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Présentation de la commune de Saint-Thomas-la-Garde

Dossier IA42001500 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Montbrison
Adresse Commune : Saint-Thomas-la-Garde

La commune de Saint-Thomas-la-Garde est située entre l´importante station thermale gallo-romaine de Moingt et l´agglomération gauloise, puis gallo-romaine, de Chézieux (à la jonction des communes de Montbrison-Moingt, Saint-Thomas et Saint-Romain-le-Puy). L´époque médiévale est marquée par la fondation comtale, en 1206, d´un prieuré de femmes (IA42001497) au village, utilisant une église déjà existante, et par l´implantation dans le courant du 13e siècle du château de la Garde (IA42002418) sur un petit promontoire au nord-est du village. Des différents écarts de la commune, seul le Montcel est mentionné avant le 18e siècle (d´après Dufour), et compte encore un bâtiment dont des parties sont datables du 16e siècle (IA42002446). Au 19e siècle, les travaux sur les chemins vicinaux occasionnent la destruction de bâtiments ou de clos situés en bordure de route (au bourg, aux Allemands...), dans les années 1860-1870 puis en 1938 (plan d´alignement de la traversée du bourg). Il n´y a pas de monument aux morts au village, mais seulement deux plaques (pour les deux guerres) dans l´église, qui ont bénéficié de subventions communales. En 1950 la commune demande son rattachement au canton de Montbrison, pour des raisons de proximité géographique, les habitants de la commune travaillant aux ateliers de Moingt.

La commune de Saint-Thomas-la-Garde est située en bordure de la plaine du Forez : la partie située au nord-est de la route D5 (Moingt - Saint-Romain-le-Puy), qui traverse la commune, est en zone de plaine (entre 400 et 430 m d´altitude), la partie située au sud-ouest attaque le piémont des collines du pays coupé (entre 415 et 546 m d´altitude) ; le château de la Garde (IA42002418) y occupe une petite éminence basaltique qui domine les alentours. Avec 341 ha, c´est la plus petite commune du canton. Le territoire communal est traversé par le ruisseau de Grumard, qui assure la limite nord-ouest de la section A du cadastre, et est bordé sur une petite distance par la Curraize au sud-est. Un bief provenant de l´étang de Vidrieux alimentait autrefois les étangs de la Garde. La question de l'eau est un problème récurrent de la commune, en particulier au bourg qui n´est traversé par aucun ruisseau, et chaque écart a (ou avait) une mare-abreuvoir (elles sont bien figurées sur le cadastre de 1814 : parcelles A 51 (mare communale des Mondons), A 129 (mare communale des Allemands), A 153 (aux Valentins), A 265, A 571, A 594 et 627 (au Montcel), A 604, A 643). Au 19e siècle, la construction de puits et fontaines communales, ainsi que d'un lavoir-abreuvoir en 1866 (1984 A 386, au sud-est du village, alimenté par le bief de l'étang de Vidrieux) fait partie des investissements de la commune (voir annexe 2), mais n´a pas laissé de trace monumentale. La commune faisait partie de la zone d´implantation du vignoble forézien (comme les communes limitrophes de Moingt et Lézigneux), et est sur le territoire de l'AOC Côtes du Forez : la vigne a très largement disparu, mais de nombreux bâtiments liés à sa culture sont encore présents dans le paysage communal : domaine viticole du Clos Maillon, petites fermes de vigneron avec logis sur cuvage ou cave, desservi par un escalier extérieur, en particulier au bourg ou aux Alliés (par exemple IA42002453), ou encore loges de vigne (13 loges ou cuvages repérés, mais de nombreux édifices de cette typologie ont disparu). Certaines de ces loges appartenaient à des habitants de la "montagne" (résidant à Verrières-en-Forez, Chazelles-sur-Lavieu ou Saint-Jean-Soleymieux ; renseignement oral). Le reste de l´habitat, semi-dispersé, est constitué de fermes pratiquant la polyculture, où la part de la culture de la vigne est plus ou moins importante, et dont les habitants étaient souvent des double-actifs (par exemple au bourg, aux Mondons, aux Alliés...) du fait de la proximité des industries de Moingt (usines GéGé ou Ris) ou Saint-Romain-le-Puy (verrerie) combinée à la crise de la viticulture dès la fin du 19e siècle, à la petitesse des parcelles et à la quasi absence de pâturages communs (la commune est également dépourvue de forêt, ce que quelques délibérations du conseil municipal mentionnent en réclamant du charbon supplémentaire en période de guerre). Les fermes sont regroupées au bourg et dans quatre hameaux principaux (les Allemands, dont le nom est changé en les Alliés après la Seconde Guerre mondiale ; les Mondons, les Valentins, le Montcel), plus quelques édifices isolés (Ecolières, les Plagnes). Cependant le paysage est largement mité par de nombreux petits lotissement ou pavillons. Les constructions associent le pisé et la maçonnerie de moellon de granite, la commune étant sur une zone de transition pour l´utilisation de ces matériaux ; la proximité des carrières de Moingt a pu encourager l´utilisation de pierre de taille de cette commune, en particulier pour les encadrements d´ouvertures. Il y avait deux cafés aux Alliés (IA42002454 et 1984 A 1304, non repéré), une épicerie-café, un café, une boulangerie et un coiffeur au bourg ; dans le 3e quart du 20e siècle, un atelier de tissage (1984 A 267) fabriquait de la mousseline, livrée à un industriel de Tarare (renseignement oral). Selon une enquête de la communauté d´agglomération Loire-Forez, au début du 21e siècle la commune n´avait plus de commerce et comptait encore une demi-douzaine de viticulteurs, quatre agriculteurs, deux artisans (plâtriers) et un marchand de bestiaux.

Annexes

  • Edifices non repérés :

    Maisons, fermes :

    - 1984 A 602, au Bourg (fig. 25). Ancienne ferme ? Logis : sur rue, un étage, deux travées, façade sur pignon, parties agricoles non vues (détruites ?). En moellon de granite, encadrements en brique, chaînes d'angle harpées en ciment. Portail à vantaux en fer forgé (volutes, lettres C et B). Bloc avec la date 1878 dans un cartouche (rectangle échancré) dans la cour. Edifice implanté sur une partie de la grande parcelle 1814 A 684, appartenant à André Martin de Pomeys (matrice) : voir IA42002426.

    - 1984 A 1322, au Bourg. Ferme, type B1. 2e moitié 19e siècle. Logis avec : en étage de soubassement, cuvage et cave voûtée (accès par cour en contrebas) ; au rez-de-chaussée surélevé (accès sur rue), étage et comble : habitation. Murs enduits (moellon de granite ?), encadrements en pierre de taille, toit à longs pans en tuile creuse, génoise. Pressoir sur roue dans la cour. Puits partagé. Incendie avant 1940 (arrêt de la ferme) ; fabrication de vin jusqu'aux années 1990.

    - 1984 A 723, au Bourg (fig. 26). Ancienne ferme ? 2e moitié 19e siècle. Logis double ? : sur rue, un étage, deux travées (pour chaque logis), parties agricoles non vues. En moellon de granite, encadrements en granite, arcs de décharge en brique ; toit à longs pans et croupe en tuile creuse, génoise.

    - 1984 A 648, 649 (1814 A 201), au Bourg. Ferme. 18e et 19e siècles (date 1733 sur le linteau de la porte). Exploitation mixte : 2 ou 3 vaches, et vigne derrière l'église (pressoir et cuve) (renseignement oral).

    - 1984 A 647 (emplacement de 1814 A 193, 195, 202), au Bourg. Maison (?). Partie ancienne, en pisé (?) enduit ciment, avec cave à vin voûtée ; partie plus récente (limite 19e siècle 20e siècle) en moellon de granite, encadrement de briques bicolores, toit à longs pans et croupes en tuile plate mécanique. Etage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, un étage, comble. Les terres et vignes appartenant à cette maison étaient exploités par des métayers (renseignement oral).

    - 1984 A 714, au Bourg (fig. 27, 28). Ferme, type C1. 2e moitié 19e siècle. Pisé, encadrements en brique, granite ou bois, toit à longs pans en tuile creuse (croupes et génoise sur le logis). Fournil, cave voûtée.

    - 1984 A 698 (emplacement de 1814 A 441 ou 442 ?), au Bourg. Ferme. 19e siècle (date 1923 sur le linteau de la porte). Pisé (?) enduit, encadrements en granite et bois. Cave en étage de soubassement (sous la cuisine ; cheminée à piédroits, consoles en doucine et linteau de granite), pressoir et cuve sous une remise. Exploitation mixte : 4 vaches et vigne (renseignement oral).

    - 1984 A 1287, les Alliés. Ferme, type B2 (?). 19e siècle (fig. 18, 29). Sur l'emplacement de la parcelle 1814 A 100. Ferme à dépendances en retour d'équerre, à cour fermée (portail). Logis d'une travée, grange-étable partiellement détruite. Murs en pisé enduit et moellon de granite, encadrements en granite, toit à longs pans (une croupe sur le logis), en tuile creuse (génoise sur le logis).

    - 1984 A 731, au Bourg (fig. 31, 32). Ferme de vigneron (type A3), ou cuvage ? Limite 19e siècle 20e siècle. Pisé enduit, encadrements en granite, brique et bois, toit à longs pans en tuile creuse. Habitation en étage sur dépendance (étable ou cave ?), remise (grange ou cuvage ?) à côté. Dans un grand clos (fig. ).

    - 1984 A 1224, les Alliés. Maison de vigneron ?. Fin 19e siècle (fig. 14, 17, 33). Logis sur cave voûtée semi-enterrée (accès en façade ; accès au logis par escalier en maçonnerie). Travée gauche ajoutée postérieurement. Distribution du rez-de-chaussée par couloir central avec escalier droit. Etage autrefois à usage de grenier, puis chambres. En retour, hangar-cuvage avec pressoir et cuve (disparues), en partie démoli lors de l'élargissement de la route, dans les années 1990. Murs en pisé enduit (ciment), encadrements en brique (décor en ciment des années 1950). Toit à longs pans en tuile plate mécanique. Vigne derrière la maison (1 ha, actuellement lotissement).

    - 1984 A 336, les Valentins (fig. 34). Ancienne loge de vigne, puis habitation ? Petit bâtiment en pisé, encadrements en granite : étable ou remise en rez-de-chaussée, habitation à l'étage (escalier extérieur en maçonnerie). Toit à longs pans en tuile creuse. Résidence d´un sabotier au 20e siècle (oral).

    Loges de vigne

    - 1984 A 582 a, Pied de Boeuf. Loge de vigne ? Abri en rez-de-chaussée, en moellon de ciment, toit à longs pans, porte piétonne sur gouttereau. Dans l'angle d'un clos.

    - 1984 B 121, Grumard (fig. 35). Ancienne loge agrandie vers 1950 pour être transformée en habitation.

    Ateliers ou industries

    - 1984 A 267, les Alliés (fig. 36, 37, 38). Ancien atelier de tissage de mousseline pour un industriel de Tarare, dans le 3e quart du 20e siècle (renseignement oral), en bordure du chemin reliant le village au CD n°5 ; en pisé enduit, encadrement de briques, toit en tuile creuse, à croupe sur le logis.

    Puits

    - 1984 A 1125, les Alliés. Puits isolé sur le chemin des Valentins ; en maçonnerie, toit "obus" (fig. 39).

    - 1984 A 1317, les Alliés. Puits isolé sur le chemin de Moingt à Saint-Georges-Hauteville (ancien tracé) ; en maçonnerie, toit "casquette" (fig. 40).

    Edifices disparus :

    - 1984 A 428, la Rousselle (Goutte Fréry). Pigeonnier à toit chauffoir (renseignement oral).

    - 1984 A 386, 495... 1984 B 162, 171, 175 (reste un angle de murs en pisé), 176, 200, 203, 211 (abri en maçonnerie de granite, détruit), 243, 260, 529, 579... Petits édifices encore dessinés sur le cadastre de 1984 : anciennes loges de vigne disparues ?

    Toutes les loges recensées par la matrice de 1814 et présentes sur le plan cadastral (avec peut-être en plus la parcelle A 694, non répertoriée dans la matrice) ont disparu. Elles étaient toutes situées dans la section A, sur l'emprise de l'actuel lieu-dit Ecolières (plus une au-dessous du bourg, à la Goutte).

    Liste des parcelles concernées : 1814 A 409 (propriétaire : la veuve de Jean Roux), A 654 (Benoît Marie Pugnet), A 702 (Antoine Valette et Jean-Marie Fréry, également propriétaires de vignes indivises, parcelles A 701 et 704), A 712 (Jean Chauve), A 720 (Etienne Nizay).

    Les deux pigeonniers mentionnés en 1814 ont disparu. Ils appartenaient à deux des principaux propriétaires de la commune : Antoine Javel, résidant au château de la Garde (pigeonnier isolé 1814 A 95) et André Martin des Pomeys, résidant à la demeure des Pomeys, au bourg (pigeonnier 1814 A 687, isolé à quelques distance de la demeure).

    - 1814 B 202 ; 1984 A 390 (parcelle non bâtie), au Moulin. Ancien moulin, sur le bief de la Curraize ? Dès 1814, l'édifice est recensé dans la matrice comme maison (et non moulin). Il appartient alors à un des principaux propriétaires de la commune : Antoine Javel, résidant au château de la Garde.

    Chronogrammes sur édifices non recensés :

    - 1984 A 240, les Alliés. Date 1852 (linteau de porte).

  • Puits, fontaines et lavoir publics de la commune de Saint-Thomas-la-Garde : mentions dans les archives communales.

    AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde (déposé). 5 septembre 1838-27 mars 1883.

    15 novembre 1840. Pont et fontaine publique à réparer (maçonnerie de pierre brute).

    10 mai 1864. Il faut établir une fontaine au hameau des Allemands. Le puits de la Fontane Blanche, qu´utilisent les habitants, est en effet à sec l´été. La commune propose d´acheter la source appartenant à M. Pérache, habitant à Moingt (110 F). Devis de M. Gazot (l´instituteur ?) pour construire la fontaine. Mais le peu de ressources de la commune sont affectées à construire des fontaines et un lavoir au bourg.

    12 août 1864. Nécessité de fontaines au bourg. Le devis dressé en 1858 doit être refait : il prévoit des drainages trop superficiels alors que le puits du Vernay, profond de 7 m, est à sec la plupart des étés et automnes. La commune préfère donc faire creuser un nouveau puits, profond (7-8 m) dans les quartier dit d´en-bas ; la fontaine du Rossignol, profonde de 1,30 m, sera approfondie de 3 ou 4 m (le devis prévoyait 1 m) ; le lavoir couvert prévu sera remplacé par un bassin (sans hangar) pour abreuver les bêtes, tout aussi utile et moins cher, ce qui permettra d´acheter la source pour les Allemands. Un nouveau devis a donc été établi par Gazot (430 F).

    7 août 1864. Fontaine du Rossignol, devis de 210 F, sera exécuté par Dubau entrepreneur à Montbrison. Le maire négocie pour acheter un emplacement pour le puits prévu, en vain ; projet d´acquisition du « pavillon » d´Antoine Veyrard « qui a une petite fontaine ».

    28 mai 1865. Projet d´acquisition de la source aux Allemands ; projet de puits en amont du puits Vernay situé dans la traversée du bourg ; projet de bassin lavoir-abreuvoir (les habitants doivent aller à la rivière de Saint-Georges-Hauteville ou à l´étang de Vidrieux) : on propose de l´établir sur un terrain communal en aval de la fontaine du Rossignol ; achat d´un puits aux Valentins, pour l´approvisionnement du bourg ; vote de réparations à la fontaine des Mondons (où vont les habitants du bourg).

    10 décembre 1865. Promesse de vente de la veuve Pérache de Moingt (sans doute pour la source des Allemands) et devis de M. Lemonon ; 425 F. voté.

    14 août 1866. Le sieur Jambin, demeurant à Saint-Thomas, régisseur et entrepreneur, s´est engagé à réaliser des travaux dans la commune : fontaine, lavoir, réparation de la fontaine des Mondons ; 450 F.

    AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883-6 mars 1904.

    28 novembre 1887. La commune a fait poser une pompe au puits communal situé au centre du village, par M. Levellert (Levelut ?), ferblantier à Montbrison, 73 F.

    AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 5 juin 1904-10 octobre 1926.

    5 février 1922. Réparation à faire au lavoir communal.

    5 mars 1922. Réparation à faire à la pompe du bourg.

    10 septembre 1922. Réparation à faire aux puits communaux des Allemands et des Valentins.

    18 novembre 1923. Réparation nécessaire aux puits communaux du bourg et des Valentins.

    15 juin 1924. Nouvelle pompe pour le puits situé dans le chemin allant du bourg à Vidrieu. Le puits sera couvert d´une plaque de tôle d´acier.

  • Documents relatifs au presbytère de Saint-Thomas-la-Garde, non repéré.

    AD Loire. Série V : 896. Saint-Thomas. Chemise Presbytère 1837-1856.

    - 4 janvier 1841. Lettre du curé Valentin au préfet. Le maire a demandé l´autorisation de faire : 1e des travaux dans « une partie du presbytère dont [il] veut s´emparer pour y faire sa salle d´assemblées. 2e de boucher la porte qui communique de cette partie du bâtiment dans la cour du presbytère ». Le curé a permis à l´instituteur de faire son école dans cette partie des bâtiments « mais en cela je me suis gêné pour le bien de la commune ». « Le haut de cet appartement a toujours servi à mettre du foin et autre chose nécessaire à ma maison. Je suis persuadé que l´instituteur, qui est secrétaire de la mairie, donnerait un de ses appartements qui sont très propices pour tenir leurs assemblées, et ce près de l´église ».

    - 10 février 1841. Lettre du maire au préfet. La commune achète en 1830 un immeuble, où elle louait depuis 10 ans la maison commune (et où le curé était aussi locataire, loyer payé par la commune) ; après l´achat la commune a continué à utiliser la maison commune et le curé à habiter le reste. « En 1828 M. Valentin amena avec lui une fille faisant l´école (il n´y avait alors aucun maître). Il demanda au maire, alors Etienne Nizay, la permission de faire l´école par cette fille dans la maison commune », ce qui fut fait ; cette fille se maria vers 1830 et arrêta l´école. En 1831, nouveau maire Jourjon, le conseil s´installe dans la maison commune. Valentin demande à plusieurs reprise à « établir des pigeons dans la partie supérieure (quoi qu´il ait un pigeonnier existant ailleurs) », refusé. En 1832 Valentin a beaucoup de foin et demande à l´entreposer à l´étage, accepté et Jourjon lui donne la clef. Le curé a une écurie, fenière et hangar à lui. En 1834 le maire installe le maître d´école élémentaire dans la maison commune, avec autorisation du préfet (classe en semaine, réunion du conseil le dimanche). Le 4 février, le curé fait sortit les bancs de la salle, s´empare de la clef, avec la complicité du maître semble-t-il. En marge : l´instituteur a acheté une maison « dans l´espoir d´avoir une plus forte indemnité de loyer... leur (instituteur et curé) intention était d´y placer la maison commune afin d´augmenter les intérêts du maître d´école ». « j´ai prévenu M. de Lachèze, conseiller, de ce qui se passait entre le curé et moi ». le maire présente sa démission.

    Devis inclus : 1er février 1841. Devis estimatif des réparations à opérer dans la maison commune de Saint-Thomas-la-Garde, estimés par Amable Favier, maître maçon à Montbrison et Veirard Antoine menuisier à Saint-Thomas. Reprend les points de la délib du 15 nov 1840. 185 F.

    - Note pour M. le préfet [s. d]. Contestation entre la commune et le desservant au sujet du presbytère. La commune est propriétaire d´un presbytère acheté 2000 F en 1830. La propriété se compose de deux maisons : avant l´acquisition, une servait de presbytère, l´autre de mairie et école. La même chose devait continuer après l´achat. Peu après la commune décide de faire des travaux pour séparer les deux édifices (fermeture d´une porte de communication). Le droit semble favorable au maire mais l´affaire doit être plus amplement instruite.

    - 1er avril 1841. Lettre du curé Valentin au préfet. Description du presbytère. 7,15 m de large à l´ouest, 7,30 à l´est ; 9,65 m de long, 5,09 m de haut. Il n´a point de galetas pour étendre le linge. Il n´a point de grenier pour mettre le blé ou la farine et nous n´avons point de boulanger. Il n´a point de lieu pour saler la viande et réduire les provisions. Il n´y a point de lieu pour conserver le vin. Il n´y a pas de fenière. J´ai dans l´appartement que l´on vouloit me prendre une cave où mon vin ne se gâtoit jamais, une fenière et un grenier sur la cave.

    AC Saint-Thomas-la-Garde. Registres de délibérations du conseil municipal, 27 mai 1883-6 mars 1904.

    - 20 mai 1894. A la suite du décès du curé l´archevêché a demandé à ce que des réparations urgentes soient faites au presbytère. Devis de l´architecte : 3000 F (toitures, huisseries). Les intérêts du legs du 20 juin 1892 de 30 000 F de Mme Chollet, qui doivent être employés aux bonnes oeuvres, pourront être dépensés à ces travaux.

    - 28 avril 1895. Les travaux du presbytère ont été exécutés par Georges Rolland, entrepreneur.

    - 17 mai 1896. Les travaux au presbytère viennent d´être terminées (murs en pisé).

    AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents divers : Réparation et agrandissement de l´église. 1879-1897.

    - N°9. Projet pour la réparation du presbytère et agrandissement de l´église. Devis estimatif. A. Jeandeaux 6 novembre 1894. 2 : réparations à faire au presbytère. Crépi, toiture, dallage ciment dans la cuisine. Reprises en maçonneries dans les parties où le pisé est tombé... mur de clôture... mur en brique vers le four...stylobate de la salle à manger...

    AC Saint-Thomas-la-Garde. Boîte de documents : presbytère.

    - 2 avril 1894. Devis de l´architecte Jeandeaux, de Saint-Etienne, 9 rue de la Loire.

    Façade sud : trois croisées ; est, 4 croisées.

    Intérieur, rez-de-chaussée : salle à manger (plancher à refaire, plafond à piquer, tapisserie, peinture) ; cabinet à côté de la salle à manger (plafond, tapisserie, peinture) ; cuisine (plancher, crépissage, badigeon, plafond à peindre) ; vestibule (dallage, plancher, crépissage, plafond à peindre. 1er étage : chambre de M. le curé (plafond, tapisserie, peinture) ; débarras au nord, chambre à donner, chambre de la bonne, couloir (plafond, tapisserie, peinture) ; échelle de meunier de 12 marches pour accéder au grenier.

    Extérieur : crépissage, soubassement au ciment. Toilettes à refaire.

    - 4 mars 1896. Intervenants : M. Rolland, entrepreneur de travaux publics à Montbrison ; maçons Monteil et Dealberts ; Levelut ; Jouband, quincailler ferronnier à Montbrison ; Roche.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 2 E : 573. Registre de délibérations de la commune de Saint-Thomas-la-Garde (déposé). 5 septembre 1838-27 mars 1883. Délibération du 14 août 1866. Les chemins vicinaux sont élargis dans les années 1860-1870 ce qui occasionne des destructions de bâtiments ou de clos situés en bordure de route (au bourg, aux Allemands...).

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Etat de sections des propriétés non bâties et bâties. Montbrison 7 juin 1825.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 5 juin 1904-10 octobre 1926. Délibération du 4 février 1923 Vote d´une subvention de 5 F pour érection d´un monument commémoratif aux soldats et officiers morts pendant la guerre (titre de la délibération : Armée noire).

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 21 novembre 1926-15 décembre 1962. Délibération du 8 mai 1938. Etablissement d´un plan d´alignement de la traversée du bourg.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 21 novembre 1926-15 décembre 1962. Délibération du 26 mai 1946. M. Seux marbrier à Montbrison est chargé d´établir un devis de monument aux morts. Quête à domicile par des membres du conseil.

  • AC Saint-Thomas-la-Garde. Registre de délibérations du conseil municipal, 21 novembre 1926-15 décembre 1962. Délibération du 19 septembre 1950. Rattachement au canton de Montbrison. Le conseil vote en faveur : proximité géographique, les habitants de la commune travaillent aux ateliers de Moingt (GéGé...).

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune St.-Thomas-la-Garde. Canton de St. Jean Soleymieux. Arrondissement de Montbrison Département de la Loire. Terminé sur le terrein [sic] le 4 août 1814 sous l´administration de Mr Rambutau préfet. Mr Despomay maire. Et sous la direction de Mr Lussigny directeur des contributions. Mr Deboisboissel ingénieur vérificateur. Par Mr Sauvadet géomètre de 1ère classe [Plan cadastral de la commune de Saint-Thomas-la-Garde]. / 1 dess. : mine de plomb, encre noire, lavis rose, bleu, jaune, vert et bistre sur papier. Echelle graphique "de 1 à 10 000", barrée par une main moderne et corrigée "1/5000". 1:5000. 1814 (AD Loire, 1682VT24_19).

  • Commune de St-Thomas-la-Garde. Section A dite du village. Levée à l´échelle de 1 à 2500 par Mr Sauvadet géomètre de 1ère classe [Plan cadastral de la commune de Saint-Thomas-la-Garde]. / 1 dess. : mine de plomb, encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier. Echelle 1:2500. [1814] (AD Loire, 1682VT24_20).

  • Commune de St-Thomas-la-Garde. Section B dite du moulin. Levée à l´échelle de 1 à 5.000 par Mr Serpolet géomètre de 1ère classe, Mr Sauvadet géomètre de 1ère classe chargé de la commune [Plan cadastral de la commune de Saint-Thomas-la-Garde]. / 1 dess. : mine de plomb, encre noire, lavis rose, bleu et jaune sur papier. Echelle 1:2500. [1814] (AD Loire, 1682VT24_21).

  • Mosaïque de Chézieu, près Saint-Thomas. / Vincent Durand (dessinateur). 1 dess : plume sur papier. 10 X 15 cm approx. 2e moitié 19e siècle (Bibl. Diana, 1F42, 300, n°2).

  • 7. - SAINT-THOMAS-LA-GARDE. Vue générale du bourg, depuis le nord-ouest. / 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (?). Coll. Part. L. Tissier.

  • 6. - St-THOMAS-la-GARDE. - Vue Générale / IMPR. REUNIES DE NANCY. Vue générale du bourg, depuis le sud-ouest. / Imprimeries réunies de Nancy (éditeur). 1 impr. photoméc (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle. Coll. Part. L. Tissier.

  • [Vue du village de Saint-Thomas-la-Garde depuis le sud-ouest, à la croix de la Carrière]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique, N&B. [s.d.], milieu 20e siècle. Coll. Part. R. Tissier.

  • [Série de vues aériennes du village de Saint-Thomas-la-Garde : vue générale du village et de ses environs, depuis le nord-est]. / [s. n.]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • [Série de vues aériennes du village de Saint-Thomas-la-Garde : vue générale du village, depuis le nord]. / [s. n.]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • [Série de vues aériennes du village de Saint-Thomas-la-Garde : vue d´ensemble du village, depuis l´ouest]. / [s. n.]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • [Série de vues aériennes du village de Saint-Thomas-la-Garde : vue d´ensemble du village, depuis l´est]. / [s. n.]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • [Série de vues aériennes du village de Saint-Thomas-la-Garde : vue d´ensemble du village, depuis le sud-ouest]. / [s. n.]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • [Série de vues aériennes du village de Saint-Thomas-la-Garde : vue d´ensemble du village, depuis l´ouest]. / [s. n.]. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • [Vue du carrefour des Alliés depuis le sud-ouest : de gauche à droite, ferme IA42002455, ferme 1984 A 1224 (non repérée), café et ferme IA42002454, ancien café et ferme 1984 A 1304 (détruit)]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (collection particulière Masson).

  • [Vue de l´ancien café et ferme 1984 A 1304 (détruit), depuis le sud-est]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (collection particulière Masson).

  • [Vue de l´ancien café et ferme 1984 A 1304 (détruit), depuis le sud-ouest]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (collection particulière Masson).

  • [Vue de la ferme 1984 A 1224 (non repérée)]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (collection particulière Masson).

  • [Vue de la ferme 1984 A 1287 (non repérée), depuis le toit de 1984 A 1009]. / Anonyme. 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. 3e quart 20e siècle (collection particulière Masson).

  • Commune de St-Thomas-la-Garde - Loire. Ancien presbytère. Etat des lieux. Plans. / J. J. Duplan, Economiste - Export 10 bis rue Victor de Laprade 42600 Montbrison (architecte). 1 tirage de plan. 29,5x89,2 cm. Échelle 1:50. 10 juin 1985 (AC Saint-Thomas-la-Garde).

  • Commune de St-Thomas-la-Garde - Loire. Ancien presbytère. Réhabilitation. Plans. / J. J. Duplan, Economiste - Export 10 bis rue Victor de Laprade 42600 Montbrison (architecte). 1 tirage de plan. 29,5x89,2 cm. Échelle 1:50. 10 juin 1985 (AC Saint-Thomas-la-Garde).

Bibliographie
  • DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    col. 298, 594, 581, 921, 1014
  • TISSIER, Régine. Un village forézien. Saint-Thomas-la-Garde. Dactyl, 1967

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