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Château de la Tuilière

Dossier IA42003281 inclus dans Les faubourgs de la ville de Montbrison réalisé en 2008

Fiche

  • Vue générale des bâtiments.
    Vue générale des bâtiments.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • logement
    • communs
    • dépendance
    • hangar agricole
    • cuvage
    • pigeonnier
    • cimetière
    • jardin potager
    • puits
    • parc
    • étang
Appellationsde la Tuilière
Parties constituantes non étudiéeslogement, communs, dépendance, hangar agricole, cuvage, pigeonnier, cimetière, jardin potager, puits, parc, étang
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
HydrographiesCanal; Ruisseau
AdresseCommune : Montbrison
Lieu-dit : la Tuilière
Cadastre : 1809 C 241, 246, 249 ; 1986 AV 3-10

La vue cavalière de Montbrison et de Moingt définissant les limites de juridictions entre la châtellenie de Montbrison et la juridiction seigneuriale de Moingt, montre au chiffre 6 la « Juxta domum Thioleni » qui correspond au domaine de la Thuilière en 1732 ; domaine constitué d´une maison à trois corps de bâtiments installés à proximité du Vizézy et du ruisseau des Grands Champs. Le document précise que La Thuilière, en limite de juridictions, dépend de Moingt, invariablement depuis 1229 et 1636. Le premier seigneur de la Tuilière connu semble être Guillaume Rival, président du baillage du Forez en 1611. En 1733, le domaine passe par héritage à Antoine Cognet des Gouttes qui, en 1782, le lègue à son neveu Camille Staron de l´Argentière, capitaine des Gardes du corps du Roi. En 1790 Staron se défait de sa propriété de la Tuilière au profit d´Alexandre-Philippe-Prosper Outrequin de Saint-Léger, trésorier général du Rhône. Le cadastre de 1809 mentionne ce patrimoine à la section C sur les parcelles 227, 229, 241 à 257 ; à cette date, seule la parcelle C 246 est bâtie et montre une maison composée de trois corps irréguliers. Esther, fille d´Alexandre de Saint-Léger et de Hyacinthe de la Rivière, mariée à Gaspard-Antoine-Samuel Richard de Soultrait, reçoit le domaine en héritage. En 1855, les terres de la Tuilière sont acquises par le comte Le Forestier de Villeneuve. C´est alors que les matrices cadastrales de 1856 indiquent la démolition de la maison implantée sur la parcelle C 246 et de nouvelles constructions sur les parcelles C 241, 246, 249, achevées en 1857, imposables en 1860. A l´emplacement de la maison (C 246), Louis Le Forestier de Villeneuve installe son « château » ; à proximité il édifie une « maison et remise » (parcelle C 249, voir annexe 1) et à l´entrée du domaine la « loge du portier » (parcelle C 241). C´est sans doute au cours de cette même période que le cuvage, le pigeonnier, la maison du jardinier, les hangars agricoles et le jardin potager sont mis en place. A cette date, un conduit couvert en maçonnerie est construit - prise d´eau dérivée du ruisseau des Grands Champs - pour permettre l´alimentation de l´étang installé dans la partie sud de la parcelle C 253. La Tuilière est vendue en 1875 à M. Dusapt qui cède rapidement le domaine à Amaury Roux de la Plagne ; celui-ci transmet son bien à son neveu Amédée Roux de la Plagne, en 1918. C´est en 1926 que cet ensemble foncier est acheté pour moitié par la société Emile Plagneux et fils, et par Jean Alexandre. Négociants en bois, ces nouveaux propriétaires font couper la totalité des arbres (des chênes) puis revendent l´exploitation à l´industriel Fernand Campagne en 1933 ; ses descendants l´occupent jusque dans le 3e quart du 20e siècle. La famille Campagne choisit d´être inhumée dans ses terres. Un cimetière en propriété est installé à proximité du chemin d´accès et mentionne les noms de quatre défunts.

Période(s)Principale : 13e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1857, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Le Forestier de Villeneuve, Louis commanditaire

Le château est construit sur un solin en moellon de granite, les murs sont couverts d´un enduit. La tour demi-hors-oeuvre, laisse apparaître sous l´enduit un mur de cage en brique. Le sommet de la tour circulaire se termine par de faux-mâchicoulis surmontés de créneaux dans un style néo-médiéval. La toiture à longs pans et croupe est en ardoise et deux épis de faîtage en zinc couronnent les extrémités. Le château comprend un sous-sol partiel voûté en berceau plein cintre et berceau en anse de panier ; voûtes qui pourraient correspondre aux anciens voûtements de la maison précédente. Un demi-étage de soubassement se développe du côté de la tour et des élévations postérieure et latérale gauche. L´élévation principale au nord-est montre un rez-de-chaussée surélevé accessible par un escalier extérieur à deux volées convergentes en pierre ; une rocaille est logée sous l´escalier. L´accès à la tour se fait par un escalier extérieur droit en pierre ; à l´intérieur se développe un escalier en vis, en maçonnerie jusqu´au 1er étage, en bois pour l´accès à l´étage de comble. Les élévations sont à trois travées à l´exception de l´élévation principale qui en possède cinq. Une terrasse sur pilier maçonnée a été ménagée contre l´élévation postérieure. L´étage de comble est éclairé par des lucarnes sur le versant : trois lucarnes se développent dans les élévations principale et postérieure, une seule lucarne apparaît dans les élévations latérales. Les dépendances agricoles et les communs sont couverts d´une toiture à longs pans et croupe, protégée par des tuiles creuses. Les élévations, en moellon de granite, sont recouvertes d´un enduit sur l´élévation postérieure, tandis que les encadrements de baies et les chaînes d´angle sont en brique. L´élévation principale des communs est entièrement en brique. La maison du jardinier présente des aisseliers en bois pour soutenir l´avant-toit d´une toiture à longs pans et demie-croupe, couverte en tuile plate mécanique. Les murs enduits montent des chaînes d´angle en brique. Le four à pain en moellon de granite avec toit en pavillon est couvert de tuiles en écailles. Les deux grands hangars agricoles sont sur piliers de briques protégés par une toiture à longs pans. Adossé au mur de clôture du jardin potager, le pigeonnier, tout en brique et couvert de tuiles en écailles, montre une partie basse rectangulaire à pans coupés avec au centre une tourelle octogonale sur deux niveaux. Le cuvage, isolé, construit dans la pente, présente un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé. La construction est en granite couvert d´un enduit tandis que les encadrements d´ouvertures et les chaînes d´angle sont en brique. La couverture à longs pans, bordée de lambrequins en bois, est en tuile plate mécanique. La loge du portier est constituée de deux corps de bâtiments en moellon de granite enduits avec chaînes d´angle et des ouvertures de baies en brique. La couverture est faite de tuiles en écailles.

Mursgranite
brique
pisé
enduit
moellon
Toitardoise, tuile creuse, tuile en écaille, tuile plate mécanique
Étagessous-sol, étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau en anse-de-panier
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Jardinsbois de jardin, pelouse, rocaille de jardin
États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Vue cavalière de Montbrison et de Moingt. Transcription du texte en bas à droite.

    " (...) 5. la cinquième limite est toujours la rivière de Vizézy depuis ledit Hôtel-Dieu jusqu´à la maison de Thiolein et à la ville (...). Cette maison de Thiolein est aujourd´hui la maison de la Thuillière ; on marquera la rivière au chiffre 5.

    6. La sixième limite c´est la maison de Thiolein : Juxta domum thioleni, qui est aujourd´hui comme on vient de le dire, la maison de la Thuillière, laquelle est joignante ou proche la rivière et dans le même endroit est présentée la onzième et dernière limite portée par la transaction de 1636 en sorte que cette maison de la Thuillière reste dans la juridiction de Moing, et c´est dans cet endroit ou ces deux titres authentiques de 1229 et de 1636 se bornent tous les deux et constatent d´une manière invariable les bornes et les limites de cette juridiction de Moing ; cette maison de la Thuillière est marquée au chiffre 6.

    L´on ne parlera point de la vigne de Mathieu Mincon, ni du jardin des Arnols, parce que ces deux limites forment la juridiction de Moing, du côté d´occident ou est la juridiction d´Escotay, et du côté de midy ou est la juridiction de St Romain le Puy, et que les trois seigneurs de ces juridictions sont d´accord sur leurs limites, toute la contestation ne roulant que du côté de septentrion, de la juridiction de Moing, que l´on soutient s´étendre en longueur jusqu´à la rivière de Vizézy et en largeur depuis la rivière de Vizézy ou aboutit le grand chemin de Précieux à Montbrison en remontant toujours le long de la rivière jusqu´à la maison de la Thuillière de sorte que comme cette rivière fait la limite de la juridiction de Moing du côté de septentrion, elle fait aussi la limite de la chatellenie de Montbrison du côté de midy.

    7. L´on continuera de marquer ici les bornes et les limites portées par la transaction de 1636. L´on commencera par la onzième et dernière près de la maison de La Thuillière parce que c´est la même qui est rappelée dans les titres de 1229 et ainsi les unes aux autres en rétrogradant jusqu´à la première qui est dans la maison de Fombellane et laquelle onzième limite de la transaction est icy marquée au chiffre 7.(...)" (A. Diana, Montbrison)

  • La superposition des cadastres de 1809 et 1986 montre que le château a bien été édifié sur la parcelle C 246 et la loge du portier bâtie sur la parcelle C 241, comme l´indique le registre des matrices cadastrales pour l´année 1860. Par contre les nouvelles « maison et remise » que le registre mentionne sur la parcelle C 249 ont été construites sur les parcelles C 242 et 245.

    Par ailleurs le registre ne précise pas les nouvelles constructions, telles que le cuvage, les hangars agricoles et le pigeonnier, implantées sur la parcelle C 248, ni même la maison du jardinier sur la parcelle C 252. Ces édifices sont pourtant datables du 3e quart du 19e siècle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 3P 1059 à 3P 1064 et 3P 1072 à 3P 1073. Etat des sections et matrices cadastrales de Montbrison

    Années 1858 et 1860
  • A. Privées, Montbrison. Acte de vente entre la société Emile Plagneux et ses fils, et Fernand Campagne, chez maitre René Bonnet, notaire à Montbrison, [vers 1923], tapuscrit, 11 p

Documents figurés
  • Extrait de l'ouvrage d'Emile Salomon, les châteaux historiques, illustration Gaston de Jourda de Vaux, 1916, p. 369. In Salomon, E. Les châteaux historiques, p. 369

  • [Vue cavalière simplifiée réalisée à l'occasion d'un procès soutenu par le chapitre de Montbrison. Plan de Montbrison et de Moingt]. Anonyme, 1732. Papier, encre sépia, lavis jaune, rouge, bleu. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Lég., tampon. Texte en marge. (A. Diana, Montbrison)

    (annexe 1) B Diana Montbrison
  • LA TUILERIE. MONTBRISON.- (Loire). Carte postale. [1ère moitié 20e siècle]

Bibliographie
  • RENON, François (Dom). Chronique de Notre-Dame d'Espérance de Montbrison, ou étude historique et archéologique sur cette église, depuis son origine (1212) jusqu'à nos jours. Roanne : imprimerie de A. Farine, rue Royale, 1847

    p. 290-297
  • SALOMON, Emile. Les châteaux historiques : manoirs, maisons fortes, gentilhommières, anciens fiefs du Forez et des enclaves du Lyonnais, du Beaujolais et du Macônnais qui ont formé le département de la Loire ; ill. par le Vicomte Gaston de Jourda de Vaux et Henry Gonnard. Réimpression de l'édition de Hennebont de 1916, 1922, 1926. Marseille : Laffitte, 1979. 3 Vol. (446-464-361 p.) : ill.; 30 cm

    t. 1, p.368-372
Périodiques
  • FOURNIER-NEEL, Marguerite. Le Château de La Tuilière. Village de Forez, n°9, janvier 1982, Montbrison : Village de Forez.

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