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Fortification d'Agglomération

Dossier IA01000116 réalisé en 1991

Fiche

Parties constituantes non étudiéeschâteau fort
Dénominationsfortification d'agglomération
Aire d'étude et cantonTrévoux
AdresseCommune : Trévoux
Cadastre : 1832 B ; 1984 AE

Lorsqu'au milieu du 13e siècle Etienne II de Thoire-Villars prend en fief de l'église de Lyon, la terre et le château de Trévoux, la fortification est probablement rudimentaire. Dans la charte de franchises accordée à la ville en 1300, le seigneur dispense les bourgeois de la construction de la forteresse. Avant la fin du 14e siècle, les fortifications ont leur configuration définitive. Entre 1420 et 1493, les attaqués répétées des Savoyards et des Bourguignons, puis le siège de la ville par les Protestants en 1563, endommagent les fortifications mais ne donnent lieu qu'à des réparations. Probablement emportée par la crue de la Saône dans sa partie sud-est, la muraille est remplacée par une escarpe talutée avec échauguette et bastillon appelé la Tournache, réalisée en 1640 par Mercier. Inscription gravée sur une pierre : LA MURAILLE A ESTE FAICTE PAR MICHEL MERCIER M. MASSON DE VIMY (Neuville-sur-Saône) . Au-dessus, présence d'un blason bûché. Dans la 2e moitié du 17e siècle, les remparts perdent peu à peu leurs fonctions défensives. D'ailleurs la principauté s'approprie la muraille sud en bordure de Saône pour y installer plusieurs édifices (blason bûché daté de 1667 en dessus de porte) . En 1685, la construction de l'hôpital englobe la tour Saint-Nicolas (aujourd'hui appelée Alincola) ainsi que des éléments du rempart. Au 18e siècle, l'hôtel des fermes est édifié sur la muraille, on peut penser que le passage du grenier à sel est ouvert dans le rempart à cette époque. La Révolution achève ce démantèlement, de nombreuses brèches sont réalisées dans la muraille. La Tournache, la porte de Lyon et celle de la Saône sont entièrement démolies. A cette époque, la porte Saint-Bernard, partiellement épargnée en raison d'une maison qui s'y trouve adossée, sera démolie en 1873, par décision du conseil municipal du 6 avril 1872, pour élargir la Grande Rue. Aujourd'hui, seuls subsistent la porte de Villars, au nord-ouest (préservée des attaques révolutionnaires car inutilisée à cette époque : elle était murée) , et quelques pans de murs, proches du château fort, servant de clôture aux propriétés avoisinantes : certaines y ont adossé des fabriques de jardin

Période(s)Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Dates1640, porte la date
1667
Auteur(s)Auteur : Mercier Michel maître maçon signature

L'enceinte de la ville se raccorde au château fort, situé au sommet de la ville, par la courtine nord du château et le donjon à l'est ; cette muraille est constituée de deux murs, en brique rouge sombre (appelées briques savoyardes) , l'un orienté à l'ouest, l'autre à l'est ; ces murs de briques descendent la côtière pour se prolonger dans la ville basse par des murs en moellons de calcaire ; dans l'angle sud-ouest, l'enceinte est renforcée par une tour ronde en pierre qui se raccorde à la muraille sud en calcaire, et longe la Saône jusqu'à la tour sud-est, également en moellons de calcaire ; quatre portes en brique sont ménagées dans la fortification urbaine, seule la porte de Villars encore en place, montre une construction renforcée par des chaînes d'angles et des encadrements d'ouverture en pierre de taille calcaire ; quelques dimensions ont pu être restituées : deux fragments de murs mesurent respectivement 40 et 57 m de long, tandis que la hauteur varie de 3 à 6 m et l'épaisseur de 80 à 105 cm

Murscalcaire
brique
pierre de taille
moellon
États conservationsvestiges
Statut de la propriétépropriété du département
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Hartmann-Nussbaum Simone