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Fosse à ours de la Combe d'Ire

Dossier IA74001561 réalisé en 2010

Fiche

Appellations fosse à ours de la Combe d'Ire
Dénominations piège à animaux
Aire d'étude et canton Pays de Faverges et du Laudon - Faverges
Adresse Commune : Doussard
Lieu-dit : Crêt-Lachat
Cadastre : 1905 B11 1588 ; 2008 B11 1488

La Combe d'Ire est le dernier refuge de l'ours dans le massif des Bauges mais aussi en Haute-Savoie. Pour se protéger des ours, les habitants ont d´abord utilisé des systèmes de protection passive (des fosses de capture), puis la chasse s´est intensifiée à la fin du XIXe s. Le dernier ours est tué en 1893 par le comte de Boigne et les gardes Bouvard, Suscillon, Vivioz et Falcy.

Période(s) Principale : 19e siècle

Située dans le bois au débouché de la Combe d'Ire, cette fosse de forme cylindrique est maçonnée en moellon de calcaire. Sans margelle, son rebord supérieur affleure au sol. Placée sur un passage régulièrement fréquenté par les ours, elle était simplement dissimulée par une couverture de branchages.

Murs calcaire
moellon
États conservations bon état
Mesures h : 300.0
la : 150.0

Cette fosse est à comparer avec celles de Faverges et Montailleur. Elle se trouve sur un terrain appartenant à la commune de Lathuile.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Histoire des fosses à ours

    L´ours présent à l´origine dans toute la France est continuellement repoussé dans les zones les plus reculées. Au XVIIIe s., alors qu´il ne subsiste plus que dans les montagnes des Vosges, du Jura, des Alpes et des Pyrénées, la chasse s´intensifie avec des procédés parfois ancestraux. La fosse à ours, connue depuis la préhistoire et fréquente en Chine et en Mongolie est peu courante en France. Elle est inconnue dans les Pyrénées et se retrouve essentiellement dans les Alpes du nord. Jean-Pierre Courtin en dénombre 11 en Haute-Savoie (Chablais, Faucigny, Bauges) de deux types différents. Le premier type, le plus courant, est une cavité profonde d´environ 3,50 m, évasée vers le bas, aux parois murées de pierres jointoyées avec une ouverture circulaire ou quadrangulaire d´un diamètre de 1m à 1,30 m. Le deuxième type, adapté aux sols glacières à faible cohérence est constitué de parois palissées de pieux de bois et généralement de dimensions plus importantes. Ces fosses étaient généralement situées sur passages réguliers de l´animal pas trop loin des habitations. Elles étaient recouvertes de branches et pouvaient être approvisionnées d´appâts et dotées d´un système d´alerte.

    Bien que nécessitant un important travail, la fosse à ours semble d´un usage plus fréquent que les pièges à mâchoires même si au moins un exemplaire à double ressort, long de 1,25 m, et pesant près de 25 kilogrammes fut utilisé en Bauges.

    Le développement des armes à feu permet d´organiser des battues administratives dès le début du XIXe s. comme l´atteste un arrêté du maire de Doussard pris en 1805 pour abattre près de Verthier. A la fin du XIXe s., la chasse à l´ours s´intensifie et les quinze dernières bêtes sont abattues entre 1865 et 1893.

Références documentaires

Bibliographie
  • COURTIN, Jean-Pierre. Les fosses à l'ours en Haute-Savoie. Monde alpin et rhodanien, 1983, n° 1-2, p. 31-46

  • ETIENNE, Pascal, LAUZET Jean. L'ours brun. Biologie et histoire, des pyrénées à l'Oural. Paris : Muséum d'Histoire naturelle, 2009. 400 p. ISBN 978-2-85653-625-4

    p. 244-256
Périodiques
  • COLLENOT, René. Le Massacre des ours de Doussard. L' Agace1982, p. 44-50, n°24.

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