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Hôpital Edouard-Herriot

Dossier IA69002127 réalisé en 2006

Fiche

HISTORIQUE

I - Le contexte de la construction du nouvel hôpital

Les préoccupations d´hygiène sanitaire et sociale sont présentes à Lyon au début du XXe siècle.

En 1903, la municipalité édicte un nouveau règlement de voirie, et un règlement sanitaire en 1909. En 1907 se tiennent une exposition d´hygiène sociale et la 1ère exposition urbaine internationale.

En 1898, le docteur Jules Courmont préconise l´abandon de l´Hôtel-Dieu (annexe 1), devenu inadapté aux nouvelles techniques médicales. Cette idée est reprise en 1903 par le comité médico-chirurgical qui demande son remplacement, puis revient sur sa décision le 7 mai 1905 et prescrit la modernisation de l´hôpital.

En 1909, Edouard Herriot, maire de Lyon (annexe 2), soutenu par les professeurs Courmont et Carle, propose l´abandon de l´Hôtel-Dieu et la construction d´un hôpital moderne dans les nouveaux quartiers est de la ville ; le principe de cet abandon est accepté par le conseil d´administration des hospices le 7 juillet 1909 (AD Rhône. 1 Xp 225). Le conseil se prononce pour la démolition de l´Hôtel-Dieu, Edouard Herriot pour conserver la façade de J.-G. Soufflot, la chapelle, le cloître et le petit dôme.

Une tradition rapporte qu´E. Herriot avait été fortement marqué par l´hospitalisation qu´il subit en 1894, lors de son service militaire : son séjour en salle commune, le manque d´intimité, les ravages des contagions le poussèrent à la création d´un hôpital moderne où l´isolement ne serait plus refusé à ceux qui souffrent loin de leurs foyers. Une commission est nommée, composée d´élus (le maire, les adjoints Jacquet et Mermillon, le conseiller municipal Piaton, le conseiller général Moutet, le sénateur du Rhône, Vermorel), de deux administrateurs et du secrétaire général des Hospices civils (Brizon, Leblanc, également conseiller municipal, et Rabatel), de médecins, professeurs à la Faculté de médecine (Commandeur, Courmont, Mousset et Weill), et enfin de l´architecte directeur du nouvel hôpital, Tony Garnier. La commission visite les nouveaux hôpitaux construits en Allemagne (Berlin, Francfort, Hambourg et Cologne), au Danemark (Copenhague) et à Paris (hôpital Pasteur et Ecole d´infirmières). Tous ces établissements développent le système pavillonnaire, où les bâtiments sont répartis dans un cadre de verdure, sur un vaste espace aéré, ouvert au soleil (La désaffection de l´Hôtel-Dieu. Rapport présenté au nom de la commission lyonnaise chargée d´étudier plusieurs hôpitaux modernes de l´Allemagne et du Danemark/ Edouard Herriot. Plans / T. Garnier. [Lyon : s.n. : 1910]. 59 p. : ill. ; 27,5 x 18 cm), suivi de l´avant-projet de Tony Garnier en mars 1910.

La conception de l´hôpital pavillonnaire est déjà ancienne. Au XVIIIe siècle, elle est appliquée à l´hôpital de Plymouth (Angleterre ; 10 pavillons de 2 étages centralisés autour d´un vaste jardin) et proposée vers 1788 par Lavoisier pour lutter contre les infections croisées. Ce parti est adopté en 1854 pour la construction de l´hôpital Lariboisière à Paris (6 pavillons autour d´une cour-jardin). Cette tendance est renforcée dans la seconde moitié du XIXe siècle avec les découvertes de Pasteur sur l´origine microbienne des infections, avec les principes hygiénistes en faveur de l´ensoleillement et de l´aération. Dans le même temps, on rejette les bâtiments accueillant une grande concentration de malades ou conçus sur une architecture destinée à élever l´âme des patients.

En 1907, le docteur Louis Martin publie un Traité d´hygiène hospitalière (t. 8 du Traité d´hygiène de P. Brouardel et E. Mosny). Il y expose le plan recommandé pour la construction d´un hôpital : « construire des pavillons séparés, bien ventilés, bien aérés, bien ensoleillés ; les espacer du double de leur hauteur ; les disposer de telle façon que la galerie souterraine qui les reliera soit la moins longue possible et placer les services généraux de telle sorte qu´avec les galeries on puisse facilement atteindre tous les pavillons ».

Ces principes conduisent à la construction d´hôpitaux à pavillons décentralisés, dont l´hôpital Edouard-Herriot est un des meilleurs exemples (choisi pour représenter l´hôpital pavillonnaire en France dans l´enquête sur le patrimoine hospitalier européen lancé par l´assistance publique / hôpitaux de Paris en 2000).

La construction de l´hôpital va permettre à T. Garnier de mettre en application une partie de sa Cité industrielle (annexe 3).

Le projet de nouvel hôpital suscite de vives réactions, par exemple de médecins comme le docteur E. Grand-Clément pour qui les succès de la médecine et de la chirurgie viennent principalement du respect de la propreté ; il critique de plus l´aspect « politique » du projet : [les malades] seront... plus malheureux lorsqu´ils en sortiront et qu´ils quitteront ces splendeurs pour rentrer dans leurs pauvres demeures, que dis-je, pour beaucoup dans leurs taudis. En présence de ce contraste et de ce luxe insolent, un certain nombre vont certainement concevoir des idées de révolte, et devenir anarchistes, peut-être même, apaches (Lyon médical, t. 114, n° 8, 20 février 1910). La mégalomanie de l´entreprise est également dénoncée. Edouard Herriot présente le projet pour le journal L´Opinion, le 22 octobre 1910 : « Il faut que l´hôpital soit une cité dans la cité ».

Le 5 juillet 1910, la Ville acquiert de la Société anonyme d´opérations immobilières, siège à Grenoble, le domaine de Grange-Blanche (acte reçu Petrus Bernard, notaire à Lyon ; AC Lyon. 959 WP 126 ; annexe 4 ; fig. 20 à 22). Les premiers plans dressés en mars 1910 sont modifiés en 1911, pour une capacité de 1300 lits. Le devis de 1912 monte à 13 millions de francs. La première pierre est posée en 1913 par le président Raymond Poincaré. Les travaux peuvent démarrer en 1914. La guerre va les ralentir sans les interrompre complètement car des prisonniers allemands vont être employés sur le chantier (fig. 52 à 62). Le 7 février 1916, le conseil municipal décide de donner à l´hôpital le nom d´Edith Cavell, nom d´une infirmière anglaise assassinée par les Allemands ; cette décision n´aura pas de suite (AC Lyon. 959 WP 140).

Les travaux reprennent selon les plans modifiés de 1920, avec un devis de 61 millions de francs (AC Lyon. 959 WP 139). Ils vont durer 13 ans ; en 1927, l´administrateur des HCL Charial critique l´avancée trop lente du chantier, le manque de suivi de Tony Garnier et son esprit brouillon. Le nombre d´entreprises impliquées dans le chantier est très important (cf. annexe 4) ; une partie des travaux se fait par régie avec implication des travailleurs municipaux, une partie se fait par soumission. Le chantier est l´occasion pour Tony Garnier de faire appel à des innovations techniques, qu´il s´agisse des châssis métalliques des baies des salles d´opérations mis en oeuvre par Jean Prouvé, du béton-route SOLIDITIT de la voirie, ou de la construction de la chaudière (cf. sous-dossier). Les détails des installations sanitaires ou de la mise en oeuvre des carrelages intérieurs des locaux sont détaillés dans son avant-projet (A. Hospices civils de Lyon).

En 1923, la Ville exproprie les propriétés situées à l´est de l´hôpital le long de la rue Viala, ce qui permet une extension du terrain de l´hôpital et l´élargissement de la rue Viala (AC Lyon. 923 WP 415 ; fig. 23, 63-64). Le plan définitif de l´établissement est arrêté en 1927 (fig. 66), à l´exception du pavillon B ajouté en 1933 (AC Lyon. 1612 WP 205). L´hôpital est inauguré le 12 mars 1933 par le président de la République, Albert Lebrun (fig. 264) ; le montant des travaux s´élèvent à 210 millions de francs, plus 20 millions de prestations accordés par le ministère du travail (travaux réalisés par des prisonniers de guerre). Les premiers malades sont installés dans le pavillon D le 11 juillet ; le dernier pavillon est occupé le 8 août 1934 ; le conseil d´administration des HCL décide alors de donner le nom d´Edouard-Herriot à l´hôpital Grange-Blanche.

Les soeurs hospitalières de l´hôpital de la Charité et une partie de celles de l´Hôtel-Dieu viennent s´installer dans le nouvel hôpital ; en 1934, elles sont 230 en activité et 60 qui préparent le diplôme d´infirmières.

Par acte reçu Delorme et Berger, notaires à Lyon, les 21, 23 et 28 décembre 1937, la Ville remet l´hôpital Edouard-Herriot aux HCL en pleine propriété, en échange de l´hôpital de la Charité, de divers terrains et d´une soulte en espèces. C´est l´hôpital de la Charité, et non l´Hôtel-Dieu, qui va être démoli.

II - Le projet de Tony Garnier

Le projet de T. Garnier renforce la tendance pavillonnaire en l´intégrant dans un aménagement urbain et en utilisant au mieux les dénivellations du terrain : Grange-Blanche est une cité - jardin pour malades ; parti architectural et parti urbanistique forment un tout.

Les grands principes directeurs de l´hôpital sont arrêtés dès le début de l´année 1910 (plans du 17 février 1910) et l´implantation sur le terrain de Grange-Blanche présentée dans l´avant-projet E du 30 septembre 1910 (A. Hospices civils ; fig. 26). Ce terrain présente un sol accidenté avec le point le plus bas (cote 176,50) au centre ouest et le plus haut (190,50) au centre est (fig. 24-25). T. Garnier décide de l´aplanir à trois niveaux : un plateau bas au nord à la cote 177,50, un vaste rectangle central à la cote 181,50 et un plateau haut (188,00) au sud. Cela lui permet de définir trois zones dans son plan d´ensemble : l´hôpital proprement dit dans la zone médiane, les services généraux au nord, l´hôpital des contagieux dans la zone la plus élevée au sud, séparée du reste de l´hôpital « par des talus et au besoin par des grillages » (fig. 26, 45, 267). Tous les pavillons sont reliés entre eux par un réseau de galeries souterraines de 3 m de large qui ouvrent de plain-pied sur le plateau des services généraux, mais ne communiquent pas avec l´hôpital des contagieux qui doit rester isolé. Cet avant-projet adopte un plan en quinconce, avec des pavillons couverts de toits à croupe ; cette première conception est rapidement abandonnée : en février-mars 1911, le plan masse de l´hôpital avec les neufs pavillons alignés du plateau médian est adopté, ainsi que le programme architectural général de ces pavillons (avant-projet du 23 mars 1911, AC Lyon. 1 S 156 ; fig. 28 à 30). Par contre la composition des services généraux et du plateau haut va évoluer en fonction de l´avancement du projet et de l´augmentation de la surface disponible. L´achat par la ville de la bande de terrain le long de la rue Viala permet à T. Garnier de finaliser son projet à partir de 1924 (fig. 63 à 65. A cette date, il prend comme collaborateur l´architecte Louis Thomas qui se voit chargé de la construction de la chapelle (absente dans les projets d´origine, mais demandée par les Hospices civils) et des pavillons du plateau haut, affectés à la médecine infantile, et reliés désormais aux galeries souterraines. Les pavillons d´entrée, les plans des pavillons S, T, U, et ceux des pavillons P et V sont arrêtés (AC Lyon. 959 WP 139). En 1927, c´est celui du pavillon R (AC Lyon. 1612 WP 205 ; fig. 66) ; enfin le bâtiment B est ajouté en 1933 (AC Lyon. 3 S 710 ; fig. 69).

L´hôpital est conçu comme un hôpital universitaire, mêlant des disciplines multiples et complémentaires, où l´enseignement clinique est une fonction à part entière. Cet aspect se trouve renforcé par l´installation de la faculté de médecine de l´autre côté de l´avenue de Montplaisir (actuelle avenue Rockfeller) grâce à un don de la fondation Rockfeller (ouverture le 15 octobre 1930) ; faculté et hôpital sont reliés par une galerie souterraine passant sous l´avenue.

L´hôpital comprend donc des services purement hospitaliers et des services d´enseignement ou cliniques. Les plans des pavillons évoluent rapidement à partir de l´avant projet de 1910 (fig. 27) aux plans définitifs de 1911 avec la distinction entre les plans des pavillons de clinique chirurgicale (fig. 31 à 36) et ceux de médecine (fig. 37-38). Les deux types de pavillons comprennent 4 niveaux : le sous-sol où se trouvent les laboratoires, les galeries de circulation et les locaux techniques, le rez-de-chaussée (étage septique) et le premier étage (étage aseptique) accueillant les services hospitaliers proprement dits, et le deuxième étage partiel, pour les chambres du personnel. A partir de 1911, les six pavillons de chirurgie (actuels D, F, G, I, M et O) situés à l´ouest et à l´est du plateau médian présente un plan en U simple et les trois pavillons de médecine (actuels E, H, N) implantés au centre, un plan en U à double branches. La disposition d´ensemble reste la même : deux ou quatre ailes nord-sud formant les branches du U sont perpendiculaires au corps de bâtiment est-ouest à l´arrière, où se trouve l´entrée principale sur la cour ; l´entrée ouvre sur un couloir de distribution longitudinal qui dessert au centre le grand escalier tournant à trois volées et l´ascenseur implanté dans le vide central, et diverses pièces de part et d´autre. Les couloirs longitudinaux forment un axe fort dans la composition d´ensemble des pavillons, car ils se correspondent d´un pavillon à l´autre. Dans les ailes, les chambres sont disposées de façon à recevoir le soleil matin et soir ; aux extrémités sud, plus étroites, des salles de repos ouvrent vers une terrasse au sud. Selon les disciplines, des locaux spécifiques sont implantés en saillie sur les façades nord des pavillons. Ce sont les amphithéâtres pour les salles de cours en rez-de-chaussée, situés au centre du pavillon (cf. description de celui du pavillon D, ci-dessous) ou les salles d´opérations construites à l´est, largement éclairées de grandes baies vitrées à menuiseries métalliques (annexes 4 et 5).

L´hôpital comprend d´autre pavillons construits sur des plans différents, mais conservant les principes d´ouvertures vers le sud, avec des bâtiments en U autour d´une cour : service d´entrée (fig. 39-40, 74, 77 ; actuel 4 A), maternité (fig. 43, 127 , actuel K), gynécologie (fig. 41 ; actuel L) et ophtalmologie (fig. 42; actuel C) tout comme les pavillons dessinés ultérieurement : neurologie (fig. 70, 133 à 140 ; actuel P), urologie (fig. 70 ; actuel V), dermatologie (fig. 71, 141 ; actuel R), et les pavillons du plateau haut : médecine infantile (fig. 72, 142 à 146 ; actuel S), chirurgie infantile (fig. 72, 147 ; actuel T) et oto-rhino-laryngologie (fig. 72, 148 ; actuel U).

L´avant-projet décrit toute la partie technique de l´hôpital. Parmi ces locaux situés au nord de l´établissement figurent la lingerie et les locaux de désinfection (tous deux démolis). La lingerie comprenait quatre corps de bâtiment (rez-de-chaussée et étage carré) disposés autour d´une cour centrale à ciel vitré, avec galerie autour de cette cour (fig. 159 à 161) ; le service de désinfection, en rez-de-chaussée, était également construit autour d´une cour carrée (fig. 164 à 167). Les systèmes de chauffage et de ventilation des pavillons décrits en 1911 sont adaptés aux évolutions techniques au moment de leur construction en 1931 (cf. sous-dossier).

T. Garnier soigne tous les détails d´installation, allant jusqu´à dessiner les équipements sanitaires ou électriques (fig. 48 à 51, 92 à 95, 326, 432, 434).

L´architecture repose sur la volumétrie, sans surcharge de mouluration, ni de décor ; la structure de l´ensemble reste simple, avec un ancrage au sol important, allégé par la disposition des cours anglaises autour des bâtiments (fig. 46, 118, 381). Le jeu des corps de bâtiments de diverses hauteurs (411, 423), des toits terrasses (285 à 290), des pergolas disposées au-dessus des baies et des garde-corps en béton (115, 246, 347, 348, 425) crée la diversité. L´ensemble est ponctué d´éléments paysagers, arbres, bosquets, parterres très présents sur les dessins de l´architecte (35-36, 47, 112 à 119).

La conception de l´hôpital de Grange-Blanche doit permettre au malade d´échapper à la sensation d´enfermement donnée par les hôpitaux traditionnels enclos de murs aveugles.

III - L´évolution de l´hôpital

L´hôpital de Tony Garnier était prévu pour 1509 lits ; en 1960, il y en a 2803.

Les premiers gains de places se font par suppression des chambres individuelles, puis par adjonctions de bâtiments préfabriqués de façon anarchique.

Les premiers travaux lourds de restructuration commencent en 1956 sur le pavillon I, dans le service d´orthopédie : le bloc chirurgical est entièrement rénové. De plus on crée le service des grands brûlés à l´étage de ce pavillon ; ce service est entièrement réorganisé en 1968 après la création (en 1966) de l´hélistation sur la terrasse de l´aile est du pavillon (fig. 199-200) : cette réalisation, la première du genre en France, d´une surface de 35 m sur 26, se situe à 18 m de haut ; elle est entourée de barrières de protection en aluminium fixes à l´est et à l´ouest et mobiles par système hydraulique au nord et au sud. En 1977, l´étanchéité est doublée d´une dalle de béton armé de 6 cm d´épaisseur (AC Lyon. 64 II 52). En 1979,un monte-charge de 3m 40 de large sur 5m 30 de profondeur, est construit hors-oeuvre, contre la façade nord, sur les plans d´Eugène Gachon, architecte, avec une gaine en béton armé sur six niveaux (AD Rhône. 3728 W 86. Permis de construire 41 135) ; en 1987, le service des grands brûlés est rénové.

A partir de 1960, les travaux vont lier la restructuration des pavillons à leur agrandissement afin de gagner de la place (cf. annexe 9) ; ces agrandissements vont se faire de trois façons :

- par surélévation (pavillons U en 1960, fig. 182, P en 1971, fig. 183, K en 1974, fig. 209, bâtiment 10 en 1982, ...) ;

- par augmentation de l´emprise au sol : adjonction de corps de bâtiments ou épaississement de l´extrémité sud des ailes (pavillons T en 1956, M en 1961 et 1971, R en 1963, A en 1966, N Nbis en 1967, L en 1970, fig. 319, J K en 1974, P V en 1979, O, fig. 228, ...) ;

- par aménagement des sous-sols et occupation des cours anglaises (pavillons M en 1961, E Ebis en 1962, H Hbis en 1962 et 1967, fig. 382-383, C en 1964, S Sbis en 1965-1966 et 1975, L en 1970 et 1981, fig. 321, N Nbis en 1970, fig. 384, STU construit en 1971, fig. 392, ...) ;

- par utilisation du 2e étage à des fins médicales (H Hbis en 1967, E Ebis en 1969, ...).

Dans le même temps, on modernise les salles d´opérations, on supprime les amphithéâtres jugés incommodes et inconfortables (pavillons C en 1964, L en 1970, E Ebis en 1971, V en 1981, F en 1982, N Nbis et S Sbis en 1983, ...), ainsi que les salles de repos et détente situées aux extrémités des ailes des pavillons ; elles sont converties en salles communes, puis en chambres d´hospitalisation. Les règlements de sécurité conduisent à accoler des escaliers de secours hors-oeuvre en béton aux ailes des pavillons (fig. 280, 340, 350).

Cependant, pour ces travaux, l´administration des HCL et les architectes (René et Marcel-Xavier Salagnac, Eugène Gachon, ...) font toujours référence au respect de l´oeuvre de T. Garnier : reprise des pans coupés dans les angles, conservation de la pierre d´angle en saillie, joints horizontaux, rangées de briques (fig. 319, 388).

En 1967, la chapelle de l´hôpital est inscrite à l´Inventaire supplémentaire des monuments historiques. L´architecte des Bâtiments de France est désormais consulté sur les travaux réalisés sur les pavillons : en mars 1982, il bloque les permis de construire déposés pour le bâtiment 10 et le pavillon P, car les projets confiés à des architectes différents ne permettent pas de conserver l´esprit de T. Garnier : « il me paraît essentiel que les différents intervenants se fixent une écriture commune et la respectent ». En 1989, la protection MH est étendue aux façades et toitures des pavillons 16 (économat) et 17 (direction), aux façades et toitures des pavillon K et A donnant sur la place d´Arsonval et sur l´entrée de l´hôpital, aux façades et toitures du pavillon D ainsi qu´à son amphithéâtre, aux lampadaires et grilles d´entrée, place d´Arsonval, aux piles octogonales des clôtures avenue Rockfeller et rue Viala, et aux cheminées de la chaufferie.

Certains pavillons ont subi des altérations profondes.

Le pavillon C a été entièrement remodelé en 1980, avec la surélévation des corps de bâtiments nord et est, l´occupation de la cour occidentale et la construction d´une passerelle reliant les ailes sud (AD Rhône. 3728 W 130. Permis de construire 53 687 ; fig. 108-110, 214-218, 318).

Le pavillon G est remanié et agrandi en 1974 : l´ensemble est surélevé d´un étage et la moitié nord de deux ; des corps de bâtiments sont édifiés dans la cour sud et un monte-malades accolé à l´élévation nord (AD Rhône. 3389 W 27. Permis de construire 02 894 ; fig. 202-208, 343).

Les pavillons J et K, à l´origine indépendants, sont reliés par un corps de bâtiment de deux étages et l´ensemble est surélevé. L´extrémité sud de l´aile sud-est du pavillon K est allongée, épaissie et surélevée (AD Rhône. 3610 W 12. Permis de construire 04 202, 1974 ; fig. 209).

Le pavillon L est entièrement surélevé et les extrémités des ailes sont épaissies (AD Rhône. 3156 W 15. Permis de construire 78 805 ; fig. 223, 319, 320).

En 1983, des corps de bâtiment (monte-malades, galerie de liaison) sont construits dans la cour sud du pavillon M Mbis (AD Rhône. 3728 W 230. Permis de construire 81 562 ; fig. 345), comme dans la cour du pavillon N Nbis, entièrement surélevé (AD Rhône. 3728 W 250. Permis de construire ; fig. 224, 386, 388).

IV - Le passage au XXIe siècle

Le dernier quart du XXe siècle a été marqué par une préoccupation de plus en plus affirmée des HCL d´adapter le fonctionnement de l´hôpital aux progrès des techniques médicales.

Le plan directeur de 1978 établi par l´architecte Eugène Gachon marque un tournant dans l´évolution de l´hôpital qui comprend alors une majorité de chambres de 4 à 7 lits, avec un équipement sanitaire vétuste ; la disposition des lieux ne permet pas de travailler dans des conditions satisfaisantes. Le programme de rénovation doit permettre d´établir des chambres de 1 à 2 lits équipées de cabinets de toilette, et de perfectionner les circulations entre les zones opératoires et les locaux à spécialités médicales. L´architecte prévoit la restructuration complète de l´entrée de l´hôpital et un projet de bâtiment pour la restauration (fig. 220).

La capacité de l´hôpital passe ainsi de 2045 lits en 1978 à 1539 en 1988.

Le projet d´actualisation de 1988, proposé par le même architecte, est encore plus perturbant pour le site. Cependant, sur intervention de l´architecte des Bâtiments de France, il est prévu que l´entrée et les premiers bâtiments entourant la place soient conservés dans leur intégralité (inscription MH). Le programme prévoit le regroupement des services d´urgence qui affecterait soit les pavillons G et M qui seraient reliés par un corps de bâtiment au dessus de l´allée les séparant (fig. 227, 228), soit les pavillons R et 21 entièrement remodelés. Des restructurations importantes sont également prévues sur les pavillons H H bis, N N bis, S S bis et la partie ouest de T T bis, ainsi que sur les bâtiments 5, 7 et 8 et sur celui du restaurant.

En 2000, les HCL, dans le cadre de la restructuration générale des hôpitaux de l´agglomération lyonnaise, se sont interrogés sur l´abandon du site et la construction d´un établissement neuf excentré de la ville. La préservation d´un centre hospitalier important dans la ville a été arrêtée, et l´administration hospitalière a entamé la phase de modernisation de l´hôpital Edouard-Herriot, premier pôle d´hospitalisation des HCL, premier dispositif de prise en charge des urgences de la région Rhône-Alpes, et hôpital universitaire adultes de l´Est lyonnais. Dans ce cadre, l´hôpital doit maintenir une capacité de 1000 lits et pouvoir accueillir environ 100 000 passages aux urgences et 290 000 consultations par an. Il doit être organisé selon un principe de regroupement des plateaux techniques (urgences, imagerie, activités chirurgicales, soins critiques) ; les disciplines médicales seront regroupées en quatre pôles cliniques : médecines ; spécialités digestives - urologie - chirurgie vasculaire ; tête et cou - chirurgie réparatrice ; locomoteur. Les travaux commenceront après l´évacuation des pavillons JK, L, S et T dont l´activité sera regroupée dans l´hôpital Femme - mère - enfant (groupement hospitalier est), en cours de construction et qui doit ouvrir ses portes en 2008.

A la suite d´une concertation entre le ministère de la Culture (Inspection générale - DRAC - SDAP), la Ville de Lyon et les HCL afin de concilier les exigences médicales et la préservation du patrimoine, la démolition des pavillons E, H, F, I (courant 2010), P et V (courant 2014) a été actée ; à la place des pavillons du plateau médian un bâtiment d´environ 50 000 m² utiles (dit PTLM) doit être construit qui accueillera un plateau technique médical lourd, les hébergements des pôles cliniques, des locaux techniques, une hélistation et un parking souterrain ; l´emplacement des pavillons P et V doit être affecté à la zone des urgences. En contrepartie les HCL ont lancé une étude patrimoniale (confiée au cabinet d´architectes ARCHIPAT) qui fixe les règles d´intervention à venir sur les pavillons et bâtiments subsistants. Ils se sont engagés à appliquer un certain nombre de principes directeurs pour la construction des bâtiments neufs : entre autres, hauteur limitée, maintien de la lisibilité et de la trame du site, restitution de sa qualité paysagère, ... (A. HCL. Modernisation de l´hôpital Edouard-Herriot). Les mesures de protection MH doivent être précisées et étendues.

DESCRIPTION

I - Situation

L´hôpital Edouard-Herriot est construit à l´est de la ville, à l´extrémité de l´ancien faubourg de Montplaisir, sur un terrain de 15 ha et demi formant un îlot urbain. Son entrée principale se fait sur la place d´Arsonval, où convergent plusieurs grandes avenues, dont le cours Gambetta et l´avenue des Frères-Lumière. La place, desservie par la station de métro Grange-Blanche dont une des sorties se fait face à l´hôpital, est aujourd´hui occupée par plusieurs arrêts d´autobus. A proximité immédiate de l´hôpital sont construits l´école d´infirmière, la faculté de médecine et le monument aux morts des services de santé. Ces structures sont complétées par plusieurs services médicaux ou hospitaliers construits à peu de distance (des. 1-3 et fig. 231-232, 447 ; annexe 11).

II - Composition d´ensemble

L´entrée de l´hôpital, place d´Arsonval, est marquée par deux grands lampadaires centraux (inscrits MH ; fig. 233 à 236). Elle est flanquée de part et d´autre par des bâtiments d´entrée semblables, mais non identiques (façades et toitures inscrites MH). L´hôpital est entièrement entouré d´une clôture d´aspect différent selon les côtés : composée d´un mur d´enceinte, en béton de mâchefer ou de gravier, ponctué de piles en béton (inscrites MH ; fig. 242, 257, 259) le long de l´avenue Rockfeller et de la rue Viala, et d´un grillage sur muret le long de la rue Trarieux (des. 4). Outre l´entrée principale, cette clôture possède plusieurs entrées : une avenue Rockfeller, avec conciergerie, deux rue Viala, dont une avec conciergerie, une à l´angle de la rue Trarieux et de la rue du Professeur-Florence permettant l´accès à la chapelle, enfin deux portes de service sur la rue Trarieux (fig. 237 à 253).

L´hôpital est construit sur trois niveaux : le plateau bas au nord (cote 177,20), le long de la rue Trarieux, avec retour à l´extrémité est le long de la rue Viala, le plateau médian (cote 180,60), et le plateau haut (cote 189), au sud, le long de l´avenue Rockfeller. Les communications entre les plateaux se font par des escaliers, dont le grand escalier d´accès au plateau haut (fig. 268 à 270), ou des rampes à l´est et au nord (fig. 266). L´ensemble du sous-sol est occupé par un réseau de galeries qui assurent également la communication entre les plateaux (fig. 66).

L´hôpital comprend 22 pavillons d´activité médicale (désignés par des lettres) et 30 bâtiments de logistique médicale, technique et administrative (désignés par des chiffres). Des allées plantées d´arbres, des cours gazonnées et des massifs de fleurs séparent les bâtiments, les surfaces bâties ne couvrant que 5 ha (des. 4).

Le plateau bas est occupé par les services techniques : ateliers (bâtiments 27, 30), lingerie (bâtiment 6), service de désinfection et d´incinération (bâtiments 28, 29), chaufferie (bâtiment 2 ; cf. sous-dossier) et centrale électrique, et à l´est par les pavillons P, V, R et le bâtiment 21 (ancienne conciergerie).

A la jonction des plateaux bas et médian sont édifiés de l´ouest à l´est la chapelle (bâtiment 11, inscrit MH en totalité ; cf. sous-dossier), le service mortuaire (bâtiment 22), les laboratoires d´anatomie et de cythologie pathologiques et de microbiologie (bâtiment 10), le bâtiment de charge des tracteurs (bâtiment 9), les services techniques (bâtiments 8 et 7), les laboratoires de biochimie (bâtiment 5), le restaurant (bâtiment 3), l´ancien bâtiment des soeurs, aujourd´hui siège des syndicats, pharmacie, laboratoire de substituts cutanés et services d´endocrinologie, de diabétologie et de nutrition (pavillon 1 X). Entre les édifices, un parapet en béton borde la ligne de rupture (fig. 250 à 254).

Le plateau médian est le centre de l´hôpital : de part et d´autre, en avant de l´entrée, se trouvent deux bâtiments administratifs, la direction (bâtiment 17) et l´économat (bâtiment 16) ; à l´entrée et de chaque côté de la place de l´hôpital, autrefois jardin occupé aujourd´hui par le bâtiment de surveillance 25, les pavillons A et J-K, C et L se répondaient deux par deux, adoptant une configuration particulière ; les transformations des trente dernières années en altèrent la lecture. Cette place accueille les bustes en ronde-bosse d´Edouard Herriot et de Tony Garnier (cf. sous-dossiers) ; le buste du docteur Carle (sculpteur Claudius Linossier, 1938), président de la 1ère commission de surveillance de l´hôpital, qui se trouvait devant le pavillon A, a été déplacé. A l´arrière du buste d´Edouard Herriot, devant le bâtiment 25, se trouve la plaque d´inauguration de l´hôpital (fig. 264 ; annexe 10). Au-delà de la place, neuf pavillons en U s´organisent, les cours ouvertes vers le sud ; les six pavillons ouest (D, G, M) et est (F, I, O) sont simples, les trois pavillons centraux (E, H, N) sont doubles. Des bâtiments techniques sont alignés le long de la rue du Professeur-Florence : station de pompage (14), garage (13), logement (12).

Le plateau haut, accessible par deux rampes depuis l´ouest et l´est, et par le grand escalier (fig. 269-270), est bordé par un talus planté (fig. 265 à 267). Il compte trois pavillons (S, T, U), les pavillons S et T étant reliés par le pavillon en sous-sol STU.

La voirie desservant les bâtiments occupe une place importante : les voies, réalisées en béton-route (de type soliditit ; fig. 283) ou macadam-ciment, sont bordées de trottoirs en bitume rouge (termacadam), avec bordures de granite gris ; les carrefours sont à pans coupés (fig. 271 à 281 ). Des plantations d´arbres, d´arbustes et de fleurs entourent les bâtiments (fig. 342, 368, 375, 390).

L´ensemble de l´hôpital est construit suivant plusieurs axes de composition : l´entrée de l´hôpital est centrée par rapport à la largeur du plateau médian. Les allées nord - sud ouvrent sur l´entrée du bâtiment 7 ou sur le centre du pavillon 1 X ; par contre, le grand escalier d´accès au plateau haut est légèrement décentré par rapport à la voie nord - sud. L´allée ouest - est limitant le plateau médian au nord est fermée à l´est par l´angle du pavillon P (fermeture accentuée aujourd´hui par la surélévation de cet édifice), alors que celle qui lui est parallèle au sud butte sur la galerie de liaison transparente du pavillon R. L´ouverture des bâtiments sur des perspectives se retrouve dans l´alignement ouest - est des couloirs situés à la jonction des ailes et de la barre nord de chacun des pavillons du plateau médian

III - Les pavillons et bâtiments

Eléments communs

L´hôpital comprend plusieurs types de pavillons et de bâtiments, la plupart ouverts vers le sud. Chaque pavillon est entouré d´une cour anglaise, gazonnée, qui permet l´éclairage des sous-sols (262-263, 296, 381).

A l´exception des locaux techniques du plateau bas, pavillons et bâtiments adoptent le même vocabulaire architectural : les constructions d´origine sont composées d´un sous-sol, d´un rez-de-chaussée, d´un ou deux étages carrés et parfois d´un troisième étage partiel, disposés de façon à développer des différences de niveaux évitant la monotonie d´ensemble. Tous les édifices, construits en béton de mâchefer (ou en béton armé pour les reconstructions et agrandissements), sont couverts de terrasses (fig. 285 à 290). Les planchers d´étage et de terrasses sont en béton armé à double dalle. Les terrasses sont bordées de murs bahuts en béton armé portant corniche. L´étanchéité est obtenue par deux couches d´asphalte, renforcées d´un dallage en carreaux d´asphalte pour les terrasses praticables.

Plusieurs édicules techniques sont implantés sur les terrasses, en particulier ceux abritant les mécanismes d´ascenseur, soit construits en béton (fig. 435), soit en panneaux de verre sur châssis métalliques (fig. 401). Des édicules de ventilation ont été ajoutés sur certains bâtiments, alors que dans la disposition d´origine, la ventilation était assurée par des cheminées de trois types différents (fig. 306, 438, 439).

Les façades sont enduites de ciment avec joints tirés au fer entre les étages, couronnées de trois rangs de briques vernissées jaune surmontées d´une corniche cannelée soulignant le toit terrasse. Les angles des bâtiments sont abattus marqués au niveau supérieur d´une pierre en saillie (pierre de Lucenay, bouchardée à la cent-dents ; fig. 424) ; dans les cas de surélévation, cette pierre a pu être laissée à son niveau d´origine (fig. 205, 343), ou remontée sous la corniche (fig. 318). Des pergolas en ciment armé sont placées au-dessus des entrées ou des baies (fig. 308, 348, 405, 425).

Les entrées des pavillons sont semblables, doubles pour les principales, simples pour les entrées latérales ; elles sont généralement précédées d´un degré de 5 marches, bordées de garde-corps bas et de jardinières en pierre de Villebois, et surmontées d´une pergola (fig. 342, 348).

Les fenêtres de largeurs diverses possèdent un appui en pierre calcaire ; à l´exception des fenêtres très étroites, elles sont occultées par des stores à lame de bois (origine) ou d´aluminium (restauration) surmontées de lambrequins en métal de forme galbée (fig. 424). Les plus larges sont garnies de stores orange (fig. 370).

Les galeries

L´hôpital est desservi par un réseau de 2 km 5 de galeries qui relient les bâtiments entre eux (fig. 66). Ces galeries sont éclairées soit par des oculus en pavé de verre insérés dans la chaussée (aujourd´hui pour la plupart occultés ; fig. 82, 298-299, 300 à 302, 305, 442), soit par des fenêtres ouvrant sur le plateau bas, côté nord et est, ou sur les cours anglaises (fig. 262-263, 295 à 297, 304, 381). Ces galeries permettent le transfert des malades d´un pavillon à l´autre, à l´abri des intempéries, ainsi que le transport des médicaments, linges, repas, etc., grâce à un parc de tracteurs électriques. C´est également par ces galeries que circulent toutes les canalisations et réseaux techniques de l´hôpital. La galerie qui reliait l´hôpital à la faculté de médecine de l´autre côté de l´avenue Rockfeller a été murée lors de la construction du métro en 1985.

La direction (bâtiment 17) et l´économat (bâtiment 16)

Ces deux pavillons sont identiques, de plan proche du carré, entourés d´un jardin enclos d´un muret surmonté d´un grillage (des. 18-19 et fig. 303 à 309). Ils présentent deux étages carrés sur sous-sol ; ce dernier est ouvert sur la cour anglaise qui borde le bâtiment 17 au sud. La tour d´escalier hors-oeuvre s´élève sur trois étages, le dernier niveau permettant d´accéder au toit terrasse. Les entrées simples sont précédées d´un degré de quatre marches bordées de jardinières, avec l´entrée principale ouvrant sur la place d´Arsonval et une entrée sur les élévations latérales, surmontées de pergolas (conservées pour les entrées principales et uniquement sur l´élévation latérale est du pavillon 17). Les étages sont desservis par un escalier tournant à retours avec jour, bordé d´une rampe métallique (fig. 310).

Les conciergeries

Deux bâtiments de conciergerie, tous deux de plan carré, sont construits aux entrées rue Viala (bâtiment 21 ; fig. 311) et avenue Rockfeller ; la conciergerie avenue Rockfeller est en rez-de-chaussée. Le bâtiment 21 a un étage carré ; il est aujourd´hui relié au pavillon R par un bâtiment d´un étage (SAMU).

IV - Le plateau médian

Les pavillons d´entrée A et J-K

A l´origine, les pavillons d´entrée affichent une similitude qui donnent une impression de symétrie sans être identiques (fig. 74). La même impression est donnée à l´intérieur de l´hôpital (des. 2).

Le pavillon A présente plusieurs corps de bâtiment : un corps en rez-de-chaussée surmonté d´un étage centré au sud, séparé d´un corps allongé est-ouest par un passage couvert. Ce corps, d´un étage, présente en son centre le corps d´escalier, plus élevé, avec ses baies décalées, surmonté de la cabane vitrée de la machinerie d´ascenseur (fig. 312). A l´arrière, le bâtiment se prolonge par deux ailes perpendiculaires, celle de l´est épaissie en rez-de-chaussée. A l´intérieur, la large cage d´escalier tournant à trois volées entoure le monte-malades (fig. 313).

Le pavillon K présente une composition de façade semblable au pavillon A mais inversée : un corps de bâtiment nord d´un étage prolongé à l´arrière par un corps allongé est-ouest d´un étage ; à l´arrière les corps de bâtiment en U sont reliés (315) . Le bâtiment K conserve un amphithéâtre à gradins en béton.

A l´est du pavillon K est implanté le pavillon J, de plan rectangulaire allongé identique au bâtiment 18, d´un étage.

Les pavillons J et K sont reliés par un corps de bâtiment et surélevés ; l´aile orientale de K est profondément remodelée, surélevée et épaissie et un escalier extérieur en béton est accolé à la façade sud (314 à 317).

Les pavillons C et L

Ces deux pavillons présentent des plans semblables : trois corps de bâtiment en U, autour d´une cour ouverte vers l´ouest, auxquels sont accolés deux corps perpendiculaires au sud. Ces deux pavillons ont été profondément modifiés.

Les deux corps sud du pavillon C, surélevés d´un étage, sont reliés par un corps en surplomb (fig. 318) ; les corps de bâtiment nord sont surélevés et épaissis ; un nouvel amphithéâtre est construit au nord-ouest ; la cour ouest est remodelée ; un escalier extérieur en béton est accolé à la façade ouest.

Les corps du pavillon L sont épaissis et surélevés, l´amphithéâtre et la salle d´opérations supprimés, des escaliers extérieurs accolés aux façades intérieures des ailes sud et les cours anglaises construites (fig. 223, 319 à 321).

Le bâtiment 18 logement des internes, comprend un corps de bâtiment allongé nord-sud de deux étages, terminé au sud par un avant-corps plus étroit en rez-de-chaussée (fig. 322). L´escalier hors-oeuvre est accolé à la façade nord et ouvert en façade par des baies décalées. Ces fenêtres conservent les crémones et systèmes d'ouverture des impostes vitrées d'origine (fig. 323-325). Ce bâtiment est bien conservé intérieurement, en particulier au 2e étage qui conservent des sanitaires d'origine, ainsi qu'une pendule Charvet dans le couloir (fig. 326-327).

Le pavillon B est composé d´un corps de bâtiment rectangulaire est - ouest de 4 étages carrés (des. 17).

Les pavillons simples

Les pavillons D et F sont identiques ; les pavillons G, M, I et O sont semblables. Ils présentent tous un plan en U, avec une cour centrale ouverte au sud, entourée par deux ailes ouest et est, dissymétriques, terminées par deux avant-corps (fig. 328-329, 343-344, 344-345, 346, 350, 360-362).

Les pavillons D et F (des. 5-6) : l´amphithéâtre central et la salle d´opérations à l´est font saillie sur l´élévation nord (fig. 330). L´amphithéâtre du pavillon D conserve ses gradins en béton, la cabine de projection, l´écran et les systèmes des stores permettant d´occulter la lumière (fig. 331-337) ; les salles d´opérations ont été transformées et les baies de celle du pavillon D occultées.

Les pavillons G, M, I et O étaient identiques. Ils avaient le même plan que les pavillons D et F, sans amphithéâtre contre la façade nord (des. 7-9). Les modifications apportées leur ont donné des aspects différents.

Le pavillon G a connu les altérations les plus fortes : occupation des cours anglaises ouest, surélévation d´un étage des ailes et de deux étages du corps de bâtiment nord, adjonction d´un monte-malades contre la façade sud et d´une galerie de liaison à l´avant (fig. 202-205, 343).

Le pavillon M : occupation des cours anglaises est et ouest, épaississement de l´aile occidentale, surélévations partielles, adjonction d´un monte-malades contre la façade sud et construction d´une galerie de liaison à l´avant (344-345).

Le pavillon I, Service hospitalier chirurgical, aujourd´hui Chirurgie générale, Centre de traitement de brûlés, Service de transport interne des patients : en 1956, le bloc chirurgical est entièrement rénové et on crée le service des grands brûlés à l´étage du pavillon.

En dépit des interventions fortes au niveau de la façade nord et de l´aile orientale surmontée de la plate-forme d´atterrissage des hélicoptères (fig. 351 à 354), le pavillon I a gardé d´importantes dispositions d´origine. La cour sud est bien préservée et possède la dernière borne d´identification de pavillon en béton (celle du pavillon D est modifiée) ; les portes centrale et latérales conservent l´intégralité de leur encadrement d´origine en béton (fig. 346 à 349). A l´intérieur, le rez-de-chaussée a sauvegardé de nombreux éléments, dont les carrelages de sols et de protection murale, le sas de la porte d´entrée, avec ses fenêtres latérales et leur dispositif de fermeture, le couloir transversal vers l´ouest, ses trois grandes baies à imposte, et la porte à l´extrémité ouest qui ouvre vers son homologue du pavillon H, et le couloir transversal vers l´est, avec séparation vitrée et placards de rangement (fig. 355 à 359).

Le pavillon O est bien conservé à l´exception de l´épaississement de l´aile ouest (fig. 225, 360 à 367).

Les pavillons doubles

Ce sont les pavillons E, H et N. Ils présentent un plan en peigne avec une cour centrale et deux ailes perpendiculaires de part et d´autre de la cour (fig. 178, 221-222, 224). H et N sont identiques avec un amphithéâtre en saillie sur la façade nord ; le pavillon E n´a pas d´amphithéâtre.

Le pavillon E Ebis (des. 10 à 13, fig. 368 à 374), clinique médicale et service hospitalier médical, aujourd´hui hématologie et centre régional d´hémophilie, a connu plusieurs modifications : en 1962, aménagement des sous-sols (installation d´une antenne du centre de transfusion sanguine et d´un vestiaire sous l´aile est) ; en 1969, réutilisation des surfaces du 2e étage ; en 1971, suppression de l´amphithéâtre et en 1989, travaux de rénovation. Le manque de place a conduit à l´implantation de bâtiments préfabriqués dans la cour principale (fig. 369).

Le pavillon H Hbis (des. 14 à 16, fig. 221-222, 375 à 384), services hospitaliers médicaux, aujourd´hui Fédération des spécialités digestives, médecine, hépato-gastro-entérologie, a vu ses sous-sols aménagés en 1962 (installation d´une antenne du centre de transfusion sanguine et d´un vestiaire sous l´aile est) et 1967 (radiologie, salle de conférences, local d´archives) ; à cette date, les surfaces du 2e étage ont changé d´affectation.

Le pavillon NNbis (seul pavillon double qui subsistera après la modernisation de l´hôpital) est également très modifié (fig. 224) : comblement des cours anglaises (fig. 384), extension des bâtiments à l´est, surélévation du corps central, adjonction d´un avant corps central et construction d´une galerie de liaison entre les ailes (fig. 385 à 389) ; des préfabriqués ont été implantés au nord-est (fig. 390).

V - Le plateau haut

Les pavillons S et T sont composés d´un corps de bâtiment est-ouest 395, 399-400) et de trois corps de bâtiment perpendiculaires vers le sud (fig. 392 à 395, 398). Les deux pavillons ont été réunis par la construction des services de radiologie en demi sous-sol (pavillon STU ; fig. 392, 408).

Ces pavillons possèdent des balcons filants autour des ailes, bordés par un garde-corps métallique dont les grilles ont été remplacées par des plaques de plexiglas (fig. 396)

Le pavillon U est d´un plan plus complexe avec deux ailes vers le sud et une en retour au nord-est (fig. 403.

Ce pavillon a été agrandi et surélevé vers l´ouest et le nord ; la salle d´opérations en saillie sur la façade sud a disparu.

VI - Le plateau bas

Le pavillon R fait la transition entre le plateau médian et le plateau bas : son entrée sud est accessible depuis le plateau médian, sa façade nord est au niveau du plateau bas. C´est un pavillon avec un corps de bâtiment est - ouest et deux ailes de longueurs inégales perpendiculaires vers le sud ; un corps de bâtiment étroit perpendiculaire au corps est-ouest le relie à deux autres corps est-ouest, le corps nord abritant un amphithéâtre (fig. 226, 409-410). Ce bâtiment se caractérise par la transparence du corps nord - sud (fig. 415-415).

Le pavillon V présente un plan en U avec un amphithéâtre au nord-ouest. Sa cour principale ouvre au sud à proximité de la rue Viala (fig. 419-420). Il est aujourd´hui relié au pavillon P composé de corps perpendiculaires à l´angle nord-est du plateau médian (fig. 418 à 424). Le pavillon P a subi la surélévation la plus importante du site.

Le pavillon 1 X accueillait le logement des soeurs à l´ouest et la pharmacie du personnel ; le bâtiment 1, à l´ouest, est occupé par des locaux syndicaux et des laboratoires ; le pavillon X, à l´est, sert toujours à la pharmacie. Ce bâtiment est composé de deux corps en H reliés par un corps de bâtiment au nord, l´ensemble entourant une cour anglaise autrefois cloître des soeurs (fig. 425-426). Le cloître est fermé de tous côtés par des baies vitrées ouvrant sur les galeries souterraines (fig. 295-296) ; au niveau du plateau médian, il est entouré d´un garde-corps en béton dont le dessin se retrouve dans ceux des balcons des oriels (fig. 425) et du grand escalier. La cour anglaise ouest est construite en rez-de-chaussée ; celle de l´est est occupée par un corps de bâtiment sur trois étages. Une galerie vitrée de liaison a été adossée au corps central (fig. 422). Un escalier de secours en béton est accolé à la façade est.

Ce pavillon conserve cependant des éléments de composition très intéressants, dans le jeu des décrochements de façades et de toitures (fig. 423), dans la transparence du corps de liaison des bâtiments occidentaux (fig. 426), dans les oriels surmontés de pergolas, avec garde-corps et jardinières en béton accolés aux façades sud (fig. 425).

Le corps de bâtiment ouest conserve des aménagements intérieurs d´origine : escaliers tournant à trois volées intégrant la cage d´ascenseur dans le vide central (fig. 42, couloirs de distribution des étages avec carrelage, radiateurs, fermetures de baies (fig. 430) ; sanitaires (fig. 431-432) ; cellules carrelées des soeurs, avec lavabos, converties en bureau (fig. 433-434).

Les toits terrasses présentent plusieurs types de cheminées d´aération carrées ou rondes ; l´étanchéité d´origine est conservée ainsi que les crapaudines évacuant les eaux de pluies vers les conduites de descente (fig. 435 à 441).

Le bâtiment 7, autrefois locaux des concours et bâtiment de l´hydrothérapie, accueille les services techniques. Bâtiment en rez-de-chaussée sur le plateau médian, au-dessus d´un étage de soubassement ouvrant sur le plateau bas, il adopte un plan en T ouvert vers le sud avec un couloir central conduisant à l´ancienne salle de concours au nord. L´entrée du bâtiment se trouve dans l´axe de l´allée nord-sud, dans la perspective de la faculté de médecine au sud (fig. 442).

Le bâtiment 9, de plan hémisphérique, est réservé au garage des tracteurs électriques et à leur recharge (fig. 443 à 445).

La chapelle, le dépôt mortuaire et le bâtiment 12 : cf. sous-dossier

Les locaux techniques : cf. sous-dossier.

CONCLUSION

L´hôpital Edouard-Herriot est l´oeuvre la plus aboutie de Tony Garnier, celle où il a pu développer les idées de la cité-jardin. Les restrictions budgétaires ne lui ont pas permis de les appliquer dans le quartier des Etats-Unis (1919-1934) où les immeubles sont plus élevés et plus rapprochés ; le reste de sa production consiste principalement en édifices isolés (cf. annexe 3).

Ses conceptions architecturales restent parfaitement visibles dans l´architecture de la plupart des pavillons : rigueur des lignes géométriques horizontales ou verticales renforcée par les étagements de corps de bâtiments et par le jeu des pergolas se détachant sur les façades. Avec l´emploi généralisé du béton armé, ces conceptions vont faire école dans la production architecturale lyonnaise des années Trente : pans coupés, pergolas, ... (Michel Roux-Spitz, Paul Bellemain, Jean-Marius Pin, ... ).

Tony Garnier, tout comme son professeur Jules Guadet, concevait ses projets dans l´hypothèse d´agrandissements ultérieurs. Il le précise en particulier dans la conception des établissements sanitaires de la Cité industrielle : L´ensemble et le détail sont traités ici suivant le degré d´avancement actuel de la science médicale. La disposition de chacun des éléments est envisagé pour l´agrandissement possible.

Cependant, l´état actuel de l´hôpital altère quelque peu la lecture d´ensemble de l´oeuvre. La recherche de surfaces utiles s´est faite souvent de manière anarchique par occupation des cours anglaises ou construction de corps de bâtiment dans les cours principales. Ajoutés à la concentration des véhicules en stationnement, ces adjonctions nuisent bien évidemment au concept de cité-jardin.

Plusieurs pavillons ont subi des surélévations ou des adjonctions qui témoignent de la volonté, plus ou moins heureuse, des architectes de s´adapter à l´ensemble qu´ils devaient modifier (C, G, K-J, L, M, N).

Un certain nombre de pavillons et de bâtiments conservent des dispositions proches de l´origine. La destruction programmée des pavillons peu altérés E, F, I et H devrait conduire à une attention plus soutenue sur le devenir des pavillons et bâtiments subsistants (1 X, R, O, S, T, U, 18, 7) et bien sûr chapelle et chaufferie.

Il est à souhaiter que les architectes chargés du programme de modernisation de l´hôpital aient le souci de maintenir un hôpital cité-jardin au coeur de la ville.

Appellations Edouard-Herriot
Parties constituantes non étudiées chapelle, chaufferie, jardin
Dénominations hôpital
Aire d'étude et canton Lyon Urgences
Adresse Commune : Lyon 3e
Adresse : place d' Arsonval
Cadastre : 1999 BR 4

L'hôpital Edouard Herriot est construit par Tony Garnier, à la demande du maire de Lyon Edouard Herriot. L'avant-projet date de 1910 ; les travaux durent jusqu'en 1933. En 1924, Tony Garnier charge l'architecte Louis Thomas de construire la chapelle (qui n'était pas prévue dans l'avant-projet) et les pavillons du plateau haut. L'évolution de l'hôpital conduit à des modifications sur un certain nombre de bâtiments, par surélévation, épaississement ou adjonction dans les cours anglaises. En dépit des mesures de protection, les cheminées de la chaufferie sont arasées en 1997 par mesure de sécurité. Le projet de modernisation actuelle doit conduire à la démolition de 6 pavillons.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1911, daté par source
Auteur(s) Auteur : Garnier Tony, architecte, attribution par source
Auteur : Thomas Louis, architecte, attribution par source
Auteur : Salagnac René, architecte, attribution par source
Auteur : Salagnac Marcel-Xavier, architecte, attribution par source
Auteur : Gachon Eugène, architecte, attribution par source
Personnalité : Herriot Edouard, commanditaire
Auteur : Salendre Georges, sculpteur

L'hôpital occupe un îlot entier avec entrée principale place d'Arsonval. Il est construit sur un terrain étagé en trois niveaux : le plateau bas au nord, qui accueille les services techniques et la chapelle, le plateau médian, coeur de l'hôpital, où se trouvent les services de médecine et de chirurgie, et le plateau haut, au sud, réservé à la médecine et chirurgie infantile. Les plateaux sont reliés par des rampes ou des escaliers, dont le grand escalier du plateau haut. Des galeries souterraines relient les pavillons entre eux. L'ensemble est organisé sur un plan orthogonal, avec un réseau d'allées bordées de trottoirs, avec orientation vers le sud. Les pavillons en U, simple ou double, comptaient à l'origine 2 ou 3 étages carrées. Certains ont été surélevés jusqu'à six étages carrés.

Murs résidu industriel en gros oeuvre
béton armé
Toit bitume
Étages étage de soubassement, sous-sol, 5 étages carrés
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures terrasse
Escaliers escalier isolé, escalier droit, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Autres organes de circulations ascenseur
États conservations bon état, restauré

Un grand nombre de reproductions de documents sont des documents de travail de médiocre qualité ; ils ont été joints au dossier par souci d'information et doivent, à terme, être remplacés.

Statut de la propriété propriété d'un établissement public communal
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH partiellement, 1967/12/13
inscrit MH partiellement, 1989/01/31

Annexes

  • Brève présentation des Hospices civils de Lyon

    Brève présentation des Hospices civils de Lyon

    La tradition affirme que le premier hôpital de Lyon, l´Hôtel-Dieu, aurait été fondé en 542 par le roi Childebert et sa femme Ultrogotte. Son existence n´est attestée qu´à la fin du XIIe siècle sous le nom d´hôpital du Pont du Rhône, placé sous l´administration des frères pontifes, confrérie de laïcs chargée de la construction du pont sur le Rhône.

    En 1308, l´archevêque de Lyon, Pierre de Savoie, confie l´administration de l´hôpital du Pont du Rhône à l´abbé de Hautecombe (Savoie) qui la transmet en 1314 aux abbés de la Chassagne. L´aumônerie est séparée de l´hospice et remise aux consuls de la Ville en 1335, puis c´est l´hospice lui-même qui est abandonné aux consuls le 21 juillet 1478. Les consuls décident alors la construction d´un nouvel établissement, l´Hôpital de la Pitié du Pont du Rhône ou Grand Hôtel-Dieu.

    A la suite de la famine de 1531, l´aumône générale de la Ville crée un Hospice de la Charité.

    En 1583, les consuls se déchargent de l´administration de l´Hôtel-Dieu sur un collège de six bourgeois notables.

    Entre 1622 et 1637, l´Hôtel-Dieu est complètement reconstruit ; puis agrandi sur les plans de J.-G. Soufflot de 1741 à 1761.

    L´hôpital de la Charité est construit entre 1614 et 1624.

    En mars 1797, en application de la loi du 16 vendémiaire an V, une commission administrative unique est chargée par la municipalité de gérer les hôpitaux civils.

    Le 28 nivôse an X (18 janvier 1802), Bonaparte, de passage à Lyon, remplace la commission municipale par un conseil général présidé par le préfet et les trois maires de la ville.

    L´ordonnance royale de juin 1845 consacre l´administration des Hospices civils, et lui rattache l´hôpital de l´Antiquaille.

    A la suite du décret du 26 mars 1852, les membres du conseil des Hospices ne sont plus nommés par le ministre, mais par le préfet.

    A partir du 10 mars 1920, le maire devient président de droit du conseil des HCL et les membres du conseil municipal passent de 25 nommés par le préfet à 30 dont un tiers est nommé par le conseil municipal.

  • La municipalité d´Edouard Herriot (1905-1957) et la politique des grands travaux

    La municipalité d´Edouard Herriot (1905-1957) et la politique des grands travaux

    En 1905, Lyon est victime de sa croissance : urbanisation sauvage des nouveaux quartiers (Guillotière, Part-Dieu, Montchat, Montplaisr, Gerland).

    Le maire s´entoure d´une équipe composée de Jules Courmont, professeur de médecine hygiéniste, Joseph Serlin, secrétaire général, Camille Chalumeau, ingénieur en chef, Charles Meysson et Tony Garnier, architectes.

    La municipalité lance une politique de grands travaux, marquée par la révision du plan général de la ville en 1906. La politique urbaine comprend l´amélioration de la voirie des 3e et 8e arrondissements (aménagement du quartier de la gare des Brotteaux, 1907), de grands équipements (terrain d´aviation de Bron, 1907 ; abattoirs de la Mouche, 1909-1914 ; hôpital Grange-Blanche, 1913-1930), des cités d´habitat ouvrier (Ravat-Quivogne, Vaise, Croix-Rousse), le développement des industries soutenues par l´intervention des banques (industries chimiques à St Fons, Pierre-Bénite, prémices du couloir de la chimie ; industries électriques à Villeurbanne ; Pellicules photos à Décines, 1907, etc.).

    En 1908, c´est la fondation de la Société d´étude et d´encouragement pour favoriser la prospérité et l´embellissement de la ville. Tous les ans, elle organise un concours sur des projets d´embellissement de la ville.

    Le Plan d´Extension et d´Embellissement de la ville est élaboré à partir de 1912 (en avance par rapport à la loi de 1919 pour l´aménagement des villes de plus de 10 000 habitants). La ville est divisée en 5 triangles ayant pour sommet la place Bellecour et pour base la périphérie. Il prévoit :

    4 types de voies principales, somptuaires et commerciales (du même type que la rue de la République), radiales, circulaires, et 3 boulevards en corniche (Fourvière, Croix-Rousse, Caluire) ;

    des voies nouvelles à créer pour les cités (Philippe de la Salle, Etats-Unis, Clos-Chaumais) ;

    la rénovation du quartier de la Mouche ;

    la construction de 3 nouveaux ponts sur le Rhône, en béton : pont Wilson (1918 / C. Chalumeau, Auric, E. Fabrègue, Cortot, du type Séjourné) ; pont Koenig (1971, 1er en France à être entièrement caissonné) ;

    l´extension de la ville vers l´est en englobant St Fons, Vénissieux, Bron, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, et la création de lignes de tramways ;

    la création de parcs (Cusset, les Essarts), squares, aires de jeux, et de vastes boulevards circulaires (Laurent-Bonnevay) ;

    2 ports fluviaux (Rambaud, 1911-1919, port sur le Rhône, futur Edouard-Herriot).

    Ce plan est présenté à l´exposition de 1914. Seront réalisés : le viaduc de la Mulatière, l´ouverture et l´agrandissement de plusieurs avenues, rues, ..., la construction de la Manufacture des Tabacs (E. Clugnet, 1912-1930) , de plusieurs écoles, les premiers travaux de construction du stade olympique de Gerland (Tony Garnier, 1913-1930).

  • L´architecte Tony Garnier (1869-1948)

    L´architecte Tony Garnier (1869-1948)

    Tony Garnier, né à Lyon, fait ses études à l´Ecole des Beaux-Arts de Lyon, puis à partir de 1889 à celle de Paris. Il y est l'élève de Jules Guadet qui y enseigne la théorie de l'architecture à partir de 1894 ; celui-ci, appelé en 1897 aux Etats-Unis pour établir le programme de l'université de Berkeley, indique dans ce programme : Il faut combiner ensemble paysage, jardins et constructions de manière à former un tout harmonieux auxquels puissent s'adapter sans changements essentiels tous les agrandissements ultérieurs. Publiant en 1900 Eléments et théorie de l'architecture, il souligne la supériorité de l'hôpital pavillonnaire (t. 3, p. 507).

    En 1899, après plusieurs échecs, T. Garnier obtient le Grand Prix de Rome et gagne la Villa Médicis.

    Il affiche sa contestation et ses opinions politiques en envoyant en 1901 un projet de Cité industrielle, dont les monuments publics portaient des inscriptions tirées du dernier roman d´E. Zola, Travail, qui décrit la construction d´une cité idéale inspirée du fouriérisme. En 1904, Il termine son séjour à Rome avec deux études : une Cité industrielle plus achevée, et une représentation de la ville romaine, Tusculum, soit deux représentations d´urbanisme, discipline encore ignorée en France.

    Les études de 1901 et 1904 sont perdues. La Cité industrielle est connue par son édition de 1917 ; c'est la description d´une ville fictive sur un terrain accidenté, où les quartiers sont spécialisés selon leurs fonctions, mais insérés dans un environnement paysager : c'est le principe de la cité-jardin. L´architecture n´est pas absente de son programme ; à l´exception des usines, principalement en fer, les bâtiments sont en béton, avec des fenêtres larges, des toits terrasses, des porte-à-faux, la mise en évidence de grandes lignes verticales ou horizontales. L'hôpital, de type pavillonnaire, y est implanté en hauteur, à l'extérieur de la ville, sur une succession de terrasses ; le sanatorium, avec le bâtiment de l'héliothérapie, y occupe le point le plus élevé.

    En 1904, T. Garnier revient à Lyon et participe à divers concours pour des bâtiments municipaux à Paris, Marseille, Reims. Ses projets ne sont pas retenus. Le maire de Lyon, Victor Augagneur, lui confie la construction de la vacherie du Parc de la Tête-d´Or et le recommande à son successeur. T. Garnier va devenir l´un des proches collaborateurs d´Edouard Herriot. Dans sa lettre de candidature au maire du 9 octobre 1909, pour la construction de l´hôpital de Grange-Blanche, il précise, qu´outre ses projets d´hôpitaux inclus dans la Cité industrielle, il a étudié plusieurs concours d´hôpitaux et de constructions sanitaires ; il a également fait partie de l'équipe de construction de l'hôpital Boucicaut à Paris (1893-1898), au sein du cabinet de Georges Legros, qui met en application plusieurs principes de l'hôpital pavillonnaire : services généraux regroupés et distincts de l'hôpital proprement dit, pavillons des malades entourés de jardins, galeries souterraines, système de ventilation ; par contre cet hôpital est construit dans un style régionaliste.

    Travaux de Tony Garnier

    Lyon :

    - - Vacherie du parc de la Tête-d´Or, 1904-1907

    - - Abattoirs de la Mouche, 1906-1914. Inscrit MH 1975

    - - Hôpital Edouard-Herriot, 1910-1933. Insctit MH partiellement

    - - Villa, 5 rue de la Mignonne, 1912-1919. Inscrit MH 1991

    - - Stade municipal de Gerland, 1913-1926. Inscrit MH 1967

    - - Villa, 7 rue de la Mignonne, 1917-1924. Inscrit MH 1991

    - - Quartier des Etats-Unis, 1919-1934

    - - Monument aux morts de l´Ile du Souvenir, parc de la Tête-d´Or, 1924-1930. Inscrit MH 1982

    - - Ecole de tissage, 1930-1933. Inscrit MH bâtiment principal, ateliers, villa du directeur, 1991

    - Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt, 1931-1934. Inscrit MH façades, toitures et grand hall, 1975

  • Historique du domaine de Grange-Blanche

    Historique du domaine de Grange-Blanche

    1252, Territoire de Grange-Blanche in parocchia de Chaucigny, juxta domum militiae Templi Lugdunensis (dans la paroisse de Chaussagne, près de la maison de la milice du Temple de Lyon (GUIGUE. Cartulaire lyonnais, 609).

    1312, Après la surpression de l´Ordre du Temple, le domaine de Grange-Blanche passe aux Chevaliers de Rhodes (ex Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem) qui deviennent Chevaliers de Malte en 1522. Ils y établissent une commanderie.

    1615, Vente à Just Lafarge, dit de Gerland.

    1700, D´après le plan Morland, le propriétaire est Servières.

    1793, Propriétaire Marcors, notaire à Lyon, qui est guillotiné. Le domaine, saisi comme bien national, est vendu à Michel Rullière.

    1806, Vendu à Jean Chazel, de Lyon.

    1808, Vendu à Jacques Vincent.

    1810, Vendu à Ch. Edme Gauthier de Brécy, ancien receveur des Douanes.

    1818, Vendu à Etienne Rivière, propriétaire à La Guillotière, décédé en avril 1828.

    1828, Son fils, Balthazar-Jean Rivière, propriétaire, et sa femme Françoise Lafrogne.

    1832, 17 octobre, Vente à Etienne Fonzes, propriétaire rentier, demeurant à La Guillotière, acte reçu Quantin, notaire à Lyon.

    1847, 11 février, Vente à Joseph Gensoul, docteur en médecine, ancien major de l´Hôtel-Dieu, 4 place Louis-le-Grand, acte reçu Hodieu, notaire à Lyon.

    J. Gensoul acquiert également un domaine mitoyen de Jean-Louis François Richard, propriétaire rentier et de Louise Vitton sa femme, demeurant à Montchat, par acte reçu par Bourgeois, notaire à Lyon, le 10 août 1852. Mme Richard était propriétaire du terrain en qualité de seule héritière d´Antoinette Bonnand sa mère, femme de Henry Vitton, décédée le 17 décembre 1829.

    Joseph Gensoul décède le 4 novembre 1858 ; sa veuve Anne-Marie Mahmazet décède le 24 octobre 1871.

    1874, 30 septembre, Partage de la succession d´Anne-Marie Mahmazet. Le domaine revient à sa fille Anne-Julie Gensoul, épouse de Louis dit Lucien Mangini, ingénieur, sénateur, demeurant 2 rue Saint-Joseph.

    1877, 7 et 14 mars, Vente à Nicolas-Marie Plantin et Pierre Baudet, architecte, demeurant 7 rue Childebert, par contrat reçu Boffard et Lombard-Morel.

    1880, 3 juillet, N.-M. Plantin, rentier, demeurant 331 cours Gambetta, reste seul propriétaire. Il décède le 14 novembre 1893.

    1893, 7 décembre, Inventaire après décès de la succession de N.-M. Plantin ; le domaine est divisé en 5 lots.

    1894, 24 novembre, Adjudication aux enchères : Augustin Joseph Planque, supérieur des Missions africaines, 150 cours Gambetta, acquiert 3 lots.

    1904, 30 janvier, Vente à la Société anonyme d´opérations immobilières, dont le siège est à Grenoble, acte reçu Bernard et Charrat, notaire à Lyon.

    1910, 5 juillet, Vente par la Société anonyme d´opérations immobilières à la Ville de Lyon, acte reçu Pétrus Bernard, notaire à Lyon.

    1937, 21, 23 et 28 décembre, La Ville remet l´hôpital Edouard-Herriot en pleine propriété aux Hospices civils de Lyon, en échange de l´hôpital de la Charité, de divers terrains et d´une soulte en espèces.

    Sources :

    AC Lyon. 959 WP 126. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche : projet de construction, acquisition de terrains et d´immeubles, acquisition et installation de matériel de radiologie ; rapports, correspondance, acte de vente, plans. 1902-1934

    L´hôpital Edouard-Herriot de Lyon. Grange-Blanche. Un hôpital pour la cité. Lyon, 1991. P. 27 ss.

  • Description du projet, 1911

    Description du projet, 1911 (AC Lyon. 959 WP 139)

    Les services hospitaliers dont se compose le projet sont répartis ainsi :

    Médecine (360 lits), 6 services :

    1.1- deux pavillons comprenant chacun deux services, un avec clinique, un de simple hospitalisation : 60 lits par service, soit 136 lits hommes, 104 lits femmes, total 240 lits.

    2 - un pavillon comprenant deux services de simple hospitalisation : 60 lits par service, soit 68 lits hommes, 52 lits femmes, total 120 lits.

    Chirurgie (372 lits), 6 services :

    3.3 - deux pavillons affectés chacun à un service de chirurgie avec clinique : 62 lits par service, soit 72 lits hommes, 52 lits femmes, total 124 lits.

    4.4.4.4 - quatre pavillons affectés chacun à un service de chirurgie : 62 lits par service, soit 144 lits hommes, 104 lits femmes, total 248 lits.

    Gynécologie (42 lits) :

    5 - un pavillon affecté à un service de clinique gynécologique : 42 lits femmes, total 42 lits.

    Ophtalmologie (64 lits) :

    6 - un pavillon affecté à un service de clinique ophtalmologique : soit 32 lits hommes, 32 lits femmes, total 64 lits.

    Maternité (84 lits) :

    7 - un pavillon affecté à un service de maternité, avec pavillon d´infirmerie septique isolé : 84 lits femmes, total 84 lits.

    Dermatologie, Voies urinaires (128 lits) :

    9 - un pavillon affecté à une clinique dermatologique et à un service de maladies des voies urinaires : 64 lits hommes, 64 lits femmes, total 128 lits.

    Contagieux (150 lits) :

    10 - un pavillon affecté à un service de clinique de contagieux : 15 lits hommes, 15 lits femmes, total 30 lits.

    deux pavillons affectés à deux services de contagieux : 60 lits par service soit 60 lits hommes, 60 lits femmes, total 120 lits.

    Lits d´eau :

    18 : 6 lits

    Agités :

    18 : 6 lits

    Total des lits : 1212

    Le projet prévoit au surplus :

    8 - Un service de nuit : 15 lits

    Deux salles de secours : 32 lits

    Et enfin pour l´hospitalisation éventuelle du personnel :

    11- infirmerie des religieuses : 12 lits

    infirmerie du personnel : 10 lits

    convalescents : 12 lits

    Total des lits : 1293

  • Délibérations du conseil municipal, 4 janvier et 26 février 1912

    Délibérations du conseil municipal, 4 janvier et 26 février 1912

    RAPPORT DE LA COMMISSION GENERALE

    Messieurs, vous êtes appelés, aujourd´hui, à vous prononcer définitivement sur le projet de construction du Nouvel Hôpital, et vous êtes saisis de la question par trois rapports de M. le Maire.

    Le premier, qui porte la date du 28 juin 1911, expose le projet au point de vue technique.

    Le deuxième (7 décembre 1911) traite des voies et moyens financiers.

    Enfin, le troisième (4 janvier 1912) est relatif à la déclaration d´utilité publique.

    EXPOSÉ.

    Au cours de la séance du 1er juin 1909, le Conseil municipal prenait, par 38 voix contre 10, la délibération suivante :

    Est accepté, en principe, le projet de désaffectation de l´Hôtel-Dieu, tel qu´il est présenté dans le rapport de l´Administration.

    Le Conseil général des Hospices ayant, à son tour, donné son acceptation de principe, nous procédions, le 26 juillet 1909, à la nomination des membres du Conseil municipal appelés à faire partie de la Commission mixte, celle-ci devant être chargée d´étudier et de présenter un projet de Nouvel Hôpital.

    Enfin, par délibération en date du 24 octobre 1910, nous faisions le premier pas dans la voie de l´exécution du projet en décidant, à l´unanimité des membres présents, l´acquisition du domaine de Grange-Blanche et de deux autres propriétés contiguës à ce domaine.

    Ces différents votes ont été émis après la discussion la plus approfondie des rapports très complets présentés au Conseil municipal soit par l´Administration, soit par les Rapporteurs.

    Dans ces rapport on trouve, vous vous en souvenez, Messieurs, avec une partie historique véritablement intéressante, la relation de tous les faits importants qui ont précédé le dépôt du premier rapport de M. le Maire (16 avril 1909). Tous les arguments en faveur du projet de désaffectation y sont lumineusement exposés. Toutes les critiques formulées contre le projet y sont loyalement examinées et, je puis bien le dire, réduites à néant.

    Vous ne me pardonneriez pas, dans ces conditions, d´allonger inutilement ce travail en revenant sur la partie documentaire de la question. Je vous demande simplement la permission, avant d´aborder mon sujet, et pour en finir avec les références, de vous signaler que vous trouverez dans les comptes rendus de nos séances des 1er et 28 juin, 26 juillet, 22 novembre 1909, 24 octobre 1910, mai 1911, tous les renseignements qui pourraient vous paraître utiles.

    Messieurs, le rapport de M. le Maire, en date du 16 avril 1909, marque pour le Conseil municipal et, pourquoi ne pas le dire, pour tous ceux qu´intéresse la question de désaffectation, le point de départ des efforts accomplis en vue de la construction du Nouvel Hôpital. Alors que chacun s´évertuait à trouver une solution acceptable, les uns - plutôt

    défavorables à la désaffectation - par la modernisation de l´Hôtel-Dieu, complétée par la construction d´un hôpital de rive gauche ; les autres par l´étude de projets à exécuter par des Sociétés de particuliers, ce rapport est venu mettre au point la question, apporter de la clarté et rallier, en définitive et après quelques hésitations, toutes les bonnes volontés.

    Il pose des principes qui serviront par la suite de base à toutes les discussions :

    1° Le Nouvel Hôpital sera construit aux frais de la Ville, qui deviendra propriétaire, par voie d´échange. des immeubles de l´Hôtel-Dieu actuel ;

    2° La Ville garantira aux Hospices, sous une forme à déterminer, l´équivalence des revenus que l´exécution du projet pourrait faire disparaître ;

    3° Le Palais du quai, attribué à Soufflot, sera conservé et transformé en Hôtel des Postes ;

    4° Les terrains, laissés libres par la démolition partielle des bâtiments actuellement occupés par les services de l´Hôtel-Dieu, seront lotis et vendus.

    Et M. le Maire précisait en ces termes la pensée de l´Administration : Le moment n´est pas encore venu de discuter le détail du projet; ce que l´Administration municipale vous demande pour le moment, c´est de l´autoriser à négocier avec l´Administration des Hospices, une convention qui permettra de réaliser ces trois progrès essentiels : création d´un Hôtel des Postes, d´un Hôpital moderne, création d´un nouveau quartier.

    Messieurs, l´Administration eût été heureuse, j´en suis persuadé, de nous apporter, aujourd´hui, des projets réalisant ces trois progrès essentiels. Malheureusement les circonstances ne le lui ont pas permis, et elle se trouve dans l´obligation de réserver momentanément la question de la création d´un Hôtel des Postes, ainsi que celle de la création d´un nouveau quartier.

    Ce n´est qu´un retard, sur lequel l´Administration ne s´explique pas, mais qui doit vraisemblablement être attribué à l´intervention tout à fait inattendue - non sollicitée dans tous les cas - de l´Etat, pour le classement, comme monument historique, d´une partie des bâtiments de l´Hôtel-Dieu. Agissant, sous je ne sais quelles influences, un Inspecteur généraI des Beaux-Arts aurait pris l´initiative de provoquer ce classement ; et, ensuite de l´ordre qu´il aurait reçu, M. Goubert, architecte en chef des Monuments historiques du département du Rhône, a adressé à M. le Sous-Secrétaire d´Etat des Beaux-Arts, à la date du 3 juillet 1909, un rapport dont les conclusions, transcrites ci-après, ne manqueront pas de vous paraître tendancieuses, au moins en ce qu´elles visent l´hygiène : Dans l´ensemble de toutes les constructions de l´Hôtel-Dieu, ont été commencées des transformations intérieures répondant aux exigences de l´hygiène, de la médecine et de la chirurgie modernes. Ces transformations se font sans dénaturer en quoi que ce soit les constructions anciennes, dans les quelles, d´ailleurs, le volume d´air et d´éclairage sont à profusion, et ne gênent en rien les modifications de détail que l´on peut y apporter.

    En résumé, dans cet ensemble de constructions, les bâtiments qui, par leur intérêt architectural, me paraissent devoir être proposés au classement sont les suivants

    1° Les bâtiments XVIIe siècle se réunissant en croix autour du dôme, celui ci compris et les cloîtres y attenant au pourtour de la cour ;

    2° la chapelle XVIIe et XVIIIe siècles ;

    3° La porte d´entrée XVIIIe siècle ;

    4° Les constructions XVIIIe siècle de Soufflot, compris le portique faisant face à la cour centrale.

    Le dossier ne contient pas de documents sur la suite donnée à la proposition de M. Goubert. Il est probable qu´aucune solution n´est encore intervenue. Je veux espérer que la Ville qui va devenir propriétaire des bâtiments dont il s´agit sera admise à présenter ses observations avant qu´une résolution ne soit prise. Quoiqu´il en soit, il n´est pas possible d´étudier un projet de lotissement des terrains de l´Hôtel-Dieu, avant que cette question ne soit vidée.

    D´autre part, le projet de l´installation d´un Hôtel des Postes ne peut pas être envisagé avant de savoir quels dégagements on pourra donner au Palais du quai.

    Les deux projets intimement liés : création d´un nouveau quartier et création d´un Hôtel des Postes doivent donc être ajournés.

    C´est ainsi que l´Administration est amenée à nous présenter le seul projet de la construction du Nouvel Hôpital, avec un plan financier modifié non plus appuyé sur le prix de vente des terrains, mais basé sur le double concours de la Ville et du Département, et, éventuellement sur le concours de l´Etat, par des subventions à provenir du Pari Mutuel et du Ministre de l´Instruction publique.

    PROJET GARNIER.

    La Commission mixte a tenu exactement vingt séances, au cours desquelles toutes les questions de détail relatives au projet du Nouvel Hôpital ont été étudiées avec soin. M. le Maire, dans son rapport du 23 juin, adresse, en son nom et au nom du Conseil municipal, un témoignage public de reconnaissance aux membres de cette Commission. Je me permets de souligner le passage de ce rapport et de remercier à nouveau, et tout particulièrement ceux de ses membres n´appartenant pas aux corps élus.

    S´inspirant des idées émises au cours des discussions au sein de la Commission mixte, ainsi que de la visite faite aux principaux établissements hospitaliers récemment construits dans diverses grandes villes de l´Europe, M. Garnier nous présente un magnifique projet qui semble bien réaliser tous les progrès connus en matière d´hygiène particulière aux établissements hospitaliers. Il a apporté dans son étude toute sa science d´architecte et ses merveilleuses facultés d´artiste. Plutôt que de faire moi même la louange du projet Garnier, je préfère laisser la parole aux membres éminents du Comité de l´Inspection générale des services administratifs au Ministère de l´Intérieur. Ce Comité s exprimant ainsi à la date du 9 janvier 1911 : Ce que le Comité des inspecteurs généraux connaît actuellement de l´ensemble et des détails de l´hôpital de Lyon, lui permet d´affirmer que ce sera là un établissement hospitalier de premier ordre.

    Messieurs, si je cédais au désir de vous décrire dans ses détails le projet de M. Garnier, je devrais donner à ce rapport, déjà si long, une étendue dé mesurée. Au surplus, vous avez examiné les plans qui vous ont été soumis, vous avez vu la maquette qui reproduit très exactement les dispositions d´ensemble du Nouvel Hôpital, vous connaissez l´arrangement de chacun des pavillons.

    Je me bornerai donc à vous demander la permission de vous dire d´abord que le Nouvel Hôpital sera, en même temps qu´un établissement hospitalier, un établissement universitaire, c´est-à-dire qu´il contiendra la plupart des cliniques et des services d´enseignement, que, par traité en date du 20 avril 1877, l´administration des Hospices doit aux Facultés de Lyon ; et je parcourrai ensuite avec vous, très rapidement, l´établissement que nous allons fonder.

    Le terrain, vous le connaissez, c´est celui du domaine de Grange-Blanche. Il est circonscrit : au nord, par la rue Trarieux ; à l´est, par des propriétés privées en bordure sur la rue Claudia (quelques-unes de ces propriétés ont déjà été acquises par la Ville) ; au sud, par le cours Gambetta, et à l´ouest par la rue de Montchat et une propriété privée, en bordure sur cette rue. Le terrain, ainsi limité, a une surface de 160.000 mètres carrés y compris les propriétés récemment acquises. Il présente des différences de niveau assez considérables. passant de la cote de 177 à celle de 190 environ. L´architecte, utilisant ces différences de niveau, a établi son projet sur trois plans, l´un à la cote 177,50, c´est le niveau du cours Gambetta à son intersection avec la grande rue de la Guillotière ; le second, à celle de 181,50 et le troisième à celle de 188 mètres.

    Si nous entrons par la porte principale du cours Gambetta, après avoir laissé à notre gauche le garage pour automobiles, et plus loin le pavillon de secours et de l´Administration, et à notre droite, les services de la maternité; nous arrivons, par une pente douce, au vaste rond-point en façade duquel s´élèvent les pavillons do clinique ophtalmologique d´un côté et de gynécologie de l´autre. Au rond-point nous sommes au niveau du plan secondaire et, si nous parcourons les trois allées parallèles qui s´ouvrent devant nous, nous aurons passé successivement devant les neuf pavillons dans lesquels sont installés les cliniques et les services de médecine et de chirurgie.

    Gravissant le large escalier extérieur, qui met en communication le 2° et le 3° plans, nous arrivons au service des contagieux qui comporte trois pavillons et des dépendances spéciales à ce service, ainsi qu´une entrée particulière sur le cours Gambetta. Revenant sur nos pas, nous trouverons sur le plan inférieur : à l´est du terrain, la clinique de dermatologie et le service des voies urinaires, avec une entrée rue Trarieux ; au nord, le pavillon du personnel, les cuisines, un pavillon de physiothérapie, et plus loin, à l´ouest, le service d´anatomie et des morts, avec une entrée rue Montchat.

    Le total des lits de malades dans le Nouvel Hôpital sera de 1322. L´établissement comportera on outre : 33 chambres d´internes, 377 chambres de personnel et 30 chambres d´infirmiers.

    J´indique, d´un mot, que les plus grandes chambres de malades ne contiendront que 12 lits, qu´il est prévu dans chaque pavillon un certain nombre de chambres d´isolement et de salles de repos ; que tous les services sont desservis par de larges escaliers, de vastes couloirs, des ascenseurs, des monte-charges, et que partout, l´air et la lumière pénètrent abondamment ; tous les pavillons sont reliés entre eux par des galeries souterraines qui faciliteront beaucoup le service; un réseau d´égouts captera et entraînera au dehors toutes les eaux usagées ; et, enfin, une abondante plantation d´arbres, et la création de pelouses et de jardins viendront compléter, très heureusement, la disposition générale de l´établissement, et apporter une note de gaieté dans cet asile de la souffrance.

    Le projet qui nous est présenté a reçu les approbations successives et unanimes du Conseil général du Rhône et du Conseil général. des Hospices civils de Lyon. Je ne doute pas qu´il reçoive du Conseil municipal le meilleur accueil, et c´est avec la plus grande confiance que je vous propose de doter notre Ville d´un établissement hospitalier « de tout premier ordre » qui pourra soutenir avantageusement la comparaison, avec tous les nouveaux hôpitaux de l´Europe.

    DEVIS

    Le devis de M. Garnier prévoit, d´une façon générale, la construction des pavillons, en béton de gravier avec application d´enduit en ciment autour des ouvertures. Seuls les encadrements de portes au rez-de-chaussée, les coudières, les perrons et les escaliers, sont en pierre de taille. C´est de la construction très économique. Les planchers sont en béton armé, et les toitures en terrasse sont également en béton armé recouvert de ciment ligneux. Les croisées, sauf celles des étages supérieurs, et les portes du rez-de-chaussée, ont été prévues métalliques. Les sols seront respectivement, en grès pour les locaux opératoires, les laboratoires et les salles de cours; en mosaïque pour les vestibules, les lavabos, salles de bains, etc. ; et enfin, en lithoxyle, cheya ou analogues pour les salles de malades.

    Les murs intérieurs recevront une peinture hydrofuge, marque Ripolin, au-dessus d´un soubassement en mosaïque, dans les salles d´opération ; pour les autres salles un soubassement en lithoxyle, et, au-dessus, une peinture à la colle, avec emploi de produits spéciaux.

    Le devis parait bien étudié. Je dois dire cependant que les prix appliqués me paraissent trop limités (ils sont très inférieurs à ceux prévus dans les séries de prix en usage courant), et que, surtout, la somme de 5°/. Ajoutée à ce devis, pour imprévus, me semble tout à fait insuffisante.

    Je fais aussi des réserves en ce qui concerne les toitures en terrasse, l´emploi du lithoxyle et la construction des ouvertures extérieures en métal.

    Pour les toitures en terrasse et le lithoxyle, qui sont des procédés de construction relativement nouveaux, au moins pour notre région, je me demande s´il nous est permis de faire une expérience sur une aussi grande échelle. Je ne nie pas les avantages de la terrasse, qui permet d´établir des toitures plates, non plus que du lithoxyle, qui donne un sol sans joints (ce qui est important pour un hôpital) et je ne conclus pas nettement au rejet de ces procédés, mais prie instamment l´Administration de s´entourer de toutes les références possibles avant d´en décider définitivement l´emploi.

    Quant aux ouvertures métalliques, qui peuvent offrir aussi certains avantages, elles sont d´un prix tellement élevé, que je n´hésite pas à demander leur remplacement par des ouvertures en bois de chêne. D´une étude qu´a bien voulu faire, à mon intention, M. Garnier, il résulte que cette substitution procurerait une économie do 550 000 francs. Cette somme pourrait venir très utilement en augmentation de celle à valoir pour travaux imprévus.

    Sous les réserves que je viens de formuler, je vous propose, Messieurs, d´approuver le devis qui nous est soumis et dont le montant total s´élève a 13.368.300 francs.

    OBJECTIONS

    J´en arrive maintenant, Messieurs, aux objections qui peuvent être présentées à propos du projet. Quelques-unes d´entre elles sont tout à fait personnelles à votre Rapporteur, et je m´empresse de dire qu´en ce qui les concerne, elles ne sauraient, en aucune façon, être entendues comme une critique de ce projet :

    a) Nombre insuffisant de lits. - On a fait au projet le reproche de ne pas augmenter très sensiblement le nombre de lits mis à la disposition des malades. Il n´est pas douteux que la population à hospitaliser croît de jour en jour, et cela non seulement parce que le nombre d´habitants de notre Ville est en progression constante, mais aussi - et surtout peut-être - parce que nos praticiens lyonnais jouissent d´un tel prestige dans les départements voisins, que, chaque commune se hâte d´envoyer dans nos hôpitaux, le malade qui doit avoir recours à l´intervention d´un spécialiste.

    C´est évidemment à ce dernier fait qu´il faut attribuer, au moins en très grande partie, l´encombrement de nos établissements hospitaliers.

    Est-ce que, dans son ensemble et par rapport à la population de la cité, notre hospitalisation est inférieure à celle des principales villes de France ? Nous trouvons à ce sujet, dans un rapport du Conseil d´administration des Hospices civils de Marseille, publié en 1910, des éléments de comparaison tout à fait réconfortants. De ce rapport, il résulte en effet que si Marseille peut se plaindre de posséder seulement 2,7 lits pour 1 000 habitants, Toulouse n´a que 3 lits, Lille 4 lits, Paris, 5,5, Nantes 7, alors que Lyon compte 9 lits pour 1 000 habitants.

    Il ressort donc très nettement de ces renseignements, dont on ne peut nier l´impartialité, que Lyon serait parmi les grandes villes de France la plus favorisée.

    Est-ce à dire qu´il ne soit pas intéressant et utile d´augmenter le nombre de nos lits ? Cette affirmation est bien loin de ma pensée. Mais il me sera permis de faire remarquer qu´une ville, comme un particulier, doit se limiter aux améliorations possibles pour elle, c´est-à-dire à celles qui ne surpassent pas ses facultés financières. A noter, au surplus, que l´Hôpital nouveau contiendra approximativement 200 lits de plus que l´Hôtel-Dieu.

    D´ailleurs, la question d´hospitalisation ne sera pas, hélas, entièrement résolue parla construction de l´Hôpital de Grange-Blanche et nos successeurs auront à s´occuper, dans un délai plus ou moins rapproché, de la désaffectation de la Charité. A ce moment, on pourra utilement étudier la possibilité d´augmenter le nombre des lits.

    b) Cliniques pour classes moyennes. - Le projet ne comprend pas de pavillon affecté à cet usage. Il ne nous est pas possible, cependant, de ne pas nous faire, dans ce rapport, l´écho des désirs des classes moyennes. Nous voulons parler de ceux qui, pour des raisons diverses, ne veulent pas entrer à l´hôpital, et qui ne peuvent cependant supporter les frais considérables qu´entraîne un séjour dans une clinique particulière.

    Je prie le Conseil municipal de se joindre à moi, pour demander à l´Administration d´étudier et de résoudre le plus rapidement possible, cette question fort complexe. il faut le reconnaître.

    c) Terrain. - J´ai dit, au début de mon rapport, que le terrain de Grange-Blanche était bordé, en partie, par des propriétés particulières.

    Il me semble tout à fait désirable que ce terrain soit complètement isolé sur tous ses côtés par des voies publiques. L´administration a entamé des pourparlers avec les propriétaires, et elle a pu conclure des accords amiables avec trois d´entre eux.

    Je souhaite vivement que les autres propriétaires n´imposent pas, par leurs exigences, soit les formalités de l´expropriation, soit l´abandon définitif du projet d´acquisition de leurs immeubles.

    En ce qui concerne les voies publiques je suis d´avis qu´il y aurait lieu de rectifier leur alignement et de les porter, au droit de la propriété de la Ville, à la plus grande largeur possible, de façon à dégager les accès du Nouvel Hôpital.

    d) Contagieux. - Le projet comporte, je l´ai dit plus haut, une section de contagieux, comprenant une clinique (qui est une innovation) et deux pavillons (services), au total 150 lits. On a longuement discuté, à la Commission mixte, entre partisans d´un hôpital général de contagieux - où seraient admis tous ces malades adultes et enfants - et ceux qui préconisaient un service tel qu´il est établi dans le projet de M. Garnier.

    L´avis général paraissait être qu´un établissement hospitalier, de l´importance de celui que nous nous proposons de construire, ne se concevait pas sans un pavillon de contagieux, destiné aux malades de l´établissement non transportables, et qui doivent d´urgence être isolés. Mais entre ce pavillon, dont tout la monde reconnaît la nécessité, et les 150 lits prévus, il y a un pas immense.

    A mon humble avis, la section des contagieux, telle qu´elle est prévue, est trop petite ou trop grande.

    Trop grande si on ne l´affecte qu´à des malades adultes. Notre collègue, M. Leblanc, administrateur des Hospices, a irréfutablement démontré que les 150 lits ne seraient jamais occupés en totalité par des contagieux adultes. Je sais bien que M. le Maire dit qu´à l´avenir les contagieux seront plus volontiers isolés; mais je lui demande la permission de répondre que cette argumentation paraît un peu fragile en présence du nombre considérable de chambres d´isolement mises à la disposition des chefs de service, et que, dans tous les cas, elle n´est appuyée sur aucuns chiffres.

    Trop petite, si on veut y admettre tous les malades contagieux, adultes et enfants. Cela n´est, je crois, pas contesté.

    Mais, quoi qu´on pense sur le principe de l´hôpital général pour contagieux, il est un fait qui doit frapper tous les esprits : c´est la très grande surface de terrain occupé à Grange-Blanche, par la section des contagieux. En effet, cette surface est de 35.000 mètres carrés environ pour 150 lits, soit 230 mètres carrés par lit environ ; le reste des services, soit 1.172 lits, se voit attribuer seulement 123.000 mètres carrés, soit 115 m. carrés par lit environ.

    Et si de l´ensemble on détache le pavillon de dermatologie et des voies urinaires qui n´occupe que 10.000 mètres carrés environ pour 130 lits, on s´aperçoit que chacun de ses lits ne jouit d´un espace que de 77 mètres carrés.

    Je sais bien que tous ces services ne sont pas séparés entr´eux par des cloisons, et qu´ils profitent de l´air et de la lumière qui les environnent, mais il ne me paraît pas discutable que l´emplacement réservé aux contagieux peut être réduit, sans dommages pour ce service, et au plus grand profit des pavillons de médecine et de chirurgie, qui gagneraient à être un peu plus espacés.

    e) Tuberculeux. - La Commission mixte, en même temps qu´elle s´occupait des contagieux, portait toute son attention sur la question dominante à mon sens, de l´hospitalisation des tuberculeux.

    Je n´ai pas besoin de dire ici avec quelle sollicitude les Administrations doivent étudier tous les problèmes qui se rattachent à la tuberculose, et la Commission mixte, qui comptait de nombreux médecins, ne pouvait manquer d´apporter à la solution de la question des tuberculeux toute sa vigilance éclairée.

    En effet, dans sa séance du 17 novembre, la Commission s´est, après une très large discussion, prononcée sur les deux principes suivants :

    1° Créer à Saint-Pothin et à la Croix-Rousse des services généraux pour tuberculeux ; 2° Ménager dans chaque pavillon un certain nombre de chambres d´isolement pour les tuberculeux, que les chefs de service voudraient isoler des autres malades.

    Les chambres d´isolement sont prévues dans le projet, mais aucune disposition particulière ne nous est présentée relativement à la création des services généraux pour tuberculeux.

    A propos du transfert possible de ces services dans les hôpitaux de la Croix-Rousse ou à St-Pothin, je me permets d´appeler l´attention de l´Administration sur les arguments, que fournissait M. le professeur Courmont, contre le projet un instant conçu, d´installer les contagieux dans le pavillon d´isolement actuellement installé à l´Hôpital de la Croix-Rousse : Avec le projet qui nous est présenté, disait-il à la Commission mixte (séance du 15 décembre 1910), l´étudiant pourrait arriver à la fin de ses études, sans avoir vu aucune maladie contagieuse de l´adulte, car il n´irait sûrement pas dans le service des contagieux à la Croix-Rousse, vu son éloignement. Et un instant après, il ajoutait : J´estime cette dernière inacceptable (proposition de transfert des contagieux à la Croix-Rousse) .., elle empêche l´enseignement des maladies contagieuses.

    Je signale ces arguments à l´attention de M. le Maire, en le priant de rechercher, s´ils ne sont pas de nature à contrarier, sinon à radicalement empêcher la réalisation de tout projet comportant l´isolement des tuberculeux à la Croix-Rousse.

    Quoi qu´il on soit, il est nécessaire que la question des tuberculeux soit résolue au plus vite, et nous savons que nous pouvons compter sur la sollicitude éclairée de l´Administration municipale.

    Messieurs, je dois encore signaler quelques points de moindre importance qui ne sont pas traités dans le rapport de l´Administration.

    f) Services centraux : pharmacie, etc. - Il avait été convenu, en principe, que ces services actuellement installés à l´Hôtel-Dieu, seraient transférés rue de la Madeleine, aux frais des Hospices, à qui la Ville payerait une subvention maximum de 300,000 francs.

    Cet accord est-il maintenu ?

    g) hôpital de secours (rive droite) locaux pour consultations gratuites. - Il avait été décidé, au sein de la Commission mixte, que seraient installés sur la rive droite du Rhône un petit hôpital pour les secours immédiats et des locaux pour consultations gratuites. On avait même envisagé, me semble-t-il, l´installation de ces services dans une partie des locaux de la Charité.

    L´Administration a-t-elle pris une détermination à ce sujet ?

    h) Mobilier du Nouvel Hôpital. - Dans la séance du 14 octobre (Commission mixte), M. Rabatel, secrétaire général des Hospices, s´exprimait ainsi : Une bonne partie du mobilier de l´Hôtel -Dieu actuel serait utilisable pour le Nouvel Hôpital. Ces paroles laissent supposer qu´une certaine partie de ce mobilier devra être renouvelée.

    J´appelle l´attention de l´Administration sur la dépense à engager de ce fait.

    i) Egouts. - Le Nouvel Hôpital va contenir une colonie d´environ, 1.800 à 2.000 personnes; les eaux usagées et les déjections de toutes sortes, seront évacuées par le réseau d´égouts particuliers à l´Etablissement, dans le collecteur du cours Gambetta.

    N´y a-t-il véritablement aucun danger, soit pour les habitants riverains du collecteur, soit pour les égoutiers, a déverser dans cette canalisation un volume journalier de 400 à 450 mètres cubes d´eau polluée ?

    A noter que les eaux provenant de la section des contagieux seront spécialement traitées avant d´être déversées.

    j) Moyens de communications avec le Nouvel hôpital. - Ces moyens de communication sont assurés pour la plus grande partie de la Ville. Cependant, il serait très désirable d´obtenir le plus rapidement possible la construction de la ligne de la rue Garibaldi. Cette ligne qui doit couper toutes celles en exploitation sur la rive gauche, faciliterait grandement, à la population des Brotteaux et de la Guillotière, l´accès du Nouvel Hôpital.

    Peut-on espérer voir cette ligne construite au moment où s´achèvera l´Etablissement de Grange-Blanche ?

    k) Chapelle. - Le projet de M. Garnier réserve un emplacement pour la construction d´une chapelle. J´indique que les frais afférents à cet édifice, seront entièrement supportés par l´Administration des Hospices, qui en a pris l´engagement.

    1) Architectes adjoints. - A un moment donné, l´Administration municipale a fait appel aux architectes lyonnais et a invité ceux d´entr´eux qui désireraient concourir, soit comme architectes-directeurs des travaux du Nouvel Hôpital, soit comme architectes adjoints au Directeur, à adresser leur demande au Maire. Un très grand nombre

    d´architectes ont sollicité les postes offerts. M. Garnier a été désigné comme Directeur. Aucune décision n´a été prise en ce qui concerne les architectes adjoints.

    Mon avis est qu´il parait bien difficile d´imposer à M. Garnier, un ou des adjoints qu´il n´aurait pas choisis. C´est une question à résoudre.

    m) Commission permanente. - On comprend que malgré tout le zèle et le dévouement dont a fait preuve la Commission mixte, il ne lui ait pas été possible de donner un avis motivé sur tous les détails si nombreux et si importants que comporte l´oeuvre considérable que nous allons entreprendre.

    Je me permets de suggérer à l´Administration l´idée de désigner, le plus rapidement possible, une ou plusieurs commissions techniques permanentes, qui recevraient pour mission de donner leur avis sur tous les détails dru projet, soit au moment de l´établissement des plans définitifs, soit au cours des travaux.

    Telles sont, Messieurs, les objections que j´ai recueillies ou qui me sont personnelles.

    J´avais le devoir de vous les présenter, mais, comme vous pouvez en juger, elles se réduisent pour la plupart à de simples notes; elles ne sauraient donc à aucun titre retarder l´approbation du projet de M. Garnier.

    VOIES ET MOYENS FINANCIERS

    J´aborde l´examen des voies et moyens proposés par l´Administration en vue de la réalisation du projet.

    La dépense totale prévue se décompose comme suit :

    1° Acquisition des terrains, y compris une somme évaluée à 17.772 francs pour intérêts, frais d´actes et divers, 1.025.000 francs ;

    2° Dépense de construction des immeubles, suivant le devis établi par M. Garnier, 13.368.300 francs.

    Pour le payement de la valeur des terrains, M. le Maire croît qu´il sera possible de trouver la somme nécessaire dans les excédents disponibles de l´exercice 1911 et, en conséquence, il ne fait pas figurer cette dépense dans son plan financier. Il n´est pas douteux, Messieurs, qu´avant d´avancer cette affirmation, M. le Maire s´est entouré de tous les renseignements nécessaires. Au surplus, nous devons nous rappeler que les exercices précédents, depuis dix ans, ont laissé chacun un excédent de recettes de 2.000.000 de francs environ en moyenne.

    Nous ne nous occuperons donc pas du payement des terrains et nous nous bornerons à faire simplement remarquer que le chiffre prévu de 1.025.000 fr. doit s´augmenter du montant des expropriations qui sont nécessaires en l´état, comme celle de l´usine de MM. Aurand et Bohl, ainsi que du montant des expropriations qui pourraient être faites par la suite, si le Conseil municipal décidait l´acquisition des propriétés dont il a été parlé plus haut.

    Je rappelle que l´Administration n´a pas prévu le payement des frais d´enregistrement des actes d´acquisition des terrains, la déclaration d´utilité publique du projet devant avoir pour effet de l´éviter.

    En ce qui concerne les dépenses de construction et d´aménagement des immeubles, s´élevant à 13.368.300 Fr. il y a lieu, tout d´abord, de déduire de cette somme celle de 2.000.000 à verser par le département du Rhône, en conformité à la délibération du Conseil général en date du 20 mai 1911.

    Il reste donc une dépense de 11.368.300.

    M. le Maire nous fait espérer des subventions qui seront accordées par le Gouvernement sur les fonds du Pari mutuel et du Ministère de l´Instruction publique. Nous pourrions sans risquer d´être taxés d´imprévoyance, faire dès aujourd´hui état de ces subventions, sur lesquelles nous avons le droit de compter, mais je crois, quant à moi, qu´il est plus sage de les réserver en vue de dépenses non prévues au devis, telles que celles résultant, par exemple, de l´acquisition d´une partie de mobilier neuf ou de nouveaux terrains, etc., etc.

    Nous pourrions aussi prévoir et incorporer dans notre projet le produit de la vente des terrains désaffectés, mais comme ce produit présente certains aléas, l´Administration a préféré, et nous ne pouvons que l´en féliciter, ne pas en faire état.

    C´est donc, Messieurs, une dépense de 11,368,300 francs à laquelle nous devons faire face. Par quels moyens ? M. le Maire nous l´expose dans son rapport du 7 décembre dernier, et je ne saurais mieux faire que de citer, à propos de ce point d´une importance capitale, les termes mêmes de ce rapport :

    Il reste maintenant à examiner les voies et moyens financiers qui nous permettront de faire face à cette dépense de 11,368,300 francs.

    Tout d´abord, je dois hautement proclamer que nous n´avons jamais eu la pensée que la construction du Nouvel Hôpital pût occasionner à nos concitoyens aucune charge nouvelle. Les impôts et taxes qu´ils supportent actuellement doivent être considérés comme un maximum qui ne saurait être dépassé du fait d´une Municipalité soucieuse de ménager les intérêts des contribuables. On nous rendra justice que cette considération a toujours été envisagée comme primordiale dans la préparation et l´exécution des programmes de travaux publics soumis à votre approbation et à celle de l´autorité supérieure.

    Avant de vous présenter des propositions fermes à ce sujet, il me paraît nécessaire d´envisager l´ensemble de notre situation financière. Vous savez que depuis longtemps, et d´une façon ininterrompue, nos comptes d´administration se soldent par des excédents de recettes plus ou moins importants. Le rapport que je vous ai récemment présenté sur le compte d´administration de 1910 donne la statistique de ces excédents depuis dix ans : leur moyenne annuelle dépasse 2 millions.

    Une partie de ces excédents alimente le budget supplémentaire et permet de faire face aux travaux et améliorations votés en cours d´exercice par le Conseil municipal, ainsi qu´aux dépenses urgentes et imprévues qui se produisent couramment dans une ville de l´importance de la nôtre. Ces prélèvements effectués, il reste encore disponible des sommes relativement importantes, s´élevant en moyenne à 1,000,000, et qui ont été employées, au cours de ces dernières années, aux dépenses exceptionnelles suivantes, inscrites aux budgets supplémentaires :

    Suit la liste des travaux effectués.

    A ce million annuel de disponibilités, on peut ajouter, avec plus de certitude encore, le produit des 10 centimes additionnels dont la perception est actuellement autorisée pour une période expirant en 1913. Le renouvelle ment de cette imposition à partir de 1914 nous procurerait 800,000 francs par an.

    Si nous étions absolument certains que la situation de nos finances continue à se maintenir dans son état de prospérité actuelle, je n´hésiterais pas à vous proposer d´affecter à la construction de l´Hôpital les seules ressources sus énoncées.

    Mais les excédents budgétaires annuels ne sont pas une ressource sur laquelle on puisse absolument compter ; le caractère aléatoire de ces excédents et leur manque de fixité pourraient nuire à l´équilibre financier de l´opération et seraient de nature à occasionner des lenteurs et des retards dans l´exécution d´un ouvrage que nous nous accordons à considérer comme urgent. Il est essentiel qu´une fois commencée, la construction ne puisse être interrompue, faute de fonds.

    D´autre part, le Conseil général du Rhône, par sa délibération du 20 mai 1911, a décidé que le paiement de la contribution départementale de 2 millions serait ainsi effectué : la ville de Lyon empruntera, pour le compte du département, cette somme de 2 millions, afin d´admettre le département au bénéfice des avantages qu´elle obtiendra pour elle-même. La ville de Lyon sera remboursée au moyen d´une annuité inscrite au budget départemental.

    Dans ces conditions, et pour nous permettre d´assurer à l´opération un gage plus précis et plus certain, j´estime qu´il convient, comme moyen éventuel et subsidiaire, de nous faire dès à présent autoriser à contracter un emprunt de la somme de 13,368,300 fr., comprenant l´ensemble de la dépense à la charge de la Ville et du Département.

    Nous n´aurions, bien entendu, recours à l´emprunt que si les ressources précitées faisaient défaut, seulement dans la mesure où ce serait nécessaire.

    En admettant, à l´extrême rigueur, que nous fassions un emprunt pour la totalité de cette somme, le gage de cet emprunt est assuré indépendamment de toute ressource aléatoire. En tablant sur le taux de 3 fr. 75 %, qui est celui de notre dernier emprunt au Crédit foncier de France et qui ne saurait être dépassé, le service de l´intérêt et de l´amortissement semestriel de la somme de 13,368,300 fr. nécessiterait une annuité de 956,000 fr. sur laquelle 143,000 francs incomberaient au département du Rhône. Le surplus, soit 813,000 francs, correspond presque exactement au produit des 10 centimes additionnels.

    Ces calculs ont été faits pour une période d´amortissement de vingt ans, bien inférieure à la durée normale des opérations de ce genre, qui s´étend ordinairement sur trente ou trente cinq ans. Nous avons tenu à restreindre le plus possible la période d´amortissement de l´emprunt éventuel, de façon à rendre plus tôt disponible le produit des 10 centimes additionnels.

    Si nous avions recours à l´emprunt, il serait indispensable d´insérer dans le contrat une clause nous permettant à toute époque de le rembourser en totalité ou en- partie. Vous savez que la construction du Nouvel Hôpital a pour corollaire l´attribution à la Ville de l´ancien Hôtel-Dieu. C´est là une condition essentielle de l´opération et l´administration des Hospices l´a admise.

    Il est évident que cette désaffectation ne pourra avoir lieu que lorsque l´hôpital de Grange-Blanche sera construit et aménagé. A ce moment, la Municipalité prendra possession des bâtiments actuels de l´Hôtel-Dieu pour les démolir en partie et faire procéder aux opérations de voirie projetées dans le quartier. Il est vraisemblable que la revente des bâtiments conservés et des terrains devenus disponibles laissera un boni appréciable, qui viendra en déduction des sacrifices que la Ville s´impose actuellement.

    Il est de bonne administration de donner à ce boni une affectation spéciale, en décidant qu´il servira à rembourser, jusqu´à due concurrence, l´emprunt à contracter éventuellement. »

    Messieurs, vous me permettrez de ne pas m´attarder à certaines critiques adressées à ce projet financier. Elles émanent d´hommes que nous savons fort aimables, mais qui ont trop d´esprit et qui, pour faire un calembour - dont ils jugent le mérite, d´ailleurs - n´hésitent pas à écrire une grande colonne de journal. On nous a dit, par exemple : « Mais puisque vous avez des excédents budgétaires si importants, pourquoi ne les avez-vous pas amassés pour arriver ainsi à accumuler la somme qui vous est nécessaire aujourd´hui. »

    La réponse est facile, Messieurs, vous la faites avec moi : « Tout simplement parce que, en supposant que les travaux urgents réalisés au moyen des excédents, aient été laissés de côté, l´Etat ne permet pas aux communes de thésauriser, d´accumuler ».

    On nous a dit aussi : « Vous continuez à percevoir des centimes additionnels qui arrivent à échéance, et vous osez proclamer que vous exécutez d´importants travaux sans charges nouvelles pour les contribuables! »

    Mais, ne sommes-nous pas dans la vérité, quand nous disons à la population qu´elle n´aura pas de charges nouvelles à supporter? Quelqu´un peut-il soutenir que, du fait des grands travaux municipaux, ses impôts ou ses taxes aient été augmentés d´un centime ? Et, enfin, qui pourra prétendre sérieusement qu´il était possible en même temps et de doter notre Ville des améliorations considérables que vous savez et de diminuer les charges contributives ?

    Messieurs, ne nous attardons pas à ces critiques, poursuivons notre oeuvre. Le projet financier qui nous est présenté est sérieusement et sagement étudié. Il réserve l´avenir et doit donner toute satisfaction à la population. Je vous propose de l´approuver.

    CONCLUSIONS

    Messieurs, comme conséquence de tout ce qui précède, je vous demande :

    1° De prendre la délibération suivante :

    Article premier. - Est approuvé, conformément aux plans et devis établis par M. l´architecte Garnier, le projet de construction du Nouvel Hôpital de Grange-Blanche. Comportant une dépense évaluée à 13,368,300 francs.

    Art. 2. - Il sera fait face à cette dépense au moyen :

    1° du renouvellement de l´imposition extraordinaire de 10 centimes additionnels, qui arrive à expiration le 31 décembre 1913 ;

    2° de l´annuité correspondante à la subvention de 2 millions du département du Rhône ;

    3° d´un prélèvement sur les disponibilités éventuelles que présentent en fin d´exercice les comptes administratifs de la ville de Lyon ;

    4° des subventions qui pourront être accordées par le Gouvernement sur les fonds du Pari mutuel et du Ministère de l´Instruction publique, en faveur de cette oeuvre d´assistance publique et d´enseignement universitaire.

    Art. 3. - En cas d´insuffisance ou à défaut des ressources indiquées aux paragraphes 3° et 4° de l´article précédent, l´Administration municipale est autorisée à emprunter la somme nécessaire, dans la limite de la dépense prévue au projet de construction.

    Le taux de cet emprunt ne devra pas dépasser 3.75 % et son amortissement devra être effectué dans un délai de vingt ans au plus.

    Le contrat y relatif sera soumis au Conseil municipal. Il comportera obligatoirement une clause permettant de le rembourser à toute époque, en totalité on en partie, au moyen du produit de l´aliénation des terrains et bâtiments désaffectés de l´Hôtel-Dieu.

    Art. 4. - L´imposition extraordinaire de 10 centimes additionnels prévue au paragraphe 1° de l´article 2 sera autorisée pour une durée maximum de vingt ans, étant entendu que, si la Municipalité n´a pas recours à l´emprunt, cette imposition cessera d´être perçue lorsque les travaux de construction de l´hôpital seront achevés et payés.

    De même, cette imposition cessera d´être perçue au cas où l´emprunt serait remboursé en totalité, au moyen des ressources prévues au dernier paragraphe de l´article 3.

    Art. 5. - Il est ouvert au budget supplémentaire de 1912 un crédit de 1,025,000 fr., destiné au paiement des immeubles acquis en vue de la construction du Nouvel Hôpital.

    2° De donner acte à l´Administration du dépôt du dossier relatif à la déclaration d´utilité publique de la construction du Nouvel Hôpital de Grange-Blanche ;

    3° De donner votre approbation aux voeux suivants adressés à M. le Maire :

    a) Que la question relative à l´établissement de cliniques pour les classes moyennes soit étudiée et résolue dans le plus bref délai possible ;

    b) Que l´Administration étudie la possibilité de l´élargissement des voies publiques, au droit du terrain de Grange-Blanche ;

    c) Que la ligne de tramways de la rue Garibaldi soit entreprise assez rapidement pour que sa construction soit achevée au moment de la mise en service du Nouvel Hôpital.

    Messieurs, en terminant ce rapport qui, je le crains, vous a paru un peu long, je veux, en toute indépendance, remplir un devoir de justice en remerciant publiquement M. le Maire des efforts considérables qu´il a déployés, depuis près de trois ans, en vue de la réalisation de l´oeuvre importante que vous allez, tout à l´heure, définitivement consacrer de votre vote.

    Monsieur le Maire, vous avez été attaqué avec violence par les adversaires de la désaffectation, vous avez été accusé stupidement de nourrir les plus noirs desseins contre la beauté de Lyon, vous avez vu se lever contre vous, la coalition de tous ceux qu´effraie le moindre progrès. Rien ne vous a arrêté, vous avez renversé tous les obstacles, brisé toutes les résistances, vaincu tous les préjugés.

    Partout, devant la Commission mixte, devant le Conseil général des Hospices, devant le Conseil général du Rhône, ici même, vous avez défendu avec la plus grande énergie le beau projet que j´ai l´honneur de rapporter ce soir. Et vous avez réussi, en définitive, à convaincre les hésitants et à rallier autour de vous toutes les bonnes volontés.

    Vos prédécesseurs ont pu justement s´enorgueillir des progrès réalisés dans notre belle ville pendant leur passage à l´Hôtel de Ville. Vous, Monsieur le Maire, qui vous êtes cependant acquis déjà des droits nombreux à la reconnaissance de vos concitoyens, vous resterez par-dessus tout, le Maire de l´Hôpital de Grange-Blanche !

    C´est là un titre dont vous pouvez être fier !

    Le Rapporteur, A. Victor.

  • Délibérations du conseil municipal, 4 janvier et 26 février 1912

    Délibérations du conseil municipal, 4 janvier et 26 février 1912

    Discussions du rapport de la Commission

    M. LEVRAT : Je remercie tout d´abord M. le Rapporteur d´avoir singulièrement facilité cette discussion en exposant la question avec une clarté et une conscience auxquelles je suis heureux de rendre hommage et je m´associe très volontiers, dans une certaine mesure, aux compliments qu´il adresse à M. le Maire.

    Bien que je maintienne intégralement mes réserves antérieures au sujet de l´opportunité d´un établissement hospitalier aussi considérable, je suis en effet tout disposé à reconnaître aujourd´hui comme hier l´urgente nécessité d´un hôpital moderne dans les nouveaux quartiers de la Ville, cette installation devant dans des limites à débattre, décharger ou remplacer nos anciens hôpitaux. C´est ainsi que lors de la discussion sur la désaffectation de l´Hôtel-Dieu, j´affirmais déjà mon accord complet avec M. le Maire sur les deux points suivants :

    - l´impossibilité de conserver plus longtemps l´hôtel Dieu dans l´état actuel et l´urgence de construire un hôpital sur la rive gauche du Rhône. Mais j´ajoutais que ce n´était là qu´un des côtés de la réorganisation nécessaire de tous nos hôpitaux, réforme qu´il eût été préférable d´envisager tout d´abord suivant un plan d´ensemble prévoyant des étapes de réalisation successives, et ma déclaration, Monsieur le Maire, vous pouvez vous en souvenir, et d´ailleurs le procès-verbal de la séance en fait foi, ma déclaration me valait aussitôt de votre part un brevet de révolutionnaire que je conserve précieusement.

    Si je viens de me permettre cette petite incursion dans le passé, ce n´est pas vous pouvez en être certain, pour chercher à rouvrir un débat stérile et irritant, mais uniquement pour bien établir que je suis très à l´aise aujourd´hui pour parler du nouvel hôpital, n´ayant jamais nourri à son égard aucun sentiment d´hostilité. La désaffectation totale de l´Hôtel-Dieu et la construction d´un hôpital sur la rive gauche du Rhône sont d´ailleurs deux choses si distinctes que le projet qui nous est soumis est complètement muet sur le sort ultérieur de l´Hôtel-Dieu. Par la seule force des choses, il est et demeure réservé.

    Je puis donc sans trahir aucune des opinions que j´ai défendues dans le passé accorder mon vote au projet actuel et si j´ai quelques hésitations à le faire c´est pour d´autres raisons.

    M. le Rapporteur a adressé lui-même au projet quelques critiques qui toutes m´ont paru justifiées et dont je craindrais d´affaiblir la portée en m´en faisant l´écho. D´ailleurs, en séance de Commission, après les justes observations de notre excellent collègue Leblanc, vous avez, Monsieur le Maire, reconnu le bien fondé de la plus importante de ces critiques, celle qui visait la section des contagieux, et vous avez pris, si je ne me trompe, l´engagement d´accepter pour l´hôpital des contagieux un autre terrain, distinct de celui de Grange-Blanche. Cette décision a immédiatement fait tomber une des objections capitales que l´on pouvait faire au Nouvel Hôpital : l´encombrement de ses constructions, encombrement qui rendait par avance impossibles les extensions futures qu´un jour ou l´autre pourraient nécessiter les progrès de la science, et je vous félicite, Monsieur le Maire, d´avoir ainsi du même coup, pour l´avenir, assuré votre oeuvre contre une désaffectation trop rapide.

    L´examen des plans de M. Tony Garnier m´a, d´autre part, suggéré quelques observations personnelles que je voudrais vous soumettre. Contre le type de constructions adopté par l´Architecte je ne me permettrai aucune critique, car je n´ai nulle envie de me faire excommunier par le Comité des Inspecteurs généraux, mais je présenterai très modestement à mes collègues une simple remarque. Ne se pourrait-il pas que ce système de constructions en pavillons séparés, très découpés, peu profonds, avec murs de faible épaisseur, système qui a des avantages certains au point de vue de l´aération et de l´insolation et se trouve très généralement adopté dans les pays du Nord, ne se pourrait-il pas que ce système dans notre région, durant le cours de certains étés torrides expose les malades logés dans ces locaux ensoleillés à une chaleur véritablement insupportable ? Les membres de la Commission mixte qui ont visité les hôpitaux du Danemark et de l´Allemagne du Nord pourraient-ils m´affirmer que le climat de Lyon est sensiblement celui de Copenhague ou de Hambourg et qu´il n´y aura aucun inconvénient pour nous à adopter le type de constructions qui convient si bien à nos voisins septentrionaux ? Encore une fois ce n´est pas un reproche à l´Architecte, mais un simple point d´interrogation que je pose.

    En séance de Commission j´ai déjà présenté un certain nombre d´observations de détail sur lesquelles je ne veux pas m´arrêter longuement aujourd´hui, mais dont je tiens cependant à rapporter quelques-unes en passant. C´est ainsi que je vous ai demandé, Monsieur le Maire, pourquoi de cet hôpital, qui doit être un grand centre d´enseignement, deux seules cliniques magistrales sont exclues, pourquoi celles-ci et non celles-là? Vous m avez répondu, si j´ai bien compris, que dans les choses les plus sérieuses il convenait toujours de laisser une petite part à la fantaisie. Je n´insisterai pas davantage, ne voulant faire ici aucune personnalité désobligeante. De même, dans le pavillon des maladies vénériennes et cutanées je ne m´appesantirai pas trop sur l´insuffisante séparation des sexes que je vous ai signalée l´autre jour, ni sur les inconvénients spéciaux qui en peuvent résulter; car je ne voudrais pas risquer ce soir de soulever un débat sur le libre-échange. Mais je me permettrai de vous demander, Monsieur le Maire, si vous ne pourriez pas me répondre aujourd´hui d´une manière plus précise au sujet de l´emplacement du service des enfants dartreux dans ce même pavillon des maladies cutanées et vénériennes, car il y a là une question de contamination morale qui a bien aussi une certaine importance.

    D´un autre côté, toujours dans ce même bâtiment, j´ai trouvé un peu étrange que le service de chirurgie génito-urinaire ait sa salle d´opérations au rez-de-chaussée, tandis que les salles de malades sont, pas même au 1er mais au 2° étage. Vous devez tous vous souvenir que cette installation à des étages différents des travaux opératoires et des salles de malades a été un des gros griefs faits à certains services de chirurgie de l´Hôtel-Dieu.

    Je reconnais, d´ailleurs, très volontiers qu´il s´agit là de petits points de détails et si, au risque d´allonger un peu cette discussion, je les ai signalés en passant; c´est que je voulais ainsi souligner l´intérêt d une proposition du Rapporteur qui demande très raisonnablement la nomination d´une Commission permanente chargée d´étudier toutes les questions secondaires restées en suspens ou dont la solution pourrait être heureusement révisée.

    Et j´arrive maintenant à la plus grave objection qui persiste contre l´hôpital de Grange Blanche, je veux parler des charges nouvelles qu´il va imposer à l´Administration des Hospices. Il est bien entendu, en effet, que nous faisons un beau cadeau aux Hôpitaux; mais il est parfois des cadeaux fort onéreux pour ceux qui les reçoivent, et j´ai bien peur que le nôtre ne rentre dans cette catégorie. Il ne peut être douteux, en effet, que l´entretien de ces nombreux et vastes bâtiments, aux salles innombrables, va nécessiter un supplément important de dépenses, tant pour les locaux eux-mêmes (chauffage, éclairage, entretien général, etc.) que pour le personnel dont la besogne va être certainement plus que doublée.

    Et ces charges nouvelles, impossibles à éviter, qui vont dorénavant incomber aux Hospices sont d´autant plus fâcheuses, que l´hôpital de Grange-Blanche, tel qu´il est prévu, va forcément imposer dans les autres établissements hospitaliers des remaniements et des agrandissements coûteux.

    Notre collègue Leblanc, particulièrement bien placé pour être renseigné, en sa qualité de membre de la Commission mixte et du Conseil d´administration des Hospices, estime, vous le savez, à 109 le nombre des lits de chirurgie et de médecine générale que le Nouvel Hôpital va contenir en moins que l´Hôtel-Dieu.

    « Ces chiffres, lui avez-vous répondu, Monsieur le Maire, sont plus apparents que réels ; s´il y a moins de place dans le Nouvel Hôpital pour cette catégorie de malades, ils trouveront par ailleurs, dans d´autres hôpitaux, une place correspondante. Les vénériens, notamment, en venant à Grange-Blanche, laisseront à l´Antiquaille des lits que les tuberculeux seront enchantés d´occuper. »

    Or, non seulement cette solution me paraît tout à fait insuffisante, en ce qui concerne les tuberculeux, mais il est impossible qu´une pareille transposition de services ne nécessite pas des dépenses considérables. Je ne disconviens pas que vous puissiez caser ailleurs les 109 malades qui ne trouveront pas place à Grange-Blanche ; j´affirme simplement que leur installation entraînera des frais importants sur lesquels nous manquons complètement de renseignements à l´heure actuelle.

    L´hôtel-Dieu était insuffisant et refusait du monde ; l´hôpital qui a la prétention de le remplacer accentue encore cette insuffisance. Et cependant la population appelée à bénéficier de l´hospitalisation augmente de jour en jour et demain, lorsque vous aurez édifié ce Nouvel Hôpital, dans des conditions d´hygiène et de confort dont nous devons tous nous féliciter, vous allez voir, soyez-en sûrs, singulièrement s´accroître la clientèle hospitalière. Beaucoup d´ouvriers aisés et de petits commerçants n´hésiteront plus à se faire soigner à l´hôpital pour le prix modique qu´on leur demandera, et si l´on n´augmente pas sensiblement le nombre des lits, les vrais indigents auront de plus en plus de peine à trouver de la place dans nos modernes hôpitaux. Faire mieux nous oblige du même coup à faire plus.

    M. LE MAIRE : C´est ce que j´ai fait, et je vous l´ai démontré.

    M. LEVRAT : Je suis loin de m´en plaindre, mais j´ai bien le droit de m´étonner que nous ne soyons pas davantage renseignés sur toutes les conséquences de notre vote d´aujourd´hui. Pourquoi ne sommes-nous pas saisis, en même temps que des plans du Nouvel Hôpital, des divers projets qui doivent parer à ses multiples répercussions sur l´ensemble de notre système hospitalier ?

    Ne devrions-nous pas savoir, aussi exactement que possible, où nous conduisons les Hospices et par conséquent où nous allons nous-mêmes, puisqu´il ne faut pas oublier que toute atteinte au budget hospitalier doit avoir fatalement un jour ou l´autre son retentissement sur le budget de la Ville ?

    Cela est d´autant plus important que le Rapporteur nous le dit lui-même :

    « La question d´hospitalisation ne sera pas, hélas! entièrement résolue par la construction de l´hôpital de Grange-Blanche, et nos successeurs auront à s´occuper, dans un délai plus ou moins rapproché, de la désaffectation de la Charité. » N´est-ce pas avouer implicitement qu´il eut mieux valu, comme mes amis et moi l´avions formellement demandé, lier ensemble tous ces problèmes et ne pas s´embarquer sans être bien sûrs que le pas en avant que nous faisons faire à une question n´aura pas sur d´autres non moins importantes et peut-être même plus urgentes une fâcheuse répercussion ?

    C´est là surtout cette inconnue qui m´effraie au moment d´accorder mon vote à un projet qui, en lui-même, constitue sûrement un progrès indéniable sur l´ancien état de choses, à un projet intéressant certes par les difficultés qu´il a résolues, mais inquiétant aussi pour celles qu´il ne solutionne pas. Aussi je demanderais volontiers au Conseil de surseoir au vote définitif jusqu´à ce que l´Administration des Hospices, d´accord avec l´Administration municipale, nous apporte tous les éclaircissements nécessaires sur les voies et moyens par lesquels elle se propose de compléter notre réorganisation hospitalière.

    Mais les pouvoirs du Conseil sont si proches de leur terme que cet ajournement serait, lui aussi, un saut dans l´inconnu, et je ne voudrais pas, quant a moi, m´exposer à anéantir les longs et laborieux efforts d´une Commission à laquelle je suis heureux aujourd´hui de pouvoir rendre un hommage aussi désintéressé. Je n´ai jamais été partisan de la politique du tout ou rien. Il me suffira donc que le projet actuel nous procure certains avantages immédiats, tant au point de l´enseignement médical que du confort apporté dans l´hospitalisation des malades; il me suffira qu´il amorce, si imparfaitement que ce soit la réorganisation de nos hôpitaux et que, d´autre part, il soit débarrassé du parasite saugrenu dont on gratifiait l´hôpital général en lui adjoignant cet invraisemblable demi-hôpital de contagieux ; il me suffira enfin que rien dans ce projet ne fasse obstacle ni à la liberté du cuIte, ni à la liberté de conscience des hospitalisés pour que je lui donne aujourd´hui mon approbation avec l´espoir que l´avenir pourra encore atténuer quelques uns de ses inconvénients.

    Mais il me sera bien permis en même temps de ne pas dissimuler pour vous, Monsieur le Maire, un regret dont vous me pardonnerez, j´en suis sûr, l´expression, c´est que vous qui sembliez prédestiné plus que tout autre à réaliser la réorganisation complète de nos vieux hôpitaux, dans l´union de leurs glorieuses traditions avec les légitimes exigences de l´esprit moderne, vous qui auriez pu facilement devenir ce grand Administrateur, vous risquiez de rester simplement devant l´histoire, comme pour le Rapporteur, le Maire de Grange-Blanche.

    M. LE MAIRE :Je vous demande la permission de répondre, sinon longuement du moins avec quelques détails, aux observations que vient de présenter M. le docteur Levrat. Son opinion peut être résumée de la façon suivante : il approuve le projet sans l´approuver tout en l´approuvant (Sourires).

    Vous me permettrez de vous dire, Monsieur Levrat, avec toute la déférence que je vous dois et que je vous accorde, que votre consultation sur l´hôpital m´a rappelé certains médecins de Molière à qui l´on demande ce qu´il faut faire et qui répondent : « Peut-être ceci, peut être autre chose. Peut-être oui, peut-être non. »

    Je relève dans votre exposé dix critiques ; je vais les reprendre l´une après l´autre. Je veux prouver au Conseil municipal, qui peut être le sait déjà, et à l´opinion publique qui a le droit d´être renseignée, que dans toutes les questions de détail le problème a été parfaitement étudié.

    Votre première critique, Monsieur Levrat, se retrouve au début et à la fin de votre argumentation ; elle en est le prologue, elle en est aussi la péroraison. Vous m´avez reproché de n´avoir pas fait la réorganisation totale des hôpitaux de Lyon; il m´est bien facile de me justifier sur ce point. Lorsque j´ai abordé, il y a quelques années déjà, dans un esprit que je demande à ne pas voir dénaturer, en dehors de tout parti pris politique ou administratif, la question de la désaffectation de l´Hôtel-Dieu, je me suis heurté, pendant cette première période, à une résistance absolue dont la meilleure preuve, je crois, est la démission donnée par le Président du Conseil d´Administration des Hospices, le jour où ce Conseil a approuvé le principe de mon projet.

    La désaffectation de l´Hôtel-Dieu, disait-on, est une opération barbare et l´on s´y opposait formellement. Lorsque, cependant, mon projet a pris de la faveur, lorsque la population, surtout la population souffrante de notre ville, a compris que c´était pour elle que je travaillais, les adversaires du projet - je ne sais pas si je dois vous compter parmi eux, Monsieur Levrat - ont modifié leur tactique ; ils m´ont dit : « Votre projet est mauvais, parce que vous ne faites que la désaffectation de l´Hôtel-Dieu ; ce n´était pas seulement cet établissement que vous deviez désaffecter, c´était tous les hôpitaux de Lyon ». J´ai répondu et je réponds encore ce que le bon sens commande ; pour accomplir une oeuvre de cette importance il faut commencer par le commencement. Je suis bien convaincu que la réorganisation des autres hôpitaux de Lyon devra suivre celle de l´Hôtel-Dieu ; j´indique dès maintenant qu´il faudra transférer et transformer l´hospice de la Charité, mais il fallait un début. C´est ce début que j´ai proposé au Conseil municipal ; parce que c´est moi qui ai dessiné et tenté de réaliser ce premier projet, il ne faut pas m´accabler en opposant à ce que je ferai tout ce que j´aurais dû faire. Je n´ai fait qu´indiquer la voie dans laquelle il faudra s´engager désormais. Voila ma réponse sur le premier point.

    Vous m avez dit ensuite, c´est votre deuxième critique, que mon projet n´expose pas quel devra être le sort ultérieur de l´Hôtel-Dieu. Ici aussi ma réponse sera très nette. Il s´est trouvé des personnes pour me dire, et leur argument peut donner à réfléchir: « Vous auriez dû1 employer un procédé inverse de celui que vous avez adopté; il fallait d´abord réaliser la valeur de l´Hôtel-Dieu actuel, donner un sort à ces bâtiments et avec les ressources ainsi obtenues, construire un nouvel hôpital. » Cette opinion ne peut être retenue.

    M. GOURJU : Evidemment.

    M. LE MAIRE : Dans l´intérêt des finances municipales et aussi dans l´intérêt des malades, on ne pourra songer à. démolir les bâtiments de l´Hôtel-Dieu qu´après l´exécution de l´Hôpital de Grange-Blanche.

    J´estime que pour une ville comme la nôtre, qui a des ressources, de bonnes finances, pour une ville de grand avenir, il vaut mieux commencer par la dépense et garder pour plus tard la recette. C´est ce qu´on fait quand on a un budget bien équilibré. Nous devons d´abord construire le Nouvel Hôpital; cette opération une fois faite, nous laisserons à nos successeurs la plus belle partie du programme, la réalisation de l´actif, alors que nous aurons fait face à la dépense.

    Comment le quartier de l´Hôtel-Dieu devra-t il être transformé´ ? On a discuté beaucoup sur ce sujet, on m´a prêté toutes sortes d´intentions ; j´ai laissé faire, j´ai laissé dire, très amusé de voir qu´on en savait beaucoup plus parfois que je n´en savais moi-même.

    Les destinées municipales sont forcément courtes et les opérations de cette nature forcément longues; ce ne sera vraisemblablement pas moi qui effectuerai la transformation du quartier de l´Hôtel Dieu. Il est donc juste que je dise comment j´envisage cette transformation.

    Quand l´importante opération qui consiste à transférer les malades à Grange-B1anche sera exécutée, quand nous serons sûrs d´avoir donné à la population souffrante de cette ville un établissement qui comportera une amélioration de bien être considérable pour ceux qui y seront soignés, quand nous serons assurés d´avoir donné à cette grande ville des ressources nouvelles qui lui permettront de poursuivre le développement des traditions qui on ont fait un centre d´études médicales et chirurgicales, alors on pourra utiliser le quartier actuel de l´Hôtel-Dieu. A ce moment là, le Conseil municipal et l´Administration qui dirigeront les affaires de notre ville devront, à mon avis, rechercher quelle sera la meilleure solution entre celles que j´aperçois dés à présent et que j´appellerai, l´une la solution maximum et l´autre la solution minimum.

    Une question d´argent se posera alors et, comme pour toutes les opérations immobilières, déterminera la solution. Si à ce moment là, les finances de la Ville étaient par malheur obérées, il est probable que l´Administration et le Conseil municipal seraient conduits à tirer le meilleur parti financier possible de ce quartier par la revente de toutes les parties qui pourraient être rendues disponibles et par la construction d´un certain nombre d´îlots. C´est cette solution que j´appelle la solution minimum. On conserverait de l´établissement tout ce qui, après examen, mériterait, au point de vue esthétique ou archéologique, d´être maintenu. Dans les parties conservées, peut-être devrait-on placer les services centraux des hospices.

    Si, au contraire, la Ville se trouve, à ce moment-là, dans une situation financière brillante, que je souhaite et que j´essaierai de toutes mes forces de préparer, je crois que l´Administration municipale aura le devoir d´adopter le projet plus vaste que je vais vous indiquer tout de suite. Ce serait ce que j´appelle la solution maximum. Elle consisterait d´abord à garder ce qui doit être conservé, en toute hypothèse, le Grand Palais du quai. On tracerait une rue derrière le Grand Palais, dans lequel on installerait un grand service public, quel qu´il soit, l´Hôtel des Postes, par exemple. On conserverait ce que l´on croirait devoir conserver et on pourrait profiter de l´opération, les ressources de la Ville étant suffisantes, pour réserver dans le centre un espace libre nouveau.

    Je voudrais que l´on fit à cet endroit ce que l´on a fait à Paris soit pour le parc Monceau, soit pour le square de Cluny. Entre ces deux solutions maximum et minimum, je vois toute une série de solutions intermédiaires. J´estime encore, pour donner mon avis, que l´Administration municipale devra à ce moment-là, provoquer un concours entre architectes pour l´utilisation des terrains disponibles.

    Vous m´avez, Monsieur Levrat, et c´est votre troisième critique, reproché la solution que j´ai adoptée pour l´hôpital des contagieux. Je répondrai, en même temps, si M. Leblanc me le permet, à l´observation qu´il se proposait de me faire tout à l´heure sur le même objet, je le sais. Ici encore, Messieurs, c´est par la faute des opposants au projet que j´ai dû adopter les solutions que je vous propose. Je vous propose, en effet, dans mon projet, de placer l´hôpital des contagieux sur le terrain de Grange-Blanche, qui est municipal. « Mais pourquoi ne placez-vous pas cet hôpital des contagieux, me dit-on, sur un terrain voisin qui est un terrain des Hospices ? Vous pourriez, sur cet emplacement, faire un hôpital beaucoup plus vaste; vous pourriez recevoir les enfants, en même temps que les adultes, opération qui vous permettrait, d´un autre côté, de dégager votre hôpital ? » Pourquoi, Messieurs ? Parce qu´on ne m´a jamais offert ce terrain; jamais les Hospices ne m´ont fait la proposition ferme de me le donner. Jusqu´à présent mon projet a été élaboré contre vents et marées.

    Ma réponse est donc bien nette. L´hôpital de contagieux a été prévu sur notre terrain de Grange-Blanche, parce que je voulais faire un pavillon spécial de contagieux et parce que je n´avais à ma disposition aucun terrain où il aurait pu être placé. Que demain l´Administration des Hospices, comme elle semble disposée à le faire, m´offre le terrain voisin, je serai trop heureux de vous demander d´y faire édifier l´hôpital des contagieux et d´aider les membres du Conseil d´administration des Hospices à réaliser cette amélioration qui ne fait pas partie de mon plan actuel. Mais vous avouerez tout de même, Messieurs, que l´offre est tardive. Voilà trois ans que mon projet va de Commission en Commission et c´est seulement au moment du vote que l´on me fait valoir qu´on peut mettre un terrain à ma disposition. C´est vraiment un peu tard. Enfin, si l´Administration des Hospices nous cède un emplacement; on me trouvera tout disposé à y édifier l´hôpital de contagieux.

    La quatrième critique est la suivante : on me dit : « Vos pavillons ont le tort d´être séparés. Les malades souffriront de la chaleur. » Les habitations publiques sont, M. Levrat, comme les habitations privées, sujettes à certains inconvénients qu´il faut se résigner à subir. Cependant je reprends votre argumentation elle-même. Si les pavillons séparés en Danemark et dans l´Allemagne du Nord protègent les malades contre le froid, permettez-moi de croire qu´ils protégeront les malades lyonnais aussi contre la chaleur.

    M. LEVRAT : Il est plus facile de se protéger contre le froid que contre la chaleur, à moins d´installer une réfrigération centrale comme cela existe en Amérique et je ne pense pas qu´on veuille faire à Grange Blanche la dépense d´une semblable installation.

    M. LE MAIRE : Nous sommes dans un climat tempéré. Ne nous donnez pas l´illusion d´être aux portes du Sahara. (Sourires.)

    D´ailleurs, à Alger, l´hôpital a été édifié par pavillons séparés. Le nouvel hôpital de Naples a été, je le crois bien, construit d´après les mêmes principes. On ne construit plus à présent d´hôpitaux que par pavillons séparés. L´air est la première nécessité des malades. Il faut que les pavillons soient entourés d´air et isolés autant que possible. De cette façon les malades seront préservés de la contagion, si fréquente dans les hôpitaux actuels.

    La cinquième critique qu´on adresse à mon projet, c´est de n´avoir pas transporté dans le Nouvel Hôpital toutes les cliniques. Ici encore ma réponse est bien simple. Je faisais la désaffectation de l´Hôtel-Dieu ; je n´étais donc engagé qu´à transférer dans le Nouvel Hôpital les cliniques qui sont à l´Hôtel-Dieu. Or, elles ne sont pas toutes à l´Hôtel-Dieu.

    Les cliniques universitaires sont réparties sur trois hôpitaux : l´Hôtel-Dieu, la Charité, l´Antiquaille. Je n´étais donc tenu qu´à transporter à Grange-Blanche les cliniques qui sont actuellement à l´Hôtel-Dieu. J´ai pourtant tâché de faire mieux que je n´avais promis. Je me suis dit : Puisque l´hôpital de Grange-Blanche est éloigné du centre de la Ville, essayons de compenser par une concentration relative des cliniques les conséquences de cet éloignement. J´ai donc opéré la concentration de toutes les cliniques qui ont pu y être établies. Sans être un hôpital absolument complet, on peut dire que le Nouvel Hôpital aura cet avantage d´être un excellent hôpital universitaire. Nous créons une installation scientifique tout à fait nouvelle, qui ne figure encore dans aucun hôpital en fonctionnement. Je veux parler des services de mécano-thérapie.

    M. LEBLANC : Et des bains permanents.

    M. LE MAIRE : Ceci est plutôt un détail dans un service.

    Voici maintenant votre sixième critique. Vous m´avez parlé des pavillons de dermatologie et vous m avez dit que ce serait un peu l´Hôtel du Libre-Echange (Sourires) ; c´est, si je l´ai bien comprise, votre pensée, sinon votre expression.

    Au point de vue des séparations, je ne sais pas jusqu´à quel point votre critique peut se justifier. C´est une question de discipline intérieure ; c´est une affaire de portes, de cloisons au moyen desquelles il est facile de remédier aux inconvénients que vous craignez. J´ai donné des instructions à l´Architecte directeur des travaux pour qu´il consulte, pour l´installation de chaque service, le médecin spécialiste qui le dirige actuellement. M. le professeur Nicolas, par exemple, qui dirige à l´Antiquaille la clinique des maladies cutanées, a été consulté ; on lui a demandé d´indiquer les inconvénients qu´il avait constatés dans son service. M. Nicolas a préféré que la salle opératoire fut installée là où elle est prévue dans le projet, estimant que les malades hospitalisés dans les pavillons des voies urinaires peuvent gravir ou descendre des étages pour se rendre à la salle d´opérations, tandis que, dans les services de chirurgie, il faut que ces salles se trouvent à l´étage même des salles d´hospitalisation.

    Pour chaque service, les professeurs ont été consultés; on ne peut pas aller à l´encontre de leurs opinions ni de ce qu´au reste l´expérience a démontré. Si l´on reconnaît plus tard qu´il y a des modifications à introduire dans les dispositions des locaux, on fera ce qu´il conviendra de faire avant l´exécution.

    Dans votre septième critique, Monsieur Levrat, vous dites que le nouvel hôpital comportera des charges nouvelles ; je le reconnais ou plutôt je le prévois dans une certaine mesure. Je crois bien qu´en effet l´hôpital des contagieux nécessitera un personnel spécial, peut-être mieux rétribué qu´il ne l´est actuellement. C´est possible, mais ce n´est pas encore certain. D´ailleurs, tout progrès ne se réalise qu´avec des sacrifices financiers; mais j´espère, néanmoins, si l´Architecte est habile, qu´aux charges supplémentaires correspondra une grande économie résultant du développement des installations mécaniques.

    Vous savez comment l´Hôtel-Dieu est, à l´heure actuelle approvisionné, fourni de lumière et de chauffage. Presque tout le travail est fait à bras d´homme; il suffit de passer dans les grandes galeries de cet établissement pour voir circuler constamment un personnel nombreux, chargé d´exécuter un travail qui pourrait se faire si facilement s´il existait le moindre wagonnet, le moindre ascenseur ou transporteur électrique.

    La spécialisation et la séparation des services exigeront plus de personnel, mais l´Architecte devra s´efforcer de trouver, par l´installation d´appareils mécaniques, une compensation aux dépenses nouvelles. Les aliments qui circulent actuellement à l´air libre, à travers les cours et galeries, pourront être transportés par des moyens plus perfectionnés, et si l´installation projetée entraîne une augmentation de dépense première, elle comportera aussi une réduction appréciable des frais généraux.

    La huitième critique de M. Levrat, que d´ailleurs je ne comprends pas, est relative au nombre des malades. Il existe à l´Hôtel-Dieu 1,028 lits, y compris les couchettes. J´insiste sur ce point, parce qu´on a voulu compliquer l´opération au début; quand j´ai dit que j´avais l´intention de remplacer un hôpital de 1,000 lits, on m´a dit : « Oui, mais il y a les couchettes ! » Eh bien, le Nouvel Hôpital recevra 1,293 lits, alors qu´il n´y en a que 1,028 à l´Hôtel-Dieu. Il se peut que la répartition soit différente, mais on me fera difficilement croire que le fait de remplacer un établissement comptant 1,028 lits par un autre de 1,293, soit une mauvaise opération et constitue une diminution du nombre des lits.

    La neuvième critique se rapporte au régime des tuberculeux. Vous demandez, Monsieur Levrat, comment nous l´avons prévu, comment nous pensons l´assurer, quels sont nos plans, quels sont nos devis. Je crois que pour les tuberculeux notre projet représente un très grand progrès. Je ne veux pas dire que je sois le premier à y avoir songé, mais je peux dire que l´hôpital que nous étudions sera le premier qui comporte l´essai d´une solution pour le régime des tuberculeux.

    Où sont-ils aujourd´hui les tuberculeux ? Ils sont partout répartis ; quelques-uns sont dirigés sur des établissements spéciaux, mais il y en a dans tous les établissements hospitaliers.

    M. TIXIER : Et dans tous les services.

    M. LE MAIRE : Le régime des tuberculeux est un des problèmes les plus difficiles et les plus angoissants qu´aient à résoudre les Administrations hospitalières. Ou bien il faut maintenir ces malades dans les services communs où ils risquent de contagionner les autres malades, ou bien il faut les placer dans des services spéciaux où ils sentent alors, s´ils ne le savent pas déjà, qu´ils sont irrémédiablement condamnés.

    M. LEVRAT : Le seul moyen de ne pas porter atteinte au moral de ces malades, c´est de les envoyer sinon dans un sanatorium au moins dans un hôpital installé de telle sorte qu´il soit un instrument de cure et non pas seulement un lieu d´isolement.

    M. LE MAIRE : Nous avons imaginé une solution plus humaine et plus scientifique que toutes les autres. La question comporte trois solutions. Il y a d´abord les malades atteints de tuberculose non ouverte; ceux-ci doivent rester à leur rang dans les services généraux d´hospitalisation. Tous les malades qui le pourront, sans danger pour eux ou pour leurs voisins, resteront dans la salle commune. Mon projet apporte une idée qui est nouvelle, je crois, dans l´administration hospitalière française, c´est l´application de la théorie de l´isolement, que les médecins jugent nécessaire au point de vue scientifique et au point de vue moral. Il est scandaleux de laisser mourir des malades dans la salle commune. Nous devrions en rougir et on en rougira plus tard pour nous, comme aujourd´hui nous faisons des lits d´hôpital à quatre places d´autrefois. Il est abominable de laisser agoniser et mourir un homme au milieu d´autres malades atteints peut-être de la même maladie. Et l´on supporte cela dans les hôpitaux d´enfants! Au cours d´une visite que j´ai faite à la Charité, j´ai assisté à ce spectacle abominable. Un enfant mourrait de la diphtérie ; au chevet, la mère folle de douleur et les enfants hospitalisés dans la même salle, soulevés sur leurs lits, assistaient à cette scène.

    C´est pour supprimer ces tristes spectacles que j´ai multiplié, dans le Nouvel Hôpital, les salles d´isolement. Elles pourront être utilisées pour les mourants ; elles pourront servir aussi pour les tuberculeux ; ce sera un premier moyen d´isolement. Enfin quand ces malades seront entrés dans la période chronique, qu´ils seront informés de leur état par le médecin, on les dirigera sur cette section spéciale des tuberculeux qui sera organisée à l´Antiquaille, dans les services laissés libres par M. le professeur Nicolas. Nous avons pensé qu´à cet endroit, l´aération résultant de l´élévation de l´hôpital serait une condition favorable pour le traitement des tuberculeux. Vous voyez que tout cela a été bien étudié et, si nous ne prétendons pas avoir résolu tous les cas, nous arrivons cependant à une solution qui peut se défendre au point de vue scientifique.

    M. LEVRAT: Vous dites, Monsieur le Maire, qu´on enverra les tuberculeux chroniques à l´Antiquaille, mais pour les tuberculeux au début, pour ceux qui à l´heure actuelle ne disposent que du sanatorium d´Hauteville, où tout le monde sait combien les places sont limitées, pour ceux-là, vous ne faites rien. Il me semble que c´est là une lacune tout à fait regrettable.

    M. LE MAIRE : C´est une erreur. La Ville envoie chaque année des malades à Hauteville, dans la mesure des ressources votées par le Conseil municipal. Je ne nie pas néanmoins qu´il n´y ait pas encore beaucoup à faire pour les tuberculeux. Je travaillerais volontiers à la création d´une oeuvre pour les enfants tuberculeux. En tout cas, pour l´instant, j´apporte une solution au problème de l´hospitalisation. Lorsqu´un tuberculeux arrivera à l´hôpital, si le médecin reconnaît une tuberculose non ouverte, il le laissera dans la salle commune. Si la tuberculose se généralise, si le malade tousse et crache, devient contagieux, le médecin le dirigera sur une de ces petites salles d´isolement que nous avons prévues et où il cessera d´être dangereux pour ses voisins. Au malade atteint de tuberculose au début ou chronique, le médecin dira : « Mon ami, votre état ne nécessite pas un alitement journalier, je vais vous envoyer à l´Antiquaille. Là, vous trouverez des jardins, vous pourrez vous promener ».

    M. LEVRAT : L´hospice de l´Antiquaille sera insuffisant pour recevoir tous ces tuberculeux puisque le départ de la clinique du Professeur Nicolas ne doit y laisser que 90 lits vacants; et je serais même fort surpris si ces 90 lits de vénériens pouvaient se transformer en 90 lits de tuberculeux, ces derniers ayant forcément besoin de plus d´espace et d´aération que les autres.

    M. LE MAIRE : Je ne prétends pas avoir résolu la quadrature du cercle. Je n´ai pas trouvé la formule de la cité future. (Sourires). Je vous apporte un progrès sur ce qui existe, voilà tout ce que je peux faire aujourd´hui et c´est- déjà quelque chose.

    Vous m´avez parlé, Monsieur Levrat, de la répercussion qu´entraînera la création du Nouvel Hôpital sur les autres hôpitaux. J´ai annoncé, dés le début, qu´il y aurait des modifications à apporter à la Charité, à l´Antiquaille, mais il appartient à l´Administration hospitalière de présenter des plans et devis.

    J´ai toujours dit que la désaffectation de l´Hôtel-Dieu se déroulerait sur une période de sept ou huit ans; je n ai pas résolu d´un seul coup toutes les difficultés. Je veux aussi laisser à l´intérieur de la Ville un service pour les blessés de la rue ; nous aurons à nous occuper de cette question et peu à peu nous résoudrons toutes ces difficultés.

    Comme conclusion vous êtes d´avis, Monsieur Levrat, de surseoir au vote définitif. Le Conseil appréciera si cette proposition n´est pas un procédé dilatoire.

    Vous m´invitez également à comparaître devant l´histoire. Je n´ai pas beaucoup de prétentions, mais je ne crois pas avoir mérité une perspective aussi effroyable que celle que vous me faites entrevoir. Je me contenterai d´avoir fait un peu de bien aux pauvres. Cela me suffira. Je ne pense pas être voué à l´enfer où vous me destinez ; je ne crois pas non plus mériter le paradis, que me promet M. Victor. Je me contenterai volontiers du purgatoire où, dit-on, vont les gens qui ont essayé de faire un peu de bien, dans les limites des moyens humains dont ils disposent.

    M. LEVRAT : Je ne veux pas reprendre point par point mon argumentation puisque nous sommes d´accord sur le vote définitif du projet qui nous est soumis. Vous m´avez comparé aux médecins de Molière ; en tout cas, je ne crois pas avoir été ni le médecin Tant-Pis, ni le médecin Tant-Mieux. Je n´ai pas dénigré votre projet comme auraient pu le faire certains esprits malveillants. Si je n´ai pas fait montre d´un enthousiasme exagéré, je crois du moins que toutes mes critiques ont été empreintes de la plus grande modération et j´ai cherché constamment à me maintenir dans cette sage moyenne où les Anciens plaçaient la vérité.

    Vous avez repris point par point mes objections. Mais vous avez laissé dans l´ombre la proposition suivante : Ne seriez-vous pas d´avis de nommer une Commission pour étudier les points secondaires ? Vous m´avez dit vous-même que certaines questions d´aménagement de services pourraient, sans que l´on doive y attacher trop d´importance, être tranchées de telle ou telle manière. Une Commission pourrait étudier ces difficultés de détail.

    M. LE MAIRE : Notre projet va subir le feu de bien des critiques. Il va être envoyé à Paris où il sera examiné par des commissions très compétentes. Il va subir bien des assauts. J´estime qu´il est d´autant plus inutile de nommer une Commission municipale que je ne me refuse pas à acquiescer aux modifications utiles qui pourraient m´être présentées. Je ne pense pas avoir résolu tous les détails ; c´est pour cela que je réserve bon accueil aux renseignements qui me seront donnés. Pour l´instant, laissons le projet suivre sa destination normale.

    M. RICHERAND : Messieurs, permettez-moi de présenter à nouveau les observations que j´ai développées lors de la discussion du présent rapport en séance de Commission, en ce qui concerne la construction, dans le Nouvel Hôpital, d´une église, nommée chapelle pour la circonstance.

    Je rappelle que rien dans le rapport de M. le Maire ne fait connaître qu´il y aura une église ; de plus, rien n´est prévu dans les plans dressés par M. l´architecte Garnier et aucune somme n´est présentée pour cette construction.

    C´est par le rapport de notre collègue, M. Victor, que nous apprenons qu´une église ou chapelle sera édifiée dans le Nouvel Hôpital, et je tiens à demander à M. le Maire tous les renseignements possibles à ce sujet et savoir de lui si ceux que j´ai obtenus sont exacts, c´est-à-dire si cette église coûtera quelques centaines de mille francs, peut-être 500,000, et si cette dépense sera faite sur le budget des Hospices.

    Dès maintenant, je tiens à protester contre l´emploi qui va être fait des ressources du budget des Hospices, dont nous avons la surveillance depuis de longues années. Ce budget est de plus en plus obéré, les charges sont de plus en plus grandes pour l´aménagement des salles destinées aux soins à apporter aux malades, les prix des journées pour les malades payant ont été augmentés et on va prélever sur ce budget une très forte somme pour construire une église. Cela est-il bien nécessaire, indispensable ? Je dis non, et je me rapporte, pour affirmer cet avis, aux arguments suivants.

    Je rappelle tout d´abord comment a été traitée la question de religion à l´Hôtel des Invalides du Travail que nous avons organisé, où aucune chapelle n´existe, où entière liberté est laissée aux pensionnaires de pratiquer tel ou tel culte. La même réglementation pourrait être appliquée à notre futur Hôpital, et les prêtres des paroisses de Monplaisir et de Montchat pourraient assurer les services de la religion catholique aux malades qui le désireraient, en se rendant à l´hôpital, comme les pasteurs protestants le font.

    Mais ce que je demande de conserver intacte dans ce Nouvel Hôpital, c´e st la liberté de conscience de chacun. Je ne veux pas rappeler toutes les réclamations auxquelles a donné lieu depuis longtemps la pression morale exercée par le personnel religieux dans les hospices, mais ce que je ne pourrais admettre dans le Nouvel Hôpital, c´est la présence des aumôniers et la construction d´une église.

    D´ailleurs, Monsieur le Maire, dans le très intéressant rapport que vous avez établi et fait paraître dans le Bulletin municipal, au nom de la Commission lyonnaise chargée d´étudier plusieurs hôpitaux modernes en Allemagne et en Danemark, j´ai été heureux de constater que ma façon de voir appliquer les cuItes dans notre Nouvel Hôpital est en pleine conformité avec ce que vous avez vu, avec ce qui existe à l´étranger.

    En effet, dans le Bulletin municipal du16 janvier 1910, page 70, relativement à la visite de l´hôpital municipal de Francfort, vous dites ; « Les soeurs trouvent d´ailleurs dans l´hôpital même le confortable le plus élégant ; elles ont une«maison à part, une villa avec salle de repos, salle de musique et une salle de culte, qui sert alternativement à toutes les religions. Dans le même Bulletin, page 71, relativement à la visite de l´hôpital Virchoc de Berlin, vous dîtes aussi : « nous remarquons encore que la chapelle évangélique sert aussi aux services funèbres du culte catholique ; l´allemand, dans l´ordre religieux, est parvenu à une notion de tolérance qui nous manque encore». Dans le Bulletin municipal du 23janvier1910, page 88, en ce qui concerne l´hôpital de Copenhague, vous dites encore : « Il a été prévu que la salle destinée à servir à la célébration des offices religieux pourra être utilisée comme salle de conférences ou de fête ».

    Si nous ne pouvons, pour le moment du moins, supprimer les soeurs dans nos hospices, supprimons au moins les frais rendus nécessaires par l´entretien des aumôniers et des chapelles.

    J´estime qu´en permettant l´accès de l´hôpital aux représentants des différents cultes, qu´en créant une salle unique pour la célébration des offices, servant en même temps de salle de conférences et de fètes, nous ne ferons qu´imiter les Allemands et les Danois, nous nous montrerons comme eux, tolérants et respectueux de la liberté de conscience de chacun.

    Voilà ma manière de voir, mais en tous cas, dès maintenant, je fais toutes réserves sur mon vote au sujet du rapport qui nous est présenté en ce qui concerne la construction d´une église dans le futur Hôpital.

    M. LE MAIRE : Je vous dois, Monsieur Richerand, une explication très loyale. Je déclare tout d´abord que la question de la chapelle ne doit entrer pour rien dans le vote de ce soir. Il n´est pas prévu de chapelle dans mon projet, parce que cette chapelle doit être construite par les Hospices,et que la dépense doit être prélevée sur des fonds affectés par donation aux dépenses de cette nature. Vous savez que les Hospices reçoivent des dons et des legs faits par certaines personnes, pour des oeuvres pieuses. Ces fonds serviront à construire la chapelle. Mais je ne veux pas me réfugier derrière cet argument; ce ne serait digne ni de vous, ni de moi. Si ces fonds n´avaient pas été disponibles, j´aurais fait construire une chapelle. Pourquoi ? Parce que je suis libre-penseur, parce que je ne crois pas, et que ne croyant pas, je veux laisser chacun faire librement ce que je fais librement. Vous voyez que je vous dis franchement mon opinion, comme vous m´avez dit franchement la vôtre. Vous avez donné des arguments ; je ne les crois pas justes. Vous avez cité l´exemple de l´Allemagne et du Danemark, et vous avez cité certaines phrases de moi où je dis, en effet, que les Anglais et les Allemands sont arrivés à avoir une notion de la tolérance que nous ne possédons pas. Ces pays de religion à forme protestante, dont le culte est plus sobre et plus sévère que celui des catholiques, sont arrivés à cette idée que les formes extérieures des différents cultes importent peu. La religion protestante a imprimé à certains peuples un caractère de sévérité qui suppose un certain stoïcisme intellectuel auquel nous, Latins, ne sommes pas encore parvenus. Chez nous, une pratique du genre de celle citée par M. Richerand, semblerait une atteinte aux croyances. J´estime qu´il faut agir avec loyauté : ou laïciser complètement le personnel des Hospices, et celui-ci une fois laïcisé, il n´y aura plus besoin d´édifice du culte, au moins pour le personnel, ou conserver le personnel actuel ; il serait mesquin, indigne de nous, de faire appel à ce personnel en lui refusant les moyens de satisfaire sa conscience. Ce serait renoncer à toute autorité pour empêcher que l´on influe sur l´esprit des malades...

    M. ROGNON : Il faudrait que la liberté de conscience fût actuellement respectée dans les hôpitaux. Tous les jours, elle est violée !

    M. LE MAIRE : Il faut me signaler tous les faits de ce genre. J´interviendrai aussitôt. Je déclare que M. Caillemer, Président actuel du Conseil d´administration des Hospices civils, partage tout à fait mon sentiment ; il faut rendre à chacun la justice qui lui est due. Je pourrais vous en donner la preuve, Mon sieur Rognon, en vous mettant sous les yeux le texte du discours que M. Caillemer a prononcé au personnel qu´il croisait. Ce discours a été très ferme. et d´une remarquable élévation de pensée. M. Tixier peut vous le dire.

    M. Richerand a parlé des invalides du travail. Je lui ferai observer qu´on ne peut pas assimiler l´Hôtel des Invalides du Travail à un hôpital. Le règlement d´entrée à l´Hôtel des Invalides, malgré le nom de l´établissement, exige que les personnes qui désirent y entrer soient relativement valides. Nous n´y admettons pas de malades. Nos vieillards sont réputés pouvoir se rendre aux offices de leur culte. On ne peut donc pas assimiler ces deux catégories d´hospitalisés. J´ajoute qu´il y aurait peut-être plus d´inconvénients à appeler les prêtres des paroisses dans les hôpitaux, parce qu ils n´ont pas l´habitude du service spécial de ces établissements, et qu´ils ne sont pas responsables de leurs actes devant le Conseil d´Administration des Hospices.

    Mon plan est de faire l´inverse de ce que vous demandez. Je voudrais non seulement que l´on construisit une chapelle pour les catholiques, mais que l´on donnât aussi un lieu de culte aux protestants et aux israélites s´ils le désirent. Ces édifices, d´ailleurs, ne seraient pas très coûteux. J´estime que nous, libres-penseurs, qui ne croyons à rien, avons le devoir d´achever une grande oeuvre par une grande idée; nous devons respecter la liberté de conscience en fait comme nous la défendons en paroles.

    M. ROGNON : Etant donnée l´importance de ce rapport, il serait peut-être nécessaire de voter par bulletins, pour que chacun prenne la responsabilité de son vote.

    En ce qui me concerne, je tiens à faire cette déclaration que s´il est entendu que vous ne pouvez rien, qu´il est au-dessus de votre pouvoir d´empêcher qu´on prenne sur le patrimoine des pauvres des sommes pour construire un édifice religieux, il faut le dire.

    S´il est entendu que la question de la chapelle reste réservée, nous pouvons voter le projet; mais si, liés par le vote de ce soir, nous sommes engagés à la construction d´une chapelle; à cette dépense d´une partie des deniers des gens hospitalisés, je ne m´associerai pas. Nous devons respecter la liberté de conscience, mais nous devons épargner aussi les deniers des pauvres.

    M. LE MAIRE : Le projet ne comporte pas la construction d une chapelle. Si je vous ai donné les explications que vous venez d´entendre, c´est que la question a une gravité indéniable.

    M. ROGNON : N´avez-vous pas pris d´engagement formel au sujet de cette chapelle ? N´avez-vous pas promis de laisser prélever cette dépense sur les deniers des Hospices ?

    M. LE MAIRE : Je me suis expliqué.

    M. ROGNON : Un rapport préfectoral adressé au Ministère de l´Intérieur permet de le croire.

    M. LE MAIRE : Qu´est-ce que cela peut me faire ! Je ne connais pas tous les rapports que l´on a pu écrire sur moi au Ministère de l´Intérieur.

    M. ROGNON : Vous n´êtes pas le seul !

    Plusieurs Conseillers : Aux voix !

    M. FORET : Lorsque nous avons discuté la question de la désaffection de l´Hôtel-Dieu, je vous avais demandé de faire prendre par l´Administration des Hospices l´engagement de créer dans le Nouvel Hôpital des cliniques pour les classes moyennes, et vous aviez paru consentir à étudier ce projet de création. Je vois, d´après le rapport de M. Victor, qu´il n´en est pas du tout question dans le projet.

    Je vous demanderai, Monsieur le Maire, s´il ne serait pas possible d´ajouter aux conclusions de notre collègue un dernier alinéa, demandant à l´Administration municipale d´intervenir de façon utile pour que ces cliniques soient instituées.

    Je crois que ces institutions viendraient décharger nos hôpitaux. Beaucoup de personnes qui n´ont qu´une petite fortune ne peuvent pas entrer dans les cliniques qui sont trop chères ; au contraire, une clinique de prix moyen aurait leur clientèle.

    Je vous demande, Monsieur le Maire, de faire tout votre possible pour que le projet définitif du nouvel hôpital comprenne [ces] créations ; vous rendrez un signalé service aux personnes du petit et du moyen commerce, qui sont aujourd´hui exploitées par les cliniques.

    M. LE MAIRE : C´est très vrai. En France, à l´heure actuelle, les gens riches peuvent se faire soigner et opérer, les pauvres aussi; mais ceux qui ne sont ni riches ni pauvres et qui sont la grande majorité de la nation, se trouvent dans l´alternative ou de se faire admettre à l´hôpital, ce à quoi ils ne réussissent pas toujours et de prendre la place de malades indigents, ou d´avoir recours aux grands chirurgiens ou aux grands médecins qui peuvent demander des prix très élevés. Il faut dire qu´il est à l´honneur de l´Ecole lyonnaise de chirurgie de ne pas élever trop ses prix.

    Il faudrait des cliniques de prix moyen, c´est vrai, mais la loi n´a pas prévu la création de ces établissements. Je m´engage à étudier la création à Lyon d´une institution de ce genre, mais ce sera tout à fait indépendant du projet actuel.

    Enfin, j´ai à faire une dernière observation. Il faudrait que les personnes qui sont atteintes de maladies contagieuses soient encouragés à ne pas se faire soigner chez elles. Nous avons à dessein augmenté le nombre des lits de contagieux dans le nouvel hôpital. Les malades contagieux ne devraient jamais être soignés à domicile, ce serait un grand progrès.

    M. GOURJU : Il existe des chambres payantes, à l´Hôtel-Dieu actuel, en très petit nombre il est vrai, me semble-t-il.

    M. LE MAIRE : Je crois qu´elles ont été supprimées.

    M. LEBLANC : Oui, cela n´existe plus depuis plusieurs années.

    M. GOURJU : C´est regrettable; ces installations rendaient de grands services.

    M. LE MAIRE : Messieurs, nous allons passer au vote.

    M. GOURJU : Va t-on procéder au vote par appel nominal ? Si oui, je suis obligé d´expliquer mon vote.

    A l´heure présente, nous avons devant nous un devoir qui nous est commun à tous ; c´est de faciliter l´oeuvre de l´Administration.

    Lorsque cette grave affaire est venue pour la première fois en discussion devant le Conseil municipal, chacun a cherché à faire prévaloir ses idées et aucun de nous n´a renoncé à ses opinions premières. Mais, autre chose est de chercher à défendre ses idées lorsque la question n´est pas résolue, autre chose de s´y cramponner lorsqu´une solution est intervenue en faisant ainsi une opposition mesquine et puérile.

    J´estime que nous remplissons notre premier devoir comme Conseillers municipaux en collaborant avec tous nos collègues pour assurer l´exécution d´une entreprise que nous aurions voulu différente, mais qui intéresse si grandement nos concitoyens. Le moment d´ailleurs serait mal choisi pour faire de l´opposition à l´Administration.

    Dans un toast, qui n´a pas été sans être remarqué et qui ne date que d´avant-hier, M. le Préfet du Rhône a rendu publiquement justice au rôle de la minorité dans cette assemblée et j´en ai été fort heureux. Ce n´est pas après un témoignage pareil que celle-ci pourrait commettre l´inconséquence de manquer aux traditions qu´elle observe ici depuis 16 ans et de faire après coup de l´opposition à un projet dont le principe est voté.

    Nous sommes d´accord avec vous et nous estimons que par là même le scrutin public est inutile puisque nous sommes unanimes.

    M. LE MAIRE : C´est d´autant plus méritoire que je suis absolument intransigeant sur mon programme.

    Monsieur Rognon, maintenez-vous votre proposition d´appel nominal ?

    M. ROGNON : Non, s´il y a unanimité pour approuver le projet.

    M. GOURJU : Nous avions nos idées; nous les avons toujours soutenues et nous les gardons. Mais maintenant qu´il s´agit d´assurer l´exécution d´une oeuvre décidée nous sommes avec l´Administration municipale.

    M. LE MAIRE : Je mets aux voix l´adoption de l´ensemble du projet.

    (Le Conseil adopte à l´unanimité.)

    M. LE MAIRE : Le projet étant voté à l´unanimité des membres présents, mention en sera faite au procès-verbal.

    M. LEBLANC : Monsieur le Maire, je ne veux pas revenir sur les observations que j´ai présentées en séance de Commission sur le rapport de M. Victor, et qui établissaient l´insuffisance des services créés à Grange-Blanche, en même temps que l´erreur profonde d´installer dans ce même terrain une section de contagieux adultes qui immobiliserait 35.000 mètres carrés pour hospitaliser 96 malades au maximum, avec création pour ce service spécial de 4 laboratoires, buanderie, service de désinfection, stérilisation du linge, stérilisation des eaux usées et des matières fécales avant leur rejet dans les égouts, traitement des ordures ménagères par incinération, canalisations spéciales, bureaux d´administration, pavillon du personnel, etc... (50 soeurs prévues pour son fonctionnement).

    Vous avez bien voulu admettre avec moi que si un hôpital général de contagieux pour adultes et enfants pouvait, sans plus de frais pour la Ville, être édifié près du Nouvel Hôpital, vous reconnaîtriez le tout premier que cette solution serait bien préférable puisqu´elle nous permettrait de disposer, pour une répartition mieux appropriée de vos pavillons à Grange-Blanche, de ce terrain de 35,000 mètres carrés et vous laisserait de l´espace pour parer à toutes les éventualités du présent et de l´avenir. En même temps, les services généraux devenant communs pour les deux catégories de contagieux, cela réaliserait une économie considérable sur les frais d´exploitation à la charge de l´Administration des Hospices.

    Dans un rapport que M. Sabran et moi avons eu l´honneur de vous adresser, nous vous démontrions que les enfants atteints de maladies contagieuses et hospitalisés à la Charité ne pouvaient plus, sans dangers multiples et défaut de place, continuer à rester dans cet hôpital : il fallait donc se préoccuper au plus vite de les en évacuer; un hôpital spécial est, par conséquent à prévoir d´urgence et une Commission a été désignée par le Conseil supérieur des Hospices pour cet examen.

    Dans sa dernière séance qui a eu lieu le 21 février dernier, j´ai fait envisager au Conseil le problème de l´hôpital général de contagieux, en proposant l´intervention de la Ville, comme vous m´y avez autorisé, et en la limitant à la dépense prévue pour la section d´adultes contagieux à Grange-Blanche, le reste de la dépense restant à la charge de l´Administration des Hospices.

    Le Conseil a pris cette proposition en considération (j´ai ici l´extrait certifIé du procès verbal de cette séance) et en a renvoyé l´étude à la Commission déjà nommée que je viens d´indiquer.

    Je viens donc vous demander, Monsieur le Maire, de prendre cette même proposition également en considération et de nommer une Commission prise dans le sein du Conseil municipal, qui se joindrait à celle des Hospices pour l´étude en commun de cet hôpital général de contagieux.

    M. LE MAIRE : Monsieur Leblanc, je vous ai déjà répondu tout à l´heure; je crois que nous sommes pleinement d´accord.

    Je vous prie d´être mon intermédiaire auprès de l´Administration des Hospices en lui transmettant ma réponse. Si cette Administration veut m´offrir le terrain contigu à celui que la Ville possède, j´étudierai immédiatement la question de l´hôpital des contagieux. Ce sera, en effet, une très bonne idée que vous aurez suggérée.

  • Liste des entreprises qui ont participé à la construction de l´hôpital (AC Lyon. 0959 WP 128)

    Liste des entreprises qui ont participé à la construction de l´hôpital (AC Lyon. 0959 WP 128)

    Entreprises lyonnaises

    SA FRANÇAISE « L´ASPHALTE », 2 quai Jules-Courmont

    terrasses inaccessibles : a) enlèvement de l´ancien produit étanche sur les ailes est et ouest ; b) revêtement étanche constitué par une couche de papier bisulfité, une couche d´asphalte pur et une couche d´asphalte mêlé de sable grenu ; ces deux couches étant posées à joints alternés d´une épaisseur totale de 15 à 18 mm

    Terrasses accessibles nord : a) enlèvement du dallage en ciment composé de dalles de 5 à 6 cm d´épaisseur posées au ciment ; b) brochage du revêtement au ciment sous la goutte pendante, hauteur moyenne 25 cm ; c) revêtement étanche composé d´une couche de papier bisulfité, deux couches d´asphalte pur posées à joints alternés, d´une épaisseur totale de 15 à 18 mm, carrelage en carreaux d´asphalte comprimé de 15 mm d´épaisseur posé à bain de ciment y compris les relevés en ciment contre les murs bahuts et la fourniture de bacettes en plomb aux sorties d´eaux

    étanchéité des galeries d´intercommunication

    réfection de l´étanchéité de la terrasse de l´Hydrothérapie

    Cl. BERTICAT aîné, 4 rue Pasteur

    fourniture et pose de vitrerie des groupes opératoires des bâtiments du 2e lot (chirurgies 3´´, 4´´ et 4´´´´)

    Cl. BERTICAT Aîné, entrepreneur de vitrerie, 6-10 rue Basse-Combalot

    fourniture et pose des glaces pour châssis à guillotine des 5e et 7e lots

    BERTICAT Aîné, 6 rue Basse-Combalot

    fourniture et pose de vitres sur les menuiseries intérieures de divers pavillons, lot C (1er et 2er lot)

    travaux de vitrerie des lanterneaux et des ciels vitrés des pavillons 9, 14, 17, 20, 21, 22 et 23

    fournitures et pose de menuiseries intérieures, lot E

    Cie générale d´entreprise LAURENT BOUILLET, 56 quai Saint-Vincent

    travaux de maçonnerie relatifs aux installations de chauffage, ventilation, alimentation en eau chaude et en eau froide, évacuations diverses et de gaz dans les pavillons suivants : 4 premiers lots de l´hôpital (chambres de chauffe, ventilation, maçonnerie), plateau des enfants (chambre de chauffe, ventilation), personnel (chambre de chauffe, ventilation), cuisines (chambre de chauffe, ventilation), chapelle (chambre de chauffe, ventilation)

    canalisations d´alimentation en vapeur des appareils de la climatisation et de la cuisine diététique dans le bâtiment de la médecine infantile

    distribution d´eau chaude et froide dans le bâtiment 15/18

    fourniture et pose des canalisations d´alimentation en vapeur des « rhombikus », armoires chauffantes et stérilisateurs dans les bâtiment de chirurgie et médecine infantile

    fourniture et pose des canalisations d´alimentation en vapeur des « rhombikus », radiateurs Etoile, percolateurs, bassines, armoires chauffantes et stérilisateurs dans les bâtiment de l´hydrothérapie, de la pharmacie, et de l´oto-rhyno-larynthologie

    fourniture et pose des canalisations d´alimentation en vapeur BP des aérothermes et armoires chauffantes dans le pavillon de dermatologie 9, et en vapeur HP des stérilisateurs dans les pavillons de dermatologie 9 et neuropsychiatrie 19

    fourniture et pose des canalisations d´alimentation en vapeur BP des aérothermes et armoires chauffantes dans le pavillon de neuropsychiatrie 19 et d´urologie 20, et en vapeur HP des stérilisateurs dans le pavillon d´urologie 20

    Ets LAURENT BOUILLET, 56 quai Saint-Vincent

    fourniture et pose de canalisations du 4e lot

    maçonneries diverses, peinture des radiateurs

    travaux de maçonnerie relatifs aux installations de chauffage, ventilation, alimentation en eau chaude et froide dans la station centrale et dans les galeries souterraines d´intercommunication

    fourniture et pose des canalisations d´alimentation en vapeur des chambres de chauffe, armoires chauffantes et stérilisateurs

    canalisations d´évacuation et de gaz, 10e lot

    travaux de maçonnerie supplémentaires nécessaires aux installations de chauffage et ventilation

    Soc. H. BOULENGER et Cie, 8 rue Franklin

    revêtement et carrelages du lot 1 B

    travaux de frise du lot 1 B (pavillon de la maternité et infirmerie de la maternité)

    carrelages et revêtement du 7e lot

    Cie LES CABLES DE LYON, 170 avenue Jean-Jaurès

    fourniture et livraison aux points d´utilisation de câbles armés, métalliques et de boîtes

    CAILHOUX ET DUPUIS, 1 rue de la Loge

    fourniture et pose de tuyaux de descente en zinc et des grilles en tôle galvanisée des divers pavillons

    SA DES CARRIERS DU RHONE, 35 rue Viala

    Fourniture en blocs de pierre de taille de Lucenay pour les angles des bâtiments (AC. 959 WP 106)

    C. CHARREYRE, constructeur électricien, 26 place Bellecour

    installations électriques (éclairage et force motrice) des pavillons personnel, magasin général, cuisines, pharmacie, (6e lot)

    C. CHARREYRE et Cie, 16 rue Dussaussoy

    électrification de la dermatologie

    SOC. DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES, 51 rue du 4-août, Villeurbanne

    installations électriques (éclairage et force motrice) des pavillons service des morts, chapelle, garage et logements, (8e lot)

    électrification des galeries souterraines - 1er, 2e, 3e, 4e circuit

    Ets DUMAINE, 57 rue Béchevelin

    fourniture et pose de la vitrerie des groupes opératoires des bâtiments des 4e et 5e lots

    CIE GENERALE D´ENTREPRISES ELECTRIQUES, 95 rue Frédéric-Faÿs, Villeurbanne

    plafonds lumineux, ciels vitrés des salles de cours, fourniture et pose de 12 châssis métalliques, 17 châssis à guillotine, 7 lanterneaux et ciels vitrés, 6 systèmes d´obturation des ciels vitrés

    ferrages des menuiseries intérieures du 6e lot

    ferrage des menuiseries intérieures et extérieures du lot 5 E 1

    CIE GENERALE D´ENTREPRISES ELECTRIQUES, 23 avenue Jean-Jaurès

    3e lot des installations électriques : éclairage et forces motrices des pavillons 3´´, 4´´ et 4´´´´

    « LA CHARPENTE METALLIQUE » DE LA CIE GENERALE D´ENTREPRISES ELECTRIQUES, 156 route de Crémieu, Villeurbanne

    gainage des arbres des systèmes d´obturation

    CIE GENERALE D´ENTREPRISES ELECTRIQUES, 156 route de Crémieu, Villeurbanne

    plafonds lumineux, ciels vitrés des salles de cours

    DELLAMONICA, 63 rue Emile-Decorps, Villeurbanne

    vitreries diverses sur menuiseries bois et métalliques

    J. DELANGLE et Cie, 38 boulevard de l´Hippodrome

    menuiseries extérieures 7e lot

    fourniture et pose d´une bibliothèque au pavillon de l´internat

    Léon DELORME, 48 rue de l´Hôtel-de-Ville

    2e lot des installations électriques à faible courant - horloges électriques

    DOUCET, GUAY et Cie, entrepreneurs de plomberie, 4 quai Jules-Courmont

    fourniture et pose de canalisations d´évacuation (2e lot)

    canalisation d´évacuation du 7e lot

    SOC. EAU ET ASSAINISSEMENT, 43 rue Raoul-Servant

    travaux divers d´aménagement des canalisations de distribution de gaz

    SOC. ELECTRICITE ET MECANIQUES TOUTES APPLICATIONS, 81 avenue de Saxe

    4e lot des installations électriques comportant les installations d´éclairage et de force motrice dans les pavillons 1´, 1´´ et 2 (médecine)

    SOC. ELECTRICITE ET MECANIQUES TOUTES APPLICATIONS, 57 rue Molière

    tableau de la station centrale

    installation de la force motrice dans la station centrale

    éclairage de la chaufferie

    éclairage de la salle des machines

    STE LYONNAISE DES EMBRANCHEMENTS INDUSTRIELS, 283 rue de Créqui

    installation d´une voie ferrée desservant la Station centrale et les magasins généraux

    Ets R. ESNAULT PELTERIE, 47 rue Bataille

    fourniture et pose d´une estrade métallique et d´un escalier métallique à vis dans la salle d´opérations du rez-de-chaussée de la chirurgie 3´´

    fourniture de bancs et pupitres pour la salle de cours du pavillon de neuropsychiatrie

    NOUVELLE SOCIETE DES FONDERIES ET ATELIERS DU RHONE, 45 rue de la Cité

    fourniture et montage des réchauds à gaz destinés à l´aménagement des offices

    FORGEAT et Cie, 61 rue de l´Université

    travaux de carrelages lot 1 D (ophtalmologie)

    travaux de carrelages et revêtement des lots 8a, 1 D

    SARL FORNIER LORENSI et Cie, 60 rue de Marseille

    murettes sur lanterneaux des bâtiments 5, 6, 7, 8, 20, 21, 22, 23

    escalier d´accès au sous sol de médecine 1´,2, 1´´ et bâtiment 5 et 7

    portes d´accès en faux sous sols des médecine 1´, 2, 1´´ et chirurgies 3´, 3´´, 4´, 4´´, 4´´´, 4´´´´

    fourniture et pose de canalisations d´évacuation du 6e lot

    fourniture et pose de canalisations en grès vernissé, travaux de canalisation d´évacuation des 6e et 9e lot,

    SARL FORNIER LORENSI et Cie, 34 avenue de l´Opéra, Paris

    exécution de faux plafonds, gaines horizontales et enduits dans la pharmacie

    exécution des travaux de construction des conduites d´alimentation du hall central des cuisines en air frais et d´une cheminée d´évacuation des gaz brûlés des fours à gaz

    SARL FORNIER, LORENZI et Cie, 189 chemin des Culattes

    travaux divers de maçonnerie

    Jean GABET, 12 rue de Crimée

    hottes et tables de laboratoires dans les pavillons chirurgie 3´, 3´´, 4´, 4´´, 4´´´, 4´´´´, gynécologie, ophtalmologie, maternité, pharmacie, service des morts, médecine 1´, 2, 1´´

    Entreprise P. GARNIER, 67 rue Francis de Pressenssé, Villeurbanne

    construction d´un lanterneau sur l´une des terrasses de la chirurgie infantile (aile ouest partie nord) destiné à abriter les vases d´expansion du chauffage central

    Construction d´une galerie destinée à relier le bâtiment Pharmacie à celui de la lingerie

    construction de 2 lanterneaux et 4 cheminées de distribution d´air chaud dans le bâtiment 13

    sols en ciment bouchardé, enduits sur murs et caniveaux de retour d´eau condensée dans les galeries desservant les pavillons chirurgies 3´´, 4´´´´ et 4´´, médecines 1´, 1´´, et 2 et leurs annexes

    21 puisards extérieur d´air frais, 200 cadres en béton armé, 11 socles en ciment bouchardé

    canalisations d´évacuation parties 3 et 5, 4 et 6, 2 du plan T 661 de l´architecte

    canalisations d´évacuation et trottoirs dans le terrain situé au nord de l´entrée principale de l´hôpital, partie 1 du plan T 640 de l´architecte

    murettes et chaussées en béton pour la galerie à la lingerie et aux magasins généraux

    partie nord des chaussées du plateau central

    fournitures et pose de tôles perforées en zinc contre les moustiques

    fourniture et pose de tôle en zinc perforée contre les moustiques

    chaussée d´accès aux pavillon internat, entrée, garage, logements, surpresseurs et centre anti-cancéreux (partie n° 1 et 2)

    Ets GENTILINI BERTHON, 16 rue Saint-Michel

    canalisatures de vapeur, d´eau condensée et d´évacuation de buées dans le bâtiment des cuisines

    canalisatures d´eau chaude, d´eau froide et de gaz dans le bâtiment des cuisines

    Ets GENTILINI ET BERTHON REUNIS

    installation d´une cuisine diététique en médecine infantile ; fourniture et pose d´une machine à rincer

    GERIN Jean-Baptiste, entrepreneur de construction métallique, 291 rue Duguesclin

    fourniture et pose des lanterneaux et ciels vitrés du 2e lot

    fourniture et pose de grilles et portes aux gaines d´aération

    fourniture et pose des serrureries pour menuiseries intérieures des 1er, 2e, 3e et 4e lots

    fourniture et pose des menuiseries métalliques 1er lot dans les bâtiments 10 (garage), 11 (personnel), 15 (cuisines), 17 (service des morts)

    GIREL, DALMAIS et Cie, 25 place Bellecour

    fourniture et pose de 4 lanternes destinée à l´entrée de l´hôpital

    GIROUD, 15 rue Pasteur

    raccords d´enduit dans les sous sols de divers bâtiments

    scellements des canalisations électriques dans les sous sols et escaliers du plateau central

    CIE LYONNAISE DES GOUDRONS ET BITUMES, 56 rue Victor-Lagrange

    étanchéité de la galerie des locaux de concours, du poste de charge et du bat des surpresseurs

    fourniture et pose de carreaux d´asphalte dans les bâtiments 3´, 4´, 4´´´

    étanchéité de la galerie reliant la neurologie à la dermatologie, de la galerie de l´Internat ; des terrasses de la chapelle et de la dalle couvrant les galeries d´intercommunication

    étanchéité sur toitures, terrasses, bâtiment du centre anti-cancéreux et sur galerie d´intercommunication

    Vve CESAR GROBON, constructeur, 92 rue Sully

    fourniture et pose des châssis abattants d´imposte et mouvement de manoeuvre des portes extérieures et fenêtres du 5e lot, cales, chapes et entailles pour ferme-impostes

    fourniture et pose de diverses serrureries pour menuiseries intérieures et extérieures du lot F (fermes impostes des 5e et 6e lot)

    SARL Vve CESAR GROBON ET FILS, 5 rue Clos-Poncet à Villeurbanne

    fourniture et pose de lambrequins métalliques aux bâtiments 2, 4´´, 4´´´´, 5 et 8

    H. GROUSSEAUD, 12 rue Passet

    travaux de maçonnerie dans les laboratoires et locaux en sous sol des bâtiments 5, 6, 7 et 8 comprenant canalisations d´évacuation, pose de bandes de sol, sol en ciment bouchardé, enduit sur murs et cloisons

    exécution de sol en ciment bouchardé, enduit sur murs et caniveaux de retour d´eau condensée dans les galeries sous les bâtiments 5, 6, 7, 8, 26, la galerie transversale ouest, les galeries reliant les bâtiments 7, 8, 26 à la galerie transversale ouest et au pavillon du docteur

    exécution de sol en ciment bouchardé, enduit sur murs et caniveaux de retour d´eau condensée dans les galeries sous les bâtiments 3 1, 4 1, 4 3, et la galerie transversale est

    Auguste GROUSSEAUD, 12 rue Passet

    maçonnerie des laboratoires et locaux en sous sol du 5e lot

    maçonnerie, sols en ciment et enduits dans galerie située sous le bâtiment 21

    maçonnerie, sols en ciment et enduits dans galerie située sous le bâtiment 22

    maçonnerie, sols en ciment et enduits dans galerie située sous le bâtiment 23

    Entreprise « LES FILS DE H. GROUSSEAUD », 19 rue du Parfait-Silence

    construction d´un auvent en béton armé sur le passage bordant la façade sud de la lingerie

    Léon GUINET, entrepreneur, 11 quai du Général-Sarrail

    fourniture et pose du dallage et de la croix de la chapelle

    SA GUINET et Cie, 11 quai Général-Sarrail

    fournitures de bordurettes pour la rampe d´accès à l´entrée principale de l´hôpital

    fourniture et livraison de coudière en pierre de taille pour les fenêtres du bâtiment du centre anticancéreux

    SARL Entreprise JANGOT BONNETON, 18 rue Servient

    sols en ciment bouchardé, bas de glacis des cours anglaises des 2 premiers lots et de la médecine, du 3e lot (partie), 4e et 5e lot, ainsi que divers travaux de maçonnerie, scellements dans les galeries pour canalisation, caniveau du magasin général

    11 puisards extérieur d´air frais au plateau des enfants, au service des morts, au sous sol de l´oto-rhino laryngologie, et galerie raccordant la chapelle aux logements

    SA des MARBRES PIERRES ET GRANITS, 81 boulevard des Belges

    revêtement en pierre polie d´Hauteville des 12 colonnes de la chapelle

    fourniture et pose de la pierre en placage des revêtements pour la chapelle

    Ets MARCHE-ROCHE, 165 avenue de Saxe

    stores et rideaux opaques divers

    Ets MARECHAL, 153 rue Vendôme

    fourniture de tapis décrottoirs

    René MEZIE, 129 avenue Thiers

    travaux de carrelage céramique, revêtement et frise de faïence blanche du lot 1 G

    revêtement en carreaux de couleur gris bleuté du lot 1 G

    carrelages et revêtements céramiques 4e lot

    revêtement en granito des grands escaliers dans les bâtiments gynécologie, ophtalmologie, service d´entrée, maternité (1er lot)

    revêtement en granito de grands escaliers du 4e lot

    revêtement en granito de grands escaliers du 5e lot

    S A DES MINES DE BITUME ET D´ASPHALTE DU CENTRE, 45 avenue de Saxe : travaux d´étanchéité et d´isolation thermique sur terrasses accessibles et non accessibles des bâtiments du 5e lot et du service des morts, 4 mai 1933

    S A DES MINES DE BITUME ET D´ASPHALTE DU CENTRE, 26 rue Cambon, Paris : étanchéité et isolation thermique sur les terrasses des bâtiments 9, 10, 18, 19, 20, 17 octobre 1933

    Id : étanchéité de la galerie reliant l´hôpital à la faculté de médecine et de pharmacie, 17 octobre 1933

    CIE FRANÇAISE DE MOSAÏQUE ET CERAMIQUE DE MAUBEUGE, 19 rue de Toulon

    revêtements du lot 1A

    frises du lot 1A

    carrelages du lot 1A

    carrelages et revêtement du 5e lot

    Cie des OTL, 50 cours Lafayette

    installation d´une ligne de transport d´énergie électrique aérienne et raccordement de la voie ferrée à la voie existante rue Montchat

    S A DES OUVRIERS CHARPENTIERS, 247 cours Emile-Zola, Villeurbanne

    fourniture et pose d´un poutage en planches de sapin de 0,027 rainées, de solives sapin de 7 x 11 posées sur cales d´étrésillons, happes, vis et toutes fournitures nécessaires au complet achèvement du 5e lot

    G. PAQUET, 13 cours Gambetta

    Fourniture en blocs de pierre de taille de Lucenay pour les angles des bâtiments (AC. 959 WP 106)

    Les Constructions électriques PATAY, 27 rue Audibert et Lavirotte

    fourniture et mise en place de la station de pompages des eaux usées

    PAUFIQUE frères, ingénieurs constructeurs, 13 rue Grolée

    enduits en chaux lourde sur les murs de clôture du nord et à l´est

    enduits intérieurs du bâtiment 17 : service d´autopsie et dépôt des morts

    construction et pose de 145 dalles en béton armé

    plate-forme en béton armé pour la machinerie d´ascenseur du bâtiment pharmacie

    exhaussement de 100 formettes

    SA Etablissements L. PEIX, 125-127 boulevard de la Part-Dieu

    fourniture et application de ciment blanc pour raccord de tableaux en ciment des ouvertures des bâtiments des 4 premiers lots

    fourniture et pose de 239 appareils Chanard Etoile en béton armé

    exécution des enduits intérieurs et extérieurs des salles d´opérations des bâtiments 3´, 3´´, 4´, 4´´, 4´´´, 4´´´´, 5, 20

    percement de murs, scellements divers et encastrement de thermomètres

    travaux de canalisations et de maçonnerie dans le jardin du personnel et dans les cours du bâtiment du personnel

    travaux de maçonnerie dans les laboratoires en sous-sol des bâtiments de chirurgie 4´, 4´´ et les bâtiments de médecine 2 et leurs annexes comprenant canalisations en grès vernissées, cloisons en dalles de mâchefer, sols en ciment bouchardé, enduits sur murs et cloisons

    confection des enduits des façades du 7e lot

    Ets L. PEIX, 85 cours Gambetta

    exécution des enduits des façades des pavillons du 6e lot

    confection des enduits des façades des pavillons du 8e lot

    Soc. Entreprise de travaux en ciment Théodore PERROT et Cie, 34 rue Marietton

    enduits des façades des bâtiments du 5e lot

    murettes sur lanterneaux des médecine 1´,2,1´´ et chirurgies 3´, 3´´, 4´, 4´´, 4´´´, 4´´´´

    plancher en béton armé du personnel

    escalier d´accès au sous sol des chirurgies 3´, 3´´, 4´, 4´´, 4´´´, 4´´´´

    souches de ventilation, 2e lot

    exécution des sols en ciment, enduits aux murs et caniveaux dans la galerie des services généraux

    travaux de maçonnerie dans les laboratoires en sous-sol des bâtiments de chirurgie 4´´´, 4´´´´, 3´, 3´´ et les bâtiments de médecine 1´, 1´´ et leurs annexes comprenant canalisations en grès vernissées, cloisons en dalles de mâchefer, sols en ciment bouchardé, enduits sur murs et cloisons

    Ets PETAVIT, 3 rue Octavio Mey

    fourniture et pose de canalisations d´évacuation 3e lot

    fourniture et pose de canalisations en fonte pour distribution d´eau potable depuis le réservoir placé à l´est et à l´intérieur de l´hôpital jusqu´à l´entrée des divers pavillons, y compris toutes fournitures, accessoires, terrassements, remblaiements, percements, scellements et regarnissage après exécutions (1er lot)

    Soc. Coopérative ouvrière les PLATRIERS PEINTRES REUNIS, 28 petite rue de la Viabert

    plâtrerie, peintures des locaux d´administration

    peinture dans les galeries d´intercommunication, 1er lot, 2e lot

    J. ROMANS, 37 quai d´Arloing

    carrelages et revêtements lot 6 A

    ROUSSET Modeste, 9 rue Jacquard

    travaux de vitrerie des menuiseries extérieures du 1er lot et du bâtiment de chirurgie 3´´, comprenant la fourniture et la pose de verres mi-double et de verre cathédrale

    G. ET H. SALENDRE, entrepreneurs, 41 quai de Serin

    Fourniture en blocs de pierre de taille de Lucenay pour les angles des bâtiments (AC. 959 WP 106)

    Entreprise SAPPO, 119 boulevard Pommerol à Villeurbanne

    peinture des canalisations, 1er lot

    Eugène SELVA, 8 rue d´Heyrieux

    fourniture et pose de serrurerie 3e lot (rampes des escaliers de service)

    Ateliers de construction SCHWARTZ HAUTMONT, 245 cours Emile-Zola, Villeurbanne

    fourniture et pose de 3 meubles métalliques pour la cuisine

    F. SOLY ET LEDIEU, 2-4 rue du Docteur-Crestin

    travaux de maçonnerie et de raccordement à l´égout de la station de pompage des eaux usées sur rue Vialla

    G. TARGE et ses fils, 7 place du Pont

    fourniture et pose des vitres sur les menuiseries extérieures des pavillons 4´´, 4´´´´ ; des glaces sur les plafonds en châssis métalliques des salles de cours, dans les pavillons de médecine 1´´, 1´, de chirurgie 3´´ et 3´, de gynécologie, de la maternité et de l´ophtalmologie

    vitreries sur menuiseries extérieures, lot A, B

    fourniture et pose de glaces sur châssis à guillotine de 7 salles de cours, fourniture et pose de verre armé et verre cathédrale sur 12 lanterneaux d´ascenseur (bâtiment du plateau central)

    Soc. TISSOT, CURIS, PRAT ET LOMBARD, 16 rue de la Méditerranée

    installation d´un poste de charge destiné à la charge des batteries d´accumulateurs des chariots tracteurs

    installations électriques du 2e lot

    Les successeurs de B. TRAYVOU (sic) et Cie à la Mulatière, Rhône

    fourniture et mise en place d´un pont bascule de 30 tonnes

    Sté ouvrière coopérative l´UNION, 67 rue de la Buire

    fourniture et pose de canalisations d´eau froide et d´eau chaude, 8e lot

    fourniture et pose des canalisations d´évacuation du 5e lot

    fourniture et pose des canalisations de distribution d´eau chaude et froide des appareils sanitaires répartis dans divers pavillons (2e lot)

    Soc. L´UNION COOPERATIVE DE PLOMBERIE, 67 rue de la Buire

    travaux de zinguerie pour l´étanchéité des murs bahuts du bâtiment du personnel

    alimentation en eau stérilisée des pavillons 3´, 4´, 4´´´, 3´´, 4´´´´, 5, 6, 7, 8, 26

    alimentation 3e lot

    fourniture et pose de 13 lavabos d´eau stérilisée dans le pavillon de chirurgie 4´´

    travaux d´étanchéité des murs bahuts au moyen de feuille de zinc (lots 2 et 3)

    Atelier VENTIL, 109 cours Gambetta

    fourniture et pose de conduites de ventilation et d´obturateurs dans les pavillons de médecine 1 et 1´´

    fourniture et pose de conduites de ventilation et d´obturateurs dans les pavillons de chirurgie 3´, 4´ et 4´´´

    fourniture et pose de conduites de ventilation et d´obturateurs dans les pavillons du service des morts et pharmacie

    fourniture et pose de 17 groupes d´électro-ventileurs pour la ventilation de 17 sorbonnes

    SOC. LYONNAISE DE VENTILATION INDUSTRIELLE, 61 rue Francis-de-Pressenssé, Villeurbanne

    fourniture et pose de portillons de visite et obturateurs sur gaines d´aération des bâtiments 21, 22, 23, 20 et 15/18

    Ferdinand ZANETTO, entrepreneur, 2 rue Moncey

    fourniture de bordures en granit pour les trottoirs des services généraux

    fourniture de bordures en granit pour les trottoirs des cinq premiers lots

    travaux de terrassement des terre pleins, talus et glacis des pavillons de médecine 2 et 1´´

    pavage de la partie ouest de la cour des services généraux

    pavage de la rampe d´accès au plateau des enfants

    Entreprises de la région Rhône-Alpes

    Vve BONNET aîné et ses fils, ingénieurs constructeurs à Villefranche (Rhône)

    fournitures de machines et accessoires de cuisine

    Henri CROCI et Georges Numa BIERI, avenue du Bouchet à Chamonix

    peintures des menuiseries extérieures du plateau central

    travaux des enduits intérieurs du 5e lot

    travaux de peinture et d´enduits de murite dans divers pavillons (6e lot)

    travaux de peinture des menuiseries extérieures des 5e, 6e, 7e et 8e lots

    FRACHET Marius, entrepreneur de serrurerie, Crest (Drôme)

    fourniture et mise en place des portes d´accès des sous-stations, chambres de chauffe, chambres de ventilation et faux sous sols, d´échelles d´accès et de garde-corps divers

    fourniture et pose de châssis métalliques dans les bâtiments pharmacie, hydrothérapie, poste de charge, infirmerie de la maternité, service des morts, stérilisation centrale, et de lambrequins et caissons métalliques pour l´infirmerie de la maternité

    fourniture et pose de menuiseries métalliques au plateau des enfants

    fournitures et pose de serrurerie diverses dans les salles de cours et dans les bâtiments des services généraux

    GUICHERD Michel Fils à Frontonas (Isère)

    fourniture et pose des tuyaux de descente en zinc et des grilles en tôle galvanisée de divers pavillons (lots 7 et 8)

    SA POUR LA CONSTRUCTION ET L´ENTRETIEN DES ROUTES, à la Croix-Rouge près de Grenoble, et 1 rue Jules-Lefebvre, Paris

    exécution d´une chaussée en béton au sud du pavillon de la dermatologie

    SARL F. MARTIN aîné constructeur, 14 r Etienne Dolet, Saint-Etienne (Loire)

    serrurerie pour portes extérieures et fenêtres des 1er et 2e lots

    SOCIETE INDUSTRIELLE DES TAILLEURS DE PIERRES ET CARRIERES, Montalieu-Vercieu (Isère)

    Fourniture de pierre de Villebois pour escaliers, perron, couvertines et vases (AC. 959 WP 106)

    SOC. SAVOISIENNE DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES

    fourniture de 3 auto-transformateurs

    SARL Etablissements VELLAS, avenue des Beaumes à Valence (Drôme)

    fourniture construction et pose des serrureries du lot 2 (grilles de protection, rampes de balcons du plateau des enfants)

    Entreprises parisiennes

    ATELIERS D´ORLEANS DE LA CIE GENERALE D´ELECTRICITE, 54 rue de la Boëtie

    fourniture de 25 chariots tracteurs électriques à accumulateurs identiques

    fourniture de 53 batteries d´accumulateurs pour chariots électriques

    Soc. BOURNISSIEU, BEAU et Cie, 20 rue Guyot, Paris

    fourniture et pose de serrures à combinaison

    Vve COGIT, 36 boulevard Saint-Michel

    fourniture et pose de tables d´autopsie du service des morts

    CHANTIERS DE CONSTRUCTION DE BLOIS, 70bis rue d´Amsterdam

    fourniture et pose des menuiseries intérieures des 1er et 3e lots

    fourniture et pose de moulures diverses sur menuiseries intérieures et extérieures

    Ets Jacob DELAFON, 14 quai de la Rapée

    fourniture de divers appareils sanitaires

    SA « EAU ET ASSAINISSEMENT », 7bis rue de Téhéran

    installation d´une chasse d´eau automatique en tête de chacun des tronçons d´égout desservant l´hôpital de Grange Blanche

    Ets A. FOUTRY, 100 rue de Rivoli

    fourniture de remorques diverses pour tracteurs électriques

    CIE GENERALE D´HYGIENE, 35 avenue Georges V

    fourniture et pose de canalisations d´évacuation des eaux résiduelles du pavillon 15/18 (hydrothérapie et dépendances)

    ENTREPRISE GENERALE INDUSTRIELLE DE L´EST ET DU NORD, 77 avenue Parmentier

    bâtiment à ossature métallique à usage de station centrale

    bassin destiné à contenir les réservoirs à mazout, local de pompage, galerie d´accès reliant les sous sols de la chaufferie au local des pompes, maçonneries servant de fondations à l´épurateur

    réservoir en béton armé et bâtiment destiné à abriter les installations mécaniques assurant la distribution d´eau potable

    enduits et ragréages de la station centrale

    maçonnerie pour la construction d´un poste de transformation, exécution du poste de transformation de la station centrale, des travaux d´étanchéité, charpentes métalliques, pose de canalisation, peinture, vitrerie et enduits

    travaux supplémentaires à la station centrale : lunette en béton translucide, appuis pour les fenêtres, cuve pour réservoir intermédiaire à mazout, fourniture, transport et mise en place d´une porte métallique et d´une porte ordinaire, suppléments de terrassements, boisage, pompage

    fourniture et pose de canalisations d´évacuation des eaux pluviales et des eaux usées des bâtiment des cuisines, construction d´une fosse sceptique, fourniture et pose de la canalisation d´évacuation, pose des cuvettes et des chasses des WC, construction de cuves à laver

    exécution de travaux de maçonnerie divers : chambres des compteurs, tabourets, massif dans le bâtiment des surpresseurs et installation de dispositif d´évacuation d´huile du tableau de la station centrale

    travaux divers d´aménagement de la station centrale

    travaux divers d´aménagement de la station centrale, locaux pour douches et vestiaires

    exécution de trottoirs et épandage de gravillon dans les allées aux abords des pavillons 9, 21, 22 et 23

    construction de l´atelier de la chaufferie - chape du sol de la chaufferie - pose de voies - surélévation de cornières de bordure de caniveaux

    ENTREPRISE INDUSTRIELLE « EST & NORD », 77 avenue Parmentier

    construction d´une fosse pour l´élévateur destiné à abriter les divers appareils de concassage et manutention du charbon, construction au-dessus de cette fosse d´une trémie à charbon en BA ainsi que d´une toiture destinée à abritre cette trémie, et fondations pour les trémies à cendres et à mâchefer de la station centrale

    divers travaux supplémentaires à la station centrale : lunettes en béton translucide, appuis pour les fenêtres, cuve pour réservoir intermédiaire à mazout

    transport et étendage de terre végétale et mise à niveau de terre pleins dans les lots 7 et 8

    FORGES DE STRASBOURG, 160 rue Montmartre

    fourniture et pose de portes et abats-sons métalliques, 3e lot

    ISOLFEU, 9 rue Lentonnet

    Construction des cheminées (959 WP 139)

    Sté LEBRUN MALENGRET et Cie, 132 rue du Faubourg-Saint-Denis

    2e lot des installations frigorifiques (entrepôt frigorifique des cuisines)

    R. LEQUEUX, 64 rue Gay-Lussac

    fourniture et installation d´appareils de stérilisation

    SA Générateurs NICLAUSSE, 24 rue des Ardennes

    fourniture de 75 tubes vaporisateurs

    Soc des générateurs inexplosibles, brevet J. et A. NICLAUSSE, 24 rue des Ardennes

    fourniture et pose d´une bache intermédiaire de mazout de 7500 litres et de 2 baches cylindriques de 20m3 chacune par retour des eaux condensées

    Ateliers OTIS-PIFRE, 161 rue de Courcelles

    installation d´un monte-lit dans le pavillon de maternité (infirmerie septique)

    ascenseurs et monte malades

    STE FRANÇAISE DES POMPES ET MACHINES WORTHINGTON, 1 rue des Italiens

    groupes surpresseurs

    compteurs d´eau

    LA ROUTE, 96 rue de Maubeuge

    partie sud des chaussées du plateau central

    revêtement en termacadam sur trottoirs bétonnés des 1er et 2e lots

    revêtement en termacadam des trottoirs extérieurs des 3e, 4e et 5e lots

    revêtement en termacadam des trottoirs indiqués au plan T 1069

    SOC FRANÇAISE DES TUBES PNEUMATIQUES, 44 rue Marius-Aufan, Levallois-Perret

    installation d´un système de boulisterie pneumatique pour le transport des ordonnances

    SOC. DES MOTEURS A GAZ ET D´INDUSTRIE MECANIQUE, 135 rue de la Convention

    1er lot des installations frigorifiques (entrepôt frigorifique de cadavres, service des morts)

    Entreprises extérieures à la région

    Ets DOUSSE, 20-22 rue Voltaire, Alfortville

    fourniture, construction et pose de serrurerie du 4e lot, lanterneaux, plafonds lumineux, châssis à guillotine des salles de cours des 5e et 7e lots

    fourniture, construction et pose de serrurerie du 2e lot bis (obturateurs à commande électromécanique des salles de cours des 5e et 7e lots)

    COMMISSION DES ARDOISIERES D´ANGERS, 52 boulevard du Roi René à Angers

    fourniture de stalles d´urinoirs en ardoises

    urinoirs en ardoise

    SA des Ets NEU, 47-49 rue Faurier, Lille

    régulation automatique des appareils de conditionnement de l´air du pavillon de médecine infantile

    Ateliers JEAN PROUVE, 50 rue des Jardiniers, Nancy

    fourniture construction et pose des serrureries du 3e lot (ossature des salles d´opération en avant-corps)

    fourniture, construction et pose des serrureries 3e lot (ossature des salles d´opération en avant-corps)

    confection et installations de cloisons métalliques, de 2 guillotines et de gaines de ventilation destinées au groupe opératoire de la neuro-psychaitrie

    fourniture et pose de 61 cache-radiateurs en tôle galbée et perforée pour les groupes opératoires en avant corps et les cellules d´isolement de la neuropsychiatrie

    SOC. DES ACCUMULATEURS FIXES ET DE TRACTION à Romainville (Seine)

    fourniture, montage mise en service d´une batterie d´accumulateur cadmium nickel

    Jules PASTEUR, entrepreneur de menuiserie, Sirod, Jura

    fourniture et pose de parquets chêne 2e choix, lambourdes sapin 5x7 et plinthes sapin de 0,025 x 0,15 pour les 2e et 3e lot

    fourniture et pose de parquets du 4e lot

    parquets du 5e lot

    C. GOTWEISS, entrepreneur de carrelages, 5 rue de Koenigshoffen, Strasbourg

    carrelages et revêtement du 2e lot

    TICHAUER à Strasbourg Schiltigheim

    installation de voies à la Station Centrale

    L. RICCA, 36 rue de Paris à Vichy

    peintures du 4e lot et du 2e lot

    Entreprises étrangères

    Rud. Otto. MEYER de Hambourg (23 Pappelalée) et Laurent BOUILLET, 56 quai St Vincent à Lyon

    travaux de chauffage et de ventilation, d´installation de la centrale de chaufferie, des conduites à distance

    HIRSCHY AND Co, Genève

    Fourniture de carreaux d´asphalte (AC. 959 WP 106)

  • Demande de permis de construire pour l´antenne radiologique STU, par les architectes R. et M. Salagnac, 13 décembre 1971

    Demande de permis de construire pour l´antenne radiologique STU, par les architectes R. et M. Salagnac, 13 décembre 1971 (AD Rhône. 3235 W 12 / 87 132)

    La création de l´antenne radiologique neutralise le passage entre les pavillons S et T. « Pour remédier à cet inconvénient, améliorer la circulation des véhicules sur le plateau et pour répondre aux conditions de sécurité, il est envisagé la création d´une nouvelle voie descendante de 6m de large, 10% de pente générale, à partir de l´angle nord-est du pavillon T qui aboutirait vers le bâtiment des jardiniers face au pavillon D [bâtiment O actuel].

    Une autre amélioration de la circulation doit également être réalisée au sud-ouest du pavillon S. Le passage actuel pour les véhicules est de 2m 25 et l´allée des piétons - très peu utilisée - a une largeur de 6 mètres. L´amélioration consiste à diminuer de 4 mètres l´allée des piétons et d´agrandir autant le passage des voitures, ce qui le porterait à 6m 25. A l´occasion de cette transformation, il est prévu d´aménager un espace de stationnement pour 13 voitures à l´ouest du pavillon S ».

  • Etat des travaux par bâtiments et pavillons

    Etat des travaux par bâtiments et pavillons

    Plateau bas

    Centrale mécanique

    1954 : construction de la centrale mécanique qui se compose de deux parties, une salle des machines avec les groupes électrogènes et les divers organes de contrôle pour l´ensemble de l´hôpital, et des locaux annexes, atelier de réparations, magasin, vestiaires-sanitaires, bureaux du chef de service et de son adjoint.

    1980 : surélévation d´un niveau au-dessus de l´atelier, afin de créer un atelier, un magasin, deux bureaux et des sanitaires pour le service de la centrale électrique construite entre la centrale thermique (en bardage d´acier) et la centrale mécanique. Les façades seront traitées en panneaux métalliques « aux lignes simples ». Les travaux, commencés en 1982, sont achevés en février 1983 (AD Rhône. 3728 W 102. Permis de construire 45 413 ; 3728 W 159. Permis de construire 60 307).

    Chaufferie

    Avant 1988, suppression du chauffage vapeur et remplacement des chaudières.

    1997, écrêtement des cheminées jugées dangereuses : la cheminée ouest est mise hors d´usage, la cheminée orientale est toujours utilisée.

    Bâtiment 10

    1982 : surélévation de trois niveaux de ce bâtiment en rez-de-chaussée, pour la création d´un laboratoire d´anatomie pathologique et de bactériologie, sur les plans établis par l´architecte Martel-Charlet. Les travaux sont achevés en octobre 1984 (AD Rhône. 3728 W 182. Permis de construire 65 110).

    Pavillon X

    1989 : rénovation de la pharmacie.

    Pavillon P, néphrologie

    1971 : surélévation de 4 étages

    1979 : agrandissement et rénovation du service de soins intensifs 1 en vue de l´humanisation du service, tout en améliorant les conditions d´asepsie, et création d´une salle technique de travail pour le service de soins intensifs 2 à la place du bureau de la cheftaine major, et gagner ainsi une chambre d´hospitalisation. Le programme est élaboré par le professeur J. Traeger, ses adjoints et l´architecte Marcel-Xavier Salagnac.

    Le service de soins intensifs 1 est agrandi côté est (construction en béton banché, avec couverture en dalle béton armé et étanchéité en asphalte). L´escalier de secours existant est déposé et remplacé par un escalier en béton armé construit sur la cour nord ; cet escalier servira également pour le premier étage du pavillon V. La fenêtre centrale de la façade est actuelle doit être transformée en passage, ce qui entraînera la coupure de la poutre de portée supportant la façade et nécessitera la reprise en sous-oeuvre par une colonne en béton armé, à créer dans la salle de radiologie R 60. Les pavillons P et V sont reliés au niveau du sous-sol par le service de radiologie et au rez-de-chaussée au niveau du bloc de greffe. Les travaux commencés en 1981 sont achevés en février 1982 (AD Rhône. 3728 W 87. Permis de construire 41 558 ; 3728 W 137. Permis de construire 56 001).

    Pavillon V, urologie

    En novembre 1981, l´architecte René Salagnac présente un projet de rénovation du pavillon V, permettant l´agrandissement du service de radiologie du professeur Pinet et l´agrandissement et la rénovation du service d´urologie du professeur Dubernard.

    Ce programme entraîne la démolition du tambour d´entrée sur la cour sud, de l´amphithéâtre côté nord de l´aile ouest, de la rotonde vitrée de la salle d´opérations au centre de la façade nord, de l´extrémité sud de l´aile ouest et enfin des chambres du 2e étage de l´aile est.

    Tous les corps de bâtiment sont épaissis sur tous les niveaux, côté sud pour le bâtiment central et l´aile ouest, de tous les côtés pour l´aile orientale. Les ailes ouest et est sont surélevées. Des escaliers de secours sont construits aux extrémités de ces ailes.

    Le permis de construire est accordé le 7 juillet 1982 (AD Rhône. 3728 W 179. Permis de construire 64 461).

    En février 1984, l´architecte dépose une demande pour surélever d´un niveau (4e étage) l´aile ouest côté nord pour créer le service de lithotriptie (installation d´un appareil permettant la désagrégation des calculs rénaux par ondes de choc hydroélectriques).

    Les travaux achevés en février 1985 (AD Rhône. 3728 W 179. Permis de construire 84 391).

    Pavillon R, dermatologie

    1963 : réfection complète, adjonction d´une aile supplémentaire.

    Plateau médian

    Pavillon A, service médical d´accueil

    1966 : extension de l´aile de radio d´urgence.

    1978 : surélévation, transformation et modernisation (suppression des préfabriqués).

    Bâtiment 25

    1971 : construction du pavillon 25, pavillon de pointage et poste de surveillance, par les architectes R. et M. Salagnac, à l´emplacement d´une partie du jardin de la place d´entrée. Le pavillon se compose d´un rez-de-chaussée sur sous-sol en deux parties, séparées par la galerie. Les panneaux de façades sont en menuiseries métalliques. Le certificat de conformité de ce pavillon est délivré le 28 mai 1975 (AD Rhône. 3156 W 24. Permis de construire 81 833).

    Pavillon B, radiologie

    Octobre 1977, aménagement d´un scanner au 1er étage et création d´un escalier de secours, en béton banché vibré net de décoffrage, contre la façade nord, à l´est du monte-charge. Les plans sont réalisés par B. Verrier, C.A.I.M., et L. Gaillard, architecte.

    Le certificat de conformité est délivré le 22 mai 1978 (AD Rhône. 3728 W 42. Permis de construire 30 699).

    1988 : rénovation.

    Pavillon C, ophtalmologie

    1964 : rénovation ; agrandissement par suppression des cours anglaises (strabisme et rééducation) ; suppression de l´amphithéâtre.

    1980 : surélévation, remodelage, construction de la passerelle reliant les deux ailes sud, construction d´un nouvel amphithéâtre. Les travaux sont achevés en mars 1983 (surélévation, remodelage, construction d´un nouvel amphithéâtre (AD Rhône. 3728 W 130. Permis de construire 53 687).

    Pavillon E-Ebis

    1962 : aménagement des sous-sols : installation d´une antenne du centre de transfusion sanguine et d´un vestiaire sous l´aile est.

    1969 : réutilisation des surfaces du 2e étage.

    1971 : suppression de l´amphithéâtre.

    1989 : travaux de rénovation.

    Pavillon G, chirurgie vasculaire et d´urgence

    En 1974, le pavillon G (ancien F) est remanié et agrandi pour recevoir la réanimation chirurgicale, la radiologie d´urgence et le SAMU, sur les plans des architectes R. et M. Salagnac.

    Le bâtiment d´origine comprend deux niveaux sur sous-sol, construits en béton de mâchefer. Les sous-sols sont agrandis pour la radiographie et l´électro-encéphalographie. L´ensemble du pavillon est surélevé pour la réanimation urgente (R+2) ; la moitié nord est surélevée (R+3) pour le SAMU et l´installation des locaux techniques de climatisation. Un monte-malades est construit hors-oeuvre sur la façade nord ; le bloc opératoire est entièrement reconstruit. Les nouvelles constructions sont en béton de mâchefer. Des escaliers de secours extérieurs, en béton armé avec garde-corps métalliques, sont édifiés à l´extrémité de chaque aile.

    Un nouveau permis de construire est déposé le 19 septembre 1974 pour l´adjonction d´un garage pour quatre ambulances lourdes devant la façade nord.

    Les travaux sont achevés en septembre 1978 (AD Rhône. 3389 W 27. Permis de construire 02 894).

    Pavillon H-Hbis

    1962 : aménagement des sous-sols : installation d´une antenne du centre de transfusion sanguine et d´un vestiaire sous l´aile est.

    1967 : réutilisation des surfaces du 2e étage ; aménagement des sous-sols (radiologie, salle de conférences, local d´archives), sur les plans de l´architecte Marcel Salagnac (AC Lyon. 64 II 33), travaux complétés en 1974 (ibid.).

    Pavillon J, obstétrique et néo-natalité, et K, clinique obstétricale

    En février 1974, le service d´architecture des HCL dépose une demande de permis de construire concernant les pavillons J et K, consistant en la construction d´un corps de liaison entre les deux pavillons, en la rénovation et la surélévation d´un étage de l´aile sud du pavillon J, en la rénovation, l´agrandissement et la surélévation du pavillon K.

    Pour le pavillon J, la façade sud est mise au carré et surélevée d´un étage.

    Le corps de liaison (réanimation néo-natale) est construit sur trois niveaux, sous-sol, rez-de-chaussée et 1er étage.

    Le pavillon K est profondément transformé : agrandissement de l´aile sud-est, surélévation de deux étages d´hospitalisation et d´un étage de locaux techniques sur la moitié du service. Toutes les façades sont remaniées. Deux monte-malades sont créés dans le bâtiment et des escaliers de secours extérieurs.

    Les constructions sont réalisées en béton armé.

    Le permis de construire est modifié le 21 février 1977 : le local de climatisation prévu sur la terrasse est implanté au 1er étage ; une biberonnerie de 115m² est créée au 2e étage, hors-oeuvre, à l´extrémité ouest de la partie centrale du pavillon.

    Le certificat de conformité est délivré le 29 septembre 1978 (AD Rhône. 3610 W 12. Permis de construire 04 202).

    De nouveaux travaux sont réalisés sur le pavillon J en 1984 : surélévation partielle et restructuration du service de néo-natologie. Les travaux conduits par l´agence d´architectes Verrier-Gaillard sont achevés en septembre 1985 (AD Rhône. 3728 W 222. Permis de construire 79 187).

    Pavillon I, service d´orthopédie

    1956 : le bloc chirurgical est entièrement rénové. De plus on crée le service des grands brûlés à l´étage de ce pavillon.

    1966 : création de l´hélistation (AC Lyon. 64 II 507).

    1979, création d´un monte-charge de 3m 40 de large sur 5m 30 de profondeur, hors-oeuvre, contre la façade nord, sur les plans d´Eugène Gachon, architecte, avec une gaine en béton armé sur six niveaux (AD Rhône. 3728 W 86. Permis de construire 41 135).

    1987 : rénovation du service des grands brûlés.

    Pavillon L, gynécologie

    1970 : programme de rénovation profonde établi par le professeur Mathieu et ses assistants et réalisés par les architectes R. et M. Salagnac :

    extension et surélévation d´un étage des ailes est et ouest côté sud, pour la partie hospitalisation ;

    agrandissement des consultations en utilisant l´espace de l´amphithéâtre à démolir (déplacement des salles de cours) ;

    modernisation du bloc opératoire ce qui implique la démolition du plancher terrasse de l´amphithéâtre, le rétablissement d´un nouveau plancher au niveau du 1er étage et la modification des ouvertures en façade.

    Surélévation sur deux étages de l´aile nord pour le bloc opératoire, les bureaux, salles de cours et bibliothèque avec un accès indépendant ;

    au sous-sol, extension dans la cour anglaise pour le local technique (climatisation du bloc opératoire et ventilation des consultations), côté sud-ouest ; aménagement d´un local d´archives dans l´ancienne chambre de ventilation.

    Ces travaux entraînent la démolition des têtes de pavillons ouest et est, de l´amphithéâtre et de son plancher terrasse, et celle de l´escalier extérieur côté ouest. La façade sud est déplacée de 8m 20 vers le sud et les extrémités des pavillons sont reconstruits au carré, avec des angles abattus conformes aux pavillons d´origine. Sur la partie nord surélevée, les toitures vitrées existantes sont remplacées par une ossature bois avec des panneaux « zopalan » pouvant recevoir une étanchéité multi-couches.

    Les nouvelles constructions sont faites en béton de mâchefer pour les murs et les terrasses accessibles. Les fenêtres sont équipés de volets roulants en pin d´Orégon.

    Les escaliers de secours à construire au sud-ouest de l´aile nord et contre les ailes est et ouest sont en béton armé avec chape en ciment, mur d´échiffre avec revêtement de type « SICO-GRES » et garde-corps en aluminium.

    Les terrasses ont une isolation en liège aggloméré et une étanchéité asphalte ; celles qui sont accessibles ont une protection de carreaux d´asphalte ; celles qui ne le sont pas une protection en graviers.

    Ces travaux sont reçus en février 1975 (AD Rhône. 3156 W 15. Permis de construire 78 805).

    Mars 1981 : installation des services de sénologie, pathologie mammaire et de l´unité de biologie de la reproduction, dans les sous-sols, par extension dans la cour anglaise nord, selon les plans d´Eugène Gachon, architecte (AD Rhône. 3728 W 141. Permis de construire 59 978). L´extension du sous-sol pour l´installation du laboratoire de biologie de la reproduction est prévu à partir de 1983, entraînant l´ouverture de fenêtres rectangulaires allongées au niveau du sous-sol, dans les façades nord, ouest et sud. Les travaux sont achevés en janvier 1986 (AD Rhône. 3728 W 225. Permis de construire 79 949).

    Pavillon M, chirurgie et orthopédie d´urgence

    1961 : extension de l´emprise au sol de l´aile ouest ; emprise sur la cour anglaise.

    1971 : nouvel agrandissement de l´aile ouest.

    1983 : réalisation d´un auvent et d´un monte-malades par l´atelier d´architecture Michel Colle. Le permis de construire est accordé en février 1984 (AD Rhône. 3728 W 230. Permis de construire 81 562).

    Pavillon N N bis, urgences médicales

    1967-1969 : agrandissement par profilage des ailes et du corps central sur toute la surface du 2e étage.

    1970 : installation de la réanimation médicale d´urgence, de la radiologie et du caisson hyperbare, au sous-sol, à l´emplacement des cours anglaises.

    1983 : restructuration partielle et extension pour l´amélioration de l´accueil et des liaisons avec les ailes est et ouest, programme réalisé par l´architecte Jérôme Thomas. Ces travaux entraînent la démolition de l´amphithéâtre, celle de l´avant-corps côté sud et sa reconstruction, l´extension du pôle accueil par une structure de poteaux et poutres métalliques et l´élargissement des sorties. Le permis de construire est accordé le 12 septembre 1984 (AD Rhône. 3728 W 250. Permis de construire ).

    Plateau haut

    Pavillon S S bis, pédiatrie

    1965-1966 : suppression des balmes et de la cour anglaise (laboratoire de bactériologie, biberonnerie).

    1966 : suppression de cour anglaise.

    1975 : installation des services de consultation dans les sous-sols ; suppression des cours anglaises.

    1983 : rénovation du service d´urgence et de réanimation pédiatrique par les architectes Eugène Gachon et M. Salagnac ; il s´agit de la première tranche de travaux, la plus importante, de restructuration complète du pavillon.

    L´amphithéâtre est démoli et un plancher dalle créé au niveau du 1er étage ; une extension est construite entre les deux ailes occidentales. Ces travaux permettent de regrouper au rez-de-chaussée de l´aile ouest, à l´emplacement de l´amphithéâtre et sur une partie de la barre nord, l´accueil, l´urgence, la réanimation, et la prise en charge de ces activités. Un escalier et un ascenseur situés près de l´accueil assurent la liaison avec l´hôpital de jour. L´entrée des consultations se fait par une nouvelle entrée à l´ouest. Les travaux sont achevés en mars 1985 (AD Rhône. 3728 W 230. Permis de construire 81 616).

    Pavillon T

    1956 : extension de l´emprise au sol de la barre nord.

    Pavillon U, service d´ORL

    1960 : surélévation.

    Pavillon STU

    En décembre 1971, une demande de permis de construire est déposée par les architectes R. et M. Salagnac pour la construction de l´antenne radiologique STU, au sous-sol entre les pavillons S et T, ainsi que pour la construction d´un parking à l´ouest du pavillon S.

    Cette construction entraîne le rétrécissement du passage piéton le long de l´avenue Rockfeller, dit « promenade des enfants » et la construction d´un garde-corps métallique le long du parking côté ouest et le long du passage, ainsi que la modification de la rampe d´accès orientale depuis le bâtiment 23 (cf. Annexe 7). L´ouverture est prévue pour 1976 (AD Rhône. 3235 W 12. Permis de construire 87 132).

  • Plaque d´inauguration de l´hôpital

    Plaque d´inauguration de l´hôpital

    L´HOPITAL CONSTRUIT PAR LA VILLE DE LYON SUR L´INITIATIVE ET / SOUS LA DIRECTION DE MR EDOUARD HERRIOT MAIRE DE LYON / DEPUTE DU RHONE, FUT INAUGURE LE 12 MARS 1933 PAR / M. ALBERT LEBRUN, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE / ET CEDE AUX HOSPICES CIVILS DE LYON EN ECHANGE DE L´ANCIEN / HOPITAL DE LA CHARITE ET D´UNE PARTIE DU GRAND HOTEL DIEU /

    M TONY GARNIER ARCHITECTE M PAUL DURAN INGENIEUR / M LE DR CARLE PRESIDENT DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE / M PEILLOD DIRECTEUR / MM LEPINE, RIVE, CLAUDIUS, SAS, MARRO, CHAPIAL, AMIEUX / MEMBRES DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE

Références documentaires

Documents d'archives
  • Arch. dép. Rhône. 3156 W 15. Permis de construire 78 805, juin 1970 (pavillon L)

  • Arch. dép. Rhône. 3156 W 24. Permis de construire 81 833, janvier 1971 (bâtiment 25)

  • Arch. dép. Rhône. 3235 W 12. Permis de construire 87 132, décembre 1971 (bâtiment STU)

  • Arch. dép. Rhône. 3389 W 27. Permis de construire 02 894, 1974 (pavillons G)

  • Arch. dép. Rhône. 3610 W 12. Permis de construire 04 202, février 1974 (pavillons J et K)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 42. Permis de construire 30 699, octobre 1977 (pavillon B)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 86. Permis de construire 41 135, 1979 (pavillon I)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 87. Permis de construire 41 558, 1979 (pavillon P)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 102. Permis de construire 45 413, 1980 (centrale mécanique)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 130. Permis de construire 53 687, 1983 (pavillon C)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 137. Permis de construire 56 001, 1981 (pavillon P)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 141. Permis de construire 59 978, 1981 (pavillon L)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 159. Permis de construire 60 307, 1982 (centrale mécanique)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 179. Permis de construire 64 461, 1981 ; permis de construire 84 391, 1982 (pavillon V)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 182. Permis de construire 65 110, 1982 (bâtiment 10)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 222. Permis de construire 79 187, 1984 (pavillon J)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 225. Permis de construire 79 949, 1983 (pavillon L)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 230. Permis de construire 81 562, 1984 (pavillon M) ; permis de construire 81 616, 1983 (pavillon S S bis)

  • Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520, 1983 (pavillon N N bis)

  • Arch. dép. Rhône. 1 Xp 225-226. Hospices civils de Lyon. 1908-1910

  • Arch. mun. Lyon. 64 II 33, 52, 507. Archives provenant du cabinet d´architecte Marcel Salagnac. 1960-1977

    AC Lyon : 64 II 33, 52, 507
  • Arch. mun. Lyon. 484 WP 045. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux de construction. 1912-1929

  • Arch. mun. Lyon. 923 WP 415. Edifices à usage d´assistance et de prévoyance. Construction d´un hôpital à Grange-Blanche. 1911-1927

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 114. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux de construction, étanchéité . 1923-1931

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 106. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux de construction, acquisition de matériaux . 1921-1931

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 126. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Projet de construction, acquisition de terrains et d'immeubles. 1902-1934

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 128. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Projets de construction, acquisition de terrains et d´immeubles. 1910-1933

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 133. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux de construction et d´aménagement. 1920-1933

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 139. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux de construction . 1920-1933

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 140. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux de construction, emploi de prisonniers de guerre. 1914-1932

  • Arch. mun. Lyon. 959 WP 145. Edifices communaux. Hôpital de Grange-Blanche. Travaux d´aménagement. Electricité. 1931-1938

  • Arch. mun. Lyon. Délibérations du conseil municipal, 1er juin 1909,22 avril 1911, 26 février 1912

  • A. Monuments historiques. DRAC Rhône-Alpes. Dossier concernant les cheminées de la chaufferie, établi par Bernard Gautheron.

    DRAC Rhône-Alpes
  • A. Hospices civils. Lyon. Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Avant projet E / Tony Garnier, 30 septembre 1910

    A Hospices civils Lyon
  • A. Hospices civils. Lyon. Modernisation de l'hôpital Edouard Herriot : une nouvelle étape s'annonce. 2006

  • A. Hospices civils. Lyon. Diagnostic de remise à niveau des productions de fluides de l'hôpital Edouard-Herriot. 2005

    A Hospices civils Lyon
  • La désaffection de l´Hôtel-Dieu. Rapport présenté au nom de la commission lyonnaise chargée d´étudier plusieurs hôpitaux modernes de l´Allemagne et du Danemark / Edouard Herriot, maire de Lyon. Plans de Tony Garnier. [Lyon] : s.n., [1910]. 59 p. : ill. ; 27,5 x 18 cm (Arch. dép. Rhône. 1 Xp 226)

  • VILLE DE LYON. Projet de construction d´un nouvel hôpital à Grange-Blanche / Tony Garnier. [Lyon] : 1911. 7 p. : ill. ; 30 cm (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • GARNIER, Tony. Une Cité industrielle. Etude pour la construction des villes. Paris : Vincent, 1917.

  • MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA FAMILLE. HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Plan directeur/ E. Gachon, architecte DPLG, et la Société lyonnaise d´Etudes techniques et industrielles . [Lyon, 1978]. 73 f. : ill. multigr. ; 30 cm.

  • HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, architecte DPLG, et E.S.B., bureau d´études techniques. Lyon, juillet 1989. 304 p. : ill., multigr. ; 30 x 42 cm.

Documents figurés
  • Domaine de Grange-Blanche situé quartier de Montplaisir, en façade sur le cours Gambetta, rue Montchat et le chemin de Saint-Denis de Bron / Meunier et Fumet, géomètres, Grenoble, 30 avril 1906. Papier, encre, aq. 1 : 1000 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 126)

  • Plan du domaine de Grange-Blanche, 27 janvier 1910. Papier, encre, aq. (Arch. mun. Lyon. 923 WP 415)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Lyon. Montplaisir. Domaine de Grange-Blanche. Courbes de niveaux / Tony Garnier, 1910. In : La désaffection de l'Hôtel-Dieu...

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Plan du rez-de-chaussée / Tony Garnier, 23 mars 1911. Papier, encre. 1 : 500 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139 ; 1 S 156)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Projet. Pavillon de 62 lits. Clinique chirurgicale. Plan du rez-de-chaussée / Tony Garnier, 30 décembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Projet. Pavillon de 62 lits. Clinique chirurgicale. Plan du sous-sol / Tony Garnier, 28 mars 1911. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Projet. Pavillon de 62 lits. Clinique chirurgicale. Plan du premier étage / Tony Garnier, 30 décembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Projet. Clinique chirurgicale. Personnel. 14 chambre. Plan du deuxième étage / Tony Garnier, 19 janvier 1911. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Clinique gynécologique. Pavillon de 44 lits / Tony Garnier, 31 décembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 3 S 1442)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Projet. Pavillon de 120 lits. Plan du rez-de-chaussée / Tony Garnier, 31 décembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 2 S 499)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Clinique ophtalmologique. Pavillon de 64 lits / Tony Garnier, 17 novembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 3 S 1443)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Services de l'entrée / Tony Garnier, 18 novembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 3 S 1445)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Service de la maternité / Tony Garnier, 17 novembre 1910. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 3 S 1444)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Vue d´un pavillon de chirurgie / SC. Photochrom., Lyon. Vue de face. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Vue d´un pavillon de chirurgie / SC. Photochrom., Lyon. Vue de 3/4. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. La vue de la terrasse des contagieux / SC. Photochrom., Lyon. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Vue d´un pavillon de médecine prise de la terrasse des contagieux / SC. Photochrom., Lyon. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Vue d´une allée desservant les pavillons / SC. Photochrom., Lyon. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Vue d´un service pour montrer les sous-sols / SC. Photochrom., Lyon. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Projet. Service d'entrée. Rez-de-chaussée / Tony Garnier, 14 janvier 1918. Papier, encre. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 2 S 498)

  • Ville de Lyon. Nouvel hôpital. Section des maladies contagieuses. Vue de l´entrée / SC. Photochrom., Lyon. In : Projet de construction d´un nouvel hôpital / Tony Garnier, 1911 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Plan parcellaire. Extension de l´hôpital de Grange-Blanche et élargissement des chemins vicinaux n° 59, 71 et 196 / J. Massaux, ingénieur voyer, 23 décembre 1921. Papier, encre, aq. (Arch. mun. Lyon. 923 WP 415)

  • Démolition des immeubles situés rue Trarieux n° 64, 66 et rue Viala n° 36, 38, 42, 44bis et 44, 4 décembre 1922 (Arch. mun. Lyon. 923 WP 415)

  • Ville de Lyon. Hôpital de Grange-Blanche. Plan d´ensemble. Rez-de-chaussée / Tony Garnier, 20 mai 1924. Papier, encre, aq. 1 : 500 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Hôpital de Grange-Blanche. Plan des allées / 1924. Papier, encre, aq. (Arch. mun. Lyon. 959 WP 114)

  • Ville de Lyon. Hôpital de Grange-Blanche. Plan d´ensemble / Tony Garnier, 27 septembre 1927. Papier collé sur carton, encre, aq. 1 : 1000. 40 x 30 cm (Arch. mun. Lyon. 959 WP 139)

  • Ville de Lyon. Hôpital Edouard-Herriot. Plan d´ensemble / Tony Garnier, 15 avril 1935 (Arch. mun. Lyon. 3 S 710)

  • Album de photographies. Travaux réalisés par les prisonniers de guerre. 1915-mars 1920 (Arch. mun. Lyon. 959 WP 140)

  • [Entrée de l'hôpital depuis le sud-ouest]. Photogr., vers 1935 (Arch. mun. Lyon. 3 PH 401)

  • [Entrée de l'hôpital]. Photogr. / Pernet, [1935] (Arch. mun. Lyon. 1 Ph 834)

  • Lyon - Hôpital Edouard Herriot - Les pavillons. Carte postale, vers 1935 (Arch. mun. Lyon. 4 Fi 436)

  • 15 - Lyon - Hôpital Edouard Herriot - Le baptême des nouveaux-nés. Carte postale, 3e quart 20e siècle (Arch. mun. Lyon)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon H. Etat des lieux. Rez-de-chaussée / R. et M. Salagnac, 23 mai 1966. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon H. Etat des lieux. Façade nord / R. et M. Salagnac, 23 mai 1966. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon H. Etat des lieux. Façade ouest / R. et M. Salagnac, 23 mai 1966. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon H. Etat des lieux. Coupe A-B / R. et M. Salagnac, 23 mai 1966. 1 : 100 (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • [Pavillon H. Cour centrale depuis le sud]. Photogr. / [Salagnac, 1966] (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • [Pavillon H. Elévation est sur cour latérale. Balcon et terrasse]. Photogr. / [Salagnac, 1966] (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • [Pavillon H. Elévation nord. Etat des lieux avant travaux]. Photogr. / [Salagnac, 1966] (Arch. mun. Lyon. 64 II 33)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon H. Aménagement. Façade nord / R. et M. Salagnac, 1974. 1 : 100. Construction dans la cour anglaise nord-est (Arch. mun. Lyon. 64 II 507).

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon H. Aménagement. Elévation et coupe / R. et M. Salagnac, 1974. 1 : 100. Construction dans la cour anglaise nord-est (Arch. mun. Lyon. 64 II 507).

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon I. Hélistation. Mise en conformité. Façade nord et est / R. et M. Salagnac, 15 juin 1976. 1 : 100. (Arch. mun. Lyon. 64 II 507).

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard-Herriot. Pavillon P. Clinique de néphrologie. Soins intensifs. Agrandissement et rénovation. Rez-de-chaussée. Soins intensifs. Plan / Marcel Xavier Salagnac, architecte, SODETEC, études techniques, R. et J. Frairot, béton armé, Gosswiller, économiste, Lyon, 9 mai 1979. Pap., tirage ozalid, 1 : 100. 94 x 84,5 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 87. Permis de construire 41 558)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard-Herriot. Pavillon P. Clinique de néphrologie. Soins intensifs. Agrandissement et rénovation. Façades-coupe. Plan / Marcel X. Salagnac, architecte, SODETEC, études techniques, R. et J. Frairot, béton armé, Gosswiller, économiste, Lyon, 9 mai 1979. Pap., tirage ozalid, 1 : 100. 72,5 x 100,5 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 87. Permis de construire 41 558)

  • Hôpital E. Herriot : rénovation du pavillon C. Etat des lieux. Façades. Elévations / E. Gachon, Lyon, 30 septembre 1977. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 81 x 101 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 130. Permis de construire 53 687)

  • Hôpital E. Herriot : rénovation du pavillon C. Façades nord, sud. Elévations / E. Gachon, Lyon, 20 novembre 1980. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 59 x 123,5 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 130. Permis de construire 53 687)

  • Hôpital E. Herriot : rénovation du pavillon C. Façades est, ouest. Elévations / E. Gachon, Lyon, 20 novembre 1980. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 57,5 x 101 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 130. Permis de construire 53 687)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon V. Clinique d´urologie. Agrandissement et rénovation (60 lits). Plan de masse /Marcel X. Salagnac, architecte, SODETEC, études techniques, R. et J. Frairot, béton armé, Gosswiller, économiste, Lyon, 4 novembre 1981. Pap., tirage ozalid. 1 : 200 (Arch. dép. Rhône. 3728 W 179. Permis de construire 64 461)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon 10. Surélévation. Masse - situation. Plans /M. Martel, A. Charlet, Lyon, 25 janvier 1982. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 55 x 80 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 182. Permis de construire 65 110)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon 10. Surélévation. Façade sud, façade ouest. Elévations /M. Martel, A. Charlet, Lyon, 25 janvier 1982. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 55 x 80 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 182. Permis de construire 65 110)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon 10. Surélévation. Façade nord, façade est. Elévations /M. Martel, A. Charlet, Lyon, 25 janvier 1982. Pap., tirage ozalid. 1 : 500. 51 x 73 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 182. Permis de construire 65 110)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon S Sbis. Etat actuel. Rez-de-chaussée . Plan /Services techniques H. E. H., Lyon, 20 décembre 1977. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 51 x 73 (Arch. dép. Rhône. 3728 W 230. Permis de construire 81 616)

  • H. E. Herriot. Rénovation du pav. S. Unité d´urgence et de réanimation. Plan de l´aménagement / E. Gachon, Lyon, 3 juin 1983. Pap., tirage ozalid. 1 : 100. 84 x 86 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 230. Permis de construire 81 616)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon N Nbis. Extension du service des urgences. Plan masse situation /Jérôme Thomas, architecte, R. Bottura, économiste, Lyon, 21 novembre 1983. Pap., tirage ozalid. 39,5 x 57,8 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon N Nbis. Extension du service des urgences. Rez de chaussée. Etat des lieux /Jérôme Thomas, architecte, R. Bottura, économiste, Lyon, 21 novembre 1983. Pap., tirage ozalid. 68 x 102 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon N Nbis. Extension du service des urgences. Façade sud. Etat des lieux /Jérôme Thomas, architecte, R. Bottura, économiste, Lyon, 21 novembre 1983. Pap., tirage ozalid. 48 x 97,5 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon N Nbis. Extension du service des urgences. Rez-de-chaussée. Projet /Jérôme Thomas, architecte, R. Bottura, économiste, Lyon, 21 novembre 1983. Pap., tirage ozalid. 72 x 118,5 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon N Nbis. Extension du service des urgences. Coupe Façade projet /Jérôme Thomas, architecte, R. Bottura, économiste, Lyon, 21 novembre 1983. Pap., tirage ozalid. 59,5 x 100,8 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520)

  • Hospices civils de Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Pavillon N Nbis. Extension du service des urgences. Façades projet /Jérôme Thomas, architecte, R. Bottura, économiste, Lyon, 21 novembre 1983. Pap., tirage ozalid. 56,5 x 84,5 cm (Arch. dép. Rhône. 3728 W 250. Permis de construire 84520)

  • Pavillon H Hbis - Rez-de-chaussée. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Pavillon H Hbis - 1er étage. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Pavillon L - Rez-de-chaussée. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Pavillon N Nbis - Rez-chaussée. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Pavillon O Obis - Rez-de-chaussée. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Pavillon R - Rez d´hôpital. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Plan masse. Etat futur (1999) . In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

  • Pavillon G + M - Coupe nord/sud Projet. In : HOSPICES CIVILS DE LYON. Hôpital Edouard-Herriot. Projet d´actualisation du plan directeur / E. Gachon, juillet 1989

Bibliographie
  • Hospices civils de Lyon. Centre hospitalier régional et universitaire. Hôpital Edouard Herriot. Villeurbanne : impr. Louis léger, 1979. 27 p. : ill. ; 21 x 30 cm.

  • Hôpital Edouard Herriot. Etude patrimoniale / Archipat, Itiniraire bis - Frédéric Reynaud, 2006. 263 p. multigr. : ill. ; 30 cm

  • Hôpital Edouard Herriot. Hospices civils de Lyon / Roger Devolfe et Pierre Robin. [Lyon] : Henri Politi, [1973]. 31 p. : ill. ; 21 x 30 cm.

  • L´hôpital Edouard-Herriot de Lyon. Grange-Blanche. Un hôpital pour la cité. Lyon : Association pour le développement de l´information et des échanges aux hospices civils de Lyon, 1991. 123 p. : ill. ; 31 cm.

  • MARTIN, Louis Dr. Hygiène hospitalière. 1907. (Traité d´hygiène / P. Brouardel, E. Mosny. T. 8)

  • N. T. Hôpital de Grange-Blanche, 1910-1935. In : Tony Garnier. L´oeuvre complète. Paris : Centre Pompidou, 1990. P. 155-157 : ill.

  • PETILLOT, Anne. L´hôpital Edouard Herriot - Grange-Blanche à Lyon (Rhône). In : Patrimoine hospitalier. P. 280-289 : ill.

  • THOMAS, Jérome. Hôpital Edouard-Herriot - Les hôpitaux pavillonnaires. Conférence prononcée aux Journées d´Architecture organisée par les Hospices civils de Lyon, 1er décembre 1983.

  • Tony Garnier (1869-1948). Architecte et urbaniste. Cédérom et DVD pédagogiques édité par le CAUE du Rhône, 2005

Périodiques
  • DURAND, Paul. Les installations thermiques d´un hôpital moderne. La centrale de Grange-Blanche. Technica, juillet 1933, p. 1-27 : ill.

    p. 1-27
  • PEREYRON, J. Hôpital Edouard Herriot à Lyon (Hôpital de Grange-Blanche). Tony Garnier, architecte, grand prix de Rome. La Construction moderne, 1936-1937, t. 2, p. 741-755 : ill.

  • Le transfert de l'Hôtel-Dieu. La Construction lyonnaise, t. 25, n° 11, 1er juin 1909, p. 121-122 ; n° 14, 16 juillet 1909, p. 158

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