Logo ={0} - Retour à l'accueil

Hospice, actuellement maison de retraite Résidence Pierre de la Bâtie

Dossier IA42003154 inclus dans Le bourg fortifié ou "Château" de Champdieu réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Destinationsmaison de retraite
Parties constituantes non étudiéesportail, puits
Dénominationshospice
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Champdieu
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : rue de l', Hospice , rue des
Caves
Cadastre : 1809 D1 615, 618, 639 ; 1999 AD 167

À la fin du 16e siècle, Pierre de la Bâtie, prieur de Champdieu de 1450 à 1505, décide de fonder un "hôpital pour les pauvres", lieu d'accueil pour douze hommes ou femmes âgés de plus de 60 ans, qui doit également donner aumône et hospitalité, au moins pour une nuit, aux pauvres et pèlerins de passage, et accueillir les femmes en couches. Pierre de la Bâtie prépare ce projet dès les années 1480, en achetant des maisons au sud de l'enceinte (Carcel ; il achète en particulier la maison de Thomas Thevet, prêtre à Champdieu, notaire juré de l'officialité de Lyon) pour créer l'emplacement du futur bâtiment, et en faisant autoriser sa fondation par une bulle pontificale datée de 1489 (AD Loire, H supp.). La création de l'hôpital est concrétisée le 30 août 1500 par un acte de fondation et dotation (passé entre autres devant Thomas Thevet). L'hôpital, ou plutôt hospice, est destiné aux pauvres des paroisses de Champdieu (pour huit d'entre eux) et Essertines-en-Châtelneuf (quatre), désignés par le prieur de Champdieu, la famille de la Bâtie, par des prêtres de Champdieu (les deux prébendiers de la chapelle de la Bâtie, le sacristain), le curé de Pralong et le luminier de Champdieu (voir détail de la répartition en annexe). Les collateurs éliront tous les trois ans un recteur, clerc ou laïc, pour administrer les biens matériels de l'hospice, qui rendra ses comptes devant notaire. En l'honneur de saint Sébastien, sous la protection duquel est placée la fondation, les pensionnaires devront porter cousue à droite sur leur habit une flèche en tissus rouge d'un demi pied. Les hommes travailleront aux vignes, terres et fonds de l'hôpital, les femmes au jardin et dans la maison, et tous prieront pour le fondateur. Pierre de la Bâtie fait construire un bâtiment contre l'enceinte et dote richement l'institution (biens, fonds, et droits divers ; voir détail en annexe). Dès 1505, peu avant sa mort, Pierre de la Bâtie modifie les disposition d'administration de l'hospice, et, pour éviter les empiètements possibles des prieurs de Champdieu, le place sous la protection des puissantes familles de Lévis-Couzan et Talaru-Chalmazel, à qui est transféré le choix des pauvres autrefois dévolu au prieur de Champdieu et à la famille de la Bâtie ; de plus l'origine géographique de ces six pensionnaires n'est plus imposée. Entre 1801 (AC) et 1808, l'hospice de Champdieu est rattaché aux Hospices civils de Montbrison, avant de remprendre son autonomie de gestion en décembre 1823. L'hospice est devenu maison de retraite en 1980, et a pris le nom de Pierre de la Bastie à l'issue des travaux de réfection et agrandissement, en 2003. Les bâtiments ont été remaniés (en 1825, limite 19e siècle 20e siècle, au milieu du 20e siècle, en 2001, avec construction d'une extension à l'ouest) mais une la majorité des gros de murs et des divisions du bâtiment principal subsiste. L'élévation du côté sud est celle qui a subit le plus de modification : pourvue d'un escalier en chêne avec galerie couverte, à toiture supportée par des piliers en pin et garde-corps à barreaux, "pour monter à la chambre des hommes et des femmes côté du jardin" (devis de février 1826, AH), elle a été totalement remaniée, en particulier en 2001.

Période(s)Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Dates1500, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Bâtie Pierre de La, prieur commanditaire

Le bâtiment est édifié entre la rue annulaire du bourg (rue des caves, puis rue de l'Hospice) et l'enceinte, qui est intégré dans ses constructions. L'entrée est monumentalisée par un portail (en arc brisé, voussure à tores et cavets, retombant sur deux culots ornés de têtes ; dalle avec un écusson armorié illisible au-dessus), qui donne dans une petite cour desservant le corps de bâtiment en fond de cour et la tourelle d'escalier en vis, située à l'angle avec le bâtiment en retour à l'ouest. La porte de la tour d'escalier a un encadrement à tore, avec un linteau droit orné d'un écusson armorié. L'escalier dessert trois niveaux d'élévation ; son dernier niveau, percé de huit baies, était un clocher. Les murs sont en moellon de granite (tour d'escalier, bâtiment en fond de cour) et sans doute en pisé enduit, les encadrements en granite (encadrements en bois ou bique sur les parties reprises), les toits à longs pans, en tuile creuse, avec une flèche polygonale sur la tour d'escalier (corniche en granite sur cette tour).

Mursgranite
pisé
enduit
moellon
Toittuile creuse
Étages2 étages carrés, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
Escaliersescalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
Autres organes de circulationsascenseur
Techniquessculpture
Précision représentations

Décor sculpté : moulurations ; écussons armoriés : armoiries illisibles, supportés par des chevaux (?) au-dessus du portail d'entrée ; écusson aux armes de Pierre de la Bâtie au-dessus de la porte de l'escalier. Têtes sculptées sur les culots du portail.

L'hospice puis maison de retraite Résidence Pierre de la Bâtie est propriété de Loire Habitat, OPAC de la Loire (Office Public d'Aménagement et de Construction).

Statut de la propriétépropriété du département

Annexes

  • FREMINVILLE, Joseph de. Inventaire sommaire des Archives départementales de la Loire antérieures à 1790. Série H Supplément. Hôpitaux de Chandieu, Charlieu, Roanne, Bourg-Argental, Boën. Saint-Etienne : Société anonyme de l'imprimerie Théolier, 1926, p. 1-3.

    AD Loire, H supp., A. 1 n°44 (cahier).

    - 30 août 1500. Fondation et dotation d'un hôpital pour les pauvres, en l'honneur de saint Sébastien, situé dans l'enceinte du "château de Chandieu", "joignant le vintain du château de midi", par Pierre de la Bastie, prieur de Champdieu, Sail-sous-Couzan et Bard. Acte passé devant Louis Plaignieu, prêtre de la paroisse de Saint-Bonnet-le-Château, notaire apostolique, et Thomas Thevet, prêtre à Champdieu, tous deux jurés de l´officialité de Lyon.

    L'hôpital doit accueillir douze pauvres hommes ou femmes âgés de plus de 60 ans : huit originaires de la paroisse de Champdieu et quatre d'Essertines-en-Châtelneuf. Les pensionnaires devront porter cousue à droite sur leur habit une flèche en tissus rouge, d'un demi pied.

    Les hommes travailleront aux vignes, terres et fonds de l'hôpital, les femmes au jardin et dans la maison. Ils sont exhortés à prier pour le fondateur. L'hospice doit également donner aumône et hospitalité, au moins pour une nuit, aux pauvres et pèlerins de passage ; il lui est également recommandé d´accueillir les femmes en couches.

    Les successeurs du fondateurs se partageront ainsi le droit de disposer des lits de l'hôpital : le prieur de Champdieu en nommera trois (deux de Champdieu, un d'Essertines) ; la famille de la Bastie (Louis de la Bastie, frère du fondateur, puis ses héritiers), de même ; le sacristain de Champdieu et le curé de Pralong nommeront chacun un pauvre d'Essertines ; les deux prébendiers de la chapelle de la Bastie, fondée dans l'église paroissiale de Champdieu, et le luminier de cette église, chacun un pauvre de Champdieu. Les collateurs éliront tous les trois ans un recteur, clerc ou laïc, pour administrer les biens matériels de l'hospice, qui rendra ses comptes devant notaire.

    Pierre de la Bastie dote sa fondation de 1000 écus d´or pour acheter les fonds nécessaires à sa subsistance, en plus des biens, fonds, et droits divers dont l´hospice est pourvu par lui à sa création.

    - 10 février 1489 (n. st.), bulle pontificale autorisant la fondation de l'hôpital par Pierre de la Bastie et sa dotation à hauteur de 3000 ducats d'or ; lettres exécutoires de l´official de Lyon du 13 juillet 1490 (copies de la 2e moitié du 16e siècle).

    AD Loire, H supp., A. 3 n°44 (ter). 18 mars 1505 (n. st.). Pierre de la Bastie modifie la nomination des pauvres de l'hospice pour éviter les empiètements possibles des prieurs de Champdieu, et placer l'hôpital dans des mains plus puissantes que celle de la famille de la Bastie. Les droits du prieur et de la famille de la Bastie en la matière sont donc transférés à Gabriel de Lévis, seigneur de Couzan et Gaspard de Talaru, seigneur de Chalmazel, qui nommeront chacun trois pauvres à choisir "où bon leur semblera". Les autres clauses de l´acte de 1500 sont maintenues (extrait daté de 1667).

    NB : l'acte est daté du 18 mars 1504, en style de Pâques.

    AD Loire, H supp., A. 5. 1505. Donation de Pierre de la Bastie pour doter l'hôpital selon sa promesse, à hauteur de 1000 écus. Il donne des biens (cens, dîmes et terres) essentiellement situés dans la plaine du Forez, dont une où il a commencé à faire faire un étang (le Vert, joignant les terres de Durand Belladent, au sud le chemin de Champdieu à Champs, au nord la terre d'Antoine et François Peynot).

  • AH Champdieu. Archives conservées sur place. Inventaire (et dépouillement) partiels.

    Responces du terrier de l'hospital de Chandieu. 1 cahier. [16e siècle ?] ; dernière page datée 1637.

    Comptes. 1766-1768 (6 feuillets non reliés) ; 1781 (2 feuillets).

    Dépenses diverses, dont les cens et servis dus au prieuré de Champdieu.

    Achat de trois pierres de huit pieds de long pour poser la bretagne de la cuisine ; pour tailler une pierre de cheminée.

    Achat de fromages de Roche

    Achats pour le cuvage de Boën (dont des planches pour fermer les lits), où l'hospice lève une dîme sur la vendange.

    20 novembre 1816. Vente d'une petite maison en mauvais état composée d'un cuvage, avec chambre et galetas en étage, et d'une partie de la maison (de même composition) voisine, et cession de la jouissance d'une partie de jardin, situés à Champdieu, cédés par Jean-Baptiste Brosse, cultivateur, demeurant à Champdieu, et son épouse Agathe Favier, à Gilbert Bouvet, cultivateur, tous demeurant à Champdieu (acte passé devant Jean-Baptiste Ballandraut et Bourboulon, notaires à Montbrison).

    Jean-Baptiste Brosse, cultivateur, demeurant à Champdieu, et son épouse Agathe Favier, vendent à Gilber Bouvet, cultivateur, demeurant à Champdieu, une petite maison en mauvais état, composée d'un cuvage au rez-de-chaussée, chambre et galetas au-dessus, joignant aux bâtiments de Chambon d'orient, à une petite place dépendante de l´objet vendu et à une petite rue de midi, à un autre cuvage et chambre appartenant aux vendeurs, dont une partie est aussi vendue, de soir, à une petite cour aussi vendue de bise. Plus : partie de l'autre cuvage, chambre et galetas, en soir du précédent (5,5 pieds de long de midi et de bise) ; la porte allant dans la cour, côté bise, sera murée. Escalier extérieur en pierre, qui descend des chambres vers la cour... aussi jouissance d´un jardin.

    23 mai 1823. Lettre de la préfecture aux administrateurs de l'hospice. Les soeurs religieuses de Saint-Joseph offrent de desservir l'hospice gratuitement (à charge de leur entretien).

    Hospice de Champdieu. Registre des malades. [...] par M. le commissaire ordonnateur, de 1825 à [1842].

    - 26 décembre 1825. Réparations faites dans la maison de l'hospice, partie du fermier. Par Poizat de Sury-le-Comtal, adjudicataire.

    - 1er juillet 1826. Grosses réparations dans la principale maison de l'hospice. Pierre Cantal, entrepreneur des travaux.

    - 6 mai 1829. Dépense imprévue. Pour M. Haour, architecte.

    - 18 janvier 1833. Achat de 200 tuiles à Lamarche tuilier à la Corée.

    - 23 août 1833. Construction d'un puits par Georges Berton, maçon à Champdieu.

    - 1835. Briques et tuiles achetées à Georges Chaland de Champdieu (par ailleurs vigneron).

    Achat de coton pour rideaux de lit, de laine pour matelas, d'échalas pour les vignes de l'hospice, de viande, grain...

    Vente d'huile, de vin

    18 mai 1826. Vente du cuvage de Boën. L'hospice possède dans la commune de Boën un bâtiment dit le cuvage, avec un emplacement y attenant. De soir, confine le chemin de la Croix de Fer à la Chaux ; de midi, la vigne et cuvage de Gaitte, aubergiste. Ce bâtiment ne rapporte qu'un petit loyer, l'hospice a donc décidé de le vendre par adjudication à la bougie. Il est acheté 760 F par Georges Challand, de Champdieu.

    Liasse Devis et grosses réparations.

    - [s.d.]. Réparations et maison du fermier à refaire à neuf dans la partie des bâtiments de la grange du Chauffour.

    On élèvera à neuf une maison pour le fermier à la place de la vieille écurie des vaches près du portail d'entrée, du côté de la rivière. En pierre et chaux sur 6 pieds (fondations) puis en pisé où "chaque formée sera liée avec de la chaux" ; encadrements en pierre de taille, en bois à l'étage. Un four sera construit, avec une cheminée particulière. Au rez-de-chaussée, cuisine et appartement, blanchis et carrelés.

    - 1er février 1825. Cahier des charges des réparations à faire dans les bâtiments appartenant à l´hospice... et de la maison à construire à neuf à la place de la vieille écurie des vaches (...).

    La maison à construire aura quatre pièces : une cuisine, une chambre à côté qui servira de fournier, deux chambres au-dessus, puis un grenier sous le toit. En "pizay avec chaux pour les enchants, les formées, et bois de liage pour lesdits enchants". La cheminée de la cuisine aura des jambages en pierre de taille, un manteau en chêne, un conduit en brique cuite montée à plat.

    - 20 février 1826. Devis des réparations à faire dans la maison de l'hospice de Champdieu. 2382,26 F.

    Fait par nous soussignés, d'après l'invitation des M. les administrateurs dudit hospice de Champdieu.

    Signé : Cantal et Goure. Vue et approuvé par les administrateurs de l´hospice de la commune de Champdieu. Signé : Laffay, Chambon, Berthéas et Chanbon. Signé : Chambon maire.

    1ère feuille

    Art. 1. Le portail d'entrée sera refait à neuf, bois pin et doublé...

    Art. 2 à 7, 12. Cuisine. Un corridor doit y être réaménagé, tendant à la terrasse du jardin, avec une porte en remploi (côté cour ?) et un porte côté jardin, avec une fenêtre à côté (remaniées ; vantail de la porte en chêne). Changement de la pierre d'évier, réfection à neuf du potager (à quatre cases) et du sol de la cuisine, en dalles de pierre (avec remplois)

    Art. 8 à 11. Cabinet de la cuisine.

    Art. 14. Déplacement du placard à 12 portes devant servir de dépôt aux pauvres (à la place de l'ancienne porte).

    Art 15 à 22. Première salle derrière la cuisine, donnant sur le jardin ; carrelée.

    Art. 25. Blanchissage de l´escalier tournant jusqu´au clocher

    2e feuille

    Art. 27 à 31. Pièces desservies par l'escalier en vis : trois niveaux avec une chambre par niveau, puis clocher.

    Art. 32 et 33. Grande chambre de dessus de la cuisine, avec cabinet et grenier au-dessus.

    Art. 34 à 37. Chambre des femmes, donnant sur rue.

    3e feuille

    Art. 39 à 43. Chambre des hommes.

    Escalier servant à monter à la chambre des hommes et des femmes côté du jardin

    Art. 1. Escalier avec galerie couverte (toiture supportée par des piliers en pin), escalier en chêne, garde-corps à barreaux (environ 90 barreaux en tout) ; construction d'une "séparation dans ledit escalier des hommes et des femmes".

    Pharmacie

    Art. 1 à 11. Pharmacie donnant sur l'extérieur (porte existante, fenêtre à créer), avec cabinet, jouxtant le cuisine, avec une porte vers la cuisine et une porte vers l'escalier en vis. Fabrication d'une une bibliothèque ou commode, "vernie au rouge".

    Galetas au-dessus de la chambre des femmes

    Art. 1 à 10. Galetas avec fenêtres sur rue et sur jardin, communiquant avec le grenier, avec une séparation au milieu.

    Grand grenier.

    Bûcher

    Petite cave, avec plancher (c'est-à-dire un plafond).

    Cuvage, comprenant une grange

    Partie du charpentier

    Grandes latrines (trois portes), petites latrines (deux portes), écurie à porcs

    Art. 1. Rehaussement du mur du jardin, en pisé.

    Art. 2. Réfection des murs de la terrasse. La terrasse a deux escaliers aux extrémités.

    Art. 5 et 6. Réfection de crépi et couverture.

    Art. 9. Grande écurie à porcs.

    Art. 10. Deux latrines, chappis à mouches à miel.

    - 1er mars 1826. Traité de gré à gré entre les administrateurs de l'hospice et Pierre Cantal, maçon entrepreneur à Montbrison, pour réparations à la maison des pauvres, selon le devis du 20 février. Pierre Cantal a pour caution sa maison, qui est sur le boulevard près du nouveau pont.

    - Hospice de Champdieu. Devis descriptif et estimatif par l'agent-voyer secondaire de l´arrondissement de Montbrison Lémonon. 1849.

    - Hospice de Champdieu. Situation des ouvrages exécutés par le sieur Dubost, entrepreneur, jusqu'au 4 décembre 1849.

    - Hospice de Champdieu. Procès verbal de réception définitive des travaux, le 27 novembre 1850. Philippe Lémonon, agent-voyer secondaire de l'arrondissement de Montbrison et Dubau entrepreneur.

    20 décembre 1857. Construction d'une maison d'école. Procès verbal de réception provisoire, par Charles Antoine Favrot, architecte du département, demeurant à Saint-Etienne. Travaux exécutés par Vandoire et Cornu, selon l'adjudication du 27 avril 1856.

    21 février 1848. Donation de Marie Duchez à l'hospice de Champdieu. Donne une mauvaise maison située au chef-lieu... Élevée sur un cuvage avec une petite écurie et un petit dépôt, donnant de soir sur la rue publique.

    20 octobre 1862, Procès verbal d'expertise de plusieurs immeubles qui doivent être vendus par l'hospice de cette commune, dressé par l'agent voyer d'arrondissement Dulac. Parcelles D 359 à 364, à 200 m à l'ouest du bourg. Le bâtiment, en pisé, est presque tout en ruine. Il se compose d'une grange, d'une écurie, d'une maison d'habitation avec salle au rez-de-chaussée, chambre au-dessus, puis cave, cuvage et chambre en assez bon état.

    Registre des délibérations du conseil d'administration de l'hospice de Champdieu. 4 mars 1866-23 juin 1908.

    - 4 mars 1866. Le dortoir des vieillards et une salle au rez-de-chaussée, sur cave voûtée.

    - 16 août 1867. Une construction nouvelle devient nécessaire. Pour le réfectoire, une salle de récréation et une salle des délibérations. Cette construction serait assise dans les petits jardins enclavés dans les vieux bâtiments.

    - 24 mai 1871. Legs de Jacques Gilibert, tailleur d'habite à Champdieu : une petite maison située au bourg de Champdieu, consistant en un cuvage avec une chambre au-dessus (parcelle D 725), avec un jardin situé au lieu des fossés (D 526). Ces biens sont vendus à Jacques Gathion.

    - 28 janvier 1892. Proposition de remplacer les religieuses de l'ordre de Saint-Joseph par des religieuses de l'ordre du Saint-Nom-de-Jésus de la maison de Claveizoles (Rhône).

    - 23 novembre 1893. Renouvellement du bail des trois religieuses de Saint-Joseph, pour 6 ans.

    - 7 avril 1896. La galerie donnant sur le midi des bâtiments menace ruine.

    - 29 décembre 1896. M. Thévenet, agent-voyer de Montbrison, doit établir un devis de réparation.

    - 11 novembre 1897. Le fermier de l'hospice demande des travaux urgents de réparation aux bâtiments d'exploitation. Le pigeonnier a été recouvert à taille ouverte par le fermier sortant.

    - 14 octobre 1900. La supérieure générale de l'ordre de Saint-Joseph retire les religieuses de l'hospice (pour acuse d'incidents avec les membres de la commission)

    - 29 décembre 1900. Installation de deux religieuses de l'ordre de l'Institution de l'Enfant-Jésus.

    - 30 mai 1901. Réparation aux bâtiments de l'hospice d'après les plans dressés par Thévenet.

    26 juillet 1887. Bail à loyer pour une maison rue des Gayottes, destinée à servir d'école publique de filles entre la commune de Champdieu et Jacques Grange, propriétaire et cultivateur demeurant à Savigneux. La maison comprend deux pièces au rez-de-chaussée pouvant servir de classes, trois pièces au 1er étage pour le logement des institutrices, 4 pièces au 2e étage; remise et écurie pouvant servir de préaux couverts, grange, jardin, puits, cave.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Champdieu. Registre des délibérations du conseil municipal, 1808-1831. - Délibération du 14 mai 1809. Depuis la Révolution, les officiers municipaux des communes de Champdieu et Essertines-en-Châtelneuf administraient l'hospice de Champdieu. Le 13 Prérial an 9 (2 juin 1801), il est placé provisoirement sous la tutelle de la commission administrative des hospices de Montbrison. Celle-ci afferme les propriétés de l'hospice de Champdieu, et fait transférer les résidents à Montbrison, ainsi que les meubles et cheptel. La commune de Champdieu s'oppose à cet état de fait.

  • AH Champdieu. Archives conservées sur place. 16e siècle (?)-milieu 19e siècle. Voir inventaire (et dépouillement) partiels en annexe.

Documents figurés
  • [Champdieu, rue de l'Hospice] / 1 photogr. pos. : photographie argentique noir et blanc, tirage sur papier citrate. 18x13 cm, 1er quart 20e siècle (?) (Bibl. Diana, Fonds Brassart, cote 5214).

  • [Vue du portail de l'hospice]. / Bernard, Louis (photographe). 1 photogr. pos. : tirage sur papier argentique. Dossier de recensement MH n°42.73.1288, décembre 1973. (AD Loire, série 1111 VT : 37).

  • Humanisation de la maison de retraite de Pierre de la Bastie. Etudes d'exécution / Philippe Blanc (architecte). 3 dess. : tirages de plans réduits. Éch. 1:100. 5 novembre 2001 (AH Champdieu). - Plan n°4. Façade nord. - Plan n°5. Façade sud. - Plan n°6. Façade ouest.

Bibliographie
  • FREMINVILLE, Joseph de. Inventaire sommaire des Archives départementales de la Loire antérieures à 1790. Série H Supplément. Hôpitaux de Chandieu, Charlieu, Roanne, Bourg-Argental, Boën. Saint-Etienne : Société anonyme de l'imprimerie Théolier, 1926

    p. 1-3
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Guibaud Caroline - Monnet Thierry