Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Fonderie et martinet Pitit puis des frères Chartreux dit "martinet dessous" actuellement vestiges

Dossier IA73002849 inclus dans Paysage du bassin-versant du Chéran réalisé en 2013

Fiche

Dénominations fonderie, martinet
Aire d'étude et canton Pays de Savoie - Châtelard (Le)
Hydrographies Nant d'Aillon ; bassin-versant du Chéran
Adresse Commune : Aillon-le-Vieux
Lieu-dit : Sur le Fourneau, Le Martinet
Cadastre : 2013 A 1243 ; 2008 B 10 (Maison correspondant à un ancien bâtiment du site ?)

Le site aurait été établi en 1658 par Marcel Pitit, artisan au Cimeteret (hameau de la commune d’Aillon-le-Vieux). Celui-ci obtient des Princes Carignan-Soissons un albergement perpétuel sur le nant d’Aillon, le droit de couper du bois et l’autorisation de construire des artifices pour la fonte du minerai et l’affinage de la gueuse (masse de métal brute). Le site est visible sur la mappe sarde de 1730 (parcelle 4843). Il comporte un martinet, deux étaux, une maisonnette et un jardin appartenant à Pierre Bonjean. Peu de temps après, le site est acheté 2000 livres par les moines de la Chartreuse d’Aillon (située à Aillon-le-Jeune). Il est appelé "martinet dessous" pour le distinguer du "martinet dessus" (IA73002859) que les moines ont construit à Aillon-le-Jeune. Lors de la Révolution, les biens de la Chartreuse d’Aillon sont confisqués par l’État. Dans un premier temps, l’exploitation du "martinet dessous" et du "martinet dessus" est confiée à Jean Baptiste Nicoud. Par la suite, elle est acensé, de même que les fabriques des religieux de Tamié sur Seytenex, et des établissements de Bellevaux aux trois associés Pierre Antoine Marguet, Luc Nicolas Guillermin et Jacques Baile, pour la somme de deux cent mille francs. Au début du XIXe siècle le site du "martinet dessous" ne semble plus en activité. Le site est identifiable sur le premier cadastre français de 1878 au lieu-dit "sur le fourneau" où l'on peut lire la mention "haut-fourneau en ruine". A cette date, le site appartient à Jean François Petit-Barat (fils de Claude). Celui-ci possède une maison en amont du site au lieu-dit "le martinet". Ce bâtiment faisait peut-être partie du complexe du "martinet dessous" comme le laisse supposer le nom du lieu-dit où il se trouve. Au cours du XXe siècle, ce bâtiment servait de magasin de clous. Actuellement, il est toujours en place mais sans affectation. Au lieu-dit "sur le fourneau", les vestiges de ce qui semble être un élément du haut-fourneau sont toujours visibles.

Période(s) Principale : 3e quart 17e siècle , daté par source
Principale : 2e quart 18e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 18e siècle , daté par source
Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates 1658, daté par source
1730, daté par source
1878, daté par source

Le site est implanté en rive gauche du nant d'Aillon, en amont du pont de pierre, au lieu-dit "sur le fourneau". Actuellement, des vestiges de ce qui semble être un élément du haut-fourneau sont toujours visibles. Quelques centaines de mètres en amont du site, au lieu-dit "le martinet se trouve un bâtiment qui pourrait avoir fait partie du site du "martinet dessous". Ce bâtiment visible sur le cadastre de 1878, présente un plan rectangulaire sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage. Il est construit en pierre et en essentage de planches. Il est couvert d'un toit à longs pans en tôles bac et en tôles ondulées. La partie est du bâtiment servait d'habitation et la partie ouest était utilisée comme locaux agricoles. Actuellement, cet édifice est sans affectation.

Murs pierre
bois pan de bois essentage de planches
Toit tôle ondulée
Plans plan rectangulaire régulier
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie hydraulique
États conservations vestiges, état moyen

Le site du « martinet dessous » se trouve dans le PNR des Bauges. Il est très facile d'accès. Il formait avec le "martinet dessus" (Aillon-le-Jeune, IA73002859) un grand établissement métallurgique dont la qualité de production était très reconnue. En 1775, des clous d'Aillon sont utilisés pour la réfection du château de Chambéry. Dans les Bauges, il existait deux sites de fonderie : celui d'Aillon et celui d'Ecole (voir IA73002794). Les vestiges de ce qui semble être un haut-fourneau sont les seuls de ce type que l’on peut voir dans le bassin-versant du Chéran.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Sites de protection parc naturel régional

Références documentaires

Documents d'archives
  • FR.AD073, 3P 7005, Premier cadastre français, Aillon-le-Vieux, Section B, feuille 1, 1878.

  • FR.AD073, 3P 7006, Cadastre rénové, Aillon-le-Vieux, Section B, feuille 1, 1971.

Bibliographie
  • N.Garioud, Histoire et archéologie des mines de fer et des installations métallurgiques du massif des Bauges (Antiquité-milieu XIXe siècle), mémoire de maîtrise d'histoire de l'art et archéologie, Grenoble, 1997.

  • Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Les maîtres de forges en Bauges, n°129, mars 1998.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Bérelle Clara