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Ferme (des Bichets)

Dossier IA42003005 inclus dans Demeure réalisé en 2006

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesétable à chevaux, logement, fournil, puits
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Saint-Paul-d'Uzore
Lieu-dit : les Bichets
Cadastre : 1986 A1 108

En 1809, le domaine des Bichets n'est encore qu'une ferme de plan allongé (ferme à juxtaposition ?) : parcelle 1809 A 45, qui correspond à l'actuelle grange-étable. Elle appartient à Benoît Boudot, juge à Montbrison, qui possède également la ferme voisine de la Chanal (IA42003002) et une part indivise des étangs du Roi (IA42003000). En 1898, le domaine (y compris la loge du garde des étangs, IA42003001) est vendu par un héritier Boudot à Antoine Rousset, propriétaire et négociant demeurant à Sail-sous-Couzan : il est alors décrit comme "un vaste tènement de bâtiments de ferme pour habitation et exploitation, bâtiments de maître, cour, deux jardins clos de murs", avec 50 ha de terrain en terres, prés, pâtures et bois au Montd'Uzore. En 1929, le domaine des Bichets fait partie des immeubles cédés par Joseph Demoustier comme apport à la société des Etangs du Roi, créée peu après (voir IA42003000) ; Joseph Demoustier avait racheté les Bichets à l'héritière Rousset en 1928 (A. Privées). Les bâtiments ont été totalement remaniés ou édifiés dans la 2e moitié du 19e siècle, peut-être par Claude Benoît Boudot, vice-président honoraire du tribunal civil de Montbrison, mort en 1875. L'habitation des fermiers, citée dans la description de 1898, se trouvait peut-être dans le prolongement de la maison de maître au nord (partie remaniée). La partie ouest de l'étable et la grange ont été ajoutées au début du 20e siècle (date portée 1902, rupture de maçonnerie visible sur l'arrière). Le petit corps de bâtiment à l'est de l'étable (passage couvert ?) a brûlé vers la même époque (renseignement oral ; partie remaniée) ; le toit de l'étable a sans doute été rehaussé à l'est, en parpaing de mâchefer, à la suite de ce sinistre. Au milieu du 20e siècle, la maison de maître sert de logement à deux familles de fermiers. Dans le dernier quart du 20e siècle, l'exploitation est arrêtée et les bâtiments restaurés (la voûte du four à pain a été démolie).

Période(s)Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1902, porte la date

Ferme à dépendances en retour d´équerre : les bâtiments s'organisent autour d'une cour de plan carré, avec un portail au sud, vers le chemin (piliers engagés dans le mur, à chapiteau en granite mouluré ; grille à barreaux de fer terminés par des flammes), et un portail à l'ouest, vers un verger (portail à génoise). Le logis se trouvait sans doute dans l'angle nord-est de la cour, mitoyen de la maison de maître ; il avait trois travées, avec un étage et un comble à surcroît ; un escalier (rampe sur rampe, en maçonnerie) montait vers le grenier (la distribution et les ouvertures de cette partie ont été modifiées ; des communications ont été crées vers la maison de maître). Dans son prolongement au nord se trouvait un étable à chevaux (ou écurie ?). En retour au nord sont édifiés un passage couvert, puis l'étable et fenil ; l'étable est divisée en deux nefs dans le sens longitudinal par une file d'arcades en anses de panier ; elle est couverte de voûtains de briques sur poutres de bois. La grange, dans le prolongement de l'étable se trouve à l'extérieur de la cour et borde le verger. Un corps de bâtiment bas (en étage de soubassement), à usage de petites étables (pour divers types d'animaux) est édifié perpendiculairement à l'ouest de la cour. De l'autre côté du portail, ce côté de la cour est bordé par un hangar sur piliers de section circulaire en brique. Le côté sud de la cour est bordé par un bâtiment en rez-de-chaussée, avec un fournil à l'extrémité ouest, puis un logement d'ouvrier, et trois petites étables (pour de jeunes bovins ou d'autres animaux). Un édicule abritant un puits occupe le centre de la cour. Les murs sont en pisé enduit, les encadrements en granite ; les toits sont à longs pans, en tuile creuse (génoise sur le logis ; toit en pavillon en tuile plate mécanique sur le puits ; les toits de la grange-étable étaient en tuile plate mécanique avant restauration). Date portée 1902 sur le linteau d'un jour de la partie ouest de l'étable.

Murspisé
enduit
Toittuile creuse, tuile plate mécanique
Étages1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours en maçonnerie
TypologiesType B2: dépendances en retour d´équerre avec hangar dans l´angle
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • [Ensemble de photographies du domaine des Bichets, avant restauration] / 18 photogr. pos. : tirages argentiques en couleur (certains sont des assemblages formant des vues panoramiques). 4e quart 20e siècle (A. Privées, les Bichets, Saint-Paul-d'Uzore).

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