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Hôtel de la Noérie puis maison des Périchons, actuellement annexe du collège Victor de Laparde

Dossier IA42001404 inclus dans Ville de Montbrison réalisé en 2009

Fiche

Á rapprocher de

Appellations hôtel de la Noérie puis maison des Périchons
Destinations annexe du collège Victor de Laparde
Parties constituantes non étudiées fortification d'agglomération, dépendance, remise, jardin, bassin
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Montbrison - Montbrison
Adresse Commune : Montbrison
Adresse : 2 rue Saint-Aubrin , place des Visitandines
Cadastre : 1809 E 7, 8, 9 ; 1986 BK 115

L'origine de cette propriété provient d'un rassemblement de plusieurs parcelles faites par Jean Thoynet dans le 1er quart du 18e siècle. Un plan anonyme de 1726 reconstitue ces dix acqusitions tels en 1708 celle de la veuve de Pierre Thoynet qui donne à Jean "le jardin situé au quartier du château de Montbrison joignant d'orient la muraille de la ville", ou encore en 1718 celle de Pierre de Pierrefeu qui vend un petit bâtiment et une cave au dénommé Jean Thoynet (Annexe 1). En 1727, Henri Joseph Thoynet de Bigny, contrôleur en l'élection de Forez, emploie Pierre Charle, maçon, et Jacques Dubois, tailleur de pierre, pour des travaux réalisés sur la muraille et pour un escalier exécuté "au devant de sa maison du château". En 1763, ce dernier fait de nouveau réparer les "murs de la ville qui sont le long de son jardin au château" (Annexe 2). Le 5 décembre 1799, Jacques Thoynet vend "au citoyen Lanoérie (...) un bâtiment et maison consistant en cave, sellier au dessus, écurie et grenier au dessus" situé au château (Annexe 3). En 1809, le cadastre mentionne les parcelles E 7, 8 et 9, comme un bien appartenant à Gaspard Irénée de la Noérie, comprenant maison, remise et jardin. Un dessin du début du 19e siècle, représente la demeure de M. de la Noérie surplombant les fortifications urbaines, avec un corps central flanqué de deux ailes latérales d'une seule travée. Le détail d'un tableau figurant saint Aubrin, probablement peint après le réaménagement de la chapelle Saint-Aubrin à la collégiale, montre l'hôtel agrandi : les extrémités de la bâtisse comptent désormais quatre travées au lieu d'une seule. D'ailleurs les matrices cadastrales indiquent une augmentation de construction en 1869 ; l'édifice compte désormais 86 ouvertures. Parmi les garde-corps anciens encore visibles, deux situés sur le corps central, sont de la fin du 18e ou début 19e siècle, les autres, au nombre de 17, sont du 3e quart du 19e siècle. Le domaine passe à la famille Gémier des Périchons lorsque Françoise-Marie-Louise de la Noérie épouse, en 1871, Jean-Louis-Emmanuel. La propriété des Périchons est acquise en 1952 par le diocèse pour servir d'annexe au collège privé Victor de Laprade. La demeure (parcelle E 9, nord) est utilisée en salles de classes et dortoirs (avec mise en sécurité des lieux par la création d'escaliers de secours), tandis que les dépendances (parcelle E 9, sud) sont démolies en 1954 ; sur cet emplacement sont édifiées des salles de cours et une salle de spectacles. La remise agricole de jardin (parcelle E 7), à l'entrée de la propriété, est aujourd'hui partiellement murée ; à proximité, un bassin d'ornement et un puits sont aménagés dans le jardin d'agrément en terre-plein soutenu par les fortifications d'agglomération (parcelle E 8). Dans le soubassement du mur de clôture qui longe la rue Saint-Aubrin, subsiste un passage voûté en berceau conduisant vers une entrée de cave haute, vestige d'une habitation datable du 17e siècle.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle

La demeure présente un parti architectural symétrique. Côté jardin, l´élévation principale se compose d'un corps central flanqué de deux ailes latérales en retrait. Le corps central, rythmé par cinq travées, montre une travée axiale plus haute, à quatre niveaux ; les ailes latérales sont à quatre travées. Les baies, toutes rectangulaires, ont des encadrements à arêtes vives, seule la travée axiale est éclairée par un oculus dans le pignon. Une corniche à modillons, à l'exception de la travée axiale qui présente un fronton triangulaire avec corniche moulurée sur consoles, vient couronner l'ensemble des élévations entièrement enduites. Sur la rue Saint-Aubrin, l'élévation antérieure, également symétrique, est à deux niveaux. La travée axiale avec un niveau supplémentaire, est encadrée d'une travée de baies jumelées moulurées. Les parties latérales comptent deux travées de baies rectangulaires à arêtes vives ; celles de gauche sont remaniées. Cette élévation est également couronnée d'une corniche à modillons de briques. L'ensemble du bâtiment est couvert d'un toit en tuiles creuses, à longs pans et croupes. La partie du corps central, à pignons couverts, est à longs pans avec noues. L'entrée de la demeure, côté jardin, se fait par un rez-de-chaussée surélevé : l'escalier extérieur en maçonnerie, à doubles volées convergentes, se termine par un repos sur consoles. A l'intérieur, contre l´élévation principale, un escalier central en bois avec des garde corps en ferronnerie dessert le 1er étage : la première volée droite se divise en une volée double à montées divergentes terminées par des paliers formant balcons. Dans le rez-de-chaussée surélevé, un salon conserve une cheminée ornée de stucs. Sous l'étage de soubassement du corps central subsiste une cave voûtée en berceau plein-cintre. La 1ère travée de l'aile droite sur jardin possède une salle voûtée en berceau segmentaire.

Murs enduit
Toit tuile plate mécanique
Plans plan symétrique
Étages sous-sol, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau segmentaire
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
noue
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier symétrique, en maçonnerie
escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
États conservations remanié
Techniques décor stuqué
menuiserie
ferronnerie
Représentations draperie
Précision représentations

corniche moulurée et décor stuqué à motif de draperies sur la hotte de la cheminée d'un salon ; garde-corps en ferronnerie

L'escalier intérieur est aujourd'hui menacé en raison des mises aux normes de sécurité.

Statut de la propriété propriété d'une société privée

Annexes

  • Carte terriste du quartier entre la muraille de la ville et la rue Saint-Aubrin à Montbrison. Anonyme, [1726], papier, encre brune, 47,5 x 35 cm. (Bibl. Diana : cote 1E1 383 n° 2).

    Article 1

    acquisition de la Veuve Chavassieu, le 2e may 1705. Cave, cellier, chambre et galethas et un petit colombier plus un jardin.

    520 livres compris la place de la cave côté de la rue.

    Article 2

    acquisition de Pineton, 7 may 1705. Cave et cellier. 200 livres.

    Article 3

    acquisition du 3e septembre 1708. Jardin de la demoiselle Bourderie, veuve Thoynet. Déficit.

    Article 4

    acquisition du 5 juillet 1709. Jardin du Sieur Pineton. Bâtiment, cave et jardin. 400 livres.

    Article 5

    acquisition du 28 décembre 1709. Ladite demoiselle Bourderie. Cuvage et pressoir.

    Article 6

    acquisition de lGeorge Thinet du 29 avril 1710, reçu Mollin, notaire, 120 livres.

    Article 6 [7]

    acquisition de la Veuve Farge du 4e juin 1710 par devant Farley. 138 livres.

    Article 8

    acquisition de Prost du 30e juin 1716, 250 livres.

    Article 9

    acquisition du Sieur de Pierrefeu du 26e janvier 1718. 110 livres.

    Article 11

    Monsieur de la Goutte, jardin. 21e septembre 1725. 500 livres.

  • Michel Epinat donne reçu à Henri Joseph Thoynet, 1763.

    "(...) Michel Epinat, entrepreneur de bâtiments residant en cette ville de Montbrison lequel de gré reconnait et confesse avoir receu presentement et reellement et comptant d'Henry Joseph Thoynet de Bigny, écuyer (...) la somme de quatre cent soixante cinq livres, pour avoir reparé tous les murs de cette ville qui sont le long de son jardin situé au château dycelle, et notamment pour avoir fait trois éperons de sept pieds d´épaisseur et de toute la hauteur desdits murs outre les fondements, pour avoir retably depuis le rez-de-chaussée la tour qui est après celle de St Aubrin et qui estoit detruitte et preste à tomber, et pour avoir fait nombre de réparations aux autres tours et murs de laditte ville. (...) Le cinq may mil sept cent soixante trois." (Bibl. Diana : cote 1E1 383 n° 10)

  • Vente d'un bâtiment et maison par Thoynet au citoyen de La Noérie, 1799.

    "Je soussigné Jacques Claude Joseph Thoynet de Bigny, propriétaire demeurant à Lyon, place Bellecour n° 123 ai vendu (...) au citoyen Lanoërie propriétaire demeurant à Tournon département de l'Ardèche (...) un bâtiment et maison consistant en cave, sellier au dessus, écurie et grenier au dessus. Le tout situé en la ville de Montbrison au lieu du château ledit bâtiment (...) joignant la rue tendante du cy devant couvent de Ste Marie à celuy des ursulines de matin (...) à Lyon le quatorze frimaire an huit de la République (5 décembre 1799). (Bibl. Diana : cote 2E 2152 n° 109).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 3P 1059 à 3P 1064 et 3P 1072 à 3P 1073. Etat des sections et matrices cadastrales de Montbrison

  • AC. Montbrison : série 1 G 13. Etat des sections en 1809, section E ; série 1G 1. Matrices cadastrales

  • Bibl. Diana, Montbrison : fonds Thoynet, cote 1E1 383 n° 12, le 3 septembre 1708 Catherine Bourderie, veuve de Pierre Thoynet donne à Jean Thoynet le jardin situé au château de Montbrison joignant la muraille de la ville ; 1E1 383 n° 8, requête du 13 mai 1718 de Jean Thoynet pour faire procéder à l'expertise d'un petit bâtiment et d'une cave au château acquise de noble Pierre de Pierrefeu ; 1E1 383 n° 9, vente du 26 janvier 1718 de noble Pierre de Pierrefeu à Jean Thoynet d'un bâtiment avec cave en mauvais état ; 1E1 383 n° 2, carte terriste du quartier entre la muraille de la ville et la rue Saint-Aubrin à Montbrison, anonyme [1726] (annexe 1) ; 1E1 383 n° 11, sommes versées par Henri Joseph Thoynet de Bigny pour les travaux réalisés par Pierre Charle, maçon, et Jacques Dubois, tailleur de pierre ; 1E1 383 n° 10, Michel Epinat, entrepreneur de bâtiments à Montbrison, donne reçu à Henri Joseph Thoynet de Bigny (annexe 2) ; série 2 E 2152 n° 109, vente d'un bâtiment et maison par Jacques Claude Joseph Thoynet de Bigny au citoyen Lanoërie, le 14 frimaire An VIII (annexe 3).

Documents figurés
  • Département de la Loire. Arrondissement de Montbrison. Canton de Montbrison. Commune de Montbrison. Parcellaire de 1809. Section E dite de la ville. Reboul, géomètre, Montbrison, 1809. Papier, encre brune, lavis bleu. Ech. 1/1250e. (AC Montbrison)

    Extrait du cadastre de 1809, parcelles E 7, 8, 9
  • Vue ancienne de Montbrison. Maison de la Noérie. G. Cuignet, Montbrison, 1er quart 19e siècle. Papier, dessin, crayon. 27 x 20,4 cm. (Bibl. Diana, cote 1 F 42 160 n° 2)

Bibliographie
  • DREVET, Pierre. La colline fortifiée de Montbrison au XVIIIe siècle. In Village de Forez, n°55, 1992.

    p. 8-11
  • GEREST, Henri. Ainsi coule le sang de la terre... Les hommes et la terre en Forez - XVIIIe-XXe siècles. Saint-Etienne : Université de Saint-Etienne, 2005

    p. 176-177
  • FERRET, Francisque. Survol de dix siècles d'histoire au château de Montbrison. In Bulletin de la Diana, 1978.

    t. XLV, n° 7, p. 358-361, 363-365, 383-384
Périodiques
  • DREVET, Pierre. Victor-de-Laprade. Petite histoire d'un collège. In Village de Forez, 2006

    p. 61, 127-128
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