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Le haut-fourneau de Giez puis Usines Royales de Giez puis Usine textile dite Usines Gourd Croisat Dubost et Cie puis Ancienne soierie actuellement golf de Giez

Dossier IA74001080 inclus dans Paysage du bassin-versant du Fier réalisé en 2011

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • bief
    • bassin
    • château
    • remise
    • ferme
Parties constituantes non étudiées bief, bassin, château, remise, ferme
Dénominations forge
Aire d'étude et canton Pays de Savoie - Faverges
Hydrographies Ruisseau de la Chenalette le), Lac d'Annecy
Adresse Commune : Giez
Lieu-dit : La Fin
Adresse : 304 route du Thovey
Cadastre : 0A 3 74, 1092, 0B 1, 2, 3

Par sentence du 27 octobre 1418, Pierre II de Villette reçoit en investiture de son souverain, le château d´Ugine et son mandement, les villages de Seythenex et de Giez. Pierre de Villette investit le château de Giez en mai 1430. En 1732, la Mappe de Giez indique que le seigneur du Baron de Villette disposait d´un château, deux maisons de ferme, deux moulins au hameau de Rovagny, un battoir, une forge et 330 journaux de terre dont un bois de 92 journaux. En 1815, le châtelain, M. De Villette demande l´établissement d´un haut-fourneau et autre martinet au nord-est du Château de Giez qui domine ce vallon. Selon les membres de l´association, les Amis de Viuz-Faverges, une enquête insiste sur le retard pris par les travaux d´installation. La grosse maçonnerie du haut-fourneau, la prise d´eau pour les artifices ne sont pas achevés. Ces derniers signalent que la grande forge avec soufflets de bois pour la réduction de la fonte en fer est déjà en activité. Le haut-fourneau, ainsi qu´une nouvelle forge et un laminoir à fer blanc viennent progressivement compléter le site. M. François Joseph Henri Mol dirige l´usine en 1822. A partir de 1827, le nouveau directeur, M. Jean Paccard dirige le site au nom de MM. Louis Frèrejean frères. Le haut-fourneau de Giez réduit les minerais de Cuvat, Saint-Jorioz et Saint-Georges d´Hurtières donnant une fonte de fer capable de mouler des ustensiles de cuisine élaborés dans la sablerie et la fabrique de l´usine. L´acquisition et la translation du haut-fourneau de Tamié par M. Frèrejean aux Forges et Fonderies de Cran-Gevriez maque un tournant décisif dans l´activité du site. M. Louis Frèrejean rachète les droits du haut fourneau de Tamié, du Villaret à Faverges et de Giez. La halle à charbon, la fonderie, la machine soufflante, le magasin, la maison ainsi que les droits d´eau attachés aux sources alimentant l´usine deviennent la propriété des Forges et Fonderies de Cran-Gevrier. En 1840, M. Jean Paccard directeur des Forges et Fonderies de Cran fait ajouter un four à réverbère dans les usines royales de Giez. Les accords de libres échanges concédés à la France et le rattachement de la Savoie à cette dernière, compromettent durablement le développement des usines de Giez. Les Forges et Fonderies de Cran traversent alors une crise structurelle. M. Louis Marie Frèrejean vend le complexe de Giez à M. Alexandre Arquische directeur de la fabrique Gourd Croisat Dubost et Cie à Lyon. Le bâtiment principal abrite alors une fabrique de taffetas et la roue hydraulique adjointe est complétée par une machine à vapeur de 5 CV utilisée pendant les périodes d´étiage. Cette machine anime avec la roue hydraulique les appareils de dévidage, de doublage, de cannetage et de tissage. La production est portée à 72 000 mètres d´étoffe par an. L´usine pensionnat ferme ses portes en 1890. Le bâtiment de deux étages est alors transformé en ferme et le four à réverbère est en partie démonté. Le système de la prise d´eau avec les bassins dans le château de Giez sont encore présent en 2011. Le domaine a été transformé en club accueillant des pistes de golf. Les restaurants et autres espaces de détente ont été aménagés dans l´ancienne usine.

Période(s) Principale : 2e quart 15e siècle
Principale : 2e quart 18e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1418
1430
1732
1815
1827
1840
1890

La pointe de Velan descend de l´Arcalod vers le nord en se parant d´espaces boisés en direction du lac d´Annecy. Ces contreforts suivent une pente régulière au nord-ouest de la commune de Giez. Le Château de Giez domine ainsi le couloir de Faverges qui prolonge le lac d´Annecy dans sa partie sud. Protégé par un écrin de verdure, le village de Giez forme un petit hameau compact dominé par l´ancienne maison forte. Pour accéder à ce château, il faut passer par le hameau de Saint-Gingolph et emprunter la route du Thovey. Longeant la propriété du château dans sa partie sud, cette route ouvre sur un espace champêtre où les terrains de golf côtoient les verts pâturages. Le bâtiment de l´ancienne usine textile jouxte le village de Giez dans sa partie sud-est. L´ancienne prise d´eau alimentant ce site est encore présente. Cette dernière a la particularité de capter les eaux d´une source dominant le château au sud-ouest et du ruisseau de la Chenalette au sud-est. La source descend le parc arboré du château, aménagé en palier. Le ruisseau qui en découle forme autant de petits bassins dans cet espace. Plus à l´est, le ruisseau de la Chenalatte est canalisé pour déboucher sur un aqueduc maçonné qui débouche dans la cour est de la ferme attenante au château. Aménagée en terrasse, la propriété offre une vue sur les pistes de golf situées en contrebas. En ce lieu, les deux cours d´eau se rejoignent pour dessiner un canal à ciel ouvert qui passe par les remises du belvédère. Une conduite souterraine amène l´eau dans un bassin de l´autre côté de la route du Thovey. Aménagé en pente, le domaine du golf comprend tous les équipements dédiés aux loisirs. Contigu au village de Giez dans sa partie ouest, le bâtiment de l´ancienne usine ouvre sur de vastes gazons. Ce bâtiment de plan régulier, s´étend sur 79 mètres. Il s'agit d'une succession de bâtiments accolés les uns aux autres et organisés en bande. Dans sa structure initiale, cet édifice comporte un premier corps d´une longueur de 53 mètres et dispose d´un sous-sol, d´un rez-de-chaussée et de deux étages carrés. Un retrait correspondant à l´emprise de l´ancienne roue à aubes, a été aménagé sur la façade antérieure ouest. Très peu pourvue en fenêtre cette façade diffère de la façade postérieure, orientée à l´est pour profiter de la lumière. En contrebas, le second édifice, adossé à cet atelier comporte des baies aménagées sur ces deux façades. Il est prolongé par le bâtiment du restaurant construit dans les années 1980. En face, de l´autre côté de la cour intérieure, d´une largeur de 5 mètres, le pilastre de l´ancien four à réverbère avec ses deux faces incurvées, prolonge le domaine.

Murs pierre
bois
béton
enduit
pan de bois
Toit tuile plate mécanique
Plans plan régulier
Étages 3 étages carrés
Énergies énergie hydraulique

Il s'agit du centre historique de Giez, en raison du caractère patrimonial et environnemental de l'ensemble, l'urbanisation se limite au village historique et les franges agricoles restent relativement bient préservées. La rénovation du bâtiment de l'usine n'a pas permis de mettre l'accent sur la destination initiale de ce bâtiment. Si bien que le visiteur du club de golf ne connaît pas réellement l'histroire de ce lieu. Il s'agit de l'une des premières usines métallurgiques de Savoie. Ce site est indissociable des Forges et Fonderies de Cran-Gevrier et constitue un témoignange de la mutation économique du bassin annécien. Protégé par un écrin de verdure, ce site dans sa globalité reste relativement bien préservé. Les droits du sol attachés à cette propriété restent consultables en mairie de Giez.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • En août 1816, Victor Emmanuel Ier souhaite développer l´industrie en accordant à Théophile de Chevron-Villette un privilège exclusif de quinze ans à partir de la mise en activité de son laminoir, pour la fabrication du fer blanc. Le Comte de Villette ne remplit pas les conditions de la concession dans les délais escomptés, le Comte est déchu de son privilège par arrêté du 6 mars 1828. Ces droits et privilèges sont accordés à M. Frèrejean, propriétaire de Forges et Fonderies de Cran-Gevrier. M. Frèrejean loue alors les Usines Royales de Giez.

Références documentaires

Documents figurés
  • Cadastre 2011, Conseil général de la Haute-Savoie/ Direction des Affaires Culturelles/ SIG/ BDORTHO® - BDCARTO® - © IGN - copie et reproduction interditesPlan

    CAH Haute-Savoie
Bibliographie
  • BROJEAN Joseph, La Savoie agricole, industrielle et manufacturière. Chambéry : Imprimerie A. Pouchet et Cie, 1863, 172 p.

  • CHAIZE J., Les maîtres de forge en Bauges. In L'Histoire en Savoie. Chambéry : SSHA, 1998, n°129, n.p.

  • GARIOUD N., Une usine de la première industrialisation. Giez, renouveau et fin de la sidérurgie des Bauges, 1801-1860. In Les bauges, entre lacs et Isère. Chambéry : MDSSHA , 2004, p. 199-225.

  • TISSOT R. Les hauts fourneaux et martinets du Mandement de Faverges. In Bulletin d'Histoire et d'Archéologie, Les Amis de Viuz Faverges. Lyon : CCF, 1973, n°13, 3ème trimestre, 20 p.

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