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Généralités du secteur des Jacobins

Dossier IA69006205 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

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  • Statue : Vierge (en cours d'étude)
  • Sommaire objets mobiliers du secteur des Jacobins
Aires d'études Lyon Jacobins
Adresse Commune : Lyon 2e

"L'on trouve presque aux portes de Lyon de très bons matériaux pour la construction des édifices, dans les carrières de Couzon et de S. Cire sans parler de la pierre de taille qui vient de Bugey et de Savoye et qui se voiture par le Rhône avec beaucoup de facilité" (Clapasson, 1741, rééd. par Chomer, Pérez, 1982). Charles VIII fit des joutes et tournois aux trois endroits principaux de la ville : rue Grenette devant les Cordeliers, rue Juiverie et devant le Palais de Justice (Clapasson, p. 166). La rue Tupin est une des rues de Lyon où il y a le plus de commerce, elle aboutit à la place des Cordeliers (Clapasson). Jean Antoine Morand (1727 - 1794) installe sa famille à Lyon rue Grenette en 1753. L'architecte Jean-Marie-Anselme Lablatinière (1829-1891) réalise des immeubles rue Grenette.

Annexes

  • Joachim du Bellay, Les Regrets, 137, 1558

    Joachim du Bellay, Les Regrets, 1558

    137

    Sceve, je me trouvay comme le filz d'Anchise

    Entrant. dans l'Elysee, & sortant des enfers,

    Quand apres tant de monts de neige tous couvers

    Je viz ce beau Lyon, Lyon que tant je prise.

    Son estroicte longueur, que la Sone divise,

    Nourrit mil artisans, & peuples tous divers :

    Et n'en desplaise à Londre', à Venise, & Anvers,

    Car Lyon n'est pas moindre en fait de marchandise.

    Je m'estonnay d'y voir passer tant de courriers,

    D'y voir tant de banquiers, d'imprimeurs, d'armuriers,

    Plus dru que lon ne voit les fleurs par les prairies.

    Mais je m'estonnay plus de la force des pontz,

    Dessus lesquelz on passe, allant dela les montz,

    Tant de belles maisons, & tant de metairies.

  • JAMOT, C. Inventaire général du Vieux lyon, maisons, sculptures, inscriptions, 1906

    JAMOT, C. Inventaire général du Vieux lyon, maisons, sculptures, inscriptions. 2e éd. rev. et aug. Lyon : A. Rey, 1906. 134 p. : ill.

    Extraits

    Pp. 11-16

    L´utilité de cet inventaire ressort d´autant mieux pour ceux qui veulent explorer les richesses d´art de nos vieux quartiers que, très souvent, rien ne les indique à l´extérieur, et qu´il faut pénétrer dans les cours pour les découvrir ; on trouve alors des tours d´escaliers possédant jusqu´à sept étages, plus une tourelle desservant un étage de guette.

    Cette disposition a donné lieu à plusieurs interprétations sur sa destination.

    M. F. Lacroix, trésorier de l´Académie de Mâcon, a lu, en 1899, au Congrès archéologique tenu en cette ville, un très intéressant rapport sur ce sujet ; il s´attache à démontrer que ces tours (nombreuses aussi à Mâcon) étaient, outre leur destination d´escaliers desservant les étages, surélevées d´un étage de guette pour donner l´alarme en cas de danger. D´aucuns ont prétendu que ces tours ne sont que de simples cages d´escaliers, dont l´étage supérieur contribue à l´éclairage ; un examen attentif que nous avons fait de ces tours d´escaliers nous a mené à conclure absolument comme M. Lacroix. Il est, en effet, facile de se rendre compte que l´éclairage de l´escalier ne se fait pas par le haut, puisque le vide central est rempli par un noyau faisant corps avec les marches, et que cet escalier se termine par un plafond ou une voûte à nervures servant de sol à la pièce au-dessus renfermée dans le belvédère et à laquelle on accède par une petite tourelle en encorbellement, contenant un escalier spécial ; on peut d´autant mieux admettre que ces belvédères servaient de guettes pour donner l´alarme, en cas d´incendie ou danger quelconque, qu´à ces époques lointaines la surveillance dans les rues était difficile ; on les utilisait aussi pour sonner le couvre-feu. Voir les figures 8, 9 et10.

    Cette hypothèse est encore confirmée par ce fait que quelques-uns de ces belvédères, notamment dans les maisons de la rue Saint-Jean, nos 7, 9, 11, 24 sont percés de meurtrières et couronnés de crénelages ; ce n´est que plus tard qu´on les a utilisés en logement de galetas. M. Lacroix ajoute aussi que les milices urbaines étaient obligées de faire bonne garde pour ne pas être surprises ; des signaux convenus d´avance, un appel à l´aide d´une trompe, le tocsin pouvaient avertir d´un danger imminent, soit l´ennemi, l´incendie, etc.

    Certains auteurs ont voulu voir, en outre, dans ces tours un privilège de noblesse et de franchise en impôts royaux, pensant que c´était pour affirmer leurs droits que les anciens Lyonnais décoraient leurs habitations de cette appendice nobiliaire ; bien que cette opinion n´infirme en rien les conclusions que nous venons d´émettre, nous pouvons ajouter cependant que, si les seigneurs sous le régime féodal avaient seuls le droit d´élever des tours, il faut entendre les tours des châteaux qui ne contiennent pas toutes des escaliers, tandis que les tours des vieilles maisons lyonnaises, servent uniquement à contenir les cages d´escalier et certaines d´entre elles n´ont pas été élevées par des personnages titrés.

    Quoi qu´il en soit, et sans insister autrement, nous avons voulu, dans cette étude, attirer l´attention des archéologues et des touristes sur ces intéressantes tours d´escaliers si bien appropriées à leur destination.

  • JAMOT, C. Inventaire général du Vieux lyon, maisons, sculptures, inscriptions, 1906

    JAMOT, C. Inventaire général du Vieux lyon, maisons, sculptures, inscriptions. 2e éd. rev. et aug. Lyon : A. Rey, 1906. 134 p. : ill.

    Extraits

    p.10

    Nous ne devons pas omettre de mentionner ici les nombreux exemples de ferronnerie d´art que renferment nos vieilles maisons ; on peut y constater combien notre vieille école d´architecture lyonnaise savait donner un aspect artistique aux moindres détails de construction, tels que balcons, impostes, grilles, heurtoirs, en fer forgé et tôle repoussée d´une grande richesse de dessin et d´une exécution irréprochable. A ce sujet, l´auteur des Recherches sur l´architecture lyonnaise, P. Martin, constate que les impostes en barres de fer carrées, avec ornement au centre, sont fréquentes à Lyon, et que, généralement, les fers disposés par croisement rectiligne sont posés sur angle, soit parce qu´ils présentent ainsi plus de solidité, soit parce qu´ils produisent plus d´effet d´aspect par l´opposition des faces des barres éclairées vivement avec les faces restées dans l´ombre.

    Les balcons sont en fer méplat, plus épais d´un côté que de l´autre ; leur grosseur varie entre 18 et 20 millimètres sur 5 et 10 millimètres d´épaisseur.

    Nous donnons divers exemples de ces ferronneries, soit un dessin perspectif d´imposte (fig. 4), soit des photogravures de balcons, entre autres quai Saint-Antoine, 35, dans la cour ; de même, rue du Plâtre, (fig. 5 et 6) et dans la description de plusieurs maisons, des impostes, des balcons, etc.

  • ANDRE, Gaspard. L´oeuvre de Gaspard André. 1898

    ANDRE, Gaspard. L´oeuvre de Gaspard André. Lyon : A. Storck et Cie, imprimeurs-éditeurs, 1898, Fontaine de la place des Jacobins, pp. 15-44, pl. 18-20.

    Extraits d´une notice écrite par G. André lui-même, et qui contient, sous la forme pittoresque qui lui était propre, l´historique et la critique du monument. André faisait partie, sous le pseudonyme de Joannès Mollasson, de l´Académie du Gourguillon, qui réunit quelques personnalités particulièrement attachées aux choses locales. Joannès Mollasson y constituait la section archéologie. Ce titre, il suppose l´avoir légué à son petit-fils, et, dans les pages qui suivent, il lui fait faire une étude humoristique de tout ce qui a trait à sa fontaine, à l´occasion du centenaire de son inauguration.

    p. 34 note 1 : RUE GASPARIN : Il y avait alors, à l´angle de la rue Gasparin, un café dit de l´Univers, à cause de la réputation universelle de sa bière lyonnaise. Nous avons connu dans notre premier âge un vieux lyonnais qui n´avait pu goûter de cette bière déjà disparue, et qu´il décrivait légère, mousseuse, douce comme le lait, chatouillant pourtant les narines. Le brave homme n´en parlait que les larmes aux yeux, sur la description que lui en avait faite son grand-père.

  • KLEINCLAUSZ, A. Histoire de Lyon. 1952 [Réimpr. 1978]

    KLEINCLAUSZ, Arthur. Histoire de Lyon. Lyon : librairie Pierre Masson, 1952. [Réimpr. Marseille, 1978. Marseille : Laffitte Reprints, 1978, 22 cm.]

    Tome 3, p. 61

    « La ville de Lyon, écrit l´économiste libéral Adolphe Blanqui, est une des plus remarquables de l´Europe par son insigne malpropreté. Les rues en sont fort étroites et le climat généralement pluvieux y entretient à perpétuité des flots de boue... L´intérieur des maisons est bien plus sale encore...Rarement les escaliers sont balayés et, lorsqu´ils l´ont été, les ordures, ordinairement entassées en petits monceaux, encombrent les paliers et les corridors des différents étages et finissent par se rejoindre de nouveau dans toute l´habitation... La négligence est poussée à un tel point que les immondices les plus révoltantes infectent les abords des plus riches magasins » (note 2 : Arch. hist. et stat. du département du Rhône, 1829, IX, p. 395 : extrait de la relation d´un voyage au Midi de la France, par M. Adolphe Blanqui).

    pp. 119-120

    La ville était alors [en 1834] comprise entre le Rhône à l´Est, le plateau de la Croix-Rousse au Nord, les hauteurs de Loyasse, Fourvière et Saint-Just à l´Ouest, les terrains à demi déserts de Perrache au Sud. Hormis le quartier aristocratique de Bellecour et d´Ainay, ce n´était qu´un lacis de rues étroites et sombres, communiquant entre elles à travers les hautes maisons de pierre par des allées humides et noires, les allées de « traboule ». Sur la rive gauche du Rhône, la Guillotière tenait la route du Dauphiné et du Midi qui suivait la Grande Rue. Sur la rive droite de la Saône, Vaise était le point d´aboutissement des routes de Bordeaux, du Bourbonnais et de Bourgogne. La Croix-Rousse barrait celle de Bourg, mais le turbulent faubourg était maintenant dominé par un ensemble imposant d´ouvrages fortifiés. De l´hôtel de la division à la préfecture et à la mairie, les liaisons étaient difficiles et précaires.

    p. 139

    [Les membres de la bourgeoisie orléaniste] pouvaient invoquer en faveur de leurs opinions les améliorations urbanistes dont Lyon bénéficia sous la monarchie de Juillet : ouverture de rues nouvelles, rue Bourbon (aujourd'hui rue Victor-Hugo), rue Centrale [aujourd'hui rue de Brest], amélioration de l'éclairage, d'heureuses mesures sanitaires, adoption en 1847 d'un projet pour emprunter au Rhône l'eau nécessaire à l'approvisionnement de la ville.

  • Le quai Saint-Antoine, [Marcel Colly ?]

    Archives municipales de Lyon, fonds des Hospices civils de Lyon, 1 UP 22, Service des Archives et du Musée. Articles, notes historiques, XIXe-XXe siècles.

    Dans une petite chemise, intitulée Le quai Saint-Antoine

    Projet d´article pour le bulletin Association des Marionnettes. Plusieurs brouillons manuscrits et non signés [du style de Marcel Colly].

    Le plus abouti :

    Le quai Saint-Antoine

    Ce n´est pas une de ces avenues bordées de grandes façades dignes et mornes, si dignes, si mornes que voitures et piétons qui s´y égarent hésitent à y faire du bruit et à élever la voix, où la vie s´écoule, grise et terne ...

    Certes non ! Dans cette artère toujours jeune le sang afflue tout le long du jour, riche, généreux, au cœur de la cité. Et si de bonne heure, le soir, le quai se repose, c´est pour se réveiller avant l´aube.

    Tandis que les noctambules regagnent leur logis, des lanternes, des phares percent le brouillard, annonçant carrioles et camions qui, bientôt en rangs serrés envahissent le pavé. Les tentes, les étalages se montent et s´entassent les légumes verts, les fruits d´or et les fleurs au teint délicat d´exilées. Dans les ténèbres règne un ½ silence presque religieux.

    Avec le petit jour viennent les premières ménagères, emmitouflées, jetant sur les denrées offertes de soupçonneux regards d´enquêteuses. Peu à peu leur nombre augmente. Cris de vendeurs, piétinements, aboiements, braiements se fondent, s´amplifient à mesure que le gros disque du soleil s´élève. Les chalands affluent, se bousculent, sollicités de toutes parts. Dans les filets, les sacs à provisions tombent.

  • Patrimoine et botanique. L'immeuble lyonnais de la Presqu'île : la place de l'ornement végétal

    BELLE, Véronique. Patrimoine et botanique. L'immeuble lyonnais de la Presqu'île : la place de l'ornement végétal. Annonce de la conférence donnée pour les Journées européennes du Patrimoine 2012.

    Du XVIe au XXe siècles, feuilles, fleurs, fruits et créatures hybrides montent à l’assaut des façades des édifices de la Presqu’île, se déploient en éventail sur les tympans, parent les atlantes de fruits généreux, caracolent d’allèges en frontons et de chapiteaux en lambrequins, retombent en chutes abondantes le long des pilastres, se développent en tapis dans les vestibules, s’enroulent autour des départs d’escalier, assouplissent les grilles de volutes graciles, se glissent avec volupté dans les écoinçons, soulignent par leur profusion dans les allées le statut social des occupants, tamisent la lumière filtrée par les vitraux, courent sur les frises des plafonds et jouent avec l’eau des fontaines. Pierre, bois, fer forgé, fonte, mosaïque, stuc, toile, enduit, ciment, verre, tous les supports se prêtent à l’ornement végétal, dont le vocabulaire reste très classique dans ce quartier de Lyon, mais dont la belle facture ne peut que nous réjouir.

Références documentaires

Bibliographie
  • ARLAUD, Catherine. LUROL, Jean-Marc. SAVAY-GUERRAZ, Sophie. VEROT-BOURRELY, Agnès. Lyon, les dessous de la presqu'Ile, Bourse - République - Célestins - Terreaux, sites Lyon Parc Auto. Lyon : Service régional de l'archéologie de Rhône-Alpes. Documents d'Achéologie en Rhône-Alpes, n° 20, 2000. 280 p., 144 ill. ; 27 cm

  • BARRE, Josette, FEUGA, Paul. Morand et les Brotteaux. Editions lyonnaises d'Art et d'Histoire, collection "Vues de quartier". Lyon, 1998. 128 p. ill. ; 23 cm

    p. 17
  • BERTIN, Dominique. Les transformations de Lyon sous le préfet Vaïsse : étude de la régénération du centre de la presqu'île. Lyon : s.n., 1987. 3 vol. multigr. : 502 p.-56 pl.-201 ill.Th. doct. : Lyon 2 : 1987, p. 132-133, 155-156, 243-247.

    p. 474
  • CLAPASSON, André. Description de la ville de Lyon avec des recherches sur les hommes célèbres qu'elle a produits. Lyon : impr. A. Delaroche, 1741. XVI-283 p. ; 17 cm. [Réimpr. Lyon, 1761 ; rééd. annotée et ill. par G. Chomer et M.-F. Perez. Seyssel : Champ Vallon, 1982]

    réed. 1982, pp. 31-32, 77, 166
  • JAMOT, C. Inventaire général du Vieux Lyon, maisons, sculptures, inscriptions, 2e éd. rev. et aug. Lyon : A. Rey, 1906. 134 p. : ill. ; 23 cm

  • KLEINCLAUSZ, Arthur. Histoire de Lyon. Lyon : librairie Pierre Masson, 1952. [Réimpr. Marseille, 1978. Marseille : Laffitte Reprints, 1978, 22 cm.]

    t. 3, pp. 61, 119-120, 139
Périodiques
  • TISSEUR, Clair. Benoît Poncet et sa part dans les grands travaux publics de Lyon. Annales de la Société académique d'architecture de Lyon. t.7, 1881-1882.

    p. 105-188
Documents audio
  • RADIO FRANCE, France Culture, LAURENTIN, Emmanuel La Fabrique de l'histoire Lyon en politique 2/4, émission du mardi 18 septembre 2007, Louis Pradel : Bitume, béton et Vieux Lyon, en ligne http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/archives.php

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