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Ferme

Dossier IA42002145 réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéesfour à pain, cuvage, porcherie, étable à chevaux, puits
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Chalain-d'Uzore
Lieu-dit : les Robbets
Cadastre : 1809 D 114 ; 1987 D 56

La ferme des Robbets est un exemple d'exploitation liée à la grande propriété châtelaine de la plaine du Forez. Le site est déjà occupé par une maison sur la carte de Cassini (2e moitié 18e siècle : les Robés). L'édifice est dessiné, dans son emprise actuelle, sur le plan cadastral de 1809 ; il appartient alors à Claude Joseph Rombau (Classement parcellaire et évaluation des revenus..., 1810 : parcelles D 114, maison et D 113 jardin). Celui-ci est propriétaire depuis 1793 du château de Chalain-d'Uzore, et en 1810, il possède également deux autres fermes dans la commune, la Bosse (1809 A 62) et le Maillet (1809 A 183), ainsi que des étangs et des vignes. La famille Rombau vend le château en 1914, mais aurait conservé la ferme des Robbets jusque dans les années 1950 : elle est alors rachetée par les fermiers (famille Poyade, fermiers depuis 1907) (indications orales). Les bâtiments actuels sont datables du milieu du 19e siècle ; la ferme aurait subi un incendie avant 1907, qui aurait entraîné des reconstructions (oral). Ils présentent des éléments en remploi de la fin du Moyen Âge, qui proviennent peut-être du château de Chalain : les piédroits de la cheminée de la cuisine, deux marches d'escalier en vis utilisées comme degré devant la porte d'entrée du logis, encadrement chanfreiné du jour de la cave, morceaux d'encadrement chanfreinés dans la fenêtre du fenil du corps de bâtiment est ; en outre la forme du toit du logis, inhabituellement pentu, s'inspirerait de celle du toit de l'aile ouest du château.

Remploi provenant deCommune : Chalain-d'Uzore
Période(s)Principale : milieu 19e siècle , (?)
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Ferme à juxtaposition, mais avec la grange-étable principale dans un bâtiment distinct (mélange de type A1 et C1), à cour fermée (portail à génoise ; cour pavée de galets, avec des caniveaux d'évacualtion dirigées vers le côté est de la cour). Le logis, placé dans l'angle nord, a un étage carré et un grand comble sous la charpente ; il est distribué par un couloir central dans lequel se trouve l'escalier (droit, en charpente) : la partie droite du logis comprend une cuisine équipée d'une grande cheminée avec four à pain, et de placards, donnant à l'arrière sur deux petites pièces à usage de laiterie et d'évier ; la partie gauche se compose d'une salle à manger et d'une cave sur l'arrière. Le manteau de la cheminée de la cuisine se compose de piédroits en granite, à moulurations prismatiques, dont la partie supérieure forme des consoles terminées par des écussons (sans décor) ; le linteau, également en granite, a une petite tablette saillante. Dans le prolongement du logis se trouvent l'étable des boeufs (pour deux paires de boeufs) puis la grange-remise, qui abrite une cuve pour le vin nécessaire à la consommation domestique (on utilisait les services d'un pressoir ambulant). En retour se trouve l'étable principale, pour une vingtaine de vaches, surmontée d'un fenil, qui occupe tout un côté de la cour. Une grande remise est appuyée contre cette étable, à l'extérieur de la cour. Le corps de bâtiment entre l'étable et le portail de la cour comprend une écurie à chevaux (pour une paire de chevaux de travail, et une ou deux juments dont les poulains étaient vendus pour la remonte de l´armée), une cave à légumes et une autre petite étable (poulailler, transformé en porcherie ?) ; l'étage au-dessus de l'écurie est occupé par un grenier (accès par un escalier extérieur en maçonnerie), le reste est un fenil (nichoir à pigeons, en planches, accrochés sous le toit, sur le mur oriental). Le corps de bâtiment bordant le côté nord-est de la cour, entre le portail et la porte du jardin, est composé d'une porcherie (5 box à cochons) et d'un bûcher qui abrite également la chaudière pour la cuisson des aliments pour les bêtes. L'étage comprend un logement d'ouvrier agricole à côté du portail d'entrée, et un grenier ; accès par un escalier extérieur droit, en charpente. Les bâtiments sont en pisé, avec un soubassement de maçonnerie (qui s'étend sur le tout le premier niveau de la façade sur cour du logis, avec des lits en carreaux de terre cuite ) en moellon de granite mélangé à du basalte (du mont d´Uzore) ; les pignons du logis sont en brique ou en brique et moellon de basalte. Les encadrements sont en granite (logis, greniers, porcheries, logement ; arcs de décharge en brique sur les ouvertures du logis), en bois (fenêtres de l'étabe du logis sur mur pignon et arrière), en briques (oculus et fenêtres en demi-cercle dans les pignons du logis) ou en brique et linteaux bois (dépendances), les toits à longs pans, en tuile creuse ou en tuile plate mécanique (logis, remise accolée à l'étable). Des appentis à usage de remise ou de garage, de construction plus tardive et en matériaux légers, sont appuyés contre les bâtiments à l'extérieur de la cour : un appentis en planches contre le corps de bâtiment sud-est, deux appentis, en mâchefer et en planches, contre le bâtiment nord-est. Un puits couvert d'un édicule en brique est situé sur la parcelle située en face de l'entrée de la cour. Un jardin potager s'étend au nord des bâtiments. La mare visible devant la cour s'est probablement formée dans le trou laissé par l'extraction de la terre à pisé. Le domaine de la ferme comprenait 50 ha, dont une petite vigne Le fonctionnement de la ferme (usage des bâtiments, nombre de bêtes...) est décrit selon un témoignage oral de 2006.

Mursgranite
basalte
pisé
enduit
moellon
Toittuile creuse, tuile plate mécanique
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier intérieur : escalier droit en charpente
TypologiesType C1: logis et grange-étable dans des bâtiments distincts, sur cour
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 3 P : 236. Commune de Chalain d'Uzore. Classement parcellaire et évaluation des revenus imposables des propiétés bâties de la section, suivi du Classement parcellaire et évaluation des revenus imposables des propriétés foncières de la section, 12 octobre 1810.

Bibliographie
  • GUIBAUD, Caroline, HARTMANN-NUSSBAUM, Simone, JOURDAN, Geneviève, MONNET, Thierry. Montbrison, un canton en Forez. Lyon : Editions Lieux Dits, 2008 (Images du patrimoine ; 251.)

    p. 78
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