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moulin à blé et à huile : moulin de l'Olivière

Dossier IA26000145 réalisé en 1998

Fiche

Précision dénominationmoulin à huile
moulin à blé
Appellationsde l'Olivière
Parties constituantes non étudiéesbief de dérivation, cour, four à pain, bergerie
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonGrignan
HydrographiesLez le) ; Aigue Longue
AdresseCommune : Montbrison-sur-Lez
Lieu-dit : l' Olivière
Cadastre : 1835 C 267, 267 bis ; 1985 C 533

Il ne semble pas que le moulin de l'Olivière, dont l'époque de création est inconnue, soit à l'origine un moulin seigneurial. Bien qu'un moulin soit cité parmi les dépendances de la maison forte de Pontaujard dans un acte de cession du début du 14e siècle, rien ne prouve qu'il s'agisse de celui-ci, malgré sa proximité avec le domaine, auquel il a pu échapper par la suite ; il n'est pas mentionné dans l'état des lieux du château de Pontaujard établi en 1629. Un moulin existait cependant à Montbrison à cette époque, car un acte notarié (extrait cadastral) daté de 1643 cite à plusieurs reprises le moulin et son béal, tout simplement "au Moulin" ; il confine des terres "à l'Ollivière" et "au Long", qui appartiennent à Martin Gueyle ou à Blaise et Jean Rousset (l'un d'eux est peut-être meunier ?). Sur la carte de Cassini (2e moitié 18e siècle), au lieu-dit Peageon, un moulin est porté à l'emplacement du moulin de l'Olivière, ce que confirme la date 1783 gravée à la clef de l'arc d'une porte ouvrant sur la cour intérieure de l'édifice. La matrice cadastrale de 1825 ne mentionne qu'un seul moulin à Montbrison, celui-ci, dont la parcelle est cadastrée en 1835 comme "maison, cour, moulin (C 267) et canal du moulin (C 267 bis)" au nom de Bonhomme, meunier. La parcelle appartient ensuite à Jean-Joseph et Joseph Casimir Jouet (un Joseph Jouet, était meunier à Montbrison en 1822) qui, en 1856, agrandissent le moulin et la maison : de plan rectangulaire sur l'ancien cadastre, le bâtiment est passé à un plan en L, comprenant en outre de petites dépendances agricoles. Ce moulin à eau, alimenté par un bief débutant au niveau du Pont au Jas, produisait de la farine et de l'huile. Sa période d'activité est intense dans la seconde moitié du 19e siècle, puis a probablement cessé dans le 1er quart du 20e siècle. En 1934, une crue de l'Aigue Longue détruit le corps est du moulin ; les machines sont conservées dans l'étage de soubassement du bâtiment principal, ainsi que deux meules dans la cour latérale. Le bief n'est plus entretenu. L'édifice, restauré vers la fin du 20e siècle, est aujourd'hui une résidence secondaire.

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1783, porte la date ; daté par source
1856

Le bâtiment est implanté sur un terrain situé au confluent du ruisseau de l'Aigue Longue à l'est, et de la rivière du Lez à l'ouest ; côté nord, le chemin du Moulin longe son mur de clôture à chaperon, fermé à l'est par des dépendances récentes (garages). L'édifice est constitué d'un corps principal rectangulaire de trois niveaux, au nord, et d'un corps rectangulaire de deux niveaux en retour à l'est, ménageant dans l'angle nord-est une petite cour close de murs ; la cour antérieure du corps principal est bordée au sud de petites dépendances en rez-de-chaussée, construites sur le même alignement mais séparées : bergerie accolée au corps principal et four à pain, moins profond, reliés par une porte à chaperon ouvrant sur la cour fermée, où se situe encore un corps en appentis contre le corps est. Les corps sont couverts individuellement de toits de tuile creuse, à longs pans (corps nord et est) ou à deux pans (dépendances) et à pignons couverts ; une génoise borde les rives des toits des corps principaux, à 2 (corps nord) et 3 rangs (est). L'ensemble est bâti en moellons mixtes de calcaire et mollasse, on remarque quelques assises en arête-de-poisson et une reprise de construction verticale dans l'élévation principale (au sud) du corps nord, ainsi que des ouvertures murées (?) par de grandes dalles. Ce corps, abritant logis et dépendances, comprend un étage de soubassement (voûté ?) renfermant le moulin (renseignement oral), un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît ; ses élévations nord et ouest sont aveugles. Le logis, avec escalier intérieur en pierre, occupe aussi le rez-de-chaussée et l'étage du corps est, dont le comble perdu contient un pigeonnier : l'entrée, pierre monolithe percée de 5 boulins, est intégrée dans le pignon sud. Un ancien logis, avec cheminée et « bugade » (cuve à lessive) se situait près du four à pain. L'intérieur n'a pas pu être visité. Les élévations sont partiellement à travées, et les baies, rectangulaires pour la plupart, encadrées de pierre de taille ; quelques fenêtres sont couvertes de linteaux segmentaires. D'autres baies sont cintrées : dans le mur sud fermant la petite cour postérieure, est ménagée une porte bâtarde couverte d'un arc en anse de panier, dont la clef en relief porte la date 1783 ; au 1er niveau de l'élévation nord du corps donnant sur cette cour, s'ouvre une large arcade segmentaire appareillée, surmontée, dans l'angle, d'un arc qui donne sur un balcon longeant l'élévation est du corps principal. La cour renferme, adossé au mur nord, un massif en pierre sur lesquelles sont placées deux meules circulaires en pierre.

Murscalcaire
molasse
Toittuile creuse
Plansplan régulier en L
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage en surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit à deux pans
pignon couvert
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en équerre en maçonnerie
Énergiesénergie hydraulique
produite sur place
États conservationsvestiges, restauré

Le moulin seigneurial à Montbrison, cité au 14e siècle, n'est plus mentionné ensuite. Cependant, il est à peu près certain que ce moulin, reconstruit au même endroit ou à proximité sur un bief du Lez, a perduré, puisque l'existence d'un moulin est attestée au milieu du 17e siècle au terroir du Moulin, proche du Long (du Lez) et de l'Olivière, dont l'étymologie est parlante. Si la construction de l'édifice étudié ne remonte qu'à la fin du 18e siècle, son emplacement n'a guère varié pendant six siècles et sa fonction de moulin à blé et à huile témoigne d'une activité traditionnelle importante, aujourd'hui disparue dans la commune. Le bâtiment se rattache au type D de la typologie des fermes : logis sur deux niveaux, escalier intérieur, élévation régulière à travées, dépendances agricoles accolées ou isolées.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Jourdan Geneviève