Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Montcel

Dossier IA73003276 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Introduction historique

Il ne reste aucun vestige conséquent antérieur au 19e siècle des édifices pour lesquels on dispose des mentions les plus anciennes (entre la fin du 11e siècle et le 13e siècle), le château de la Bâtie d'Albanais (IA73003286) et le prieuré Saint-Robert, à la Chapelle (voir Chapelle Saint-Robert, IA73003341). Bien que de nombreux édifices soient situés sur des emplacements déjà bâtis en 1730 (mappe sarde) et présentent des encadrements moulurés à chanfrein ou accolade, souvent en remploi, il ne subsiste que peu de maisons ou fermes (ni de croix monumentales) dont l'élévation soit globalement antérieure au 19e siècle, hormis essentiellement deux édifices au village de Montcel (demeure IA73003323, et maison, ferme, café-épicerie, home d'enfants "Le Bercail", actuellement centre de vacances "Les Platanes" IA73003324), ainsi que l'ancien presbytère, puis mairie, édifié à la fin du 18e siècle et modifié dans les années 1870 (IA73003322). La plupart des édifices datent, dans leur état actuel, des 3e quart ou 4e du 19e siècle, ou du 1er quart du 20e.

Le plan par masse de culture dressé au début du 19e siècle permet de constater que si la trame bâtie de la commune est déjà en place, plusieurs écarts ont changé de nom dans le courant du 19e siècle : à côté des toponymes restés inchangés (le Mollard, les Légers, les Laurents, les Chamoux, le Marterey, les Jacquignons, les Décampoux, la Chapelle, les Coutens), certains ont connu des modifications d'orthographe (le Péroud, les Colons de venu les Collombs, de Villeneuve devenu la Neuve) et d'autres ont été changés (le Plan devenu Lachat, Bel-Air ou le Châtelard devenu le Château, les Bertrands devenu les Mermoz, Curtoud devenu le Faubourg).

Dans la 2e moitié du 19e siècle et surtout au 20e siècle, une petite activité de villégiature se développe dans la commune (voir annexe), en lien avec le développement de la station thermale d'Aix-les-Bains, puis de la station de sports d'hiver du Revard.

Introduction topographique

La commune est limitée à l'ouest par le cours de la Meunaz (jusqu'à l'écart de la Marine), au nord et à l'est par celui du Sierroz, et englobe au sud une partie du plateau du Revard. Son altitude s'échelonne de 364 m (en bordure du Sierroz à la Verdasse) à 1562 (à la Tour de l'Angle Est, en limite avec Trévignin), et entre 480 m et 780 m environ pour les sites d'habitat permanent, dans la partie médiane de la commune qui monte en pente douce du nord-ouest au sud-est. Au nord, l'altitude s'élève rapidement dans une zone de forêt traversée par la route du Revard (D 913, aménagée en 1934) et autrefois par la crémaillère d'Aix-les-Bains au Revard ; la frange nord de cette forêt (lieu-dit les Esserts sur la carte IGN) était autrefois en prairie, fauchée par les habitants des Favrins, avec des granges isolées, et a été plantée en sapins dans les années 1970 (oral). La forêt s'étend jusqu'à une ligne de crête qui délimite le plateau du Revard, avec une zone d'alpages ou sont édifiés des chalets (chalets de la Clusaz et de Crolles).

Le Sierroz et la Meunaz ont creusé de profonds vallons dans le sol calcaire, dont les flancs sont en général boisés ; ces cours d'eau ont permis la construction de plusieurs moulins, dont il ne subsiste que très peu de vestiges (voir annexe) et ont nécessité l'aménagement de ponts et passerelles (voir annexe) au passage des voies de communication : la route qui traverse la commune longitudinalement, de la Verdasse au Faubourg, et ses deux perpendiculaires : la route de Trévignin à Saint-Offenge par le chef-lieu de Montcel, et celle de Trévignin aux Favrins, qui passe par le carrefour de la Chapelle. Parmi les anciens chemins remarquables, on peut citer une allée bordée de noyers et de prés-vergers, partant de la route de Chambéry à Albens (RD 211) à hauteur du château de la Bâtie d'Albanais et joignant le village de Montcel, et autrefois ponctuée de croix : la croix dite croix du Châtelard sur le plan de 1880 (vers 1880 B3 293 ; le Châtelard, 2013 B3 663, non cadastré), située sur une légère éminence depuis laquelle on a un point de vue sur le chef-lieu d'Epersy, qui a disparu, et la croix dite croix Blanche sur le plan de 1880 (IA73003333).

Caractéristiques de l'architecture

La commune présente un habitat dispersé en une quinzaine d'écarts, avec quelques (rares) fermes ou granges isolées. Les villages et écarts présentent une trame de bâti assez lâche : une délibération du conseil municipal de 1863 indique ainsi que les Blancs, les Collombs ou le Marterey sont des "hameaux avec faisant feu épars" ; on pourrait leur adjoindre l'écart de la Chapelle. La moitié des écarts restants sont des villages-rue (le Faubourg, les Légers, le Mollard, Lachat, la Neuve, le chef-lieu), l'autre moitié des villages groupés, souvent plus petits (la Marine, les Jacquignons, les Favrins, les Décampoux, les Combettes, les Laurent). Le hameau des David, où existait un moulin, a pratiquement disparu.

Les constructions sont généralement non mitoyennes (la mitoyenneté dérive souvent d’un partage survenu à la fin du 19e siècle ou au début du 20e). Ce sont essentiellement des fermes qui présentent une juxtaposition des fonctions (habitat et dépendances) sous le même toit. La plupart des écarts sont édifiés sur des replats, les édifices ont donc fréquemment un rez-de-chaussée et un étage carré desservi par un escalier intérieur (un peu moins de la moitié des fermes) ; l’implantation est sinon perpendiculaire à la pente, avec un étage de soubassement, aménagé en cellier ou cave, et un rez-de-chaussée surélevé à usage d’habitation avec accès par un escalier extérieur et un pallier ou un balcon (six exemples dans la commune, dont cinq avec un escalier en maçonnerie).

Les murs sont en moellon de calcaire enduit (traditionnellement : enduit terre à pierre vue), avec des encadrements en calcaire. Au nord-ouest de la commune (écart de Lachat), on trouve l'utilisation de galets du Sierroz, et plus largement de molasse, assez largement employée car elle était extraite de carrières en bordure du Sierroz (écarts de Lachat, des Légers... voir par exemple l'imposant linteau en molasse sciée de l'étable de la grange des Arnies, fig. 8) ; elle est en général réservée à des encadrements de fenêtres en étage (ou rez-de-chaussée surélevé) afin de la préserver de l'humidité (avec l'exception de la chapelle Saint-Robert, à la Chapelle, qui présente une façade en pierre de taille en molasse). Le béton moulé est employé dans les encadrements d’habitation (un quart des logis des fermes repérées), dès les années 1940 et largement dans la 2e moitié du 20e siècle (souvent pour des réfections). Les toits sont à longs pans et demi-croupe (souvent une demi-croupe côté logis, longs pans côté fenil, avec pignon en bardage bois et porte haute accessible de plain-pied), en ardoise (ou fibrociment) ou en tuile plate mécanique (répartition à peu près égale). Tous les toits sont des réfections, en général avec surélévation, des années 1920 ou 1930, et remplacent des toits en chaume dont plus aucun exemple ne subsiste. Un seul exemple de pignon à redents a été repéré, au chef-lieu du Montcel (four à pain de la demeure IA73003323) ; on en distingue peut-être un à Lachat, sur une carte postale du début du 20e siècle (voir IA73003278), mais il a disparu.

Des zones pavillonnaires ont été aménagées à partir du 4e quart du 20e siècle : à l'est de Lachat ; quelques maisons à la Neuve ; au nord du chef-lieu, au sud-ouest des Jacquignons, chemin parallèle à la D 211 ; au nord (à l'ouest de la RD 211) et au sud (le long de la RD 211a) du chef-lieu.

Le petit patrimoine est largement représenté par des bassins en béton moulé, en général aménagés dans le 1er quart du 20e siècle, et des fours à pain. La tabelle de la mappe sarde liste 14 fours à pain ; on en dénombre 22 dans l'état des sections de 1880, dont 15 en propriété privée et sept pour lesquels le cadastre distingue la propriété du le sol, qui a en général un propriétaire unique, et celle de l'élévation, qui appartient à un groupe de quatre à dix propriétaires, en général domiciliés dans le même hameau et portant souvent le même nom de famille ; il y a un cas de de four de village, aux Blancs (disparu) ; le four du Faubourg (IA73003349) est aujourd'hui perçu comme un four de hameau. Les constructions de fours à pain se poursuivent jusqu'au 1er quart du 20e siècle. La matrice des propriétés bâties de 1910 (AD Savoie, 3P : 1001) permet de constater que de nombreux fours sont déclarés démolis ou transformés en bâtiment rural dans les années 1940. Enfin, une vingtaine de fours à pain ont été repérés ou étudiés lors de l'enquête.

Les activités agricoles

L'élevage laitier

La commune a compté trois fruitières : celle implantée par la Société fruitière de Montcel au Disnin, au nord du chef-lieu (IA73003329), puis déménagée au début du 20e siècle au Lancié (sud-est du chef-lieu, IA73003326), est sans doute la première. Dans le 1er quart du 20e siècle, deux autres fruitières fonctionnent dans la commune, à la Neuve (IA73003298) et dans les dépendances de l'ancien château de la Bâtie d'Albanais (IA73003286).

La commune compte encore cinq sièges d'exploitations, dont trois GAEC (GAEC de la Cluse, au Château, qui exploite le chalet de la Clusaz ; GAEC des Trèfles, route de Lachat ; GAEC du Pré nouveau, aux Collombs).

La vigne

La présence de vigne est attestée dans la commune par les tabelles de la mappe sarde, et encore par le premier cadastre français, en 1880. Le 15 février 1874, Le maire est autorisé à prendre un arrêté de ban des vendanges pour éviter que chaque propriétaire vendange à des dates différentes (délibération du conseil municipal), et un atelier de distillation parcourt la commune (fixation de l'emplacement de l'alambic dans les délibérations des conseils municipaux, au début du 20e siècle d'abord au chef-lieu et aux hameaux des Blancs, le Mollard, la Chapelle, Lachat, les Granges, les Chamous, puis seulement au chef-lieu, aux Laurents et à Lachat). Cependant cette culture est décimée par le phylloxéra ; une délibération de 1890 porte ainsi une demande d’autorisation de cultiver du tabac "pour combler le vide occasionné par les diverses maladies dont la vigne est atteinte" (délibération du 16 novembre 1890). Les traces de cette culture sont rares dans la commune, un témoignage oral de séchage du tabac a été collecté dans une ancienne ferme (IA73003281).

Les vergers sont encore bien présents dans la commune, le plus souvent sous forme de prés-vergers.

Aires d'études Hauts de l'Albanais
Adresse Commune : Montcel

Annexes

  • Edifices non repérés ou détruits de la commune de Montcel

    Edifices non repérés

    - 2013 A7 990, les Arnies. Grange-étable, fenil dans le comble (porte haute). En moellon de calcaire et galets, partie haute des murs en parpaing de ciment aggloméré ; encadrements et angles en molasse (piédroits partagés entre la porte de l'étable et l'angle d'un côté, la fenêtre de l'autre). Toit à longs pans et demi-croupes en tuile plate mécanique. Inscription gravée sur une pierre de l'angle avant droit : P E / 16 . 9 . 67. Limite 19e siècle-20e siècle (n'existe pas en 1880), remaniée dans le 3e quart du 20e siècle.

    Une cheminée démontée (piédroits et linteau) en molasse est déposée à côté.

    - 2013 A5 1043 (1732 818 ; 1880 A5 747 ; plan-masse d'un édifice plus petit), le Château. Ferme à juxtaposition, non repérée. Siège d'une exploitation agricole en activité, utilisant l'alpage de la Clusaz. Sur une parcelle voisine, grange du 19e siècle (1732 815 ; 1880 A4 745) démolie au début du 21e siècle et remplacée par une remise agricole en charpente métallique et tôle.

    - 2013 E4 264, la Clusaz. Maison cantonnière. Elevée en bordure de la D 913, sur un replat en partie creusé dans le rocher. Etage de soubassement avec un accès axial (muré, remplacé par un accès latéral). Rez-de-chaussée surélevé à usage d'habitation, accès par un perron desservi par deux escaliers extérieurs symétriques en maçonnerie ; comble à surcroît. Murs en maçonnerie, avec placage de blocs de calcaire d'aspect rustique à l'étage de soubassement, puis enduit ciment ; encadrements en béton. Toit à longs pans (façade sur pignon). 2e quart 20e siècle ?

    Ecart des Granges (section B4). Au sud-ouest du chef-lieu, petit hameau constitué de deux fermes, le long de la route des Mermoz

    - 2013 B4 312, 626 : une ferme démolie, transformée en centre de vacances le Bocage fleuri (voir annexe 2).

    - 2013 B4 922, 305 (1880 B4 468, 479) : ferme à bâtiments distincts. En 1880, l'habitation (un étage) est déjà distincte de la grange-étable avec remise. Un second logis est édifié dans les années 1960. L'exploitation possédait une petite vigne et des treilles entre les parcelles, ainsi que des verges de pommes (pressoir sur place) ; elle avait une trentaine de vaches dans la 2e moitié du 20e siècle.

    Ecart des Coutens (section D6). Au nord des Décampoux. En 1880, l'écart est constitué de trois fermes et un bâtiment rural, appartenant à trois membres de la famille Fantin et à un propriétaire d'un autre patronyme ; tous quatre sont propriétaires du four à pain édifié en limite du hameau (D6 550 ; le sol appartient à l'un d'entre eux). En 2013, il ne reste qu'une ancienne ferme et une grange-étable.

    Edifices détruits :

    1880 D6 600 à 602, Chez Marquis, une ferme et deux bâtiments ruraux (mitoyen)

    1880 E5 210 Pré Riondet, chalet d'alpage ?

    1880 E5 214 bis (limite de commune), chalet d'alpage ?

    1880 E5 198 la Perroude, chalet d'alpage ?

  • Villas, aerium et homes d'enfants au Montcel

    Bien que ne bénéficiant pas de points de vue en balcon comme Trévignin, et situé à l'écart de la route du Revard (D 913), le chef-lieu de Montcel et ses environs, le long de la RD 211 qui traverse la partie nord de la commune, a vu se développer à la fin du 19e siècle et dans la 1ère moitié du 20e une pratique de la villégiature et du climatisme liée à la proximité de la ville d'Aix-les-Bains.

    L'abbé Dufourd analyse ce phénomène dans la conclusion de son ouvrage, dès 1871 : il met en relation le statut de mandement (de la Bâtie, au 16e siècle) puis châtellenie de Montcel, "fréquenté par la noblesse et la bourgeoisie" dont les familles nobles de Clermont, la Forest, l’Echeraine, Reydet, la Vulpillière, Orlié... qui "y avaient leur castel", alors que les Rouge, Chamoux, Pégaz y étaient notaires, et les Jacquignon, Perrière ou Marin, châtelains. Il mentionne enfin que la promenade du Montcel devient partie intégrante de la saison d'été d'Aix-les-Bains : la reine Hortense l'effectue deux fois.

    Les archives de la commune se font un écho de ces pratiques : les délibérations soulignent l'importance du courrier postal dans la commune, "très visitée par les étrangers à la belle saison", qui accueille de plus "de nombreux nourrissons", et dont une partie des habitants partent travailler de façon saisonnière à Aix-les-Bains (voir IA73003318, bureau de poste).

    Les cartes postales enfin, à la fois médium de publicité et pratique sociale pour les touristes, forment une source incontournable pour constater ce phénomène : le grand nombre de cartes éditées pour cette commune rurale est à lui seul révélateur.

    Mis à part le "Chalet Pégaz" (IA73003325), aucun édifice n'a été construit dans la commune dans un but de tourisme ou de climatisme, ni avec une architecture spécifique : tous les bâtiments employés pour ces activités sont des fermes ou des maisons, rebaptisées de l'appellation "villa", et parfois transformées et agrandies par la suite, dans la 2e moitié du 20e siècle, pour les adapter à ces fonctions.

    Le bâti lié à la pratique de la villégiature ou du climatisme peut être réparti en quatre catégories : les villas de résidence, simples maisons qui étaient peut-être louées en saison (villa Revard, villa Emile Pégaz, villa Aussedat) ; les villas "pensions", fermes transformées pour l'accueil de touristes (villa Blanc, villa Mermoz, chez Bogey) ; les aeriums ou "homes" d'enfants, aménagés dans d'anciennes demeures (le Nid, la Ribambelle-ITEP) ou d'anciennes fermes (les Platanes, le Bocage fleuri), et enfin les hôtels (le Chalet).

    Edifices repérés : villa Revard, villa Emile Pégaz, centre de vacances les Platanes, hôtel-restaurant de Claude Pégaz, puis le Chalet.

    Edifices non repérés :

    Villa Aussedat. La Ferme (au chef-lieu), B3 953 (1180 B3 317, bâtiment 319 : Francoz Claude) . Un étage et comble à surcroît, quatre travées. Encadrements en calcaire (porte, jour de cave) et molasse (fenêtres ; potager démonté). Toit désaxé, à demi-croupes, en ardoise. 19e siècle. En 1880, la maison (qui semble avoir un escalier en façade sur le plan cadastral) et son bâtiment de dépendance appartiennent au vaste tènement de Francoz Claude (voir le Nid).

    Villa Blanc : non identifiée

    Villa Mermoz : non identifiée

    Maison, dite maison Marin. Chef-lieu, 2013 B3 966. Cette maison, située à l'entrée du village le long de la RD 211, fait peut-être partie des édifices dédiés à l'hébergement touristique, avec ses chambres à l'étage équipées de balcons, ajoutées grâce à une surélévation dans le 1er quart du 20e siècle (comparer les cartes postales IVR84_20167303005NUCA, dans le dossier du chef-lieu, et IVR84_20167303023NUCA). Maison avec cave en sous-sol, un étage et comble à surcroît, quatre travées ; murs en moellon de calcaire enduit, encadrements en calcaire (fenêtres jumelées en béton au rez-de-chaussée). Toit (refait) à demi-croupes, en ardoise, débord par extension. Initiales H M sur la porte d'entrée. 19e siècle.

    Ferme chez Bogey, puis le Bocage fleuri (les Granges, 2013 B4 314, 626 ; 1880 B4 475 : maison, Blanc Bouvier Claude). Les plans cadastraux et cartes postales permettent de suivre l'évolution de l'édifice, de simple ferme à juxtaposition (plan de 1880) à pension de famille Bogey, puis centre de vacances de Mme Veuve Bogey (cartes postales du milieu du 20e siècle), avec une petite aile en retour, enfin maison d'enfants "le Bocage" : le plan de 1958 montre une reconstruction totale des bâtiments, consécutive à un incendie en 1955 (oral), agrandis dans la 2e moitié du 20e siècle.

    Ferme, puis home d'enfants et collège d'altitude le Nid (détruit). La Ferme (au chef-lieu), vers B3 834 (1880 B3 309 et 311, maison, 312 four : Francoz Claude). En 1732 (mappe sarde), l'édifice a déjà la forme d'une grande ferme à cour fermée, en retrait du chemin, comprenant une maison, four, écurie et grange (n°915, 916, 911 et 912) au lieu-dit le Loche, appartenant à François Marin. Le nom de Marin est parmi les noms de familles de châtelains cités par Dufourd. Sur certaines cartes postales, on distingue deux encadrements de porte sculptés sur l'édifice. Le domaine (un vaste tènement allant des n°299 à 320, avec verges de noyers et hautins de vigne) appartient en 1880 à Claude Francoz, maire entre 1871 et 1884. Au milieu du 20e siècle, la maison devient un aerium accueillant des garçons : les cartes postales mentionnent le collège d’altitude et le lazaret, aménagé dans des bâtiments construits pour l'occasion. L'édifice est détruit dans le 4e quart du 20e siècle dans le cadre d'une opération de l'OPAC (aménagement d'un lotissement).

    Maison, puis colonie de vacances la Ribambelle, actuellement ITEP (institut thérapeutique éducatif et pédagogique). Dessus Lavy, 2013 C3 207 à 209 (1880 C3 359, maison et bâtiment disjoint, appartenant à Jacques Prosper Dégallion, à Aix-les-Bains). Emplacement de la propriété de Pierre Rouge en 1732 (mappe sarde) : n°3096, maison et 3097, masure. Les familles Rouge et Dégallion sont des familles de notaires de la commune (entre le 18e et le 19e siècle). En 1880, le tènement de Jacques Dégallion inclue les n°354 à 366. La maison d'habitation est un bâtiment parallélépipédique de quatre travées en façade, avec un étage et un comble à surcroît, et un toit en pavillon. Au début du 20e siècle (carte postale), elle est devenue l'annexe de la pension de famille ou "chalet Pégaz", dite "les Sapins", puis un aerium ou home d'enfants appelé "le Nid", puis "la Ribambelle" (le "chalet Pégaz" aurait alors appartenu à trois soeurs, l'une d'elle se sépérant des autres pour fonder le "Nid" ; renseignement oral). Dans les années 1970, il devient un établissement agréé pour la prise en charge de jeunes enfants présentant des troubles du caractère et du comportement, avec création d'une école privée. Il peut accueillir entre 50 et 70 enfants entre 5 et 14 ans (selon les époques). D'importants travaux d'agrandissement et de mise aux normes ont eu lieu en 1999 et 2009.

  • Les moulins de la commune de Montcel

    La commune est délimitée au nord, à l’est et à l’ouest par deux cours d’eau propices à l’installation de moulins, le Sierroz et la Meunaz.

    En 1729, seulement deux moulins ou battoirs existent dans la commune : un moulin sur la Meunaz, sous le village des Laurents, où habite son propriétaire (n°1372, battoir et 1374, moulin) et un battoir au pied du château de la Bâtie d’Albanais, sur la dérivation du Sierroz qui alimente les fossés (n° 782). Au tout début du 19e siècle, lors de la levée du plan par masse de culture, ces installations ont disparu, mais les cinq moulins existants en 1880 sont déjà en place. Au début du 21e siècle, il ne restait de vestiges (très dénaturés) que de l’un d’entre eux (le moulin de la Marine).

    En 1880, les sites présentent en majorité une mixité de fonction, avec moulin et maison du meunier en général mitoyens (sauf à la Marine). Les battoirs sont toujours représentés comme des remises ouvertes, leur alimentation est souvent omise.

    Dans les années 1880, les projets d'adduction des eaux de la Meunaz à Aix-les-Bains ont une incidence sur le débit disponible pour les moulins. Il y a en 1884 (délibération du conseil municipal, 1er janvier 1884) trois moulins sur la Meunaz : celui de Joseph Clerc, celui de Mme Mailland, veuve Marin, et celui de Bernard Picollet (voir ci-dessous).

    Les sites

    - le moulin de la Verdasse, au confluent du Sierroz et de la Meunaz (avec un bief sur chaque cours d’eau). Sur la copie de la mappe sarde, des étiquettes de papier bleu manuscrites ont été collées (au 18e siècle ?) avec les noms des hameaux, dont une indiquant "Moulin de la Verdasse". Le moulin est signalé sur le plan par masse de culture (1802-1807 : n° 291 "Moulins de la Verdasse"). En 1880, il s’agit d’un établissement assez important avec trois roues dessinées sur le plan : une pour le bâtiment A1 1 (maison et moulin), une pour le bâtiment A1 14 (moulin), toutes deux alimentées par une dérivation du Sierroz (bief A1 8 et 16), et une pour le bâtiment A1 4 (bâtiment), alimentée par une dérivation de la Meunaz (bief A1 6bis). Le site comprenait également un battoir (A1 2) et un bâtiment avec remise (A1 5), le tout appartenant à Bernard Picollet, meunier. Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 A1 1, 7, 8), peut-être à la suite d'un remaniement de la route (route de la Verdasse, en provenance du Montcel, et route des Bauges D 911) et du lit de la rivière. .

    - le moulin de Tête d’or, puis du Certeau ou moulin Marin (IA73002689), sur la Meunaz. Le moulin est signalé sur le plan par masse de culture (1802-1807 : « Moulins de Tête d’or »). En 1880, il s’agit d’un petit établissement comprenant seulement le moulin (B6 697) et la maison mitoyenne (B6 698), avec le bief (B6 700), appartenant à Pierre Marin, meunier (héritiers) à Mermoz (la matrice de 1880 ne donne pas de Pierre Meunier aux Mermoz). Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 B6 532).

    - le moulin des Clers ou du Meunaz, sur la Meunaz. Sur la copie de la mappe sarde, des étiquettes de papier bleu manuscrites ont été collées (au 18e siècle ?) avec les noms des hameaux, dont une indiquant « Moulin des Clers ». Le moulin est signalé sur le plan par masse de culture (1802-1807 : n° 291 « Moulin des Clers »). En 1878, le meunier Joseph Clerc demande un chemin pour desservir ses moulins à partir de chez lui jusqu’à la route n°11 ; un chenal en bois menant l’eau sur les moulins de Pierre Marin, de Trévignin, traverse l’actuel chemin. (délibération du conseil municipal, 17 février 1878). En 1880, Le moulin est un établissement assez important avec trois roues dessinées sur le plan : une pour le bâtiment C1 38 (moulin, avec la maison mitoyenne C1 39), une pour le bâtiment C1 37 (moulin), et une pour le bâtiment C1 36 (battoir, mitoyen de C1 35, bâtiment), le tout alimenté par une dérivation de la Meunaz (bief C1 35bis, 37bis et 44bis). Le site comprenait également un bâtiment (C1 34), le tout appartenant à Joseph Clerc, meunier au Meunaz. Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 C1 123). C'est de ce moulin que proviendraient les meules (fig. 41 et 42) déposées au chef-lieu à proximité de l'ITEP "la Ribambelle" (renseignement oral ; voir IA73003315).

    - le moulin de la Marine, ou moulin Blanc (IA73002690), sur la Meunaz. Le moulin apparaît sur le plan par masse de culture (1802-1807) comme « moulin communal » (n°146). En 1880, une seule roue est dessinée sur le plan, sur le bief (C1 122), contre le bâtiment C1 121 (répertorié comme bâtiment sur la matrice) ; il est mitoyen des bâtiments C1 119, lui-même en enfilade avec C1 115. De l’autre côté du chemin, en bordure de ruisseau, se trouve le battoir (C1 114). Le site appartient à Joseph Blanc dit Patricoz et Laurent Blanc, héritiers, à la Marine (Joseph possède en propre le n°119 et Laurent les n° 115 et 120). Joseph Blanc possède une maison au hameau de la Marine, situé juste au-dessus (C1 83). Le site occupe aujourd’hui les parcelles 2013 C1 799, 800, 801 mais est très dénaturé.

    - le moulin des David, sur le Sierroz. Sur le plan par masse de culture (1802-1807), le moulin n’est pas signalé mais le bief est représenté (au n°41). En 1880, il s’agit d’un site assez important jouxtant le hameau des David, avec deux roues représentées, sur le bief D3 281 et 283, contre les bâtiments D3 282 et 284 (moulins, avec la maison D3 285 mitoyenne de 284). Une dérivation du bief alimente le battoir D3 279. Le moulin appartient à Joseph Guichonnet, meunier aux David, qui possède également le sol du four à pain (D3 286) édifié entre le moulin et le hameau, et dont il partage l’élévation avec quatre copropriétaires qui ont leurs maisons et bâtiments au hameau. Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 D3 200).

  • Les ponts de la commune de Montcel

    Mentions concernant les ponts relevées dans les registres de délibérations de la commune (AC Montcel, Registre des délibérations du conseil municipal, 15 novembre 1870-8 février 1880 ; Registre des délibérations du conseil municipal, 2 mai 1880-30 décembre 1896 ; Registre des délibérations du conseil municipal, 20 janvier 1897 au 19 octobre 1913 ; Registre des délibérations du conseil municipal, 16 novembre 1913-21 février 1932).

    Pont du Crouzet

    Pont du chemin n°3 (Le Montcel / Saint-Offenge-Dessous) sur le Sierroz.

    - 17 novembre 1878. Projet de reconstruction ; pont en bois, budget de 2000 F environ (le construire en pierre "comme le présument les agents de la voirie" coûterait 6000 F, ce qui est trop cher). Les deux communes doivent s’entendre.

    - 9 mars 1879. Plan et devis de l’agent voyer d’arrondissement. Les habitants de Saint-Offenge-Dessous devraient payer 2/3 de la dépense car ils ont beaucoup de terrain sur Montcel, de plus ce chemin les rapproche beaucoup d’Aix-les-Bains.

    - 30 mars 1879. Les habitants de Saint-Offenge-Dessous ne sont pas d’accord ; pour conserver un bon voisinage, Montcel consent à payer la moitié du pont.

    - 6 février 1881. Le pont doit toujours être reconstruit. Mais le tracé du chemin sera peut-être modifié dans l’avenir, donc il faut reconstruire à l’économie. Chaque commune devra reconstruire la culée sur sa rive, "consolidée par une digue en éperon en amont du pont", et que chaque commune payera la moitié des bois du tablier.

    - 27 décembre 1891. Vente de 15 m3 de bois, pour financer la restauration du pont du Crouzet.

    - 11 octobre 1896. Le pont du Crouzet a été emporté par le Sierroz. La commune accepte la proposition de reconstruction de l’administration des Ponts et Chaussée (sa côte part est de 700 F ; M. Jacquignon verse 40 F).

    - 21 avril 1901. La commune de Saint-Offenge-Dessous réclame 700 F de quote-part pour la construction du pont du Crouzet. Comme la commune du Montcel n’a visé ni le devis, ni l’adjudication ni la réception, elle refuse de payer ces travaux.

    - 9 juillet 1901. Après rappel du préfet, prise de dispositions pour payer les 700 F (la délibération du 11 octobre 1896 y engage la commune).

    - 7 juin 1914. Réparation à faire sur le pont du Crouzet, sur le Sierroz. Devis de l’agent-voyer cantonal. Vote de 350 F (dépense partagée avec Saint-Offenge-Dessous).

    Pont de Meunaz

    Pont entre la Marine (Montcel) et Saint-Victor (Trévignin), sur la Meunaz.

    - 17 août 1879. Le pont sur la Meunand doit être réparé. Demande au préfet d’une concession de 1,50 m3 de bois pour cette réparation.

    - 8 juillet 1906. Projet de reconstruction : demande de visite sur place de l’agent voyer communal, et de financement partagé par les deux communes de Montcel et Trévignin.

    - 10 novembre 1907. Vote du devis présenté par l’agent voyer.

    - 23 février 1908. Adjudication des travaux à Marie Favrin. 119 F

    Pont des Guichonnets

    Pont sur le Sierroz, entre Montcel et Saint-Offenge-Dessus.

    - 28 mars 1909. Réfection : devis de Louis-Joseph Guers et délibération de Saint-Offenge-Dessus. Ce pont n’est pas indispensable, la circulation peut se faire par le pont en face de chez Couterand : devis refusé. Devis du même, de 168 F, pour réparation de ce dernier pont qui intéresse les mêmes communes plus Saint-Offenge-Dessous ; vote le tiers de la dépense.

    - 2 février 1913. Réfection du pont des Guichonnets (effectuée par la commune de Saint-Offenge-Dessus).

    Pont de Lachat

    - 28 mai 1905. Requête des habitants de Lachat de 2 m3 de sapin pour fabriquer des plateaux pour remplacer ceux qui soutiennent le pont dit des Mariés. Voté.

    - 25 février 1906. Demande de 6 m3 de bois pour reconstruire le pont de Lachat, sur le Sierroz, qui dessert un hameau important... dont les habitants exploitent des propriétés sur la commune voisine de Saint-Offenge-Dessous.

    - 17 juin 1925. Demande de subvention des habitants de Lachat pour construire une passerelle sur le Sierroz (4767,45 F dont 800 F payés par Montcel et 300 F par Saint-Offenge-Dessous)

    Mentions de ponts divers

    - 13 février 1897. La commune sollicite la délivrance de sapins pour construire un pont sur le Sierroz aux Davids ; un pont sur le Charmillon (entre Lachat et les hameaux des Légers, Laurents et du Mollard)4 août 1901. Reconstruction du pont de Primaz. 246 F.

    - 9 mars 1913. Louis Curtelin "adjudicataire des arbres pour la passerelle des Courtins", 70 F. Les plateaux pour ledit pont ont été adugés à François Pégaz-Blanc, 79 F.

    - 11 juillet 1920. Réparation du pont Jacquignon sur le Sierroz. Vote de 350 F.

    - 18 janvier 1931. Élargissement du pont des Garins, participation de la commune de 730 F.

  • Les hangars aux pompes de la commune de Montcel (détruits)

    Les délibérations du conseil municipal permettent de connaître les aménagements de hangars aux pompes dans la commune :

    En 1895, le conseil encourage la création d’une compagnie de sapeurs-pompiers et vote l’achat de deux pompes et l’aménagement de deux hangars, un au chef-lieu et un à la chapelle (délibération du 22 décembre 1895). L'année suivante, un contrat pour l'achat de matériel est passé avec Merisset, fabricant de pompe à incendie (17, 21, 23 rue du Gazomètre à Lyon), pour deux pompes modèle n°3 aspirantes foulantes (délibération du 28 juin 1896). En 1897, le conseil renouvelle l’autorisation de traiter avec Merisset pour l’achat de deux pompes, et l’autorise à traiter avec Varambier, tailleur à Lyon rue Mercière, pour l’équipement de la compagnie des pompiers (une blouse, un ceinturon et un képi chacun ; délibération du 11 avril 1897).

    Le corps des pompiers est réorganisé quelques années plus tard : il formera une compagnie de 51 hommes, touchant une indemnité de 100 F par an (délibération du 6 octobre 1901). En 1909, une nouvelle demande de subvention est faite pour l’achat de matériel et équipement pour la compagnie des sapeurs pompiers (délibération du 23 décembre 1909). Le devis de matériel d’incendie fourni par M. Meunier est supérieur de 317,50 F. La commission départementale accorde une subvention de 150 F (délibération du 24 février 1910). En 1914, la commune décide de racheter des équipements et des clairons pour la compagnie des sapeurs-pompiers, pour un devis approximatif de 600 F, et demande une subvention départementale (délibération 1er février 1914) ; l'équipement est acheté grâce à une subvention de 300 F (délibération du 10 janvier 1915).

    Après la Première Guerre, la compagnie doit être réorganisée ; en effet, les équipements ont été réquisitionnés pendant la guerre et doivent être renouvelés (délibération du 28 mai 1922). La commune pense à diminuer les effectifs à 30 hommes (délibération du 22 février 1920), mais reste finalement à 50 et demande une subvention départementale pour rééquiper sa compagnie. Un devis et traité de gré à gré est passé avec Louis Tiffeneau, fabricant d’uniformes à Mouy (Oise), pour 5100 F (délibération du 2 juillet 1922).

    La commune fait d'abord construire un hangar pour la pompe à la Chapelle : les charpentiers Pierre Cochet et Jean Mermoz sont désignés pour dresser le devis du hangar, qu'ils établissent pour 603 F (délibérations du 30 décembre 1896 et 16 février 1897) ; en attendant, la pompe est abritée dans une grange. Le cahier des charges rédigé le 12 juin 1898 décrit le hangar : en maçonnerie, avec porte à double battants de 1,66 x 2,40 m (dont 40 cm de barreaux). L'adjudication est conclue avec Ange Tassino, pour 600 F (délibération du 3 juillet 1898), la réception des travaux est faite le 11 décembre 1898.

    Les plan et devis pour le hangar aux pompes du chef lieu (605 F) sont établis en juin 1903 : le hangar sera en maçonnerie de pierre, avec encadrement et angles en ciment, portes en sapin avec imposte à barreaux de fer, deux cadres en fer avec grillages pour les fenêtres, inscription peinte au-dessus de la porte ; toit en tuile de Montchanin. Il sera financé par une coupe de bois et une demande de subvention au Conseil général (délibérations du 31 mai et 7 juin 1903). Mais en 1904, la commune décide d'installer la pompe dans l'ancien local de la mairie (voir IA73003318). Le cahier des charges prévoit que la porte d’entrée de la remise de pompe se fera dans la façade à côté de la porte de la mairie. Un pilier sera déplacé, le linteau sera "en fer à T" et rempli de béton (délibération du 24 août 1904). L'adjudication est accordée à Pierre Cochet (délibération du 11 septembre 1904).

    (AC Montcel. Registre des délibérations du conseil municipal, 20 janvier 1897 au 19 octobre 1913. Registre des délibérations du conseil municipal, 16 novembre 1913-21 février 1932).

    Il ne reste ni hangar ni équipement de cette époque dans la commune.

  • Les alpages de la commune de Montcel [EN COURS]

    Historique

    Du Moyen Âge à la fin des Temps Modernes, la montagne du Revard appartient essentiellement à deux grandes familles nobles, les Seyssel, marquis d’Aix (partie ouest : paroisse de Mouxy), et les Clermont, marquis de Mont-Saint-Jean (partie est : paroisse de Montcel).

    Les alpages sur la mappe sarde

    Plusieurs zones de prés sont figurés sur la mappe sarde : à l'ouest, sous la Marine, plusieurs petits prés et un grand pré plus au sud, au niveau de Pré Japert ; à l'est, un groupe d'une vingtaine de prés aux Esserts, sous les Favrins ; enfin, un groupe de prés entre la Tour des Ébats, la Place Saint-Antoine et le sud des Crolles (le Plan, le Golliat), qui comprend de vastes parcelles, en particulier autour du chalet de Chernier (la Clusaz), seul bâtiment figuré en alpage, qui appartient au marquis de Clermont Mont Saint-Jean (n° 2369, 2367, 2368...), et des petites parcelles. Les prés de Peisse-Bernard, à l'est du Sierroz (n°2312 à 2362) sont alors situés dans la commune de Montcel ; ils passent par la suite sur le territoire de Saint-Offenge-Dessus.

    Alpages et communaux au début du 19e siècle

    En 1829, le projet d'agrandissement de l'église paroissiale amène la commune à décider la vente de communaux afin de financer ces travaux. Une note sur l'historique de la propriété de ces communaux est alors envoyée à l'administration sarde, et le projet de vente est discuté en assemblée municipale. La transcription de ces deux documents donne des indications sur l'origine de propriété des alpages et leur occupation.

    - AD Savoie, 11FS 340. 24 mars 1829. Notice sur les communaux du Montcel. Signée Curtelin propriétaire au Montcel. Notice établie dans le but d'obtenir de l'intendant le droit d'acenser les pâturages communaux.

    Un verbal des communaux de la commune établi en 1732 "distrait de la cote de de M. de Mont Saint-Jean, seigneur de lad. commune, une étendue de terres en montagne... pour être rapportée comme communaux à la cote de la commune". La commune a depuis payé la taille dessus, et une redevance féodale jusqu'en 1785 (contrat d'affranchissement de tous les droits féodaux dus au seigneur passé en exécution de l'édit de 1772 ; le seigneur ne conserve que les "droits honorifiques" de pêche, chasse, juridiction etc). Pendant la période révolutionnaire, ces terrains deviennent nationaux, puis la propriété communale est rétablie. Un "chalai" appartenant à M. de Mont Saint-Jean existait déjà en 1732, avec un grand pré, près des terrains communaux : il a été vendu comme bien national et acheté par M. le baron Rambert ; celui-ci "a prétendu exercer un droit de pâturage universel et exclusif sur tout le terrain désigné dans le verbal précité, il a multiplié les bâtiments appelés chaley et en a construit un sur le terrain précité dont est question". De 1732 à 1792 aucun autre "chaley" n'existait sur le territoire du Montcel ni sur la commune voisine de Saint-François-de-Sales, dont les habitants possèdent une grande étendue de pré sur les deux communes. "Les habitants de cette dernière commune fauchaient leur prés et n'y introduisaient après la fauche aucun bétail faute de bâtiments. Ainsi le bétail de M. de Mont Saint-Jean parcourait alors gratuitement cette immensité de pré qu’on évalue à plus de 500 journaux. Mais dès 1792 ces habitants devenus plus soigneux ont construit des chaleys, ont inalpé leur bétail, ont défriché, ont augmenté leurs prés et une partie est devenue habitants des montagnes pendant la saison des pâturages. Cette diminution des pâturages aurait beaucoup diminué le prix de la ferme de ce chaley. Mais l’incendie de la presque totalité des bois du Montcel en 1795 (rature : 1798 ?) sur le penchant de la montagne au Levant a remplacé les pâturages dont il a été privé sur Saint-François". L'introduction de bétail a empêché le bois de repousser.

    En parallèle, une lettre du 9 juin 1829 du secrétaire de mairie à l'intendant mentionne le bail passé avec Jean Bébert, de Saint-François-de-Sales, pour le pâturage situé en montagne "derrière la Clusaz", pour 80 £. Ce pâturage était jusque là "la proie des chaley et autres propriétaires environnants". La commune projette d'aliéner cette partie de la montage pour l'agrandissement de son église, le bail ne court donc que jusqu'au mois de novembre suivant.

    - AC Montcel. Liasses de délibérations et autres actes, 1816-1831. Séance du 3 mai 1829 : vente à venir de communaux pour agrandissement de l'église.

    "L'agrandissement de l'église de cette commune est incontestablement nécessaire ainsi qu'il a été démontré par le mémoire du conseil de fabrique du 30 octobre dernier... La commune a déjà en fonds une somme de 1 000 livres, dont partie provient de la vente d'une coupe de bois, et partie de l'économie faite sur la somme qui avait été balancée pour la refonte d'une cloche, qui sera désormais destinée à faire face à une partie de la dépense qu'occasionnera l'agrandissement de l'église. Elle a encore une ressource dans les fonds communaux dont elle peut aliéner une grande partie, surtout de ceux situés en montagne dont elle en retire aucun revenu et qui lui occasionnent cependant chaque année une dépense de 200 francs environ tant en imposition qu'en frais de garde. Cette montagne dont l'aliénation de partie est projetée, était, à l'époque de la formation du cadastre de 1738, portée à la cote du seigneur de pour lors, et il a été fait l'annotation cy-après au dit cadastre en marge de chaque numéro, porté à la commune pour le produit. Il existe encore en fin de ce cadastre une annotation qui porte que les communiers du Montcel ont droit d'usage sur les n° 2286, 2291, 2309, 2310, 2311, 2314, 2347, 2366, 2371, 2379, 2381, 2396, 2397, 2460, 2463, 2471, 2503, 2589 et 2306 pour la moitié, lesquels numéros ont été extraits de la cote du dit seigneur pour être rapportés à la cote de la communauté, et la taille mise sur ces terrains être répartis...sur la généralité des fonds de la commune. Il ne résulte des dites annotations ni du verbal des communaux qu'elles énoncent d'ancienne réserve d'une redevance quelconque en bois, pâturages dus en faveur du dit seigneur mais seulement d'une redevance en sa faveur d'un quarton d'avoine par chaque faisant feu. Cette redevance a été éteinte par le contrat d'affranchissement passé par le dit seigneur en faveur de la commune en 1785, lequel contrat a été revêtu de toutes les formalités légales prescrites par l'édit de 1772 qui ordonne et permet le mode de l'affranchissement général de tous les fiefs dans le duché de Savoie. Cet affranchissement libère la commune de tous droits féodaux que pourrait prétendre le seigneur sur tous les terrains..., et par suite la commune en devient propriétaire incontestable, ainsi que cela a été reconnu à l'égard de la commune de Cusy dans le contrat de partage fait avec Sa Majesté. D'après le cadastre cy-devant susnommé, il est resté appartenir au dit seigneur une contenance de même quantité de terrain de 800 journaux environ situés au midi des terrains communaux : les terrains communaux désignés en partie sous les numéros cy-dessus situés sur la partie au levant de la montagne étaient à l'époque du cadastre en 1738 de belles forêts en espèces hêtres et sapins et pouvaient produire un revenu conséquent aux communiers du Montcel. Mais la presque totalité de ces terrains a été dévoré par un incendie arrivé en 1797 qui n'a laissé que le roc et quelques surfaces en pâturage où il ne s'est manifesté aucun remplacement. Cette partie de montagne est devenue onéreuse à la commune par le payement des contributions et frais de garde, surtout en n'en tirant aucun revenu ; elle est encore trop éloignée des habitations pour que les habitants de la commune puisse profiter des pâturages qui sont devenus la proie des chaleys voisins et autres propriétaires de prés. La circonstance de l'agrandissement de l'église oblige la commune à épuiser ses revenus avant que d'en venir à des centimes additionnels suivant le vœu du gouvernement paternel de Sa Majesté. Dès lors, les syndics et conseil sont d'avis de proposer la vente des numéros 2309, 2310, 2311, 2314, 2347 partie, 2366, 2371 partie, 2460, 2463, 2503, 2589 et 2306 pour la moitié, de la contenance totale de 25 journaux environ, confinés au midi par les bois incendiés de M. le marquis de Clermont, au nord par les bois communaux du Montcel, au couchant la montagne des bois de feu noble Rambert du Mollard et au levant par les prés du même et par ceux des habitants de Saint-François-de-Sales, à aliéner l'on estime à raison de 6 livres le journal, et laquelle contenance peut produire 3 000 livres ; les enchères pourront peut-être augmenter cette somme ; dans cette étendue à vendre, il ne s'est manifesté aucune essence en remplacement, et c'est roc dur et pâturage. Le conseil observe qu'il reste encore en montagne à la pente nord et couchant 676 journaux pour l'affouage et autres besoins des communiers, dont il se propose de demander la division entre les habitants de la commune. Et au cas ou la vente cy-dessus ne produise pas les fonds nécessaires pour l'agrandissement projeté de l'église, il y a encore 600 journaux de communaux épars dans le territoire de la commune qui pourront produire 600 livres environ, ce faisant le conseil en vote provisoirement la vente, et le revenu".

    L'épizootie de 1823 permet de connaître le système d'exploitation du chalet de la Clusaz : il est affermé à un groupement d'alpagistes de La Compôte (Jean-François Petit, Charles-François Petit, Anthelme Perrier, Jérôme Carret), qui y envoyaient en troupe de bêtes appartenant à plusieurs propriétaires sous la garde d’un berger. On peut noter qu'à la même époque, c'est aussi une association de co-propriétaires de La Compôte qui rachètent les alpages du secteur ouest du Revard (avec "la chaudière en cuivre qui sert à faire le fromage" : Roc Carroz, Urbain Carret, Pierre Perrier et Michel Bal dit Craquin). Ces alpages restent dans ces familles jusqu'à la fin du 19e siècle (achat pour le Domaine du Revard ; Lagrange, 2016).

    A la fin du 19e siècle, les alpages changent de main, mais continuent d'être exploités par des fermiers pour le compte de gros propriétaires.

    Les alpages au 20e siècle

    Seuls deux chalets sont cadastrés en 1880 ; ils correspondent aux bâtiments encore existants et étudiés : les chalets des Crolles et de la Clusaz.

    Cependant, la carte IGN de 1950 montre que le pré des Esserts était occupé par 8 bâtiments, relevés comme "Chalets des Esserts" sur la carte ; seule une ruine (non vue) est figurée sur la carte actuellement disponible.

    Description

    Les anciens prés de Pré Japert et des Esserts sont à une altitude d'environ 1000 m.

    Les prés situés au-dessous de la Tour des Ébats s'étagent entre 1300 et 1150 m.

    Les chalets sont dès la mappe sarde des groupes de bâtiments disjoints exploitant de grands alpages. Au 19e siècle, les bâtiments comportent une habitation sur cave ou une habitation et cave dans deux bâtiments de plan massé, et une étable de plan allongé. les murs sont en maçonnerie pour les habitations, en maçonnerie et bardage bois sur charpente pour les étables.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Savoie. Série C : 3318. Montcel. Tabelle-minute. Un registre. Daté 1730.

    AD Savoie : C : 3318
  • AD Savoie. Série 3P : 1001. Le Montcel. Matrice des propriétés bâties. Registre. Daté 1910.

    AD Savoie : 3P : 1001
  • AD Savoie. Série 11FS : 340. Montcel. Pièces diverses 1828-1835 (église, cloche, communaux de montagne).

  • AC Montcel. Liasses de délibérations et autres actes, 1816-1831 : 1816, 1 pièce (toiture église) ; 1820, 1 pièce (mutation de propriétés) ; 1821, 6 pièces (toitures église et presbytère, cimetière, clocher) ; 1823, 18 pièces (toiture église, clocher; calice) ; 1825, 10 pièces (cabaret, mappe, bannière, cimetière, presbytère) ; 1826, 15 pièces (cloche) ; 1827, 8 pièces ; 1828, 7 pièces ; 1829, 17 pièces (cabarets, agrandissement église, communaux) ; 1830, 9 pièces (débit de sel, communaux) ; 1831, 6 pièces.

    AC Montcel
  • AC Montcel. Registres des délibérations du conseil municipal. Quatre registres consultés :

    - 10 février 1861-3 juillet 1870.

    - 15 novembre 1870-8 février 1880.

    - 2 mai 1880-30 décembre 1896.

    - 20 janvier 1897 au 19 octobre 1913.

    AC Montcel
  • AC Montcel. État de sections des propriétés non bâties et bâties. Registre. [1880].

    AC Montcel
Documents figurés
  • Copie de la mappe originale (plan cadastral) de la commune de Montcel. Signée Cocelli, directeur de la péréquation générale / 1 dess. : lavis, papier collé sur toile. Echelle : 1:2372. Dimension : 330 x 206 cm. 1732 (AD Savoie. C 3314, mappe 240 ; disponible en ligne, http://www.savoie-archives.fr/ ; 7 vues : G, 1 à 6).

    AD Savoie : C 3314, mappe 240
  • [Commune de Montcel. Plan minute du cadastre par masses de culture napoléonien] / 1 dess. : papier aquarellé, plume encre noire et couleur. 156x75 cm. Echelle : 1/2372. 1802-1807 (AD Savoie. 1Fi 404).

    AD Savoie : 1Fi : 404
  • Plans cadastraux du premier cadastre français de Montcel / Bose (géomètre de 1ère classe) ; Dufrêne (géomètre de 2e classe). 31 dess. : lavis sur papier. Echelle : 1:10 000 (tableau d’assemblage) ; 1:1000 (sections). 1880 (AD Savoie. 3P 7174).

    Tableau d'assemblage ; section A, feuilles 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ; section B, feuilles 1, 2, 3, 4, 5, 6 ; section C, feuilles 1, 2, 3, 4, 5 ; section D, feuilles 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ; section E, feuilles 1, 2, 3, 4, 5.

    AD Savoie : 3P 7174
  • CIM [verso] LE REVARD-s-AIX (Savoie) – Alt. 1550 m. 77 – Route d’Aix au Revard – La Maison Cantonnière ; Au fond, le Télé-Ski des Ebats COMBIER IMP. MACON (S. – et - L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VÉRITABLE Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : 3e quart 20e siècle (tamponnée en 1961) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • 17. LE MONTCEL (Savoie) – Villa Aussedat-Francoz / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • LE MONTCEL (Savoie) – Alt. 700 m. Villa Mermoz / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • LE MONTCEL (Savoie) – Alt. 700 m. Villa Blanc / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • LE MONTCEL (Savoie). – La Villa Poncet N° 368. – Coll. L. Grimal, Chambéry / Louis Grimal (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (correspondance datée de 1911) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • 10. LE MONTCEL (Savoie) – Château Aussedat-Francoz / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
  • LE MONTCEL (Savoie) – Alt. 700 m. – Maison Marin / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (correspondance datée de 1933) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • CIM [au verso] LE MONTCEL (Savoie) - Alt. 620 m. 5 – « Le Nid » - Home de Garçons Collège d’altitude COMBIER IMP. MACON (S. - et – L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VERITABLE Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [home d'enfants et collège d'altitude le Nid]. COMBIER IMP. MACON (S. - et – L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VERITABLE Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [au verso] 42 - « Le Nid », le Lazaret LE MONTCEL (Savoie), alt. 620 m. 5 – COMBIER IMP. MACON (S. - et – L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VERITABLE Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [au verso] « BOCAGE – FLEURI » Mme Veuve Bogey – Centre de Vacances LE MONTCEL (Savoie) - Alt. 620 m. PHOTO COMBIER MACON (S. – et – L.) PHOTOGRAPHIE VERITABLE REPRODUCTION INTERDITE / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • 6. LE MONTCEL (Savoie) – « Le Nid » (côté sud) – « Home d’enfants » / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • 4. LE MONTCEL (Savoie) – « Le Nid » côté nord « Home d’enfants » / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière : Simone Gellot
  • LA SAVOIE TOURISTIQUE 4569. LE MONTCEL, chef-lieu (Alt. 620 m.) – Ancienne Maison Degaillon - PEGAZ, Propriétaire [au verso] Photographie Grimal, Chambéry. / Louis Grimal (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • 5877 - LE MONTCEL (Savoie), alt. 620 m. – Les sapins – Annexe de la Pension de famille Pégaz [au verso] Photographie Grimal, Chambéry. / Louis Grimal (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • Gimy [au verso] La Savoie Pittoresque 5 LE MONTCEL alt. 596 m. Les Sapins – Annexe de l’Hôtel PÉGAZ. Coll. La plus belle A. Collomb, Edit. - Chambéry Reproduction Interdite / A. Collomb (éditeur) ; Gimy (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [verso] LE MONTCEL (Savoie), alt. 620 m. 8 – "La Ribambelle" COMBIER IMP. MACON (S. – et L.) « CIM » Photographie Véritable – Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (correspondance datée de 1959) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • Gimy [au verso] La Savoie Pittoresque 4 LE MONTCEL alt. 596 m. Maison BOGEY - Pension de famille Coll. « La Plus Belle ». A. Collomb. édit. Chambéry Reproduction Interdite / A. Collomb (éditeur) ; Gimy (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • Gimy [au verso] La Savoie Pittoresque 8 LE MONTCEL alt. 596 m. Pension de famille BOGEY – L’annexe Coll. La plus belle, A. Collomb, Edit. - Chambéry Reproduction Interdite / A. Collomb (éditeur) ; Gimy (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [au verso] « BOCAGE – FLEURI » Mme Veuve Bogey – Centre de Vacances LE MONTCEL (Savoie) - Alt. 620 m. PHOTO COMBIER MACON (S. – et – L.) PHOTOGRAPHIE VERITABLE REPRODUCTION INTERDITE / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [au verso] LE MONTCEL (Savoie) Maison d’Enfants « Le Bocage » E 73.164.30.1.0960 COMBIER IMPRIMEUR MACON (71. S. - & – L.) « CIM » © by S.P.A.D.E.M. - 37 CIMCOLOR / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
  • CIM [verso] LE MONTCEL (Savoie), alt. 620 m. 4829 – Bocage Fleuri – Maison d’Enfants COMBIER IMP. MACON (S. – et - L.) « CIM » Photographie Véritable Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : milieu 20e siècle (tamponnée en 1960) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • CIM [au verso] LE MONTCEL (73. Savoie), alt. 620 m. 331-55 A – Vue aérienne – Le Bocage COMBIER IMPRIMEUR MACON (71. S. - & – L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VERITABLE Reproduction Interdite © by S.P.A.D.E.M. - 6 / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. Milieu 20e siècle (Collection particulière, Le Montcel).

    Collection particulière
Bibliographie
  • DUFOURD, E. (abbé). Notice sur la Bâtie d’Albanais, le prieuré de Saint-Robert et Montcel. Annecy : Imprimerie Charles Burdet, 1871.

    p. 62
  • LAGRANGE, Joël. Le Revard, montagne agro-pastorale. Aix-les-Bains côté montagne. Les Corbières – Le Revard. Aix-les-Bains : Société d’Art et d’Histoire, 2016. (Arts et Mémoire ; 90).

    p. 3-10
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Guibaud Caroline - Monnet Thierry