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Salle de spectacle, cinéma et établissement de danse Gaieté-Gambetta, puis Nouveau Palais, puis Grand Palais Dancing, actuellement immeuble

Dossier IA69005368 inclus dans Rue de Créqui réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Le magasin actuel correspond au vestibule d'entrée de la salle de spectacle : quatre piliers carrés en béton soutiennent le plafond mouluré.

Le garage correspond à l'ancien dancing. La salle rectangulaire est entourée de piliers octogonaux, en bois, soutenant une galerie, également en bois, qui fait le tour de la salle. Le sol est en béton ; le plafond à caissons est en bois, recouvert d'une peinture vert bronze. Des traces de polychromie subsistent sur les piliers de bois de la galerie, autrefois recouvert d'un rouge profond.

Au fond de la salle, de chaque côté, un escalier en équerre, en bois, conduit à la galerie et aux sanitaires et vestiaires construits à l'ouest.

Appellations Gaieté-Gambetta, Nouveau Palais, Grand Palais dancing
Destinations immeuble
Parties constituantes non étudiées garage, boutique
Dénominations salle de spectacle, cinéma, établissement de danse, immeuble
Aire d'étude et canton Lyon Guillotière
Adresse Commune : Lyon 7e
Lieu-dit : la Guillotière
Adresse : 262 rue de Créqui
Cadastre : 1999 AD 75

La salle de spectacle et cinéma Gaieté Gambetta ouvre entre 1910 et 1913 : y coexistent alors projections cinématographiques et concerts. En 1923, son directeur Henri Gazel demande un permis de construire en vue d'agrandir la salle de spectacle et d'y adjoindre parallèlement un dancing et une brasserie, le tout ayant une capacité d'accueil de 2000 personnes, accordé le 6 février 1924 (AC Lyon, 344 WP 129 et 1273 WP 024). Les plans en sont dressés par l'architecte A. Olivet, qui édifie au-dessus du dancing un immeuble d'habitation (le permis de construire de cet immeuble n'a pas été retrouvé, mais on voit sur le bleu de la façade principale du dancing dessinée par Olivet les traits du départ de cet immeuble, et notamment les colonnettes qui unissent les balcons des travées latérales). L’inauguration du dancing est prévue pour le 6 octobre 1923. En 1925 l'exploitant, Henri Gazel et Cie, cède son activité à Jean-Marie Jacquemond, qui le gère jusqu'en 1926 (Chaplain, R., 2007, http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2007.chaplain_r&part=128863 ; cependant, Henri Gazel est constamment désigné dans les courriers conservés aux Archives municipales de Lyon, comme le directeur de l'établissement, au moins jusqu'en 1929). A cette date, il a déjà pris le nom de Grand Palais (AC Lyon, 1121 WP 009). Lorsque la Gaieté-Gambetta ferme ses portes en 1927, l´alternance des spectacles dans un même établissement disparaît complètement de la Guillotière (Chaplain, R., 2007, http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2007.chaplain_r&part=128918). Le dancing reste en activité jusqu'en 1934 au moins, mais semble avoir eu des difficultés financières assez tôt : de multiples rappels et injonctions de travaux de mise aux normes des installations électriques et cinématographiques sont adressées à l'établissement entre 1922 et 1934, sans qu'ils semblent jamais avoir été réalisés. A l'emplacement du cinéma s'installe, au plus tard en 1930, la Cie d'application mécanique, roulements à billes (AC Lyon, 4 S 218). Actuellement l'ancien dancing a été transformé en boutique et garage ; le cinéma a été démoli et remplacé par un immeuble (Cf. notice IA69005373).

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1923, daté par source
Auteur(s) Auteur : Olivet A., architecte, attribution par source

Immeuble de 5 étages carrés et entresol, comprenant 6 travées organisées selon un rythme 2/2/2, les travées latérales des étages étant réunies par un balcon en ciment et garde-corps en fonte dans l'axe horizontal, et par des colonnettes en fonte dans l'axe vertical. Balcon filant au dernier étage. A l'entresol, bossage continu en table et plates-bandes clavées. Toutes les baies ont un encadrement mouluré en pierre et sont surmontées d'une corniche. Au rez-de-chaussée, entrée décentrée, porte à deux vantaux surmontée d'un tympan de menuiserie ajouré inscrite dans une arcade en plein-cintre encadrée de part et d'autre de deux baies rectangulaires à plate-bande à soffite déprimé avec cavet d'adoucissement. Marquise couvrant toute la largeur de la façade. A l'intérieur, boutique avec garage aménagé dans l'ancienne salle du dancing, de plan rectangulaire. Des colonnes en bois de section octogonale supportent une galerie en bois, à laquelle on accède par un escalier en équerre situé dans l'angle sud-ouest. La galerie est munie d'un garde-corps en bois à croisillons orthogonaux. Les colonnes se prolongent au niveau de la galerie ; leurs chapiteaux lotiformes sont surmontés de deux consoles à volutes en pendant portant un entablement. Dans la hauteur de cet entablement, des aisseliers supportent le plafond à caissons.

Le décor est de style et d'inspiration orientalisants. L'imagerie a recours au bestiaire traditionnel chinois (oiseaux huppés, dragons, serpents, poissons), les formes sont tourmentées, occupant tout l'espace qui leur est imparti. Des frises et des rinceaux géométriques évoquent également l'art chinois. Les piliers octogonaux supportant la galerie sont surmontés de chapiteaux en forme d'artichauts, les consoles sont ornées d'un décor sculpté en moyen relief dont le motif central est un serpent, et les bords sont en forme de nuages. Il n'y a pas de communication entre la boutique du rez-de-chaussée, le garage et le vestibule de l'immeuble.

Murs béton
enduit
Toit ciment en couverture (?)
Étages sous-sol, entresol, 5 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Autres organes de circulations ascenseur
Typologies immeuble à un corps de bâtiment
États conservations bon état
Techniques ferronnerie
sculpture
Représentations colonne dragon cercle
Précision représentations

Décor de style chinois : plafond peint faux bronze à caissons ornés de bas-reliefs représentant des dragons. L'entablement est orné de dragons affrontés de part et d'autre de cercles portant un décor géométrique. Dans la hauteur de cet entablement, aisseliers ornés de motifs de nuages et dragons en bas-relief peints faux bronze.

Boutique d'accessoires audio de voitures depuis 1991 ; anciennement quincaillerie. A conservé une partie de son décor intérieur d'origine, aux motifs d'inspiration chinoise.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables plafond

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Lyon. 1273 WP 024-2. Sécurité des salles de spectacle et des bals publics : dancing du Grand-Palais (autres dénominations : Concert-cinéma Gambetta, Concert-dancing Nouveau Palais, concert Gambetta, Cinéma Gambetta) : correspondance, plans (1913-1934)

  • AC Lyon. 344 WP 129 PCA 19230577. Transformation de la Gaîté Gambetta, correspondance, plans, 6 février 1924

  • AC Lyon. 1121 WP 009. Dossier du Grand Palais, lettres de Jean-Marie Jacquemond, 12 novembre 1925 et du 11 août 1926

  • Dancing et Gaité-Gambetta, Lyon. Plan du rez-de-chaussée / A. Olivet, architecte, s.d. Tirage. 1 : 100. 61,5 x 51,2 cm

Documents figurés
  • Dancing et Gaité-Gambetta, Lyon. Façade principale / A. Olivet, architecte, s.d. Tirage. 1 : 200. 41 x 50 cm

  • Construction d´un dancing, place de l´Abondance. Coupes / A. Olivet, architecte, 1er mai 1923. Tirage. 1 : 200. 54,1 x 90,5 cm

  • Transformation de la Gaité-Gambetta, place de l´Abondance. Coupes tranversales et longitudinale / A. Olivet, architecte, 23 avril 1923. Tirage. 1 : 200. 56 x 93,5 cm

Bibliographie
  • CHAPLAIN, Renaud. Les cinémas dans la ville. La diffusion du spectacle cinématographique dans l´agglomération lyonnaise (1896 - 1945). Thèse de doctorat en Histoire, Université de Lyon-2, septembre 2007 (version numérique : http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/2007/chaplain_r#p=0&a=top)

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