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Pont routier du Robinet de Donzère

Dossier IA26000357 inclus dans Présentation de l'étude des points de franchissement du Rhône en région Rhône-Alpes réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

1. HISTORIQUE

Le point de franchissement du Rhône dans le défilé de Donzère serait très ancien et pourrait remonter à l'époque romaine ; le pont et la RN 86J qui y aboutit coïncide exactement avec une des limites de centuries représentées sur le cadastre d'Orange, dressé vers l'an 77, d'où l'hypothèse d'un pont romain à cet emplacement (Dossier d´inventaire, 1977 ; LAUXEROIS, p. 53).

Dès 1833, des rapports sont établis afin de remplacer le bac de Donzère, ou bac du Robinet (dont une pile est encore visible à côté du pont actuel en rive droite) par un pont suspendu à péage (AC Viviers. Non cotés, voir annexes n° 1 et n° 2 ; AD Drôme, 3S 42 : Chemise 531 : Projet de pont suspendu à Beauchastel, au Pouzin et à Donzère, Conseil général de l´Ardèche, session de 1833).

Différents projets sont conçus dès lors. En mai 1834, un projet de pont en charpente d´une seule travée de 10 m d´ouverture sur le petit bras du Rhône, au bac du Robinet de Donzère, présente une estimation de dépense de 10 000 F (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 531).

En 1837 est dressé un profil en long du pont suspendu à construire sous les "rochers de Malmouche" (et de la route à faire entre la route royale 86 et la rectification de la route de 1ère classe n° 7), par l´ingénieur en chef de la Drôme et de l´Ardèche (idem).

Un avant-projet de pont suspendu est conçu par l´ingénieur Félix Giraud, ancien élève de l´école Polytechnique, précédé par Hubert et Franklin Fournéry, respectivement membre du Conseil général de l´Ardèche et juge de paix à Viviers, en février 1841 (idem).

Le 22 mars 1841, l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, M. Josserand, présentait un rapport favorable à l'établissement d'un pont suspendu au Robinet de Donzère. Le 26 août suivant, le Conseil général de la Drôme en reconnaît également les avantages, afin de remplacer le bac (PIC, p. 24).

Le 10 juillet 1845, une ordonnance du roi Louis-Philippe autorise la construction du pont suspendu. Il est demandé de procéder aux adjudications des travaux de deux ponts suspendus sur le Rhône, l´un en face de la ville de Viviers, l´autre en remplacement du bac du Robinet de Donzère. Les adjudications seront passées au rabais de la durée d´un péage, dont la perception aura lieu au profit des adjudicataires (AD Ardèche, S 32 et AD Drôme, 3S 42 : Chemise 533).

Le procès-verbal d´adjudication est établi le 20 septembre 1845 avec Hubert Fournéry, pour 99 ans. Une subvention de 130 000 francs est accordée sur les fonds du Trésor (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532).

L'élévation générale du pont est dressée par les concessionnaires, les Fournéry, en décembre de la même année (idem : Chemise 531).

L´ouvrage, reporté à 20 m environ en amont de l´emplacement désigné par le cahier des charges (idem : Chemise 532 : lettre du sous-secrétaire d´état aux travaux publics au préfet de la Drôme, 19 mai 1846), est construit à partir de 1845 par l´ingénieur A. Boulland (Dossier d´inventaire, 1977) sans doute à l´initiative des concessionnaires, à qui certaines sources attribuent la construction en 1847 (AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise Pont de Donzère sur le Rhône).

En 1847 est projetée la mise en place de haubans destinés à contreventer le tablier du pont (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532, voir annexe n° 3 ; voir sous cette cote l´élévation générale correspondante).

La réception du pont a lieu le 16 octobre 1847 (fin octobre dans PIC, p. 24) ; selon Hubert Fournery, les travaux auraient coûté plus de 350 000 francs. Le 30 du même mois, l´ingénieur en chef donne un avis favorable à son ouverture au public (Procès-verbal de visite et d´épreuve du pont suspendu : AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532 ; annexe n° 4).

En 1851, il est envisagé de rendre visible les câbles d´amarre (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 533).

En 1854, consécutivement à la chute du pont le 20 mars, à cause du vent, des travaux de conservation sont à entreprendre. Dans un rapport du 10 août, l´ingénieur ordinaire met en évidence la chute du tablier de la travée médiane, sur une longueur de 50 m, "commençant à 35 m de distance de la pile de droite et finissant à 15 m de la pile de gauche" (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 534).

L'ouvrage eut également à souffrir de la crue du 31 mai 1856. L´ingénieur ordinaire, dans un rapport du 13 août, constate que les câbles des travées qui ont été emportées, sont retenus par les culées restantes ou les débris des piles renversées et pendent en travers du fleuve avec des débris de tablier, rendant ainsi la navigation difficile et périlleuse (idem).

En 1856, à la suite de "l´enlèvement" du pont et en attendant son rétablissement, il est proposé le rétablissement provisoire du bac à traille supprimé en 1851 (AD Drôme, 50S 11 : Chemise : Rétablissement du bac à traille de Donzère, 1856).

Un projet de reconstruction, comprenant notamment le remontage des deux piles et des trois travées et l´enlèvement des câbles, est rapidement entrepris (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 534 ; AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise Pont de Donzère sur le Rhône).

Une enquête sur la reconstruction est lancée l'année suivante, en 1857.

Le 25 janvier 1859, le Conseil général des Ponts et Chaussées approuve les propositions des ingénieurs, sauf quelques modifications concernant le système de fondation des piles du nouveau pont (tendant à éviter la difficulté du battage des pieux) (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 534).

Une source indique que le pont est reconstruit par le même concessionnaire Fournery (AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise Pont de Donzère sur le Rhône).

Le vent est à l'origine de nombreuses dégradations, nécessitant la réfection du tablier à plusieurs reprises, en 1864-65, 1896 et 1902 (idem).

Ainsi au soir du 28 décembre 1864, le vent emporte près de 32 m du pont, en rive gauche (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 534 : Rapport de gendarmerie au préfet, 30 décembre 1864).

Le 10 février 1865 l'ouvrage subit de nouveaux dommages.

Pour contrecarrer les effets néfastes du vent, le système de suspension du pont est alors complètement remanié. Des haubans sont placés à chaque travée afin d'augmenter la rigidité de l'ouvrage et prévenir ainsi l´action des vents (AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise Pont de Donzère sur le Rhône : Rapport de l´ingénieur ordinaire, mars 1865).

Malgré cela le pont ne résiste pas à la violente tempête de la mi-janvier 1902, qui touche la vallée du Rhône (AD Ardèche, 1109 W 390 et AD Drôme, 3S 42 : Chemise 534). Elle y causa de graves avaries dans la nuit du 17 janvier : la travée gauche a été ainsi complètement détruite.

Les travaux de réfection, comprenant la fermeture de la brèche ouverte dans le tablier de la travée centrale, la réfection du tablier de la travée rive gauche, la pose d´un garde-corps métallique de chaque côté de la voie sur toute la longueur de l'ouvrage, et aussi la consolidation du pont au moyen de longrines métalliques (dans la travée de la rive droite et la travée centrale) sont terminés le 2 juillet 1904. Ils ont coûté 59.317,76 francs (AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemisette : Réparation des avaries causées au pont suspendu de Donzère sur le Rhône).

Quarante ans plus tard, en 1944, le pont est bombardé et incendié par la Résistance (site Art et histoire, notice Pont du Robinet à Donzère, 1847).

Pour la reconstruction l´ingénieur Roux passe commande de câbles, en mars 1945, aux usines métallurgiques de Tamaris (AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemisette : Projet 1945).

Un courrier de l´ingénieur des Travaux publics de l´Etat au directeur des forges d´Alais à Tamaris (20 septembre 1945) confirme les directives qui ont été arrêtées en ce qui concerne le renforcement des ancrages : ancrage sur pile rive droite, face centrale, renforcement des culots coincés à l´aide de fer à U et de cales métalliques en bois. Les chevêtres seront descendus de 10 à 15 mm et les plaques de plomb retirées et remplacées par un fichage de mortier de super-ciment pur ; pile rive gauche, face centrale, ancrage aval : fichage au mortier de super-ciment ; autres ancrages fichés au super-ciment ; enfin, il sera procédé à l´exécution des dispositifs destinés à empêcher la rotation des culots des câbles autour de leur axe (idem).

Les travaux de renforcement ne sont pas terminés en 1948 (AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise : Renforcements). Dans un rapport du 28 octobre 1950, l´ingénieur subdivisionnaire rappelle qu´en 1948 le tablier suspendu métallique avait dû être renforcé, "par suite de la rupture des poutres de rigidité aux abords des piles". Ses travaux avaient été effectués par la même société métallurgique qui procéda à la construction du tablier en 1946, la Compagnie des mines, fonderies et forges d´Alais (AD Ardèche, 1963 W 14 : Chemise pont suspendu de Donzère, marchés, divers, conférences inter-services).

La suppression du pont suspendu est à cette époque envisagée. Le 3 janvier 1949, le ministre des Travaux publics adopte le principe de l'utilisation du barrage de Donzère-Mondragon pour franchir le Rhône, comprenant la déviation de la R.N. 86J, en remplacement du pont suspendu. Fin 1948, le service des Ponts et Chaussées avait présentée une estimation qui prévoyait la construction du pont sur le barrage par la Compagnie nationale du Rhône. Mais l´entente ne s´est pas fait et la Compagnie Nationale du Rhône s´est contentée de construire une passerelle de service métallique. Les piles et culées du barrage sont cependant aménagées pour supporter un deuxième ouvrage identique adjacent (AD Ardèche, 1963 W 14. Note explicative pour le service de la reconstruction des ponts, 14 octobre 1950).

L'avant projet de reconstruction définitive du pont de Donzère sur le barrage aval est pris en considération par décision ministérielle du 23 mai 1955 (AD Ardèche, 1963 W 14 : Chemise : Pièces diverses : extr. d´un rapport de l´ingénieur, 6 avril 1961). C'est la compagnie Fives Lille-Cail qui reçoit la charge de la construction (idem : Rapport de l´ingénieur, 13 octobre 1959), mais rien ne bouge.

Un état de situation du pont suspendu est dressé en avril 1969. On apprend qu'il passe sur le pont une moyenne de 1122 véhicules par jour (chiffrage 1965), que les charges sont alors limitées à 10 tonnes par véhicule, que le pont présente un danger du fait de son débouché sur un passage à niveau, que l´ossature du tablier est déformée aux abouts des travées. Par ailleurs, soumis à des vents violents de par sa position dans le défilé de Donzère, son usure est marquée et ses frais d´entretien élevés.

Du fait des dangers qu´il présente et de son état de vétusté, il est conclu à la reconstruction urgente du pont, et le nouvel ouvrage doit être établi sur le barrage dit "de Donzère", conçu à cet effet (AD Ardèche 1965 W 68, annexe n° 5).

Le projet de pont en béton précontraint présenté (AD Ardèche, 1963 W 10 : Chemise Reconstruction du pont de Donzère sur le Rhône) n'aboutit cependant pas.

En 1874, le ministère de l´équipement décide finalement - par mesure de sécurité, aussi bien pour la circulation routière que pour la navigation fluviale - la démolition du vieux pont du Robinet (AD Ardèche, 1963 W 14. Courrier du directeur départemental des Travaux publics de l´Etat de l´Ardèche au préfet, 8 juin 1974).

La détermination des Donzèrois pour leur pont suspendu permit sa réouverture en 1979 (site Art et Histoire, notice Pont du Robinet à Donzère - 1847).

Trente ans plus tard, à la fin des années 2000, des travaux de réfection sont engagés. Le pont donnait des signes de fatigue, notamment au niveau des pièces métalliques supportant le platelage ; le revêtement s´était aussi fortement dégradé, au point de disparaître par endroit, laissant le platelage à nu. Des points d´érosion étaient visibles sur la maçonnerie des appuis et pylônes (DDE Drôme ; site internet Vinci, annexe n° 6).

Le pont de Donzère, qui depuis le 23 décembre 1985, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques (voir Base Mérimée) pourrait tenir son nom d´un artisan tuilier installé près du Rhône, Robinet Berton, et figurant au cadastre de 1495 (site Art et Histoire, notice Pont du Robinet à Donzère - 1847).

2. DESCRIPTION

Le pont de Donzère de 300,3 m de long entre les culées (AD Ardèche 1965 W 68, annexe n° 5 ; AD Ardèche, 1965 W 69 : procès-verbal de visite et AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532, annexe n° 4) est constitué de trois travées de 96,65 d´ouverture pour la travée rive droite, 94,70 m pour la travée centrale et 96,75 m pour la travée rive gauche (dimensions légèrement variables selon les sources ; 98 m, 96 m et 98 m dans MARREY, p. 134).

Le tablier a actuellement une largeur de 5 m entre axes des garde-corps (largeur totale de 5,50 m dans un procès-verbal de visite : AD Ardèche, 1965 W 69 et AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532, annexe n° 4). La chaussée proprement dite a une largeur de 4,55 m (4,50 m dans AD Ardèche 1965 W 68, annexe n° 5 et 3,60 m sur piles).

Les câbles de suspension en fils de fer, au nombre de quatre à l´amont comme à l´aval (longueur des quatre câbles de la travée centrale : 133,35 m ; de la travée rive droite : 138,28 m ; de la travée rive gauche ; 139,28 m : AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise Projet 1945), sont ancrés au moyen d´étriers et de goujons dans des puits d´ancrage. Ils sont reliés au tablier par des suspentes.

Les solives, placées tous les 1,20 m, sont en chêne de 0,17 m d´épaisseur et de 0,30 m de hauteur maximale. Sur ces solives repose un platelage de répartition en chêne de 0,08 m d´épaisseur. Le platelage d´usure est constitué par des lames de sapin de 0,064 m d´épaisseur.

La chaussée est bordée de simples heurtoirs en bois appuyés contre les garde-corps (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532 ; annexe n° 4). Ces derniers formant poutres de rigidité sont constitués par des potelets en fonte avec tendeurs en croix (système Arnodin)

Les deux portiques formant culées ont 3,50 m d´épaisseur ; les deux portiques formant piles ont 6,20 m d'épaisseur (AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532, annexe n° 4).

Toutes notes extr. de : AD Ardèche, 1109 W 390 : Chemise Pont de Donzère sur le Rhône, sauf autres renvois.

Précision dénomination pont routier
Appellations pont du Robinet de Donzère
Dénominations pont
Aire d'étude et canton Rhône-Alpes - Pierrelatte
Hydrographies Rhône
Adresse Commune : Donzère
Lieu-dit : 26 Donzère, Cité des Roches, 07 Viviers, Tousselage
Adresse : R.D. 86J
Cadastre : 1967 AS ; cad. 191, non cadastré, domaine public
Précisions oeuvre située en partie sur le département 07
oeuvre située en partie sur la commune Viviers

L´établissement d´un pont suspendu à péage pour remplacer le bac à traille de Donzère est à l´étude dès 1833. On a la connaissance de différents projets conçus à cette époque, avant que la construction du pont ne soit autorisée par Louis-Philippe, le 10 juillet 1845. L´ordonnance royale porte que la concession est attribuée à Hubert Fournery, pour 99 années. Le procès-verbal d´adjudication des travaux est établi le 20 septembre 1845. Construit par l'ingénieur Boulland, le pont est achevé en 1847 et ouvert au public au mois d´octobre. Dès 1854, des travaux de réfection sont nécessaires à la suite de la chute partielle du tablier dû à des vents violents. Deux ans après, le pont est "emporté" par la crue exceptionnelle du Rhône du mois de mai. La reconstruction du pont, comprenant la réfection des piles, du tablier et du câblage, est menée à la fin des années 1850. Le vent opère à plusieurs reprises dans la 2e moitié du 19e siècle, nécessitant des remaniements, et encore en 1902, où une travée latérale est complètement détruite. L´ouvrage fortement endommagé pendant la guerre en 1944, est reconstruit à partir de 1945. Suspendu aux anciens appuis du pont, un nouveau tablier métallique est mis en place en 1946, par la Compagnie des mines, fonderies et forges d´Alais. Deux ans plus tard, cette même compagnie effectue des travaux de renforcement du tablier. A la fin des années 1940, l'ouvrage se trouve menacé de démolition. L´établissement d´un nouveau pont, destiné à le remplacer, est envisagé à l´aval, sur le barrage de Donzère. Fermé à la circulation, le pont suspendu est remis en service en 1979, sous la pression des Donzèrois, avant d'être inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1985. Très récemment (2010), donnant des "signes de fatigue", des travaux de réfection sont opérés ; la chaussée est ainsi complètement rhabillée. Le pont du Robinet de Donzère - qui pourrait devoir son nom à sa proximité d'une tuilerie appartenant à un certain Robinet Berton, artisan tuilier - constitue un des derniers ponts suspendus de type Seguin, dit en fil de fer, encore debout sur le Rhône.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1845, daté par source
1945
Auteur(s) Auteur : Boulland Adolphe, ingénieur, attribution par travaux historiques
Auteur : Fournery Hubert, maître d'oeuvre, (?), attribution par travaux historiques
Auteur : Compagnie des mines, fonderies et forges d´Alais,
Compagnie des mines, fonderies et forges d´Alais
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entrepreneur, attribution par travaux historiques

Le pont suspendu de Donzère est établi juste à côté de l'ancienne traille qu'il remplace, entre la commune dont il porte le nom et celle de Viviers, dans le défilé de Donzère. L'ouvrage, long de 300 m environ, est constitué de trois travées, sensiblement de même portée (avoisinant chacune 96 m). Sur chaque rive, le pont s´ouvre par une tête de pont en pierre de taille calcaire, en forme d'arc monumental en plein cintre. Les deux pylônes médians, à double pilier, séparant les travées sont également maçonnés. Ils supportent les câbles de suspension en fil de fer (quatre de chaque côté). Des suspentes relient les câbles porteurs au tablier. Ce dernier est à ossature métallique. Sur une largeur de 5 m, il porte une chaussée à platelage en bois (aujourd'hui revêtu d'asphalte) bordée de garde-corps métalliques ajourés. D'architecture néoclassique, avec ses appuis massifs dont ses deux têtes de pont en arc, le pont de Donzère rappelle l´ancien pont suspendu du Teil (1839).

Murs métal
fer
calcaire
bois
pierre de taille
Typologies pont suspendu à piles multiples

Pont étudié en 1977 dans le cadre de l´Inventaire topographique du canton de Viviers (IA00048162). Ouvrage faisant partie du test. Propriété des départements de l'Ardèche et de la Drôme. Coord. : LAMBERT3 ; X = 0787850 ; Y = 0241840.

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1985/12/23

Annexes

  • Extrait du rapport de l´élève ingénieur chargé du service de l´arrondissement de l´Est sur les bacs de cet arrondissement en réponse à une demande faite par M. le Directeur général, tendant à faire remplacer tous les bacs par des ponts, 6 mai 1833 (AC Viviers, non coté) :

    "M. le Directeur général par sa lettre du mois d´octobre dernier, demande s´il ne serait pas possible de remplacer les bacs qui servent aux passagers des rivières par des ponts fixes ou par des ponts suspendus ; et dans ce cas il désire toutes les données nécessaires pour dresser le cahier des charges dans l´arrondissement dont l´élève ingénieur soussigné est chargé. Il y a trois emplacements de bacs qui peuvent fixer l´attention de l´administration sous le point de vue dont il est question. Ce sont les bacs de Beauchastel sur l´Hérieux, celui du Pouzin et celui du Robinet, tous deux sur le Rhône.

    Je ne parle pas de celui de Rochemaure quoiqu´il soit d´une grande importance à cause du voisinage de Montélimar, parce qu´une compagnie est sur le point de le remplacer par un pont suspendu.

    Bac du Robinet ou de Donzère :

    Le bac dont il s´agit est le plus important de tout le département car tout le roulage du Languedoc qui se rend en Auvergne et qui traversait autrefois l´Ardèche au pont de Saint-Just emporté en 1827, traverse une première fois le Rhône au Saint-Esprit pour le traverser une seconde fois au bac de Donzère.

    Un pont établi dans cet emplacement serait donc très utile et très avantageux. Il est un autre emplacement qui conviendrait mieux sous beaucoup de rapports, mais il faudrait pour cela exécuter de grands travaux. La route royale de Lyon à Marseille par le Dauphiné traverse à Donzère une montagne assez élevée et elle a dans quelques endroits de 10 à 12 centimètres de pente par mètre. Si l´on suivait le Rhône, on aurait au contraire une route bien placée ; sans grands détours et d´une pente très douce ; et alors au moyen d´un pont suspendu qui serait établi à la porte de la ville de Viviers et vis-à-vis l´embranchement des deux routes royales n° 86 de Lyon à Beaucaire et 102 de Viviers à Clermont ; cinq ou six gros bourgs qui se trouvent dans la Drôme vis-à-vis Viviers pourraient facilement communiquer à cette ville et échanger avec elle tous les produits agricoles, de manière que cet emplacement jouirait de l´avantage d´avoir non seulement le roulage, mais encore tout le piétonnage.

    L´établissement de ce pont serait assez facile en traversant un bas fond peu profond au moyen d´une chaussée et en attachant les chaînes de suspension du pont sur les rochers de Marmouche qui se trouvent en face de Viviers sur la rive gauche du Rhône. A Donzère au contraire il ne faut pas espérer que les gens à pied y passent en grande quantité, vu qu´ils seraient obligés de faire un grand détour pour arriver à leur destination, le pont ne servirait qu´aux gens de Donzère : et les habitants de Viviers eux-mêmes pour aller à Montélimar iraient traverser le Rhône au Teil ou à Rochemaure qui sont distans le 1er de 8 à 10 mille mètres et le second de 15 à 16 mille, plutôt que de rétrograder pour aller prendre le pont de Donzère. Mais il faut avouer que cet emplacement serait plus convenable que l´autre en ce que du côté gauche du Rhône, le chemin est déjà fait pour aller rejoindre la grande route au-dessous de Donzère.

    Occupons-nous actuellement du pont de Donzère.

    En cet endroit le Rhône est assez large et lors des grandes eaux il couvre toute la plaine jusqu´à la route n° 86 comme on peut le voir d´après le profil en long, il convenait donc de donner au point un débouché suffisant pour l´écoulement des eaux.

    En lui donnant toute la largeur du lit du fleuve c´est-à-dire 350 mètres en faisant une avenue insubmersible, j´ai trouvé que les eaux s´élèveraient à 2,78 m au-dessus des plus hautes eaux. Elles ne s´élèveront pas à cette hauteur à cause de l´augmentation de vitesse mais le bruit des eaux qui passent en si grande quantité et avec une grande vitesse souvent effraye les animaux qui passent sur le pont. J´ai donné au tablier du pont une hauteur de 3,50 m au-dessus des plus hautes eaux actuelles. Si la société chargée de l´exécution du pont veut diminuer le débouché, elle pourra en demander l´autorisation, et qui lui sera accordée, s´il y a lieu, après une étude plus approfondie des localités.

    Pour établir la communication entre la route n° 86 et le pont, il y aura une chaussée de 804,95 m de longueur d´une pente uniforme de 0,0082 m par mètre sur toute la longueur.

    Cette chaussée suivra d´abord le chemin d´avenue du bac jusqu´à la ferme de Mr Fournery aîné, traversera la cour et un hangar et delà il y aura un nouvel alignement qui ira aboutir au pont qui se trouve en face du Domaine de M. Surcot comme le plan l´indique. Cette chaussée traversera une laune ou brassière du Rhône de 56 m de largeur, mais peu profond et ce qui ne présentera aucun inconvénient puisque l´eau n´arrive dans cette laune que par le bas et c´est par conséquent une eau dormante.

    Sur la rive gauche la chaussée d´avenue aura 161,80 m de longueur et suivra une pente uniforme de 0,02 m par mètre (...)".

  • Rapport de l´ingénieur en chef sur le projet du pont suspendu à exécuter sur le Rhône en face du Robinet de Donzère, Privas, 17 juillet 1833 (AC Viviers, non coté) :

    "Le bac du Robinet est affermé 2000 francs, ce qui suppose un revenu de cinq à six mille francs, en outre on remarquera que lorsque le passage sera plus commode, il sera choisi de préférence à beaucoup d´autres puisqu´il existe peu d´endroits ou les deux routes royales n° 86 et n° 7 soient aussi rapprochées ; Donzère est d´ailleurs un point commercial important à cause de ses vins.

    La section de la rivière au-dessus des basses eaux pendant les plus hautes crues est de 2233,34 m [?] en donnant une largeur de 280 mètres entre les culées comme l´indique l´ingénieur ordinaire, il s´ensuit que si la vitesse n´augmentait pas, les eaux s´élèveraient à 7,97 m ; au pont du Bourg-Saint-Andéol on a fixé la hauteur du tablier à 5,21 m près des culées, et à 8,17 m à la pile du milieu ce qui fait une hauteur moyenne de 6,64 m sur 300 mètres de largeur. On devra donc dans les cas qui nous occupe, donner une hauteur de 8,50 m sur 280 mètres. La distance entre les gardes corps devra être fixée comme pour le pont de Beauchastel.

    Les chaussées aux abords ne peuvent pas être établies dans des directions autres que celles indiquées par l´Ingénieur ordinaire dans son plan, mais on doit laisser aux concessionnaires le droit d´en régler les pentes à leur volonté, pourvu que les pentes n´excèdent pas quatre centimètres par mètre, que le sommet desdites chaussées soit au moins à la hauteur que l´on suppose s´élever les plus hautes eaux, et que leur largeur en couronne soit au moins de huit mètres.

    Quant au tarif à suivre, on devra prendre pour modèle celui ci-joint, au pont de Bourg-Saint-Andéol. On voit par le prix de la ferme du bac, qu´il n´est pas probable qu´aucune compagnie se présente, si le gouvernement n´accorde aucune subvention.

    L´Ingénieur en chef soussigné pense qu´elle ne peut s´élever à moins de quarante mille francs.

    D´après tout ce qui précède l´ingénieur en chef est d´avis qu´on peut mettre ledit pont en adjudication en imposant aux concessionnaires les conditions suivantes :

    1° Le tarif serait le même que celui ci-joint, adopté au pont de Bourg-Saint-Andéol.

    2° Les chaussées aux abords du pont se raccorderaient au chemin du bac à Donzère et à la route royale n° 86 comme il est indiqué au plan.

    3° Ces chaussées auraient des pentes qui ne pourraient excéder nulle part quatre centimètres par mètre, elles seraient élevées partout au-dessus des plus basses eaux, de 7,97 m et leur largeur au sommet serait d´au moins huit mètres.

    4° La hauteur du tablier au-dessus de l´étiage serait de huit mètres cinquante centimètres.

    5° La distance entre les gardes corps de 6,50 m savoir 5 mètres pour la chaussée et 0,75 m pour chaque trottoir si le pont est à deux voies, s´il n´a qu´une voie la chaussée sera réduite à trois mètres".

  • Projet de haubans pour contreventer le tablier du pont suspendu de Robinet, 1847 (notes extr. de : AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532)

    Au dessous de chacune des trois travées, deux câbles, l´un amont, l´autre aval, seront fixés d´une part, par leurs extrémités à des crampons amarrés dans les piles et culées, d´autre part en différents points de leurs longueurs par des verticales en fils de fer les reliant aux poutrelles de deux en deux. Les crampons consisteront pour les piles en barres de fer les traversant de part en part, perpendiculairement à leur axe et taraudés à leur bout. Un premier écrou de chaque côté les fixera invariablement au parement, un second y arrêtera les goujons mobiles destinés à recevoir les croupières des haubans. Pour les culées, les barres de fer, semblables par l´une de leurs extrémités aux précédents, seront terminées à l´autre à 4 m de profondeur dans une cavité voûtée pratiquée à cet effet, par une clavette à boucle fortement serrée. Les câbles haubans situés dans des plans verticaux à 3 m de l´axe du pont seront tendus suivant des paraboles à axe vertical de telle sorte que leurs extrémités, étant amarrées immédiatement sous les cordons des piles, c´est à dire au niveau même des hautes eaux de 1840, soient en même temps tangentes à la courbe du dessous des poutrelles.

  • Procès-verbal de visite et d´épreuve du pont suspendu de Donzère, 30 octobre 1847 (notes extr. de : AD Drôme, 3S 42 : Chemise 532)

    Ce pont a été construit à l´emplacement indiqué au plan général faisant partie des pièces du projet approuvé par décision du sous-secrétaire d´état le 19 mai 1846. Il est composé de trois travées. La largeur du débouché entre les culées est de 300 m. Les deux portiques formant les culées ont chacun 3,50 m d´épaisseur. Les deux portiques formant les piles ont chacun 6,20 m. La travée joignant la rive gauche a 96,80 m d´ouverture, la travée du milieu 94,80 m et la travée joignant la rive droite 96 m.

    La largeur de la voie entre les faces intérieures des garde-corps est de 5,50 m. Elle est bordée de simples heurtoirs en bois appuyés contre ces garde-corps.

    La hauteur du dessous du tablier contre les culées est de 2,50 m au dessous du repère de la crue de 1840 et de 4,62 m au milieu du pont.

    Avis favorable à l´ouverture du pont au public par l´ingénieur en chef.

  • Situation du pont de Donzère au 25 avril 1969 (extr. de : AD Ardèche, 1965 W 68 : Chemise Construction, reconstruction, affaires diverses vers 1970)

    (opération n° 58 N 07 E)

    LE RHONE

    Situation actuelle : rétabli en provisoire.

    Pont suspendu ancien, détruit au cours des hostilités.

    Tablier reconstruit en 1946. Réutilisation des appuis du pont.

    Surcharges prévues : 14 tonnes par véhicule, actuellement limitées à 10 tonnes par véhicule.

    Chaussée : 4,50 m (3,60 m sur piles).

    Ecartement des parements de culées : 300,33 m.

    Trois travées suspendues - Platelage bois.

    Inconvénients

    Limité à 10 tonnes.

    Difficulté de croisement.

    Débouche sur un passage à niveau de la voie ferrée PARIS - MARSEILLE (sortie très dangereuse : faible rayon ; mauvaise visibilité).

    Ossature du tablier déformée aux abouts des travées.

    Poutres de rigidité insuffisantes pour un ouvrage de longue durée.

    Soumis à des vents violents (défilé de Donzère).

    Frais d´entretien élevés.

    Usure marquée.

    Comptage

    Moyenne journalière année 1965 : 1122 véhicules.

    Conclusion

    L´ouvrage doit être effectivement reconstruit ; il présente des dangers évidents pour la circulation locale et ne saurait être maintenu en son état actuel sans des risques d´accident qui iront en s´aggravant avec le temps en raison de la vétusté de sa construction.

    Il est urgent d´y remédier et, à ce sujet, il convient d´observer que le renforcement de l´ouvrage existant ne supprimerait pas le danger qui résulte de la position du passage à niveau S.C.N.F. à l´extrémité R.G. du pont suspendu.

    Le nouvel ouvrage doit être établi sur le barrage de la Compagnie Nationale du Rhône, dit "de Donzère", et ce dernier a été conçu à cet effet. Il est urgent de procéder à sa construction.

    Les A.P.S. et A.P.D. qui seront nécessaires seront présentés en 1969. Le projet définitif des différents lots sera mis au point en commençant par la construction de la nouvelle voie d´accès du Rhône, lot qui pourra être lancé en 1969.

    Privas, le 25 Avril 1969

    Le Directeur Départemental.

  • Janvier 2010. France. Rénovation d'ouvrage d'art. (extr. du site internet Vinci : <URL : http://www.vinci.com/vinci.nsf/fr/nouveaux-contrats/pages/archives.htm>) :

    L´agence Sysa (Eurovia) va réaliser, pour le compte du conseil général de la Drôme, les travaux de réparation du pont du Robinet, situé sur la commune de Donzère. Long de 333 m, cet ouvrage est inscrit depuis 1985 à l´inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Les travaux seront réalisés en 2010 ; ils comprennent la fourniture et la pose de rehausses en aluminium, la dépose et repose de l´ensemble du platelage (plancher de charpente), la réfection du revêtement, ainsi que le rejointoiement des maçonneries.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN Roubaix (Archives d´entreprises). Série 198 AQ. Fives-Lille (non consulté)

  • AD Ardèche. S 32. Viviers. Ponts sur le Rhône

  • AD Ardèche. 1109 W 390. Pont suspendu de Donzère : projets, historiques (...). 1856-1946

  • AD Ardèche. 1963 W 10. Reconstruction du pont de Donzère sur le Rhône. 1950-1976

  • AD Ardèche. 1963 W 14. Pont de Donzère, ancien pont de Robinet. 1950

  • AD Ardèche. 1965 W 68. Construction et reconstruction de ponts détruits par faits de guerre. 1941-1987

  • AD Ardèche. 1965 W 69. Procès-verbaux de visites annuelles des ouvrages d´art. 1941-1987

  • AD Ardèche. 1965 W 76. Pont de Donzère. 1944-1960

  • AD Drôme. 3S 42. Pont de Robinet, Donzère

  • AD Drôme. 50S 11. Bac à traille de Donzère

  • AC Viviers. Non coté. Rapport de l´élève ingénieur chargé du service de l´arrondissement de l´Est sur les bacs de cet arrondissement

  • AC Viviers. Non coté. Rapport de l´ingénieur en chef sur le projet du pont suspendu à exécuter sur le Rhône en face du Robinet de Donzère

  • Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine (Charenton). Série 1999/008/0101. Donzère. Pont suspendu sur le Rhône. Note de présentation, avis sur la protection, Michel Caille, 1985

Documents figurés
  • [Donzère - Pont dit du Robinet, vue d´ensemble] / Paul Lancrenon phot., [31/05/1896]. 1 photogr. nég. : n. et b. (Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, Archives photographiques, SAP 05, LCR00344) Notes : coin supérieur gauche manquant

  • [Rochers en amont de Donzère. Robinet de Donzère. Pont suspendu] / Paul Lancrenon phot., [06/1914]. 1 photogr. nég. : n. et b. (Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, Archives photographiques, SAP 05, LCR02366)

  • Donzère (Drome) - Pont du Robinet sur le Rhône / F. Baume édit. Montélimar : Baume, [1ère moitié du 20e siècle]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Dürrenmatt, CP DUR 1508)

  • 2197 - Donzère - Le Pont sur le Rhône et les Rochers / C. Artige fils édit. Aubenas : Artige fils, [1ère moitié du 20e siècle]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (La Drôme pittoresque) (MdFR. Collection Dürrenmatt, CP DUR 1509)

  • Donzère (Drôme) - Le Pont du Robinet sur le Rhône / Union Donzéroise édit., [1ère moitié du 20e siècle]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Dürrenmatt, CP DUR 1510)

  • Donzère (Drome) - Pont et Rochers du Robinet / F. Baume édit. Montélimar : Baume, [avant 1919]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b. (MdFR. Collection Rondeau, CP RON 1133) Notes : a voyagé en 1919

  • [Construction du pont de Donzère]. [1946]. 34 photogr. pos. : n. et b. (AD Ardèche. 25 Fi 100, n° 60) Notes : photographies sélectionnées extraites d´un album qui rassemble l´ensemble de la campagne photographique

  • [Construction du pont de Donzère]. [1946]. 34 photogr. pos. : n. et b. (AD Ardèche. 25 Fi 100, n° 60) Notes : photographies sélectionnées extraites d´un album qui rassemble l´ensemble de la campagne photographique

  • [Construction du pont de Donzère]. [1946]. 34 photogr. pos. : n. et b. (AD Ardèche. 25 Fi 100, n° 60) Notes : photographies sélectionnées extraites d´un album qui rassemble l´ensemble de la campagne photographique

  • [Construction du pont de Donzère]. [1946]. 34 photogr. pos. : n. et b. (AD Ardèche. 25 Fi 100, n° 60) Notes : photographies sélectionnées extraites d´un album qui rassemble l´ensemble de la campagne photographique

  • [Construction du pont de Donzère]. [1946]. 34 photogr. pos. : n. et b. (AD Ardèche. 25 Fi 100, n° 60) Notes : photographies sélectionnées extraites d´un album qui rassemble l´ensemble de la campagne photographique

  • [Construction du pont de Donzère]. [1946]. 34 photogr. pos. : n. et b. (AD Ardèche. 25 Fi 100, n° 60) Notes : photographies sélectionnées extraites d´un album qui rassemble l´ensemble de la campagne photographique

  • Viviers (Ardèche) - Section AS / 1:2000. [1963]. 1 plan : en coul. (AD Ardèche. 3 P 2750-41)

  • Viviers (Ardèche) - Section AT / 1:2000. [1962]. 1 plan : en coul. (AD Ardèche. 3 P 2750-43)

  • Viviers (Ardèche) - Tableau d´assemblage / 1:10000. [1967]. 1 plan : en noir (AD Ardèche, 3 P 2750-57)

  • [Donzère, le pont sur le Rhône]. [1979]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 13 x 18 cm (AD Drôme. Collection Peloux, 37 Fi 15) Notes : reproduction photographique d´un original de la 1ère moitié du 20e siècle

  • [Donzère, le pont après une crue du Rhône]. [1979]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 13 x 18 cm (AD Drôme. Collection Peloux, 37 Fi 30) Notes : reproduction photographique d´un original du début du 20e siècle

  • [Donzère, le Rhône, le pont du Robinet]. [1974]. 3 photogr. nég. : n. et b. ; 5,7 x 7,2 cm (AD Drôme. Collection A.L.A.T., 5 Fi 182, 183 et 184) Notes : reproductions réduites de photographies

  • [Donzère - Le Rhône en crue (novembre 1955)]. [1982]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 13 x 18 cm, (AD Drôme. Collection du Musée de Donzère, 52 Fi 15) Notes : reproduction photographique d´un orignal d´après 1955

  • [Donzère, pont du Robinet sur le Rhône]. [1982]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 13 x 18 cm (AD Drôme. Collection du Musée de Donzère, 52 Fi 21) Notes : reproduction photographique d´une carte postale

  • [Donzère, vue aérienne, la ville, la déviation, le Rhône] / Cellard phot., [1959]. 1 photogr. pos. : n. et b. ; 10 x 15 cm (AD Drôme. Fonds Cellard, 95 Fi 706)

  • [Donzère, pont sur le Rhône]. [1998]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 6 x 10 cm (AD Drôme. Collection A.D.D., 95 Fi 2290) Notes : reproduction d'un original des éditions Cellard, 1965

  • [Pont et défilé de Donzère]. [1980]. 1 photogr. nég. : n. et b. ; 13 x 10 cm (AD Drôme. Collection Archives Nationales, la Photohèque française, 1 PH 26)

Bibliographie
  • GRATTESAT, Guy (dir.). Ponts de France. Paris : Presses de l´Ecole nationale des Ponts et Chaussées, 1982

    p. 122 et p. 123
  • LAUXEROIS, Roger. Le bas Vivarais à l´époque romaine. Paris : De Boccard, 1983

    p. 53
  • MARREY, Bernard. Les ponts modernes 18e-19e siècles. [Paris] : Picard Editeur, 1990

    p. 134
  • MONTENS, Serge. Les plus beaux ponts de France. Paris : Bonneton, [D.l. 2001]

    p. 130
  • PIC, Maurice. La "naissance" du pont du Robinet. Recherches donzéroises, 1981, n° 7, p. 24

  • Site internet Art et histoire. Pont du Robinet à Donzère - 1847. [en ligne]. Accès internet : <URL : http://www.art-et-histoire.com/index4o.php?segreap.php?Donzere>

  • Site internet Structurae. Pont du Robinet (1847). [en ligne]. Accès internet : <URL : http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0003002>

  • Site internet Vinci. Janvier 2010. France. Rénovation d'ouvrage d'art. [en ligne]. Accès internet : <URL : http://www.vinci.com/vinci.nsf/fr/nouveaux-contrats/pages/archives.htm>

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