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Parlement dit Parlement de Dombes

peintures monumentales (décor intérieur, trompe-l'oeil) de la salle des pas perdus : Architecture feinte

Dossier IM01000866 réalisé en 2003

Fiche

Dénominationspeinture monumentale
Appellationsde la salle des pas perdus
Aire d'étude et cantonTrévoux
AdresseCommune : Trévoux
Adresse : rue du Palais
Emplacement dans l'édificesalle des pas perdus
murs

Les peintures, dissimulées sous un badigeon, sont apparues à la suite de sondages en 1991 (au moment de l'enquête d'inventaire) ; elles ont été complètement mises au jour en 2002-2003 par C.M. Vettori, restaurateur, mais n'ont pas encore été restaurées. Ce décor néo-classique appartient au XVIIIe siècle, mais on peut hésiter à le rattacher à la 2e campagne de construction réalisée en 1724, ou à des travaux de décoration plus tardifs. Cependant, la couronne de fils puîné de France, qui surmonte les armoiries sur le dessus-de-porte nord, ne peut correspondre qu'à Louis-Auguste de Bourbon, fils de Louis XIV, duc du Maine, décédé en 1736.

Période(s)Principale : 1ère moitié 18e siècle
Exécuté sur place
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Peinture murale à la détrempe sur mortier de chaux grasse, en camaïeu de tons pastel : dégradés de gris au blanc, gris bleuté, beige ; les fausses statues sont peintes en grisaille sur fond bleu ciel uni et une évocation de végétation vert pâle. La peinture recouvre la totalité des murs de la pièce, antichambre de la salle d'audience, actuellement coupée en deux par une cloison.

Catégoriespeinture murale
Matériauxmortier, support peinture à la chaux, camaïeu, grisaille, faux marbre
Précision dimensions

h = 360 ; la = 220

Iconographiesvue d'intérieur, effet de relief, entablement, frise, corniche, chapiteau corinthien, pilastre, table saillante, armoiries, couronne, palme, chute végétale, arc en plein cintre décor d'architecture
figure, allégorie, moralisant, attribut statue, justice
Précision représentations

vue d'intérieur (décor d'architecture : effet de relief, entablement, frise, corniche, chapiteau corinthien, pilastre, table saillante, armoiries, couronne, palme, chute végétale, arc en plein cintre : effet de perspective, fond de paysage) ; figure (statue, justice : allégorie, moralisant, attribut : balance, épée, statue, la paix : allégorie, moralisant, attribut : rameau d'olivier) § Tout autour de la pièce, décor d'architecture feinte de style néo-classique : un entablement, dont la frise est ornée de motifs végétaux symétriques, est porté par des pilastres peints en faux marbre à chapiteaux corinthiens, qui séparent, au nord et au sud, de grands panneaux rectangulaires à cadre mouluré ; les panneaux des dessus-de-porte encadrent des motifs illisibles (armoiries ?) dans des cartouches entourés de chutes de feuillage ou de feuilles d'acanthe. Sur les murs est et ouest, en pendant des deux portes en vis-à-vis, les faux pilastres encadrent de grandes arcades en perspective feinte, à agrafe sculptée et treillis dans les écoinçons, ouvrant sur un fond de paysage peu détaillé. Les arcades abritent de fausses statues allégoriques avec base, chacune présentant son attribut à bout de bras : à l'est, la Justice, la balance dans la main gauche, la main droite appuyée sur son épée, à l'ouest, la Paix, un rameau d'olivier dans la main droite.

Inscriptions & marquesarmoiries, peintes, sur l'oeuvre, illisibles, chiffre (?)
Précision inscriptions

Armoiries (?) illisibles peintes dans des cartouches sur les deux dessus-de-porte en vis-à-vis à l'est et à l'ouest ; le dessus-de-porte nord est, quant à lui, orné d'un médaillon ovale sommé d'une couronne de fils puîné de France, contenant également des armoiries illisibles, ou peut-être le chiffre (deux L affrontés et A entrelacés) de Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine.

États conservationsoeuvre mutilée
oeuvre dissimulée
Précision état de conservation

Le support présente des fissures et quelques arrachements. Les peintures, apparues à la suite de sondages au moment de l'enquête d'inventaire (1991), étaient dissimulées sous un badigeon ; elles ont été complètement mises au jour en 2002, mais l'ensemble de la surface des murs est entièrement piqueté et quelques endroits présentent des mutilations importantes, notamment les armoiries en dessus-de-porte.

Statut de la propriétépropriété du département
Intérêt de l'œuvreÀ signaler
Protectionsoeuvre non protégée MH
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Jourdan Geneviève