deux opérations sont envisagées : d´une part la construction d´un ensemble de plusieurs centaines de lits touristiques dans le versant pentu reliant la gare d´arrivée du funiculaire au lotissement des Deux-Têtes, d´autre part la construction de logements pour résidents permanents ou travailleurs saisonniers en contrebas de la station sur un terrain reliant Plan Devin à l´esplanade en contrebas de la Coupole.

J.-F. LYON-CAEN/C. SALOMON-PELEN

Appellations Arc 1600 - Pierre Blanche
Parties constituantes non étudiées école primaire, salle de spectacle, hôtel de voyageurs, galerie marchande, centre de loisirs, maison, immeuble
Dénominations station de sports d'hiver
Aire d'étude et canton Les Arcs - Bourg-Saint-Maurice
Adresse Commune : Bourg-Saint-Maurice
Lieu-dit : Pierre Blanche Arc 1600

La création de la station des Arcs débute par l'aménagement du site d'Arc 1600 Pierre Blanche, bien que ce soit le site le plus contraint des trois (dimensions réduites, terrains pentus, espaces limités pour l'arrivée des pistes de ski, multitude de propriétaires privés). R Godino prévoit ainsi de "roder" les équipes de concepteurs et de tester les choix techniques à une petite échelle, avant de mettre en oeuvre les grands programmes prévus pour Arc 1800. En 1964, la maîtrise des terrains étant en cours (acquisition et expropriation), les études du plan de composition sont lancées. De février 1965 à décembre 1967, les 10 premiers projets de la station sont conduits par l'équipe des architectes urbanistes de l'AAM (G Regairaz et G Rey-Millet) qui dessinent une station sans voitures en tirant partie de la déclivité du terrain. La composition adopte un parti linéaire déterminé par la réalisation d'une partie encastrée dans la déclivité du terrain sur laquelle est prévue la réalisation des résidences imaginées sous la forme de plusieurs immeubles tours, s'inspirant ainsi de la conception de la station de La Plagne 2000, alors en cours de réalisation. La collaboration de Charlotte Perriand à partir de 1967 va bouleverser le projet. En substituant aux immeubles tours, des "immeubles couchés" le long de la pente, elle modifie le projet. Le front de neige laisse la place à un parcours fractionné en une succession d'espaces ouverts placés entre les immeubles construits perpendiculairement aux courbes de niveaux. Le maintien de l'accès automobile en partie inférieure garantit le concept de station sans voitures. Les deux niveaux sont réunis par un socle dans lequel se trouvent les stationnements, les réserves, des hébergements, l'ensemble étant surmonté d'espaces publics et des commerces. Dans une combe orientée au sud-ouest, on prévoit la réalisation d'une résidence dessinée en immeubles gradins, permettant de loger plus de 1000 personnes sans que la construction ne dépasse le niveau du sol. Le premier chantier débute au cours de l'année 1968 avec la construction d'un immeuble station, la résidence et l'hôtel des Trois Arcs ouverts pour Noël 1968. Les réalisations se poursuivent jusqu'en 1975, toutes placés sous la responsabilité de Ch. Perriand autour de qui collabore trois groupes de concepteurs : les architectes urbanistes de l'AAM (G. Regairaz et G. Rey-Millet pour les Trois Arcs, les résidences La Cascade, La Cachette et le Versant Sud et la galerie commerciale), des collaborateurs de Ch. Perriand (P. Faucheux pour la Coupole et la place du Soleil, R. Rebutato et A. Taves pour l'hôtel La Cascade, l'hôtel La Cachette et la résidence Pierre-Blanche) et Bernard Taillefer pour la Rive et la galerie commerciale. Accueillant une population plutôt familiale, la station de 1600 ne cesse d'être considérée comme une référence en matière de stations de sports d'hiver. La liaison directe par téléphérique entre la station et Bourg-Saint-Maurice est remplacée en 1989 par un funiculaire qui relie la gare SNCF à la station d'Arc 1600. Mais avec la désintégration de la station à partir des années 1985, s'ajoute les difficultés liées une gestion désordonnée de l'espace de la station qui ne porte pas toujours l'attention suffisante aux principes fondateurs de l'urbanisme et de l'architecture.

Période(s) Principale : 2e moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Atelier d'Architecture en Montagne, agence d'architecture, attribution par source
Auteur : FTR, agence d'architecture, attribution par source
Auteur : Faucheux Pierre, architecte, attribution par source
Auteur : Perriand Charlotte, architecte, attribution par source
Auteur : Rebutato Robert, architecte, attribution par source
Auteur : Regairaz Gaston, architecte urbaniste, attribution par source
Auteur : Rey-Millet Guy, architecte, attribution par source
Personnalité : Godino Roger, commanditaire

Références documentaires

Documents figurés
  • Etudes préliminaires antérieures à février 1965 Département de la Savoie. S.E.V.A. (Société d'Etudes de la vallée de l'Arc). Bourg-Saint-maurice. Lieu-dit Pierre-Blanche. Restitution photogrammétrique. SOFRATOP, 9 octobre 1963. Ech. 1 : 2000 (AP Atelier d'Architecture en Montagne)

  • Etude du 24 février 1965. Projet 1. Station de Pierre Blanche. Etude. Plan de masse. Dossier établi à la demande de la Société des Montagnes de l'Arc, par l'Atelier d'Architecture en Montagne, 24 février 1965 (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Couleurs conventionnelles adoptées : orange route d'Accès ; jaune stationnement véhicules et distribution intérieure de la zone sud ; bleu services généraux, commerces, réserves commerciales ou privées ; vert hébergement. Schéma de masse 5. Ech. 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1605 et 1606. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1608. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1609. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1612. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1615. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1618. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Niveaux 1621. Ech 1 : 2000. Schéma de masse 5. Etage courant. Ech 1 : 2000. Coupes AA, BB, CC, DD. Coupes EE. Coupe AA. Centre de la station. Plan. Ech. 1 : 500

  • Projet Autheman. Projet Atelier d'Architecture en Montagne, mars 1965. Projet 2 (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Esquisse de composition. Avant avril 1965. Ech. 1 : 2000. Plan de masse, 1965. Ech. 1 : 1000 Plan masse : trAMé des coupes de gabarits / Atelier d'Architecture en Montagne. Ech. 1 : 1000. Gabarits et implantation. Ech. 1 : 1000

  • Projet 3. Atelier d'Architecture en Montagne, avril 1965. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Plan de masse, 1965. Ech. 1 : 500. Coupe AA. Ech. 1 : 500. Coupe BB. Ech. 1 : 500. Coupe CC. Ech. 1 : 500. Coupe DD. Ech. 1 : 500. Coupe EE. Ech. 1 : 500. Coupe FF. Ech. 1 : 500. Coupe GG. Ech. 1 : 500. Coupe HH. Ech. 1 : 500. Coupe II. Ech. 1 : 500. Coupe JJ. Ech. 1 : 500. Coupe LL. Ech. 1 : 500. Façade. Ech. 1 : 500. Immeuble-tour, axonométrie Immeuble-tour, plans de cellules. Ech. 1 : 100. Immeuble-tour, coupe sur site. Immeuble-tour et chalet, coupes de principes. Immeuble-tour, plan niveau courant des logements. Ech. 1 : 200. Immeuble-tour, plan de structure

  • Projet 4. Atelier d'Architecture en Montagne (Denys Pradelle, Philippe Quinquet, Gaston Regairaz, Guy Rez-Millet), octobre 1965. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Maquette. Plan de masse. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1603. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1607. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1610. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1613. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1617. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1621. Ech. 1 : 1000. Plan de masse, niveau 1624. Ech. 1 : 1000. Profil A. Ech. 1 : 500. Profil B. Ech. 1 : 500. Profil C. Ech. 1 : 500. Profil D. Ech. 1 : 500. Profil E. Ech. 1 : 500. Profil F. Ech. 1 : 500.

  • Projet 5. Atelier d'Architecture en Montagne, décembre 1965. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Arc 1600. Lieu dit Pierre Blanche. Projet plan masse. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Lieu dit Pierre Blanche. Coupes de principe. Atelier d'Architecture en Montagne, 3 janvier 1966. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Coupe 11. Ech. 1 : 1000.

  • Projet 6. Atelier d'Architecture en Montagne, avril 1966. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Arc 1600. Plan masse. AAM, 2 avril 1966. Ech. 1 : 1000

  • Projet 8. Atelier d'Architecture en Montagne, janvier 1967. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Département de la Savoie. Commune de Bourg-St-Maurice. S. M. A. L'Arc 1600. Plan masse. Atelier d'Architecture en Montagne, 23 mars 1967. Ech. 1 : 1000

  • Projet 9 dit projet 13 de l'AAM. Atelier d'Architecture en Montagne, septembre 1967. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Arc 16. Projet 7. Niv 1600. AAM, 1er septembre 1967. Ech. 1 : 1000. Arc 16. Projet 7. Niv 1604. AAM, 1er septembre 1967. Ech. 1 : 1000. Arc 16. Projet 7. Niv 1607. AAM, 1er septembre 1967. Ech. 1 : 1000. Arc 16. Projet 7. Niv 1610. AAM, 1er septembre 1967. Ech. 1 : 1000. Arc 16. Projet 7. Niv 1614. AAM, 1er septembre 1967. Ech. 1 : 1000. Arc 16. Projet 7. Niv 1617. AAM, 1er septembre 1967. Ech. 1 : 1000.

  • Projet 10. Atelier d'Architecture en Montagne, décembre 1967. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Etudes entre projet 7 et 8. Plans et coupes d'immeubles. Esquisses. Tableaux de répartitions des logements, services et commerces

  • Projet 11. Atelier d'Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, 15 janvier 1968. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Arc 1600. Plan masse 15. Ech. 1 : 1000.

  • Projet 12. Atelier d'Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, mars 1968. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Département de la Savoie. Commune de Bourg-St-Maurice. S. M. A. L'Arc 1600. Plan masse. Atelier d'Architecture en Montagne, 10 avril 1968. Ech. 1 : 1000. Tableau de répartition des surfAMes. Arc 1600. Plan niveau 1600. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Plan niveau 1604.5. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Plan niveau 1607.5. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Plan niveau 1610. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Plan niveau 1614. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Plan niveau 1617. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Plan niveau 1620. Ech. 1 : 1000. Arc 1600. Circulations. Schéma axonométrique. Ech. 1 : 1000.

  • Projet 13. Atelier d'Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, mars 1969. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). L'Arc 1600. Plan masse AMcord préalable zone B. Atelier d'Architecture en Montagne, 14 mars 1969. Ech. 1 : 500. Département de la Savoie. Commune de Bourg-St-Maurice. S. M. A. L'Arc 1600. C Plan masse AMcord préalable. Atelier d'Architecture en Montagne, 3 avril 1969. Ech. 1 : 1000. Légende. Savoie. Commune de Bourg-Saint-Maurice. Station Arc 1600. S. M. A. Arc 1600. Elévations. Atelier d'Architecture en Montagne, 20 mars 1969. Ech. 1 : 2000.

  • Projet 14. Atelier d'Architecture en Montagne, octobre 1970. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Savoie. Commune de Bourg-St-Maurice. Station de l'Arc 1600. Société des Montagnes de L'Arc. Arc 1600. Plan masse. Atelier d'Architecture en Montagne, octobre 1970. Ech. 1 : 1000

  • Projet 15. Atelier d'Architecture en Montagne, Charlotte Perriand, 1972. (AP Atelier d'Architecture en Montagne). Savoie. Commune de Bourg-St-Maurice. Station de l'Arc 1600. Société des Montagnes de L'Arc. Arc 1600. Plan masse hiver. Atelier d'Architecture en Montagne, 8 octobre 1970-1980. Ech. 1 : 1000 Savoie. Commune de Bourg-St-Maurice. Station de l'Arc 1600. Société des Montagnes de L'Arc. Arc 1600. Plan masse été. Atelier d'Architecture en Montagne, 8 octobre 1970-1980. Ech. 1 : 1000

  • Arc 1600. Abords. Projet d'exécution. Plan. Pierre Faucheux, 8 juin 1971. Ech. 1 : 500 (AP Atelier d'Architecture en Montagne)

  • Commune de Bourg-St-Maurice. Savoie. S. M. A. Arc Pierre Blanche. Aménagement des abords des bâtiments. Plan masse. Place du Soleil. Bernard Taillefer, 22 juin 1971. Ech. 1 : 200 (AP Atelier d'Architecture en Montagne)

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