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Château fort de Couzan

Dossier IA42000637 réalisé en 2001

Fiche

Parties constituantes non étudiées baile, donjon, enceinte, ouvrage avancé, ouvrage d'entrée, presbytère, four, puits
Dénominations château fort
Aire d'étude et canton Boën - Sail-sous-Couzan
Adresse Commune : Sail-sous-Couzan
Lieu-dit : Couzan
Cadastre : 1826 B2 364 ; 1986 C2 597

L'implantation du château remonte au moins au 11e siècle. Au début du 12e siècle il est aux mains d'Hugues Damas, cadet des sires de Semur en Brionnais. Durant tout le 12e siècle, les Damas-Couzan profitent des conflits entre le comte de Forez et ses principaux rivaux, l'archevêque de Lyon et les sires de Beaujeu, pour asseoir leur pouvoir et leur indépendance. Le château est alors la première des quatre baronnies du Forez. Ce n'est qu'en 1227 que Renaud de Damas fait hommage du château au comte de Forez. Du 13e au 15e siècle la forteresse s'étend et se dote de plusieurs enceintes successives. Un hameau s'installe au pied des fortifications, avec une église (étudiée), sans jamais atteindre un grand développement. Au milieu du 15e siècle, le château passe à la famille de Lévis-Couzan, puis en 1622 au marquis de Saint-Priest avant d'être vendu aux Luzy-Pellissac ; l'édifice est ruiné dès 1658. Pendant la Révolution, les bâtiments servent de prison. Au 19e siècle le château appartient à la famille Thy de Milly, qui le vendent en 1932 à la Diana. Il a été classé Monument Historique en 1890.

Période(s) Principale : 4e quart 11e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : milieu 17e siècle
Secondaire : milieu 17e siècle

Le château occupe un site stratégique aux pieds des monts du Forez, sur une butte granitique de plus de 600 m d'altitude surplombant le confluent du Lignon et de son affluent le Chagnon : il verrouille ainsi l'une des routes vers l'Auvergne. La forteresse primitive se compose d'une première tour-maîtresse (fin 11e siècle), d'une tour-donjon (tour Saint-Antoine, 15e siècle), d'une aula mentionnée en 1270 et de hautes courtines reliant des tours carrées ; un ouvrage d'entrée avec tour-porche (13e siècle ?) complète ce dispositif de défense. L'alimentation en eau est assurée par une citerne. Les fortifications sont ensuite étendues vers le nord-ouest, formant quatre enceintes successives. La deuxième et la troisième sont aujourd'hui en très grande partie ruinées. La quatrième (fin 14e-15e siècles) présente encore quatre grosses tours rondes et deux tours ouvertes à la gorge. L'accès se faisait au nord par la porte du Pont, protégée par une tour-porche, et à côté de laquelle fut édifié un nouveau logis (modifié au 17e siècle), et au sud par la porte Saint-Georges. Un puits à margelle armoriée est creusé dans cette basse-cour.

Murs granite
moellon
pierre de taille
Escaliers rampe d'accès
Autres organes de circulations rampe d'accès
États conservations vestiges
Techniques sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Sur l'accolade de la porte du logis dit logis du capitaine : armoiries des Damas. Sur la margelle du puits : armoiries avec les armes écartelées de Damas, Lévis et Lavieu- Feugerolles en abîme.

Le château regroupe des adaptations architecturales aux techniques militaires développées entre le 11e et le 16e siècles.

Statut de la propriété propriété d'une association
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables tour, chemin de ronde, courtines, ouvrage d'entrée, donjon, poterne, échauguette, cheminées, citerne, puits, latrines
Sites de protection site inscrit
Protections classé MH, 1890/12/20
Précisions sur la protection

Les ruines du château ont été classées le 20 décembre 1890. Site inscrit le 22 08 1947 (arrêté).

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Bardisa Marie - Certaines Adeline de - Guibaud Caroline - Mathevot Christophe