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Hôtel de Juys, puis Bottu de la Barmondière, actuellement Université catholique de Lyon

Dossier IA69004320 réalisé en 2009

Fiche

Œuvres contenues

HISTORIQUE

Du 16e au 19e siècle

A. DE LA MAISON FORTE DU PLAT À L'HÔTEL PARTICULIER

Il est délicat de retracer l´histoire de l´ancien hôtel de Juys, actuellement siège de l´Université catholique de Lyon, qui fut en partie démoli pour laisser la place à de nouvelles constructions. Cet édifice est situé sur l´ancien tènement historique du plat : un ensemble de propriété(s ?) foncière(s ?) dont l´origine remonte au 12e siècle, lorsque la rente du Plat était encore comprise dans la rente de l´abbaye d´Ainay.

En 1519, Philibert de Revoyre, seigneur de Courbet est propriétaire de cette rente, vendue le 8 novembre 1527 à Jean du Peyrat, lieutenant général de la Sénéchaussée de Lyon (AC Lyon, fonds Pointet, 37 II 19). A son décès, le tènement du Plat revient à sa veuve Claudine (ou Claude selon les versions) Laurencin, le 10 novembre 1554.

Le plan scénographique de Lyon (1550 ca), confirme ces faits en ne représentant qu´un large tènement encerclé de murs et abritant majoritairement des jardins. A l´angle des rues de l´Arsenal et Sainte-Hélène, une bâtisse de taille assez importante est représentée. Cet édifice, qui évolua de nombreuses fois, était nommé « maison forte du Plat ».

Toujours d´après le fonds Pointet, le 29 juillet 1689, le sieur Pierre Perrachon seigneur de Saint-Maurice et comte de Varax, vend la maison du 25 rue du Plat au seigneur Boesse, chevalier conseiller du roi et trésorier général en la Généralité de Lyon. Son fils Antoine-Joseph en hérite, il y réside en 1733. Puis l´hôtel revient à la fille de ce dernier, Catherine Boesse, épouse de Charles Jacques Leclerc de la Verpillère.

Selon un acte notarié du 8 janvier 1798 (AD Rhône, 3 E 22998) concernant l´achat de l´hôtel de Juys par Madame de la Barmondière, l´hôtel est ensuite acheté par Gilbert de Lafont, baron de Juys, le 23 mai 1759 à Catherine Boësse.

B. L'HÔTEL DE JUYS, PUIS BOTTU DE LA BARMONDIERE

Gilbert de Lafont était greffier en chef au bureau des finances de Lyon. Il tenait de sa femme, Marie-Anne Clapeyron du Buisson, la seigneurie de Curie et avait acquis la baronnie de Juys en 1743. A sa mort (entre 1761 et 1767) il laisse un patrimoine important à ses enfants. C´est son fils Jean-Marie (1729-1793) qui héritera de l´hôtel particulier rue du Plat. Le père et le fils étaient connus pour être des collectionneurs et mécènes, mais c´est le père qui fut le véritable artisan de cette fortune et qui permit à son fils de se concentrer sur l´achat d´oeuvres d´art, au détriment de sa carrière professionnelle d´ailleurs. En effet, Jean-Marie vendit le marquisat de Miribel ainsi que sa charge de procureur du roi au Bureau.

L´embellissement de l´hôtel particulier connaît une période faste avec les Juys. Vers 1780, l'un des salons est décoré de boiseries peintes dont les motifs sont inspirés de l´ouvrage de Gilles-Paul Cauvet : Recueil d´ornements à l´usage des jeunes artistes qui se destinent à la décoration des bâtiments, publié à Paris en 1777 et dédié à Monsieur, frère du roi. Ces panneaux furent achetés par le musée des Arts décoratifs de Lyon en 1943, alors que l´Université catholique érigeait de nouveaux bâtiments à l´emplacement de l´hôtel de Juys. Ils se composent d´un décor néoclassique de vases et d´arabesques avec des grotesques, peint dans un camaïeu de bleu et blanc. Le musée des Arts décoratifs les installa dans une des salles du rez-de-chaussée en 1947, pour sa réouverture.

Un autre salon du rez-de-chaussée (aujourd´hui bureau du Recteur) est à la même époque habillé de boiseries avec pilastres, corniches et frontons ornés d´allégories des arts sous la forme de putti. Toujours au même étage, une troisième pièce (la salle-à-manger?) est orné de dessus-de-portes peints par l´artiste lyonnais Jean-Pierre-Xavier Bidault, ce qui lui aurait valu d´être remarqué par le sculpteur Pierre Julien et ainsi fait sa fortune. Jean-Marie de Lafont était en effet un des protecteurs de l´artiste au début de sa carrière. Le sculpteur a plusieurs fois séjourné chez son mécène à Lyon, et exécuté pour lui plusieurs copies d'après l´antique qui participaient à la riche ornementation de l´édifice. Il est possible qu´il ait réalisé d´autres travaux dans l´hôtel, mais dont la trace a aujourd´hui disparu.

Après la famille de Juys, l´hôtel devient la propriété de Madame de la Barmondière. Le 30 juillet 1792 le baron de Juys (très certainement Jean-Marie de Lafont), souscrit une obligation de 34 000 livres envers M. de la Barmondière. En 1796, l´héritière de ce dernier, Marie Thérèse, fait reconnaître cette dette après plusieurs actions en justice. Entre-temps Jean-Marie de Lafont décède le 23 mai 1793. Son héritière universelle est Marie-Antoinette Favre (d´après son testament du 5 avril 1793), femme de Louis Lafont de Juys, guillotiné en 1792, cousin du premier. Pour honorer la dette, l´hôtel est mis à disposition des héritiers de la Barmondière : Marie-Thérèse et son frère Alexis, pour une durée de trois ans. Ces derniers s´installent alors dans le rez-de-chaussée et louent le premier étage.

L´hôtel de Juys dut apparemment plaire à Madame de la Barmondière puisque moins d´un an plus tard, par acte notarié du 19 nivôse an VI (8 janvier 1798), elle achète l´hôtel ainsi que les meubles qu´il contient et la maison située derrière celui-ci. La lecture de l´acte (AD 3 E 22998) donne quelques renseignements la distribution intérieure du bâtiment. Celui-ci se divise en quatre niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée, un premier étage et un grenier. Il possède notamment un salon d´été sur la cour, une salle-à-manger, plusieurs chambres et une trentaine d´arbustes en pots, agréments utiles au bien-être d´Alexis, de santé fragile. Madame de la Barmondière engage par la suite de nombreux travaux dans l´objectif d´adapter l´hôtel aux besoins de son frère, et de louer certains appartements.

La santé mentale d´Alexis ne cesse de décliner au fil des ans, et il meurt le 19 janvier 1832 dans l´hôtel de la rue du Plat. Il laisse sa soeur pour seule héritière, accroissant ainsi un patrimoine déjà fort élevé. Cette fortune est en partie dépensée pour des oeuvres de charité, Madame de la Barmondière étant connu pour sa générosité. Très pieuse, elle donne et lègue nombre de ses biens à des institutions religieuses, comme l´ancien hôtel de la Barmondière, déjà occupé par des religieuses infirmes après son départ pour la rue du Plat. En 1833, elle en fait don à la congrégation des soeurs de Saint-Joseph sous la condition d´y établir un hospice d´incurables.

En 1839, Marie-Thérèse donne l´hôtel de Fleurieu aux Dames du Sacré-Coeur qui y sont déjà installées depuis 1827. Elle les institue également légataires d´une propriété de campagne dite des Anglais, ainsi que de son hôtel rue du Plat et de la maison voisine, l´ensemble comprenant chapelle, écurie, chevaux etc. C´est ainsi qu´après le décès de Madame de la Barmondière, le 20 août 1842, les dames du Sacré-Coeur se retrouvent en possession d´un important domaine foncier allant de la rue du Plat à la rue Boissac.

En revanche on ne sait que peu de chose sur l´hôtel de Juys durant la période que va de 1842 à 1875, année de création de la Faculté catholique de Lyon. Il est possible que des travaux aient été effectués afin de convenir aux nouvelles propriétaires.

Du 19e au 20e siècle

A. LA CREATION DES FACULTES CATHOLIQUES DE LYON

La création de l´université catholique est liée à la loi du 12 juillet 1875 qui reconnaît la liberté de l´enseignement supérieur. Saisissant l´occasion, le 26 août de la même année, une association de laïcs catholiques ainsi qu´un groupe de prêtres et quelques directeurs d´établissements secondaires décident de se réunir sous la présidence de Mgr Thibaudier, alors évêque auxiliaire. Leur objectif est de créer à Lyon une université catholique comprenant initialement une faculté de Droit, qui doit ouvrir le plus rapidement possible. Une commission exécutive est créée, dont l´objectif est d´organiser notamment une collecte de fond, de s´assurer du soutien de l´archevêché et des évêques voisins, et d´étudier et régler les détails administratifs pour la réalisation du projet.

Finalement, il est décidé fin août que l´ouverture de la nouvelle Faculté de Droit se ferait à la rentrée suivante, c'est-à-dire au mois d´octobre 1875.

Le 17 novembre 1875, les évêques du Sud-est de la France prennent acte de la création de l´établissement. La cérémonie d´installation officielle a lieu quelques jours plus tard, le 20 novembre sur la place Saint Michel, (actuellement place Antoine Vollon).

Installée dans l´ancien hôtel de Juys, l´université ne va avoir de cesse de s´accroître durant le dernier quart du 19e siècle avec la création de nouvelles facultés. Ainsi, en 1877, à celle de Droit s´adjoignent une Faculté de Lettres et une de Sciences ; en octobre 1878, une Ecole Supérieure de Théologie est ouverte, puis érigée en faculté le 16 avril 1886.

Peu avant les grands travaux des bâtiments de la rue du Plat, deux nouvelles facultés sont détachées de celle de Théologie en 1935 : une de Philosophie et l´autre de Droit Canon.

Dès 1878 l´Université catholique de Lyon, alors dénommée Facultés catholiques, voit son environnement et ses domaines d´études mis en place. Pour autant, tout le monde n´a pas accès aux cours de l´université : la faculté de Théologie est effectivement réservée aux prêtres afin que ces derniers puissent obtenir leurs « grades canoniques ». Mais sous la volonté du pape Pie XI, elle est ouverte aux séminaristes en 1931. A partir de 1975, plusieurs centres de recherches sont créés, afin de donner à cette faculté une plus grande aura dans le domaine de la recherche : le CADIR (Centre pour l´Analyse du Discours Religieux) ainsi que l´Institut des Sources Chrétiennes.

De nombreux autres instituts furent ajoutés tout au long du 20e siècle, entre autre un de Sociologie en 1954, celui des Droits de l´Homme au sein de la faculté de Droit, une Ecole Supérieure de secrétaires traductrices en 1968, et un institut de Langue et Culture française en 1974 pour initier les étudiants étrangers.

Mais c´est principalement la faculté de Sciences qui a le plus évolué et diversifié son offre d´enseignement. Dès 1901 un nouvel enseignement est proposé, plus centré sur un objectif industriel, qui déboucha en 1919 sur la fondation de l´Institut de Chimie. En 1957 une section de physique est instaurée et l´ICI devient alors l´ICPI (Institut de Chimie et Physique Industrielle)

En 1969, l´ISARA, l´institut supérieur d´agriculture Rhône-Alpes, voit le jour. Ce sera l´occasion de nouveaux travaux de grande importance pour les bâtiments de l´université.

Parallèlement à son évolution en tant qu´établissement d´enseignement supérieur, l´Université catholique de Lyon évolue également au niveau de ses locaux de la rue du Plat et de la place Bellecour.

Dès la fin de la première Guerre Mondiale, l´établissement cherche à s´agrandir : en 1919, un laboratoire reposant sur des fondations en béton est construit dans le jardin de l´hôtel, probablement en fond de parcelle. En novembre 1920 deux annexes sont édifiées pour agrandir le nouveau laboratoire.

Mais c´est à l´orée de la Seconde Guerre Mondiale que l´Association des Fondateurs et Protecteurs de l´Institut Catholique de Lyon (AFPICL), va engager les plus gros travaux qui vont changer radicalement la configuration de ses bâtiments de la rue du Plat.

B. LES REALISATION DE GEORGES CURTELIN : 1939 - 1958

Les locaux devenant trop étroits, il est effectivement nécessaire aux Facultés de se loger dans des bâtiments adaptés à leurs fonctions. L´architecte Georges Curtelin (1899 - 1968) est choisi pour élaborer un projet.

Des années 1920 à la fin des années 1950, Georges Curtelin fit partie avec ses camarades de l´atelier de Tony Garnier (Mortamet, Thomas etc.), de la seconde vague des principaux créateurs dans le domaine de l´architecture religieuse, succédant ainsi à Gaspard André, Clair Tisseur et Tony Desjardins etc.

Né en 1899 à Lyon, il fait ses études secondaires au Lycée Ampère, entre à l´Ecole régionale d´architecture de Lyon en 1917, puis intègre l´école des Beaux-arts de Paris. Il en sort diplômé en 1923, après avoir effectué un stage chez le moine-architecte dom Bellot, dont l´influence sera perceptible dans plusieurs de ses oeuvres, et notamment dans son traitement plastique des sols. Le style de ses créations se caractérise par une empreinte importante de l´esprit Art Déco avec un retour à un l´académisme emblématique des années d´avant-guerre.

Ainsi Georges Curtelin peut être considéré comme l´une des figures majeures de l´architecture religieuse dans la région lyonnaise pendant cette période. De fait, les deux tiers de sa production concernent des bâtiments religieux et leur décor.

Un premier plan du rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments est présenté lors de l´exposition catholique à Lyon en 1936 ; cette exposition fut l´occasion pour promouvoir les chantiers en cours et à venir. L´hôtel de Juys ne pouvant accueillir dans des conditions satisfaisantes les étudiants, il fut décidé de le détruire, ainsi que les deux immeubles le bordant au 23 et 27 rue du Plat. Cependant, certaines pièces sont jugées dignes d´intérêt et ont ainsi été finalement conservées : il s´agit d´une partie du corps de logis de l´hôtel de Juys (voir plan masse : bâtiment G).

Concernant les salles conservées, le relevé du plan existant avant destruction représente deux pièces donnant sur le jardin, or il en existe trois aujourd´hui. Il est certain que l´actuel bureau du recteur fut intégralement conservé avec ses boiseries néo-classiques, cet ancien salon possédant un décor de grande valeur. En revanche, le bureau du vice-recteur et le grand salon pouvaient ne former qu´une seule et même grande pièce, comme il en existait dans les hôtels particuliers du 17e siècle. Cette salle a pu être divisée lors des travaux menés par Georges Curtelin et les boiseries actuelles seraient alors des imitations d´un décor de style fin du 19e siècle. Il est également possible que cette séparation date du 19e siècle. Il n´existe pas actuellement de document permettant de confirmer une de ces hypothèses.

La destruction d´une partie des bâtiments existant a permis d´élaborer un projet de grande ampleur comprenant plusieurs grandes salles de cours, une bibliothèque, une chapelle, un musée pour les collections de géologie et des laboratoires pour la faculté de Sciences. L´aspect des futurs locaux n´a que peu évolué au fur et à mesure de l´évolution des projets ; seule la distribution intérieure a mis plus de temps à trouver son aspect définitif. Le plan final est présenté en 1938, dès lors il n´y eut plus que des modifications minimes, habituelles pendant le déroulement d´un chantier d´une telle ampleur.

Les premiers travaux commencent en 1939 par la destruction de l´immeuble au 3 rue Pomme de Pin (actuellement rue Tony Tollet) et des laboratoires situés au fond du jardin de l´hôtel, ceci afin que la chapelle soit édifiée le plus rapidement possible (voir plan masse : bâtiment L). Elle est inaugurée le 13 novembre 1940 par le cardinal Gerlier. Georges Curtelin a conçu entièrement le décor de la chapelle (ainsi que celui de tout le bâtiment), ne faisant appel qu´à deux artistes dont il était proche : Jean Coquet pour les peintures du choeur et les cartons des vitraux, et Joseph Belloni pour le retable sculpté.

Le bâtiment situé en fond de cour, dit bâtiment Leperc (voir plan masse : bâtiment M), est construit en même temps que l´aile de la chapelle et de la bibliothèque. Les travaux se poursuivirent par la démolition des immeubles situés au numéro 23 et 27 de la rue du Plat pour permettre l´élévation des deux futures ailes (voir plan masse : bâtiments H et K) sur la cour d´honneur. En même temps, l´immeuble bordant la cour intérieure au nord (voir plan masse : bâtiment F) a été conservé (plus pour des raisons de réduction des coûts), et surélevé d´un niveau pour devenir le bâtiment dit des Laboratoires. Le chantier s´achève par la démolition d´une partie de l´hôtel de Juys : les salles sur cour du rez-de-chaussée et du premier étage ainsi que le dernier niveau de combles aménagés.

Ce nouvel ensemble se démarquait profondément de l´ensemble de l´îlot. Bâti durant la Seconde Guerre Mondiale, son style peut se définir comme étant dans la suite logique de la création artistique de Georges Curtelin, où l´Art Déco devient plus académique, plus rigide. Il est possible d´établir un parallèle entre les création de l´architecte Roux-Spitz (bien que de style plus sévère) comme le Théâtre des Jeunes Années à Vaise bâti en 1932 ou la Grande Poste réalisée entre 1935-1938 et dont les études remontent à 1932-1934

Avant 1939, les Facultés catholiques occupaient des locaux totalisant 2 900m² de surface utilisable, incluant l´hôtel particulier et la maison du 23 rue du Plat ainsi que les laboratoires de chimie construits en pan de bois dans l´ancien jardin de l´hôtel. Les travaux de reconstruction entrepris à partir de 1939 ont permis aux facultés d´investir de nouveaux bâtiments dont la surface était d´environ 8 267m².

C´est donc un grand ensemble qui fut érigé durant la Seconde Guerre Mondiale, se démarquant avec force du reste de l´îlot dont les immeubles dataient du 17e et du 18e siècle.

Cette importante phase de travaux terminée, Georges Curtelin travaille déjà à un agrandissement des nouveaux locaux de l´Université, inaugurant ainsi une période qui jusqu´aux années 1960 est composée d´une suite de surélévations et autres extensions.

Il était éventuellement prévu d´ajouter un étage au bâtiment Leperc (plan masse : bâtiment M) dès les premiers projets de 1939, une élévation de façade possède déjà cette surélévation (mais uniquement crayonnée en tant qu´esquisse). Des arguments financiers ont pu empêcher la construction du dernier niveau du bâtiment des laboratoires et la reporter à une période plus tardif. Cette surélévation d´un étage est à nouveau d´actualité à la toute fin des années 1940, les travaux débutant au mois d´avril 1950 pour une livraison en octobre.

Du point de vue architectural, ce nouvel étage s´intègre parfaitement au reste du bâti existant. Seul un examen attentif permettrait de déceler la présence d´une corniche, anciennement prévue pour couronner l´édifice, qui sépare ce dernier niveau du précédent. Encore qu´elle puisse désormais faire office d´un simple bandeau mouluré de séparation. En ce qui concerne les raccords pour la circulation interne, l´escalier situé sur la droite du bâtiment était déjà d´une hauteur suffisante puisqu´il permettait déjà d´accéder au quatrième étage de l´aile de la bibliothèque. Celui situé à gauche fut également surélevé pour que ce niveau soit desservi par plusieurs axes.

Une demande pour un permis de construire est déposée le 8 juin 1953 pour la construction d´une nouvelle salle de laboratoire sur la terrasse du corps de logis central au 25 rue du Plat, derrière le mur bahut portant l´inscription « facultés catholiques », avec une estimation du coûts de travaux de 800 000 francs. Les plans pour ces travaux datent des mois de juin et juillet 1953, et l´accord fut donné en septembre de la même année.

Au milieu des années 1950, les Facultés catholiques prévoient de nouveaux travaux de grande ampleur, devant à nouveau modifier totalement l´aspect des locaux universitaires. Les Facultés ont pour ce faire acquis l´immeuble du 10 et 12 rue Alphonse Fochier le 29 février 1944 par l´intermédiaire de l´association immobilière de Bellecour, et celui du 31 place Bellecour le 12 septembre 1956. Georges Curtelin prévit de démolir une partie des immeubles d´habitation qui avaient leur entrée place Bellecour, afin de libérer une grande surface rectangulaire. Celle-ci devait alors recevoir un nouvel ensemble moderne autour d'une cour rectangulaire, la future « Belle - Cour ». Le premier bâtiment à surgir de terre est l´aile adossée au bâtiment des Laboratoires. Georges Curtelin envisagea ensuite, en 1957, de démolir les constructions en fond de cour des immeubles 10 et 12 rue Alphonse Fochier afin d´élever de nouveaux bâtiments donnant directement sur la place Bellecour, puis de clore cet ensemble par la destruction de l´édifice datant du 18e siècle au 31 Place Bellecour, remplacé par un bâtiment moderne en béton armé. Il était également prévu de démolir les immeubles de la rue du Plat pour clore l´ensemble à l´ouest ; l´architecte avait déjà tenté de réaliser cette partie de l´agrandissement lors des travaux de 1939, sans succès. (Voir illustration 16).

Mais le programme ne put être respecté dans son intégralité, sans doute en raison de son coût, de la présence de locataires dans les immeubles concernés, mais aussi parce que les immeubles de la place Bellecour était protégés au trei des Monuments historiques depuis 1941. C´est ainsi que seule la partie adossée au bâtiment F (voir plan masse) fut réalisée (prévue dans un premier temps prévu pour 1956, elle est bâti en 1958 (plan masse : bâtiment P)).

Les démolitions pour cette première tranche de travaux comprenaient le bloc des sanitaires construit pendant la Seconde guerre mondiale ainsi qu'un bâtiment composé d´un rez-de-chaussée (un garage occupé par Berrier et Miliet) et d´un étage (ancien local occupé par les « Fourrures Bellecour » situé en fond de cour pour le 10-12 rue Alphonse Fochier). Georges Curtelin choisit de reprendre les piliers de l´ancien garage portant une grande poutre façade largement ajourée pour surélever le rez-de-chaussée existant et créer ainsi au niveau du bâtiment principal un plancher correspondant à celui du futur premier étage, puis d´ajouter les plancher des autres niveaux.

Cette nouvelle aile offrit 1450m² de nouvelles surfaces utilisable, entièrement consacrées à l´enseignement.

En 1958, de nouveaux travaux sont engagés pour la surélévation des deux ailes de la cour d´honneur. Il fut ainsi rajouté un quatrième étage à cette partie de l´édifice. Les travaux permirent d´ajouter 130m² pour l´aile nord et 120m² pour l´aile sud. Cette surélévation harmonisa ainsi l´ensemble construit pendant la guerre qui possédait sur sa quasi-totalité un quatrième étage

Georges Curtelin ne vit jamais la réalisation des grands projets d´agrandissement qu´il avait dessinés en 1956. Après son décès prématuré en 1968, son fils, Charles Curtelin, prit sa succession comme architecte des Facultés catholiques.

De 1970 à 1986

A. LES REALISATIONS DE CHARLES CURTELIN

Charles Curtelin avait déjà assisté son père pour les travaux du nouveau bâtiment sur la Belle-Cour en 1958, et connaissait bien les lieux lorsqu'il prend la relève de son père, avec l'agence qu´il avait fondée en 1961. (Il s´associa en 1972 avec Jean-Philippe Ricard)

Dès 1969 il est chargé d´élaborer un projet pour continuer le bâtiment élevé par son père sur la Belle Cour. Pour ce faire, l´espace rectangulaire au devant de la construction élevée en 1958 est dégagé (destruction des bâtiments sur cour des immeubles de la place Bellecour ; permis de démolir délivré en juillet 1970).

Une première tranche concerna les constructions du 31 place Bellecour, la seconde fut programmée pour les bâtiments arrières du 10 et 12 rue Alphonse Fochier ainsi qu´une petite élévation dépendant du 19 rue du Plat. L´espace libéré formant une nouvelle cour rectangulaire devait permettre la construction d´un parking semi enterré (voir plan masse : cour E).

En janvier 1972, la majorité des démolitions préalables sont effectuées, l´élévation du bâtiment principal débuta en avril, de même que la première tranche pour le parking. Le chantier avance vite (à raison d´un étage par mois environ) et le gros oeuvre est achevé à la fin du mois de septembre. En octobre les travaux de liaison avec les bâtiments adjacents ainsi que les aménagements intérieurs et la seconde phase du parking peuvent commencer. Lorsqu´il édifia le bâtiment en 1958, Georges Curtelin avait laissé un lit d´attente pour la suite de la construction. Les techniques ayant évolué, son fils Charles dut donc découper ces éléments débordant avec une lance Berfix qui permit d´effectuer une découpe thermique du béton. Le parking fut achevé à la mi-novembre 1973 et le chantier au début de l'année suivante.

Plusieurs autres travaux de moindre importance furent effectués après ceux du bâtiment ISARA, travaux habituels pour un établissement universitaire, tel que ceux de mises aux normes, d´aménagement d´une bibliothèque au rez-de-chaussée du bâtiment ISARA ou de nouveaux locaux. Ils furent tous réalisés par l´agence de Charles Curtelin.

Les derniers grands travaux datent du milieu des années 1980, avec la création d'une nouvelle salle de conférence. Le cabinet Charles Curtelin - Jean-Philippe Ricard est à nouveau choisi comme maître d´oeuvre.

Les travaux devaient être terminés pour la venue du pape Jean-paul II à l´automne 1986. Les premiers projets furent soumis en septembre et octobre 1985, s'inspirant d'un projet de bibliothèque semi-enterrée dessiné en 1971 par Charles Curtelin, non retenu. Les travaux débutèrent en janvier 1986 et furent achevés en septembre de la même année. Le pape inaugura la salle le 7 octobre.

Creusée dans la cour intérieure dont elle occupe toute la surface (voir plan masse : cour N), la construction fut un tour de force tant par les délais de réalisation que par les difficultés d´accès au chantier.

Afin de ne pas endommager les constructions attenantes, les démolitions furent réalisées grâce à une lance thermique et au pistolet pneumatique qui permettent de n´avoir aucun ébranlement. Des fondations spéciales par puits tubés furent ensuite remplies par du béton. La salle a une capacité de 300 places ; elle est réalisée sur un cuvelage et ne comporte aucun pilier. Sa couverture en toit-terrasse, accessible depuis la cour de Chimie, est composée d´un plafond à caissons en béton brut de décoffrage. Le fond de la salle possède un décor peint dans un camaïeu de tons rosés sur un lambris de merisier.

Parmi les derniers travaux, on peut mentionner l´installation en 1988 de nouveaux amphithéâtres dans les salles de cours de l´aile nord sur la cour d´honneur (voir plan masse : bâtiment H), toujours par l´agence de Charles Curtelin.

DESCRIPTION

Les bâtiments de l´Université catholique de Lyon forment un important ensemble dont les dates d´édification vont du 17e siècle au dernier quart du 20e siècle. Plusieurs styles se côtoient et se mêlent, les matériaux en sont divers, de la pierre de taille au béton armé, de même que les décors, datant de la période néo-classique (boiseries du bureau du recteur) ou de la Restauration (immeubles de la place Bellecour), jusqu´à l'art religieux de la fin des années 1930 (chapelle).

Les locaux ont des fonctions variées : certains étaient à l´origine des logements privés, transformés aujourd'hui en bureaux pour l'administration ; d'autres sont dévolus à l´enseignement (salles de cours et une bibliothèque), enfin la chapelle conserve pleinement sa fonction de lieu de culte et de recueillement.

Ensemble de Georges Curtelin, 1939 - 1945

Avant 1939, les facultés catholique occupaient des locaux totalisant 2 900m² de surface utilisable, incluant l´hôtel et la maison du 23 rue du Plat ainsi que les laboratoires de chimie construits en pan de bois dans l´ancien jardin de l´hôtel. Les travaux de reconstruction entrepris à partir de 1939 ont permis aux Facultés d´investir de nouveaux bâtiments dont la surface était d´environ 8 267m².

C´est donc un grand ensemble qui fut érigé durant la Seconde Guerre Mondiale, se démarquant avec force du reste de l´îlot dont les immeubles dataient du 17e et du 18e siècle.

Cette nouvelle composition se déployait sur un plan en H fermé à l´est avec un corps de logis principal, remplaçant l´ancien hôtel de Juys, et deux ailes de part et d´autre des deux cours (la cour d´honneur à l´ouest à la place de celle de l´hôtel et la cour dite de chimie ou cour intérieure remplaçant l´ancien jardin). Au niveau de la cour d´honneur l´aile de la gauche est de forme rectangulaire simple, tandis que l´aile de droite est à pan coupé.

BÂTIMENT G

Le corps de bâtiment principal comprend une partie des pièces de l´ancien hôtel de Juys : les caves, les salons sur jardin du rez-de-chaussée et quelques pièces du premier étage, donnant également sur le jardin, (parquet de type Versailles conservé dans l´actuel bureau du conservateur de la bibliothèque). Les pièces sur cour ont été remplacées par le grand hall au rez-de-chaussée et par des salles de cours au premier étage. La surélévation de 1939 a créé deux niveaux supplémentaires : le deuxième étage est occupé par plusieurs salles de cours et quelques bureaux, le troisième accueille les salles de biologie et quelques laboratoires. Le quatrième étage n´était occupé que par deux grandes salles de cours à l´origine ; une salle de laboratoire fut rajoutée en 1953. Deux escaliers, au nord et au sud du corps de bâtiment, en pierre de taille et béton, desservent cette partie du bâtiment ainsi que le reste des nouveaux locaux.

La façade principale est composée de cinq travées se développant sur cinq niveaux. Le rez-de-chaussée est précédé d´un perron de sept marches qui mène aux trois baies centrales : portes fenêtres desservant le hall principal. Les deux baies latérales sont de simples fenêtres, surplombant chacune un escalier qui donne accès au sous-sol. La travée centrale possède un encadrement sculpté introduit par un ressaut : de part et d´autre de la porte-fenêtre deux colonnes jumelées dont le haut du fût est cannelé, soutiennent un fronton cintré à ressauts latéraux et à base interrompue par une sculpture en moyen-relief.

Cette sculpture représente deux anges hiératiques debout sur un socle, l´un tenant un phylactère l´autre un livre. A l´arrière-plan sont représentés des animaux crachant des flammes (fauves, chevaux).

Au centre de la composition se trouve une mandorle dans laquelle sont sculptées des figures en moyen-relief en creux. Il s´agit probablement de saint Irénée enseignant à un jeune étudiant tandis que la colombe du Saint-Esprit vole vers eux. Le sommet de la mandorle est couronné du monogramme de la Vierge, tandis que dans le bas sont représentés le blason de la ville de Lyon surmonté de la croix pontificale avec l´inscription latine : PRIMA SEDES GALLIARUM (premier siège des Gaules).

Les quatre autres baies possèdent toutes un encadrement mouluré arrondi avec un double filet creux. Elles sont surmontées de trois petits caissons pleins et d´une série de quatre colonnettes simples, qui donne l´illusion d´un avant-corps en béton pour les ouvertures du niveau suivant.

Chaque porte est constituée de deux vantaux avec un décor de ferronnerie, principalement pour l´encadrement des vitres : plaques, caissons, sphères, plaque de format rectangulaire.

Un bandeau surmontant les colonnettes, à hauteur de la base du fronton cintré, sépare ce niveau du premier étage. Les travées des baies sont inscrites dans un léger ressaut creux, conférant ainsi plus de relief aux trumeaux qui sont mis en valeur par un enduit de couleur différente. Les baies sont toutes identiques : sans encadrement, le bandeau de séparation leur servant d´appui. La travée centrale (sur les trois premiers étages) est mise en valeur par la reprise du ressaut du rez-de-chaussée et par la largeur plus grande des trumeaux qui l´encadrent

Le second étage est identique au premier, chaque fenêtre possède cependant son propre appui à pans coupés avec trois caissons alignés verticalement qui sont moulurés en dessous.

Le troisième étage reprend le même système décoratif, les caissons étant remplacés par les mêmes colonnettes du rez-de-chaussée.

Un attique précédé d´une corniche avec une moulure en quart-de-rond droit, vient couronner l´ensemble. Il faisait auparavant office de balcon pour le toit terrasse, avec l´inscription « FACULTES CATHOLIQUES ». Le dernier étage (surélévation datant de1953) possède également cinq travées, chaque baie est composée d´une double fenêtre. Un bandeau vient clore la façade.

L´élévation postérieure du corps de logis principal est divisée en sept travées sur cinq niveaux. Toutes les travées sont identiques. Les baies du rez-de-chaussée sont des portes-fenêtres à deux battants sans encadrement ni décor. Un bandeau mouluré sépare ce niveau du premier étage où les fenêtres de format presque carré viennent prendre appui. Elles sont surmontées de trois petits carrés moulurés. Un second bandeau assume la séparation avec le deuxième étage dont les baies sont inscrites dans un léger renfoncement. Ce niveau est lié avec le suivant où les fenêtres sont sans encadrement, avec un appui à pan coupé qui repose lui-même sur les quatre colonnettes en béton à la manière d´un garde-corps. Les trumeaux de ces deux étages sont ornés d´une table creuse, peinte aujourd´hui avec un enduit de couleur différente, renforçant ainsi sa présence.

Une corniche avec moulure en quart-de-rond surmontée d´un attique couronne la façade. Ce dernier est décoré par quatre colonnettes en béton au niveau de chaque travée. Les baies sont simples et sans encadrement, reposant toutes sur le bandeau de l´attique.

BÂTIMENTS H ET K

Les façades latérales encadrant la cour des deux ailes se composent de quatre travées chacune et de cinq niveaux. Le système des baies et leur décor est identique à celui de la façade principale. Seules diffèrent la hauteur des fenêtres du rez-de-chaussée, plus hautes du fait de l´absence de perron, l´absence d´un fronton soutenu par des colonnes et les trumeaux pour les étages qui sont moulurés en forme de triangle sur toute leur hauteur. Le niveau surélevé en 1953 possède une travée de moins, car il est en retrait au niveau de la rue.

Les élévations antérieures sur la rue du Plat des ailes ont trois travées pour la première et une seule par pan (deux pans) pour la seconde. Elles sont traitées identiquement et se composent de la manière suivante : la baie du rez-de-chaussée est en réalité sur deux niveaux : une fenêtre éclairant le sous-sol et une l´entresol ; entre les deux, un espace de transition au niveau du plancher intermédiaire a pour décor une balustrade formée par quatre colonnettes. Les deux fenêtres sont liées par un encadrement similaire à celui des façades sur cour, de même que les travées des étages suivants. Le dernier étage possède en revanche une terrasse du fait de son retrait.

La façade sur la rue Tony-Tollet se divise en deux parties : l´aile droite du bâtiment qui va en réalité, pour ce qui est de la composition des façades, de la rue du Plat jusqu´au début de la cour intérieure, et la prolongation de l´aile située entre la cour intérieure et la rue Tony-Tollet ; la séparation s´effectue au niveau de la seconde porte qui donne accès au vestibule précédant la chapelle. La première partie se développe sur neuf travées, une centrale marquant le niveau de l´escalier A et huit autres dont les éléments du décor reprennent les motifs des travées sur la rue du Plat. Une porte à deux vantaux, encadrée par large chambranle avec un ébrasement mouluré par un quart-de-rond, donne accès à l´escalier. Au dessus se développe, jusqu´à la corniche et sur un ressaut qui coupe le bandeau de séparation entre rez-de-chaussée et premier étage, une longue baie composée de petits caissons vitrés éclairant la montée de l´escalier. Cette ouverture est encadrée par une moulure ronde. Rompant à nouveau l´attique filant, le dernier élément abritant l´escalier est une petite structure carrée, avec un oculus bouché. Il termine également l´étage surélevé, celui-ci ne se prolongeant pas sur la seconde partie de la façade rue Tony-Tollet

La partie de l´aile donnant sur la cour d´honneur est réservée aux salles de grandes dimensions telle la salle Burret au rez-de-chaussée qui possède une tribune à l´entresol. Les étages supérieurs sont occupés par deux grandes salles, transformées en 1988 en amphithéâtres.

L´aile sud est d´une distribution plus simple : dans la partie sur la cour d´honneur, elle abrite des bureaux et des salles de cours, dont une plus grande que les autres à l´extrémité de l´aile quasiment à tous les nivaux

BÂTIMENT L

La façade se compose également de 9 travées. Les huit dernières sont toutes identiques, la première s´inscrivant dans un léger ressaut en renfoncement. Au rez-de-chaussée, une porte encadrée d´une large moulure, arrondie au niveau de l´ébrasement, est surmontée par le ressaut en creux où s´inscrit une baie plus fine et de petite hauteur. Il s´agit du vitrail éclairant la tribune. Il est surmonté d´une suite de quatre caissons moulurés, le tout encadré par une épaisse moulure en quart-de-rond. Vient ensuite le bandeau séparant l´entresol du premier étage, puis une fenêtre identique à toutes celles du premier étage, une seconde, d´une hauteur assez importante puisque qu´elle éclaire le second étage et le niveau intermédiaire entre ce dernier et le troisième étage, un bandeau de béton coupant la baie en deux et marquant le niveau du plancher. Cette travée se termine par une dernière baie, au niveau du troisième étage et par une corniche.

Les six travées suivantes éclairent la chapelle. Elles se composent de la manière suivante : les baies du rez-de-chaussée correspondent aux vitraux : un encadrement formé d´un léger réglet en creux et couronné par une moulure creuse donnant l´illusion d´une arcade en arc brisé. L´entresol se termine par le système des quatre colonnettes puis du bandeau de séparation. Les fenêtres du premier étage sont semblables à celles de la première partie de la façade, de même que les trumeaux de forme triangulaire. Puis une baie identique à celle de la première travée marque le second étage et le niveau intermédiaire venant juste après. Composée de plusieurs panneaux vitrés, un meneau en béton la sépare en deux.

Pour les trois dernières travées, seul l´entresol est différent puisqu´il ne s´agit plus des baies éclairant la chapelle. Ces trois travées sont identiques à celles de la première partie de la façade, avec un sous-sol et un rez-de-chaussée surélevé.

La conception du troisième étage est identique pour les neuf travées, mais plus complexe car en léger retrait de la rue. Les trumeaux se prolongent pour soutenir la corniche (prolongation de celle sur la première partie de la façade), à la manière d´une colonnade. Les ouvertures en retrait sont simples et sans décor, seules les travées 2, 4, 6, 8 et 9 possédant une fenêtre.

L´élévation sur la cour intérieure de l´aile sud comprenant la chapelle et la bibliothèque, est similaire à celle sur rue. Les travées où s´inscrivent les vitraux et celle comportant une porte donnant accès au vestibule sont identiques à celles symétriques coté rue, à l´exception du cinquième niveau qui n´est pas visible et ne comporte pas d´ouverture.

La septième travée est en recul et correspond à l´espace de l´escalier conduisant au vestibule de la chapelle. Chaque niveau possède trois fenêtres sans décor, plus longues que larges. Trois baies sont également présentes au niveau du quatrième étage.

Cette partie de l´édifice abrite la chapelle au rez-de-chaussée ainsi que la bibliothèque et ses deux magasins supérieurs destinés au stockage des ouvrages. Le dernier étage est occupé par deux grandes salles de cours.

BÂTIMENT F

Le bâtiment de l´aile nord donnant sur la cour intérieur est une ancienne construction préservée et réaménagée. Son élévation sur cour se compose de six niveaux : un rez-de-chaussée avec entresol, trois étages et un niveau intermédiaire, chacun divisé en cinq travées. Les trois centrales sont mises en avant par un ressaut, avec un rythme irrégulier pour les trumeaux. Les baies du premier niveau sont des portes-fenêtres simples et sans encadrement, à l´exception de la dernière, qui est une fenêtre. La travée centrale est plus large que les autres sur toute la hauteur de la façade.

Les fenêtres de l´entresol ne possèdent pas de chambranles, la centrale possède une arcade en anse de panier. Un bandeau sépare ce niveau du premier étage. Les baies y sont moins haute, exceptée la première est qui est une porte fenêtre (avec rambarde), et de la dernière qui est de taille encore plus réduite. La baie centrale est jumelée avec celle de l´étage suivant, où les fenêtres sont identiques aux précédentes, la centrale possédant une arcade en anse de panier. Les deux derniers étages sont semblables avec des fenêtres sans encadrements et un appui, la travée centrale ayant deux fenêtres jumelées avec un appui commun. Une corniche vient clore la façade.

Le bâtiment est prolongé par une construction à trois niveaux et deux travées, dont le rez-de-chaussée est surélevé par rapport à celui de l´édifice qu´il prolonge. Il possède une porte pour la première travée au rez-de-chaussée, le sous-sol et les deux étages sont composés par des baies simples, à trois panneaux vitrés et un appui, celles du second étage sont moins hautes que les autres.

La distribution intérieure de cette partie du bâtiment est plus complexe étant donne la conservation de la structure ancienne.. En effet, ses niveaux sont irréguliers : Georges Curtelin dut donc trouver une solution pour le raccorder puisqu´il possédait un niveau intermédiaire après le premier étage, et un autre après le deuxième étage. Chaque étage abrite essentiellement des salles de cours de dimensions moyennes et des bureaux pour les premiers niveaux, les deux derniers étant occupés par des salles plus vastes.

BÂTIMENT M

La façade du bâtiment Leperc se compose de sept travées, les six premières sont identiques, la dernière correspond à l´escalier et s´élève sur cinq niveaux.

Le rez-de-chaussée a perdu en visibilité du fait de la surélévation de la cour lors de la création de la salle Jean-Paul II en sous-sol en 1986. Il possède cinq baies (les deux travées aux extrémités n´en possèdent pas) simple et sans encadrement, avec un appui continu pour toutes. Un bandeau sépare ce niveau du premier étage, sur lequel les six fenêtres prennent appui. Le premier étage est lié au second dont les fenêtres sont identiques, puis vient la corniche rectangulaire. Un dernier étage a été ajouté entre 1958 et 1959 : les baies sont à l´exception de la première, semblables à celles des niveaux inférieurs, légèrement moins hautes, et possèdent également un appui commun.

La dernière travée se compose d´une porte au rez-de-chaussée menant à l´escalier, éclairée par une grande baie composée de plusieurs panneaux vitrés qui se développent sur toute la hauteur des niveaux supérieurs.

Bâtiment ISARA, Georges et Charles Curtelin : 1958 - 1974

BÂTIMENT P

L'édifice est réalisé en béton armé, sa façade est composée de neuf travées sur sept niveaux. La première en partant de la droite est en retrait par rapport aux autres et ne possède que six niveaux ; elle correspond au palier de l´escalier Nord du hall principal. Au rez-de-chaussée une double porte vitrée assure la communication entre la « Belle Cour » et les bâtiments de 1939.

Les travées suivantes sont toutes identiques : le premier niveau est en sous-sol avec une petite baie simple. Celles du rez-de-chaussée sont des fenêtres à panneaux coulissants dans un léger renfoncement. Un bandeau marque la séparation avec les niveaux supérieurs. Les baies du premier étage sont également à panneaux coulissants sans encadrements. Celles des étages suivants sont toutes semblables mais moins haute. La façade est couronnée par un bandeau introduit par un cavet renversé.

L´intérieur est composé pour chaque étage principalement de grandes salles de cours occupant toute la largeur du bâtiment, pour certains niveaux de plusieurs bureaux et salles de cours plus petites.

Cette nouvelle aile offrit 1450m² de nouvelles surfaces utilisables, entièrement consacrées à l´enseignement.

BÂTIMENT Q

Ce nouveau bâtiment qui vient en prolongement de celui édifié par Georges Curtelin se compose d´un corps de logis principal et d´un retour. La façade du corps de logis principal poursuit celle datant de la fin des années 1950 (les baies sont un peu plus large), ce qui introduit une parfaite continuité visuelle. Seule une légère démarcation entre les deux bâtiments permet de les distinguer. Cette façade se compose de sept travées avec un perron et des portes d´accès au rez-de-chaussée pour les travées 4,5 et 6.

La façade du retour possède six travées mais est moins élevée avec cinq niveaux en comptant le sous-sol. La sixième travée correspond à l´escalier : elle possède deux baies, une pour chaque repos et une pour chaque palier, de forme étroite et haute composée de panneau vitrés rectangulaire.

Cette partie du bâtiment ISARA abrite, pour le corps de logis principal, des bureaux de taille moyenne et une salle de cours, desservis par un grand axe de circulation à chaque étage ; une grande salle de cours, des sanitaires et l´escalier occupent l´intérieur de la partie en retour.

CONCLUSION

Il convient pour conclure de s´attarder sur la valeur de cet édifice, qui occupe une grande place dans le paysage lyonnais, tant au niveau urbain qu´au niveau artistique et historique. La parfaite conservation de la chapelle, réalisée par de grands noms de l´architecture et du décor de l´entre-deux guerre à Lyon, mérite une attention toute particulière. Celle-ci ne peut se comprendre qu´en l´intégrant au complexe dont elle fait partie, et non comme un élément indépendant.

Le voisinage d´un bâtiment Art Déco et d´immeubles des 17e, 18e et 19e siècles permet un véritable dialogue architectural, unique dans cette partie du 2e arrondissement de Lyon.

Appellations de Juys
Destinations Université catholique de Lyon
Parties constituantes non étudiées cour, bibliothèque, amphithéâtre, laboratoire
Dénominations hôtel, université
Aire d'étude et canton Lyon Urgences
Adresse Commune : Lyon 2e
Adresse : 25 rue du Plat
Cadastre : 1831 K 378 (partie), 379, 417 (partie), 418, 420 (partie), 421 (partie) ; 1999 AP 7, 8

Au 16e siècle, le tènement du Plat, important ensemble de propriétés foncières au sud de la future place Bellecour, comprend une bâtisse nommée « Maison forte du Plat » à l´angle des rues de l´Arsenal et Sainte-Hélène. Pierre Perrachon, le propriétaire de l´époque, vend la maison à Christophe Boesse, trésorier général en la Généralité de Lyon, le 29 juillet 1686. La maison reste dans la famille jusqu´en 1759, lorsque Gilbert de Lafont, baron de Juys l´achète à Catherine Boesse, petite-fille de Christophe. Son fils Jean-marie en hérite en 1767. C´est à cette période que la Maison forte du Plat, devenu un hôtel particulier (évolution progressive du bâti ou reconstruction au 17e siècle ?) connut de nombreux embellissements. En 1798, l´hôtel est acquis par Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière. A son décès en 1842, les Dames du Sacré-Coeur héritent de l´hôtel particulier. La période entre ce legs et l´installation des facultés catholiques de Lyon est mal connue. La Faculté catholique de Droit s'installe officiellement dans les lieux le 20 novembre 1875. Jusqu´en 1935, plusieurs autres facultés sont créées. Entre 1939 et 1945, puis de 1949 à 1958 et enfin de 1958 à 1960, Georges Curtelin est chargé d´édifier de nouveaux bâtiments, puis de leur agrandissement. Un ensemble architectural uni et cohérent, où sont conservés des décors anciens (18e et 19e siècles), est ainsi créé en remplacement de l'ancien hôtel de Juys ainsi que des immeubles sis 23 et 27 rue du Plat. Son fils, Charles Curtelin, se charge de la construction du bâtiment ISARA et de l´amphithéâtre Jean-Paul II à partir de 1970 jusqu´en 1986.

Période(s) Principale : 2e moitié 17e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1939, daté par source
Auteur(s) Auteur : Curtelin Georges, architecte, attribution par source
Auteur : Curtelin Charles, architecte, attribution par source
Personnalité : Lafont Jean-Marie, baron de Juys, propriétaire
Personnalité : Bottu de la Barmondière Marie-Thérèse,
Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière
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propriétaire

Ensemble de bâtiments de plan complexe organisés autour de trois cour : trois corps de bâtiment en U autour de la cour d'honneur, rue du Plat, quatre corps de bâtiments, édifiés par Geroges Curtelin entre 1938 et 1945 autour de la cour intérieure (anciennement jardin de l'hôtel de Juys), et ensemble d'immeubles des 17e et 18e et bâtiments de l'université catholique édifiés par Georges puis Charles Curtelin de 1948 à 1972 formant quadrilatère autour de la Belle cour, cette dernière étant parallèle à la place Bellecour. Inscription sur plaque apposée au premier niveau : G. CURTELIN / ARCHITECTE S.A.D.G. / G. PANE / ENTREPRENEUR / 1939 1945

Murs béton
moellon
Toit matériau synthétique en couverture, béton en couverture
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 3 étages carrés, étage en surcroît
Couvrements voûte d'arêtes
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Typologies plan complexe
États conservations bon état, vestiges
Techniques sculpture
Statut de la propriété propriété d'une personne morale
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Arch. dép. Rhône. 56 J 1 - 377. Fonds Bottu de la Barmondière, archives familiales, 1529 - 1854

  • Arch. mun. Lyon : 37 II. Fonds Pointet Volume 19, 20e siècle.

  • Arch. mun. Lyon. 344 WP 080 PCA19190419. Demande de construction d´un laboratoire de Chimie dans la cour du 25 rue du Plat, 1919.

  • Arch. mun. Lyon. 344 WP 087. PCA192000583. Permis de construire pour deux annexes au laboratoire de chimie, 25 rue du Plat, 1920

  • Arch. mun. Lyon. 1108 WP 026. Permis de démolir pour bâtiments 25 rue du Plat et rue Pomme de Pin, 25 rue Plat, 1939.

  • Arch. mun. Lyon. 348 WP 019. Permis de construire pour un local à usage de laboratoire 25 rue du Plat, 1953.

  • Arch. mun. Lyon. 351 WP 021. Permis de construire pour un poste transformateur EDF souterrain,1955.

  • Arch. mun. Lyon. 352 WP 021. Permis de construire pour agrandissement des laboratoires et salles de cours, 25 rue plat , 1956.

  • Arch. mun. Lyon. 358 WP 024. Permis de construire pour exhaussement, 25 rue plat , 1958.

  • Arch. mun. Lyon. 358 WP 024. Permis de construire pour exhaussement, 25 rue plat , 1958.

Documents figurés
  • Plan d'état des lieux /G.Curtelin, 1937. [1 : 100] (AP C.Curtelin)

  • Plan état des lieux et nouvelle implantation /G.Curtelin [1 : 100] 1938. (AP C.Curtelin)

  • Plan façade sur cour et coupe longitudinale /G.Curtelin, 1938. [1 : 100] (AC 344 Wp 562)

  • Coupe état des lieux et projection du nouveau bâtiment en fond de cour /G.Curtelin [1 : 100] 1938. (AP C.Curtelin)

  • Plan façade sur la rue Tony-Tollet /G.Curtelin, 1938. [1 : 100] (AC 344 Wp 562)

  • Façade bâtiment sur cour et coupe aile de la bibliothèque /G.Curtelin, 1939. [1 : 100] (AP C.Curtelin)

  • Plan état des lieux et nouvelle implantation /G.Curtelin [1 : 100] 1938 rectifié en 1941. (AP C.Curtelin)

  • Plan du sous-sol /G.Curtelin, 1944. [1 : 100] (AP C.Curtelin)

  • Plan des terrasses /G.Curtelin, 1944. [1 : 100] (AP C.Curtelin)

  • Façade et coupe du bâtiment ISARA /G.Curtelin, 1956. [1 : 100] (AP C.Curtelin)

  • Élévation antérieure rue du Plat. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Aile nord surélevée de la cour intérieure. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Hall principal. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Hall principal. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Rue du Plat et rue Pomme de pin. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Hall principal, detail de porte . [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Ancienne entrée des professeurs et de l´administration. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Université catholique. La chapelle, le choeur (peintures de Jean Coquet) / Florentin-Bourgade. [ca 1940]. 1 impr. photoméc. : héliogravure ; 24,5 x 20 cm. Extrait de : "L'Oratoire des facultés catholiques" / F. Lavallée. Lyon : héliogravure Mce Lescuyer, 16 rue des Remparts d'Ainay, 1940 (Bibliothèque de l'Université catholique de Lyon)

  • Université catholique. La chapelle / Florentin-Bourgade. [ca 1940]. 1 impr. photoméc. : héliogravure ; 24,5 x 20 cm. Extrait de : "L'Oratoire des facultés catholiques" / F. Lavallée. Lyon : héliogravure Mce Lescuyer, 16 rue des Remparts d'Ainay, 1940 (Bibliothèque de l'Université catholique de Lyon)

  • Ancienne entrée des professeurs et de l´administration. [1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Escalier sud, départ de rampe. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Ancienne salle de laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Ancienne salle de laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bureau de professeur situé dans l´aile nord de la cour intérieure. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Grande salle de cours. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Salle de cours. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Ancienne salle de laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Premières volées de l´escalier du bâtiment Leperc. [1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Tableau électrique. [1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Université catholique. La chapelle, vue sur la tribune / Florentin-Bourgade. [ca 1940]. 1 impr. photoméc. : héliogravure ; 24,5 x 20 cm. Extrait de : "L'Oratoire des facultés catholiques" / F. Lavallée. Lyon : héliogravure Mce Lescuyer, 16 rue des Remparts d'Ainay, 1940 (Bibliothèque de l'Université catholique de Lyon)

  • Construction des ailes nord et sud avec l´ancien hôtel de Juys en second plan. [1940-1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Surélévation du bâtiment nord de la cour intérieure et élévation postérieure de l´ancien hôtel de Juys . [1940-1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Laboratoire. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Magasin de la bibliothèque. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Rue Pomme de Pin. [1940-1941]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bureau du recteur. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Grand salon. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bureau du vice-recteur. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bureau du vice-recteur. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bureau d´un professeur. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bureau d´un professeur. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Laboratoire . [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Escalier des magasins de la bibliothèque. [1941-1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Magasins de la bibliothèque. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Magasins de la bibliothèque. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Magasins de la bibliothèque. [ca 1945]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Cour intérieure (dite de Chimie) après les travaux de surélévation de 1950. [ca 1950]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Cour intérieure (dite de Chimie) après les travaux de surélévation de 1950. [ca 1950]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bâtiment ISARA 1ère tranche et cour du 12 rue Alphonse Fochier. [ca 1970]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Vue des toitures des bâtiments sur cour du 31 place bellecour avant démolition. [ca 1970]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Bâtiment ISARA 1ère tranche et cour du 12 rue Alphonse Fochier. [ca 1970]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase), future cour de séparation avec l´immeuble du Sacré-Coeur. [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase) . [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase), élévation antérieure du premier bâtiment ISARA de 1958 . [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Vue des toitures avant travaux de démolition. [1970-1971]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Vue des élévations postérieures des immeubles de la Belle Cour pendant les travaux de construction de l'ISARA. [1970-1971]. 1 photogr. pos. n. et b. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

    AP C. Curtelin
  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase). [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Elévation latérale ouest bâtiment ISARA bâti en 1958 avant travaux d'agrandissement. [1970-1971]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Elévation antérieure et latérale ouest du bâtiment ISARA bâti en 1958 avant travaux d'agrandissement. [1970-1971]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Montage originel de trois photographies représentant le chantier du bâtiment ISARA (2nd phase). [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase). [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Elévation antérieure sur la rue du Plat après surélévations. [1958-1970]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase). [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Chantier du bâtiment ISARA (2nd phase), élévation antérieure du premier bâtiment ISARA de 1958 . [1972]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Jonction du bâtiment ISARA 2ème tranche et de l'immeuble 31 place Bellecour après travaux. [1972-1974]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C. Curtelin)

  • Détail du décor du hall du bâtiment ISARA à la fin des travaux. [1973-1976]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

  • Détail du décor du hall du bâtiment ISARA à la fin des travaux. [1973-1976]. 1 photogr. pos. (épreuve sur papier) (AP C.Curtelin)

Bibliographie
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