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Présentation de la commune de Saint-Pantaléon-les-Vignes

Dossier IA26000127 réalisé en 1998

Fiche

Aires d'études Grignan
Adresse Commune : Saint-Pantaléon-les-Vignes

La commune de Saint-Pantaléon est située à l'extrémité nord-est du canton, dominée par la montagne de la Lance. Le terrain calcaire, d'où émergent des collines de "saffre" (sables marno-gréseux pétrifiés) est arrosé par deux ruisseaux principaux, le Riomau et la Fosse. D'une superficie de 8 km2, traversée par la route départementale 541 de Valréas à Nyons, Saint-Pantaléon est limitée à l'est et au Sud par la commune de Venterol, à l'ouest par celle de Valréas (Vaucluse) faisant partie de "l'enclave des papes", et limitrophe côté nord de Rousset-les-Vignes. Des vestiges archéologiques de l'époque romaine (mobilier funéraire) ont été retrouvés sur son territoire, mais l'occupation du site remonte à la fondation d'un petit prieuré de l'ordre de Cluny, cité à la fin du 10e siècle. Puis les moines de Saint-Pantaléon construisirent un château fort, attesté au milieu du 13e siècle ; la seigneurie de Saint-Pantaléon était alors placée sous la suzeraineté des comtes de Toulouse, en la personne de Dragonet de Montauban. Mais dès le 14e siècle et jusqu'au au milieu du 18e, Saint-Pantaléon était rattaché à Rousset, le prieur de Saint-Pantaléon étant seigneur majeur des deux communautés. Avec le fief de Rousset, Saint-pantaléon fut érigé en marquisat en 1690, en faveur de Charles-François des Alrics de Cornillan, dont la famille s'éteignit en 1737 ; les Durand de Pontaujard en héritèrent, suivis des Armand de Blacons en 1755. Après un long procès en séparation l'opposant à Rousset, Saint-Pantaléon devint enfin communauté indépendante par délibération du 26 septembre 1747 ; elle fut administrée par un capitaine châtelain jusqu'à la Révolution. C'est par décision du 23 juin 1918 que la commune prendra le nom de Saint-Pantaléon-les-Vignes. La population qui était de 322 habitants en 1800, atteignit son apogée en 1851 avec 405 habitants ; au recensement de 1990, la commune comprenait 319 habitants, et 305 à celui de 1999. Saint-Pantaléon est un territoire essentiellement agricole, qui comptait 50 familles en 1733, 11 maisons dans le village et 40 "granges" (fermes). Actuellement sur 154 immeubles d'habitation recensés par l'INSEE, on compte 124 résidences principales et 24 résidences secondaires. Une quinzaine de maisons seulement sont agglomérées dans le village ancien, et deux lotissements se sont construits à proximité immédiate (82 logements ont été bâtis après 1968). Hormis le hameau de Fond-de-Barral, à l'est, les quelques écarts (le Poitou, la Fosse, la Grande Fosse, le Champ Verdeau, les Petits Marais...) sont constitués seulement de deux ou trois maisons dispersées, anciennes fermes et maisons de viticulteurs. Le moulin qui était établi au sud-ouest du village, sur un cours d'eau se jetant dans le Riomau, n'est plus en activité, mais une station d'épuration est construite tout près. Aujourd'hui, l'activité viticole a supplanté toutes les autres, et la commune a sa propre cave coopérative, en bordure de la R.D. 541. De nombreux cabanons de vigne parsèment le paysage (B 25, B 35, B 156, B 306...), ainsi que quelques éoliennes. Dans le bois de la Malle, s'élève une petite chapelle dédiée à Notre-Dame de Santé (C 218), que le docteur Urdy, ancien maire, avait fait édifier au début du 20e siècle, à la suite de sa propre guérison. Enfin, deux distilleries de lavandin se sont implantées, l'une aux Petits Marais (A 114), l'autre à Fond-de-Barral (B 357).

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Jourdan Geneviève