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Présentation de la commune de Doussard

Dossier IA74001477 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

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  • Présentation du Pays de Faverges et du Laudon
Aires d'études Pays de Faverges et du Laudon
Adresse Commune : Doussard

Une hache du néolithique trouvée à La Serraz et une seconde de l'âge du bronze trouvée près de Verthier témoignent d'une présence humaine ancienne sur le territoire communal. Toutefois, les vestiges d'un village palafitte, près du hameau de Bout-du-Lac, constituent les premières traces d'occupation durable connues sur Doussard. Différentes fouilles archéologiques ont par ailleurs mis en évidence plusieurs vestiges gallo-romains (murs, monnaies, tegulae, tombes, poteries, voies) au chef-lieu, à Bredannaz et dans les marais du bout du lac, tandis qu'un cimetière du haut Moyen Age a été mis au jour à Marceau-dessous. Doussard est cité pour la première fois en 866, dans la charte par laquelle le roi Lothaire donne à son épouse, la reine Thietberge, différentes terres près du lac d'Annecy. Il est cité une seconde fois en 879 lorsque Boson, roi de Bourgogne, concède de nouvelle terres à l'abbaye de Tournus. Enfin, lors de la fondation du monastère de Talloires en 1030, la reine Ermengarde lui fait don de la seigneurie de Doussard avec l'église et ses dépendances. Au XIIIe s., Doussard fait partie du mandement de Duingt. Son territoire est divisé en deux seigneuries appartenant au seigneur de Duingt, vassal du comte de Genève : -celle de Beauvivier comprenant la maison forte du même nom, située dans les marais et le village de Verthier -celle de Ruange correspondant au reste de la paroisse avec Lathuille et Chevaline. Le port de Beauvivier, ruiné par les alluvions de l'Eau-Morte à la fin du Moyen Age, recevait les grains à destination de la Maurienne et de la Tarentaise qui remontaient ensuite le long de l'Eau-Morte jusqu'à Verthier où était levé un péage. En 1401, l'acquisition du Genevois par le comte Amédée VIII fait passer les domaines de Doussard dans la mouvance savoyarde. A la disparition des derniers seigneurs de Duingt, les seigneuries de Ruange et Beauvivier passent au bailli du Valais, Gaspard Stokalper, puis aux nobles de Monthoux, avant d'échoir aux marquis de Sales. La paroisse de Doussard était initialement située dans les marais du bout du lac entre le Pont-Monnet et la tour de Beauvivier. L'église, très humide, est déjà décrite comme étant en mauvais état en 1443. En 1734, après de nombreuses démarches du curé, la décision est prise de déplacer l'église au hameau de Macherine (actuel chef-lieu), jugé plus central. A la fin du XVIIIe s., le curé Bigex écrit : "la paroisse est composée d'environ 500 communiants soit d'environ 900 habitants en 9 hameaux qui sont : Macherine où est l'Eglise paroissiale, Marceau-dessus, Marceau-du-milieu, Marceau-dessous, Arnand, Sollier, Verthier, Chapparon, et Bredannaz". Ce dernier hameau est séparé de la paroisse de Doussard pour être uni à celle de Duingt en 1801. Deux ans plus tard la paroisse de Chevaline est unie à celle de Doussard. Un petit port situé à Bout-du-Lac servait aux habitants de Doussard, Chevaline et Lathuille. A partir de 1856, près de ce port, qui devient le lieu d'expédition des bois flottants abattus dans la Combe d'Ire puis plus tard du charbon de la mine d'Entrevernes, se développe un véritable hameau. En dehors des ressources agricoles, forestières et piscicoles, la commune de Doussard a connu un modeste développement industriel. A la Nublière et à la Reisse fonctionnaient moulins, battoirs et foulons dès le XVIIIe s. Dès le début du XIXe s., les eaux de l'Eau-Morte, de la Bornette et de l'Ire sont utilisées pour actionner des martinets et des forges. Une carte de l'état des voieries de Doussard dressée par l'agent voyer cantonal le 17 septembre 1896 donne le nombre d'habitants par hameau et lieux-dits, soit 1 060 habitants répartis comme suit : 225 au chef-lieu, 245 à Arnand, 6 à la Serraz, 25 à Sollier, 13 à la Reisse, 123 à Verthier, 9 Chez Monnet, 15 à la Nublière, 28 à Bout-du-Lac, 101 à Bredannaz, 7 à Chaparon, 108 à Marceau-dessous, 44 au Croton, 63 aux Terriers, 48 à Marceau-dessus. Au cours du XXe siècle, Doussard abandonne la culture de la vigne très présente à Bredannaz, Verthier et Arnand et se tourne vers le tourisme estival.

Sites de proctection site inscrit, abords d'un monument historique, parc naturel régional, loi littoral, réserve naturelle

La commune de Doussard, située à l'extrémité sud du lac d'Annecy, occupe une plaine au cœur de la cluse glaciaire du lac. Son territoire présente une forme très singulière. Autour d'un noyeau central comprenant la plaine agricole, les marais, la colline de La Serraz et la montagne dominant Verthier, la commune se prolonge par deux bandes au sud qui enlacent la commune de Chevaline et une bande au nord qui remonte le long de la rive gauche du lac d'Annecy. Le "noyeau central" regroupe les villages et lieux-dits de Macherine (chef-lieu), Sollier, la Reisse, Verthier, le Pont-Monnet, la Nublière. La bande sud-est remonte dans la Combe d'Ire et s'arrête sous le col de Cherel. Essentiellement forestière, cette partie de la commune regroupe les villages d'Arnand, les Vignes de la Combe et Vers le Moulin. La bande sud-ouest remonte sous la montagne du Charbon jusqu'au col de Bornette. Elle débute avec les hameaux de Marceau-dessous et Marceau-dessus, se prolonge par la forêt et se termine par les alpages du Petet et des Ailes du Nant. Enfin, la bande nord regroupe les villages de Bout-du-Lac, la Ravoire, Chaparon et Bredannaz.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie. Série E Dépôt : 111/4 D1. Procès du partage des communaux et de la montagne du Charbon entre les communes de Lathuile, Doussard, Chevaline, Entrevernes et les hameaux de Faverges 1772-1837

  • A. Association "Les Amis de Viuz-Faverges". Carte des voieries communales dressée par l'agent voyer Pernoud le 17 septembre 1896

  • A. Paroissiales Doussard. BIDAL, Pierre-Damase. Etat de l'église paroissiale de saint Maurice, communes de Doussard et de Chevaline. Notice historique sur les églises paroissiales de Doussard et de Chevaline. Manuscrit de 1863 complété par Henri BOCQUET en 1979, Presbytère de Doussard.

Bibliographie
  • MARIOTTE, Jean-Yves, BAUD Henri, CHALLAMEL, Jean-Bernard, et al. Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et le lac d'Annecy. Roanne : Horvath, 1981. 672 p. ISBN 2-7171-0200-0.

  • DURET, Michel, PICCAMIGLIO, Alain. Faverges et son canton. Ingersheim : ed. Delta 2000, 1991. 32 p.

  • DABUROND, Agnès, VALET, Cédrik. Pays du lac d'Annecy et du Laudon. Le Châtelard : ed. Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, 1999. Collection Chemins du Patrimoine. 33 p.

  • DURET, Michel. Au pays de Faverges. Joué-lès-Tours : ed. Alan Sutton, 1998. Collection Mémoire en images. 128 p. ISBN 2-84253-180-9.

  • RAMELLA-PEZZA, Albert. Le bassin favergien. Saint-Cyr-sur-Loire : ed. Alan Sutton, 2007. Collection Mémoire en images. 160 p. ISBN 978-2-84910-590-0.

  • GERMAIN, Michel. JOND, Gilbert. Annecy et son lac autrefois. Montmélian : ed. La Fontaine de Siloé, 2000. Collection Les Savoisiennes. 256 p. ISBN 2842061403.

  • GERMAIN, Michel. HEBRARD, Jean-Louis. Les lacs de Savoie autrefois. Lyon : ed. Horvath, 1992. Collection La vie quotidienne autrefois. 160 p. ISBN2-7171-0779-7

Périodiques
  • TISSOT, Robert. Les Hauts Fourneaux et les martinettes du mandement de Faverges. Bulletin d'histoire et d'archéologie des Amis de Viuz-Faverges, 1975, n°13, p.1-18.

  • TISSOT, Robert. La Houille Blanche à Faverges. Bulletin d'histoire et d'archéologie des amis de Viuz-Faverges, 1975, n° 14, p. 1-36.

  • MOCCAND, Alphonse. Il y a 103 ans à Doussard, Bulletin paroissial, 1932

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