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Hôtel puis maison

Dossier IA42001622 inclus dans Ville de Montbrison réalisé en 2007

Fiche

Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesjardin, remise agricole, cour
Dénominationshôtel
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Montbrison
Adresse : 9 rue, Saint-Pierre , 8 rue des
Clercs
Cadastre : 1809 E 304 ; 1986 BK 75-77

L'édifice, construit sur une parcelle en lanière, traverse l´îlot d´est en ouest. L´habitation, en légère avancée sur la rue Saint-Pierre, possède à l´arrière une cour avec jardin qui donne sur la rue des Clercs. Le plan de la traversée de Montbrison de 1780, révisé en 1798, mentionne au 13 rue de la Barrière (actuellement 9 rue Saint-Pierre) une seule maison à «2 étages, [en] pisé, vieille, très bonne, [avec] fenêtres de bois au 2e » qui appartient à M. Souchon. Cet ancien hôtel particulier est constitué de deux maisons remembrées dont une conserve un escalier en vis demi-hors-oeuvre du 15e siècle. Cet assemblage d´édifices distincts est visible rue Saint-Pierre où les hauteurs de façades, les niveaux, le décor d´architecture diffèrent. Si quelques vestiges de la fin du 15e siècle et de la 1ère moitié du 16e siècle subsistent dans les encadrements de fenêtres moulurés sur base prismatique ou à baguettes croisées, d´autres décors de la 2e moitié du 16e siècle apparaissent, telle la fenêtre à double meneaux (remontage ?) dans la travée de gauche. L´intérieur de l´habitation est profondément remanié en 1840 par l´architecte Faure (tradition orale), entraînant des modifications de façade. Ainsi, la totalité du volume intérieure de la maison de gauche sert désormais de cage au nouvel escalier suspendu, obligeant la modification de la porte piétonne surmontée d´une baie. A l´opposé, dans la dernière travée de droite, la porte qui débouchait sur l´escalier en vis, maintenant condamné, est partiellement murée et remplacée par un triplet de la fin du 16e siècle (en remploi ?), tandis que les travées centrales sont percées de baies rectangulaires. En 1890, Madame de Jerphanion commande au sculpteur Pierre Vermare une statue de l´Immaculée Conception « en terre de gré » pour l´installer dans la niche néo-gothique de l´élévation sur rue. En 1896 l´architecte stéphanois, Ernest Coadon, réalise des travaux intérieurs et fait appel aux artisans locaux pour la décoration des salles du 1er étage. Le menuisier Jean Vaudoire exécute les lambris moulurés, rythmés par des pilastres cannelés, dans la salle à manger et le cimentier Mazet y pose des carreaux de ciment. A la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle, une remise agricole est construite dans le jardin, probablement sur l´emplacement d´un ancien corps de bâtiment, relié à l´habitation par un corps de passage débouchant dans l´escalier en vis. Ce corps de passage, également rénové, est doté d´une clef de voûte de style néo-gothique. Enfin dans le 4e quart du 20e siècle, des restaurations sont réalisées dans les encadrements d´ouvertures ; une fenêtre à croisée est remontée dans l´élévation de la rue Saint-Pierre.

Période(s)Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Faure architecte attribution par tradition orale
Auteur : Coadon Ernest architecte attribution par tradition orale

L´édifice, constitué du rassemblement de deux maisons en pisé, présente deux élévations distinctes sur la rue Saint-Pierre ; l'une protégée par un enduit teinté de rouge, l'autre par un enduit beige. Les encadrements d´ouvertures sont en calcaire, granite et basalte, les baies du 3e niveau sont en bois. Les toitures à longs pans sont en tuiles creuses, excepté un petit corps de bâtiment sur cour dont la croupe est couverte de tuiles en écaille. Les avants-toits des murs gouttereaux et des murs pignons sont fermés par une génoise. La demeure abrite dans ses extrémités un escalier en vis demi-hors-oeuvre et un escalier tournant à retours avec jours, suspendu. Sous lescalier en vis, un escalier droit conduit au sous-sol voûté d´ogives. Dans le jardin, la remise agricole présente son élévation principale dans le mur pignon (non visitée).

Murspisé
enduit
Toittuile creuse, tuile en écaille
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvrementsvoûte d'ogives
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie, suspendu
escalier intérieur : escalier droit en maçonnerie
États conservationsbon état, remanié
Techniquessculpture
Précision représentations

Clef de voute ornée d'un ensemble de 4 bustes d'hommes et de femme entourant un écu. Statue de l'Immaculée Conception dans une niche. Armoiries non identifiées, sculptées sur un manteau de cheminée au rez-de-chaussée.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. Privées Plat (Montbrison). Pierre Vermare, sculpteur, Magasins et Ateliers : Rue St Etienne, 4 et 5, Lyon Facture établie à l'ordre de Mme de Jerphanion, le 13 janvier 1890, pour "une Vierge bras croisés en terre de gré pour l'extérieur."

  • A. Privées Plat (Montbrison). Menuiserie et charpente, Vaudoire Jean, 8 avenue du Jardin de la ville, Montbrison. Mémoire des travaux exécutés pour le compte de Madame la Baronne de Jerphanion, 3 mars - 24 décembre 1896, vérifié le 9 mars 1897 par l'architecte Ernest Coadon, 21 rue Beaubrun, Saint-Etienne.

  • A. Privées Plat (Montbrison). Entrepôt de ciments de toutes provenances et chaux hydraulique - Mazet - Applicateur de ciment, rue des Clercs, 5, angle place St-Pierre, Montbrison. Facture dressée en septembre 1869 pour Mme de Gerphagnon.

Documents figurés
  • Généralité de Lyon - Département de la Loire. Traversée de Montbrison pour la route de Lyon en Auvergne n° 8 en celle de Roanne en Languedoc n° 11. Encre, lavis. Approuvé à l'assemblée des Ponts et Chaussées conformément à la lettre de M de Cotte 1780. D'après l'état envoyé le 28 pluviôse an 6 [16 février 1798] par le Ministre de l'Intérieur pour l'établissement des barrières ; la classification de routes de ce département a été changée presque en entier. La route de Roanne en Languedoc n° 11 de l'itinéraire de la ci-devant Généralité de Lyon est partagée en deux routes dans le nouveau ; la 1ère de St Etienne à Montbrison 2e classe n° 2 et la 2me de Roanne à Montbrison 3e classe n°1. Et la route de Lyon en Auvergne n°8 de l'ancien itinéraire se trouve actuellement sous le n° 5 de la 2me classe et sous le nom de route de Clermont à Lyon par Ambert et Montbrison. À Montbrison le 23 nivôse an 7 [12 janvier 1799]. L'ingénieur en chef du département de la Loire. [signature illisible]. Nota. La route a été ouverte dans cette partie [.] de l'axe prolongée de la rue St Jean. C'est sans doute [.] d'après des projets approuvés depuis l'année 1780 V.S. [vieux style]. [.] ils ne sont pas à la disposition de l'ingénieur en chef [.] département de la Loire. (A. Diana, Montbrison : série C géo 143, feuilles A à O, photocopies)

  • Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Canton de Montbrison. Commune de Montbrison. Parcellaire de 1809. Section E dite de la ville. Reboul, géomètre, Montbrison, 1809. Papier, encre brune, lavis bleu. Ech. 1/1250e. (AC Montbrison)

Bibliographie
  • GUIBAUD, Caroline, HARTMANN-NUSSBAUM, Simone, JOURDAN, Geneviève, MONNET, Thierry. Montbrison, un canton en Forez. Lyon : Editions Lieux Dits, 2008 (Images du patrimoine ; 251.)

    p. 28
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