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Présentation de la commune de Saint-Etienne-le-Molard

Dossier IA42001180 réalisé en 2002

Fiche

Aires d'études Boën - Sail-sous-Couzan
Adresse Commune : Saint-Étienne-le-Molard

Le site gallo-romain le plus important de la commune a été mis au jour au 19e siècle au Couéra. A l'époque médiévale, le village de Jullieu semble être le centre du pouvoir civil (château sur motte castrale mentionné aux 13e et 14e siècles) et religieux (paroisse Saint-Etienne, peut-être site primitif de la paroisse actuelle, mentionnée au 11e siècle). A partir du milieu du 14e siècle, deux églises sont citées dans les documents : l'église Sainte-Croix (mentionnée en 1358) et l'église Saint-Etienne (1388). Cette dernière était peut-être à l'emplacement de l'actuelle église paroissiale, où le siège de la paroisse se transporte à une date inconnue. La paroisse de Jullieu cesse d'apparaître dans les pouillés du 18e siècle. Dès la fin du 19e siècle, il ne reste plus aucun vestige en élévation de l'ensemble castral de Jullieu. Les autres hameaux médiévaux importants étaient situés à Cimens mentionné en 960 (cartulaire de Savigny) et surtout à Châtre où se trouvait un domaine des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les ponts médiévaux sont cités à Jullieu (en 1258) et à la Roche. A partir du 14e siècle, la maison forte de la Bastie commence à prendre de l'importance, avant la réorganisation du domaine par Claude d'Urfé au 16e siècle (voir dossier). Le bourg a fait l'objet d'un alignement en 1860. Dans la seconde moitié du 19e siècle, la commune se dote d'écoles primaires (garçons et filles, avec mairie, étudiées) et agrandit son église (étudiée). Après 1956, trois maisons situées autour de l'église, au sud, sont démolies, dégageant la place ; la mairie a été construite en 1975. Le cimetière est déplacé entre 1881 et 1884 (plans de Jean-Baptiste Dulac et de Coinon, agent voyer cantonal, travaux par Bouvier, entrepreneur à Boën). Le pont Saint-Clément, dit "pont d'Hercule", construit à la fin du 19e siècle selon le système de M. Vergniais, a été détruit en 1939. Auteurs des oeuvres citées dans l'historique : Bouvier (entrepreneur) ; Coinon (agent voyer) ; Dulac Jean-Baptiste (architecte) ; Vergniais (ingénieur). Attribution par source.

Commune de la plaine du Forez (altitude comprise entre 343 et 388 m), bordée au sud par le Lignon. La moitié nord et la moitié sud de la commune, aujourd'hui séparées par le tracé de la RN 89, présentent des aspects un peu différents : au nord se trouve une zone d'étangs, souvent dissimulés dans des bosquets d'arbres, avec un habitat de fermes dispersées (Lizérieux, étudiée). Au sud se trouvent les principaux hameaux : le bourg, Jullieu, la Chanal, les Fangerons, le Chardonnet, le Couéra, la Roche, le Travalon (et quelques fermes isolées) et l'habitat le plus récent (pavillons). Les activités de la commune étaient essentiellement rurales, avec le développement au 19e siècle de la culture de la vigne et de l'élevage bovin. Une féculerie a été implantée à proximité du château de la Bastie d'Urfé au milieu du 19e siècle.

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