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Ecart de Vingerel

Dossier IA73004409 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesfontaine, puits, croix de chemin
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Saint-Ours
Lieu-dit : Vingerel
Cadastre : 1732 ; 1906 A6 ; 2015 A6

Au début du 18e siècle (mappe sarde), Vingerel est le hameau principal de la commune. Il comprend trois groupes de fermes : au nord, les fermes mitoyennes de Jacques Picolet (n°1047, maison, n°1051, grange) et Claude Pantin (n° 1048, maison et 1050, grange), qui ont disparu, puis en descendant vers le sud, après la ferme isolée de Christophle Chappuis (n°1039, maison), un groupe de bâtiments appartenant à Pierre Matthieu (n°387 et 391, granges, 1026, grange et 1027, maison, n°1030, maison ; les n°1028, cour et 1029, four, sont indivis entre Pierre et Louis Matthieu), avec deux petites maisons à Joseph Bel, et enfin, à l'ouest de la route allant au chef-lieu, après les fermes de Noël et Joseph Alliod et de Michel Guers (n° 373 à 385), deux propriétés appartenant à Philiberte Sollion (n°362, grange, n°369, maison, n°370, four, n° 390, maison) et à la Providence d'Annecy et dame Decombe (n°363, grange, n°364, cour avec une fontaine, n°367, maison encadrée de cours ; n°358, masure). A cette époque, les fermes sont majoritairement des fermes à bâtiments dissociés, chacune constituée d'une "maison" et une "grange" séparées par une cour ; maisons et granges sont souvent cependant mitoyennes d'une autre construction. Les deux plus gros propriétaires ont un four à pain situé dans un petit bâtiment séparé.

Sur le 1er cadastre français, en 1906, le hameau compte une quinzaine de fermes, en grande majorité à juxtaposition (habitation et bâtiment d'exploitation accolés) et souvent mitoyennes ; si l'implantation générale de l'écart a perduré, aucun bâtiment ne peut être associé à ceux existant en 1732. Seule la fontaine signalée en 1732 dans une cour appartenant aux dames de la Providence d'Annecy existe encore, mais de l'autre côté du chemin (sur 1906 A6 450).

Enfin, en 2015, l'écart est composé de fermes à juxtaposition (pour la plupart devenues des maisons) et non mitoyennes, dernier avatar de la recomposition du bâti que l'on peut suivre sur près de trois siècles.

Le petit patrimoine dont l'existence a été signalée par témoignages oraux a disparu à la fin du 20e siècle : croix de chemin en bois à l'entrée nord du village (voir IA73004412) et au milieu (vers 2015 A6 1393), fours à pain sur les parcelles 2015 A6 391 (cadastré en 1906 mais annoté "ruine" sur le plan) et 2015 A6 1185.

Période(s)Principale : 19e siècle, 20e siècle

L'écart est bâti au carrefour de l'ancien chemin reliant le chef-lieu à la chapelle Saint-Lazare et au-delà à Chambéraz (commune de Saint-Girod), et de chemins secondaires. On y accède depuis la D 211c par un chemin bordé de chênes. Il présente un bâti relativement dense formé de 8 ou 9 fermes, plutôt de type à juxtaposition et non mitoyennes, édifiées sur des sols plats ou en légère pente. Le matériau principal est le moellon de calcaire enduit à pierre vue. Les fermes étaient dotées de puits (renseignement oral ; puits subsistant dans la cour de la ferme IA73004411). Deux zones de pavillons se sont implantées au nord et à l'est.

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise, tuile plate mécanique, ciment amiante en couverture
Étages1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
toit à longs pans croupe

Nom de l'écart : les Dagand sur l'IGN, les Dagands sur le cadastre.

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Edifices non repérés de l'écart de Vingerel

    - Ferme (1906 A6 472, 474 ; 2015 A6 374 ; correspond approximativement à 1732 1026, 1027). Ferme à juxtaposition. Habitation d'une travée, à un étage, grange puis étable. Encadrements en béton, surélévation et agrandissement en parpaing de béton aggloméré ; toit à croupe en tuile plate mécanique. Limite 19e siècle 20e siècle. Sur la même parcelle au nord, petite habitation ("atelier" sur l'état de sections de 1907), à un étage, en pisé enduit à la chaux, décor de plates-bandes autour des encadrements, toit à croupes en ardoise.

    - Ferme (1906 A6 434 ; 2015 A6 1184 ; correspond approximativement à 1732 379, 385). Ferme à juxtaposition. Habitation de deux travées, à un étage ; la grange-étable a été transformée en habitation vers 1978-1979 (oral). Encadrements en béton, sauf la porte : encadrement remployé en calcaire à cavet et congés), surélévation en parpaing de béton aggloméré ; toit à demi-croupe en ardoise. Limite 19e siècle 20e siècle.

    - Ferme (1906 A6 436, 437 ; 2015 A6 1369, 1370, 1371, 1372, 1373). Ferme à juxtaposition. Habitation à un étage, deux granges-étables (la grange-étable et remise de la parcelle 1371 correspond à l'ancienne grange étable de la ferme voisine, IA73004411) ; étable à génisses sur la parcelle 1373, 1374. Encadrements en béton, surélévation en parpaing de béton aggloméré. Limite 19e siècle 20e siècle.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Monnet Thierry - Guibaud Caroline - Guibaud Caroline