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Présentation de la commune de Bussy-Albieux

Dossier IA42001031 réalisé en 2000

Fiche

Aires d'études Boën - Sail-sous-Couzan
Adresse Commune : Bussy-Albieux

La commune présente des vestiges d'occupation humaine très ancienne, en particulier sur le plateau de l'Aiguille, où ont été trouvés des silex taillés (près du rocher de Saint-Martin). On recense également de nombreux vestiges gallo-romains (tegulae et céramiques) sur le plateau de l'Aiguille entre Albieux et Bussy (Vincent Durand, 1891), au Mas, à Gouttebelin (base de colonne antique vue par Vincent Durand), à Churand entre Gouttebelin et Albieux (1906, fouille d'un puits contenant du matériel gallo-romain au dessous de vestiges plus récents, dont un tesson portant une inscription gravée à la pointe : Annius Albius Martialis, que l'on peut rapprocher du toponyme Albieux) ainsi que des sites du haut Moyen Age à l'est des Chazeaux et à Churand (vase d'époque mérovingienne dans la partie supérieure du puits fouillé en 1906, fig. 01).

La commune créée en 1793 présente un habitat très dispersé caractéristique de la plaine : à part le bourg dont l'urbanisme s'étend au nord le long du " chemin de France " (D 8), vers les hameaux des Tanches et des Siquerauds, on trouve en 1826 les hameaux d'Albieux (la chapelle Saint-Antoine, datable au moins du 12e siècle, a peut-être été le siège d'une paroisse, mais qui n'est mentionnée dans aucun pouillé) et Gouttebelin, formés de fermes à cour fermée bien distinctes. On compte ensuite les petits hameaux très dispersés du Bost (attesté au 14e siècle) et de Croille et les écarts (seulement deux fermes) du Mas (attesté au 15e siècle) et de la Brosse. Le reste est constitué de fermes isolées : domaines du Banchet, des Chazeaux, de la Croix-Blanche, du Colombier, du Payet (étudiée) (dont l'appellation de " domaine " semble marquer une origine ancienne, remontant certainement au moins au 16e siècle), fermes des Beudents, l'Olivatte, Bernard, les Germains, aux Aires, les Michauds, la Conche, la Mivière ; les sites de chez Philippe et la Tuilerie ont aujourd'hui disparu, alors qu'ont été construites les fermes des Pierrats, des Longes, des Fermes, des Eminets, de l'Aiguille et de Montandon. Deux types de paysages sont représentés, séparés par la ligne nord-sud de la D 8 : à l'ouest, une zone de plateaux d'une altitude de 400-500 m, boisée et cultivée (en particulier en vignes) où se situent les deux principaux hameaux (fig. 05 à 08). A l'est s'étend une zone de plaine (altitude moyenne 350 m) cultivée et d'étangs (connus par les textes au 18e siècle au moins) qui se poursuit à l'est et au sud-est dans les communes d'Arthun et Sainte-Foy-Saint-Sulpice ; on y rencontre plutôt un habitat isolé (fig. 02 à 04). A son arrivée à Bussy en 1876, le curé David relate qu'il y avait encore des cas de fièvre paludéenne et que le pays avait pour cela mauvaise réputation. La population qui est en 1826 de 700 habitants atteint son maximum en 1906 avec 901 habitants (et 30 nouvelles maisons construites en 25 ans), puis décroît rapidement (486 habitants en 1968). Une mine de plomb située près de Vallières (près du ruisseau d'Argent) a été brièvement exploitée en 1390 (le filon découvert produisit 222,5 livres de plomb mais l'exploitation, trop chère, fut arrêtée).

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