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HISTORIQUE

L'étude attentive des archives du collège de Tournon associée à celle des représentations et plans antérieurs à 1848 laisse penser qu'il y a eu au moins 2 voire 3 églises attachées au collège fondé par le cardinal de Tournon en 1536 (les textes d'archives emploient indifféremment les termes église ou chapelle).

La première église : 1570

Le 15 octobre 1570 a lieu la consécration d'une église du collège, placée sous le vocable de Saint-Just (A.D. Ardèche, D 37). C'est peut-être cette dernière qui est réprésentée partiellement, sous l'appellation de "chapelle" sur le plan de 1570 (BnF, Est., HD-4 (16)-FT 4). Cette église aurait été emportée par une crue du Rhône peu après son achèvement, en décembre 1570 (MASSIP, M., 1890 ; comm. écrite de M. Guy Morel, 3 mars 2011). Les jésuites, demandent alors au grand vicaire de l'évêché de Valence l'autorisation d'en construire une nouvelle, autorisation qu'ils obtiennent le 14 mai 1574 (AD Ardèche, D 37).

La deuxième église : 1574-1672

L'implantation de la deuxième église reste difficile à déterminer.

Les sources ne permettent pas de trancher en effet entre deux hypothèses qui ont toutes deux de solides fondements.

Si l'on se réfère au plan de 1577 (BnF, Est., HD-4(9) FOL), la chapelle a été édifiée dans le corps de bâtiment nord du collège, où les jésuites avaient déjà aménagé un oratoire. Elle comprend un choeur haut de deux étages et voûté, sur la largeur de deux travées, et une nef s'élévant seulement sur la hauteur d'un étage ; elle est surmontée de diverses chambres dans les niveaux supérieurs. Le projet semble n'avoir pas été mené à son terme pour des raisons économiques et pour conserver les logements des niveaux supérieurs : il prévoyait la suppression de tout le premier étage avec reconstruction en sous-oeuvre de voûtes d'arête sous le plancher bois du second étage (comm. écrite de M. Guy Morel, 3 mars 2011).

Mais d'autres sources laissent à penser que l'église autorisée en 1574 a été construite au nord du collège, entre les bâtiments de ce dernier et l'église du couvent des Carmes. Il semble que sa construction ait été conduite rapidement, puisque le 20 mars 1578, le testament de Claudine de la Tour de Turenne, dame de Tournon, mentionne la construction d'une chapelle dans l'église du collège pour recevoir sa sépulture (A.D. Ardèche, D 37). Cet édifice est aisément accessible depuis la voie publique, sans avoir à entrer dans le collège (voir le plan cadastral reconstitué par l'historien Jean Thiébaud de la ville de Tournon en 1648, d'après le compoix conservé aux Archives départementales de l'Ardèche, CC3 à CC5). Séparée de la chapelle des Carmes par une rue, l'église s'avère trop petite près d'un siècle plus tard, au point que le conseil municipal délibère sur son agrandissement le 16 juin 1672. Le 30 juillet 1673, le père Pagès, recteur du collège, signe le prix fait avec des maçons "pour bâtir les fondements d'une partie de l'église". Les fondations de la nouvelle église s'appuient sur les murailles de la ville.

Sur l'estampe de 1706 s'observent au nord du bâtiment, diverses constructions accolées à la façade nord du bâtiment principal ; parmi elles, se remarque un édifice au toit à double pente orné d'une croix en épi de faîtage couronnant le pignon de la façade sur le Rhône. Cette croix laisse supposer qu'il s'agit de la chapelle du lycée, reliée à ce dernier par un bâtiment à deux étages couvert d'un toit à une seule pente. Les murs du bâtiment principal sont surplombés par deux clochers surmontés d'une croix, dont la représentation laisse penser qu'ils sont en retrait par rapport à la façade occidentale donnant sur le Rhône ; le premier semble correspondre au couronnement du pavillon d'entrée, qui abrite une cloche pour sonner les heures, dont l'installation remonte à l'année 1583 : un clocher a été construit "pour y mettre une cloche plus grande que celle qui y est, à ce que icelle soit entendue par tous les habitants de la présente ville de Tournon mêmes les heures des services solennelles, en ayant été tenu compte par moi Guillaume de la Grange, ce 16 octobre 1583" (A.D. Ardèche, D 37) ; le second pourrait correspondre à la chapelle des Pénitents, dont l'implantation est attestée par le plan du collège dressé à la demande des prêtres oratoriens pour appuyer leur projet de travaux de réparations et d'agrandissement, en 1776 (A.D. Ardèche, D 121). Le clocher que l'on voit à droite de cette chapelle est celui du couvent des Carmes qui existait dans le prolongement du collège.

Par ailleurs, le clocher de l'église du collège que nous connaissons aujourd'hui n'est pas encore achevé en 1706, date de cette estampe. La nouvelle église commandée par les jésuites est encore en cours de construction, le clocher également ; ce dernier est élevé au cours de l'année 1713 (A.D. Ardèche, D 37 : Compte du toisage de l'achèvement du clocher avec les quittances de Jean Louis Dumaine, Pierre Audibert et Charton, maîtres maçons). Cette nouvelle église est consacrée en 1714 (A.D. Ardèche, D 37 : Consécration authentique de l'église).

Une autre pièce atteste l'existence d'une église construite sur un autre emplacement : il s'agit de la translation du corps du cardinal de Tournon en 1720. Ce dernier avait émis le voeu d'être inhumé dans le choeur de la chapelle du lycée, ce qui fut fait à son décès survenu en 1562. Le verbal indique sans doute possible que "la translation du corps de l'éminent cardinal François de Tournon fondateur du collège [a été] faite de l'ancienne église du dit collège en la nouvelle." Le même document mentionne encore que l'ancienne église, à l'achèvement de la nouvelle, avait été convertie en congrégation des artisans (A.D. Ardèche, D 37 : 19 décembre 1720. Verbal de la translation du corps de l'éminent cardinal François de Tournon fondateur du collège faite de l'ancienne église du dit collège en la nouvelle). Le décès du cardinal de Tournon est survenu bien avant la consécration de l'église Saint-Just en 1570 et l'autorisation de construire une nouvelle église en 1574. Ses restes ont-ils été inhumés d'abord dans cette église Saint-Just, dont on ignore le réel emplacement, puis translatés dans la deuxième église au bord du Rhône ? Toujours est-il qu'ils passent de cette dernière à la nouvelle église des jésuites que nous connaissons en 1720.

Les témoignages recueillis quelques mois après le terrible incendie survenu à Pâques 1714 attestent l'existence de cette 'ancienne église', construite au nord du collège. C'est parce qu'elle est proche de celle du couvent des Carmes que les objets du culte y sont transférés cette nuit-là pour échapper aux flammes. Le brasier, attisé par un vent violent, touche les charpentes des toitures. L'église construite entre 1574 et 1578 est consumée par le haut (A.D. Ardèche, C1538, pièce 3).

Une gravure datant du deuxième tiers du 19e siècle (Vue du collège avant 1840, gravure d'après le dessin de Max Monier de la Sizeranne, Valence, Médiathèque) montre qu'elle a été arasée, la nef ne s'élevant plus que sur un seul niveau. Par contre, le bâtiment qui la relie à la façade nord du collège est toujours en place, avec ses deux étages de fenêtres. Les plans dressés à la demande des prêtres de l'oratoire en 1776 (A.D. Ardèche, D 121 : Plans des bâtiments cours et jardins du collège de Tournon : 1ère feuille) montrent clairement que cette chapelle n'existe plus et que le tènement du collège, au nord, s'arrête à son emplacement.

Plus tard, un édicule a été rebâti à cet emplacement, attesté aussi bien par les descriptions des bâtiments du 19e siècle, que par les travaux d'urbanisme occasionnés par la construction de l'actuelle passerelle sur le Rhône en 1848. Ces travaux obligent l'administration du collège, alors assurée par l'université de Valence, à aliéner des bâtiments à l'endroit projeté. Les plans dressés par l'ingénieur des Ponts et Chaussées en 1848 (A.D. Ardèche, 2 S 30_12 : projet de pont suspendu : affaire du collège de Tournon, 1846-1848) indiquent clairement l'emplacement de la chapelle protestante et du logement de l'économe, qui correspond aux bâtisses relevées sur l'estampe de 1706. Comble de l'ironie, là où le cardinal de Tournon avait soigneusement tout mis en oeuvre pour éviter l'implantation de l'église réformée, a été installée une chapelle protestante !

Pour résumer, la deuxième chapelle du lycée fut construite entre 1574 et 1578. C'est un édifice orienté, à un vaisseau couvert d'un toit à double pente, éclairé sur sa façade occidentale (côté Rhône) par une fenêtre ménagée dans le pignon. Ce dernier est surmonté d'une croix en épi de faîtage. Elle est placée sous le vocable de Saint-Just. A l'achèvement de la nouvelle église en 1714, brûlée complètement au niveau de sa couverture, cette église est convertie en congrégation des artisans.

La troisième église : 1673-1720

L'église actuelle constitue la troisième affectée au collège. C'est une construction voulue par les jésuites, avec l'appui de Just-Louis I, comte de Tournon. Ce dernier, par un acte du 2 octobre 1606, promet en effet de construire une chapelle dont il donne les cotes --identiques à celles de la chapelle actuelle -- (Morel, G., 2009). A cet effet, les consuls de la ville ont cédé aux jésuites, le 17 mars 1602, une parcelle libre, autour de laquelle les pères acquéront au fil du temps les terrrains nécessaires à la construction.

La chronologie des travaux peut clairement être établie grâce aux diverses pièces conservées, particulièrement les quittances aux maîtres d'oeuvre qui se sont succédés sur le chantier (l'ensemble de ces pièces est conservé dans la liasse D 37 aux A.D. Ardèche). La construction s'étire sur quarante ans, de 1673 à la consécration en 1714.

C'est le 30 juillet 1673 qu'est signé le 'bail à prix fait' entre le recteur du collège de Tournon, le père Pagès et les architectes de Valence Ennemond Robert et Pierre Sauvat ; ils ont à charge de "bâtir les fondements d'une partie de l'église qui étaient la muraille extérieure avec quatre piliers" (sic). L'implantation de l'église, à l'extérieur du tènement du bâtiment du collège, s'appuie au niveau du choeur sur les anciennes murailles de la ville dont il subsiste des éléments tangibles encore à la fin des 17e et 18e siècles à proximité du collège. (La suite de l'édifice développé vers le nord ouest s'élève sur les caves des maisons qui se dressaient sur cette partie de la ville, et dont les vestiges ont été retrouvés lors des travaux de réfection de l'été 2009.) Les fondations semblent terminées l'année suivante, puisque quittance est donnée à Ennemond Robert et Pierre Sauvat le 5 août 1674.

La construction proprement dite est attestée en 1680-1681, années où Ennemond Fontaine, maître maçon de Romans, signe avec le révérend père Pierre Allemand le prix fait "pour partie de la bâtisse de l'église" et en reçoit quittance (A.D. Ardèche, D 37, 29 juillet 1681). La façade est terminée en 1706 et avec elle la majeure partie de l'édifice. La construction de ce dernier avait été suivie, au moins pendant les premières années du 18e siècle, par le frère Henry du Boeuf, cordelier architecte.

Les aménagements intérieurs s'échelonnent de 1707 à 1714 : construction des lucarnes, installation des autels et de leurs dallages et mobilier, balustrades des tribunes, pavement de la totalité de l'édifice. La voûte est achevée en 1711, le clocher en 1713. L'église est consacrée le 28 octobre 1714, les restes du cardinal de Tournon translatés de l'ancienne église à la nouvelle le 19 décembre 1720.

C'est à Pierre Gueymard, maître maçon (?) de Grenoble qu'est confiée la construction des tables, balustres et degrés des autels, tant du chœur que des chapelles, par conventions des 27 juillet et 15 décembre 1707. Il utilise de la pierre de Sassenage et il reçoit quittance de son travail le 5 juin 1708. Il livre les trois marches du maître-autel en "marbre noir bien poly et lustré suivant les mesures et les dessins que le Rd père Hoste jésuite du dit couvent de Grenoble en donnera au dit Gueymard, le tout rendu et posé au dit collège de Tournon au frais et dépends des entrepreneurs pour le prix et somme de sept cents livres et sera du dit ouvrage fait et parfait à la fin du mois de janvier prochain à peyne de tous dépens, dommage et intérêts". Pierre Gueymard reçoit plusieurs acomptes, de décembre 1707 à avril 1708.

DESCRIPTION

L'église du collège de Tournon est un édifice à nef unique couverte en voûte d'arêtes flanquée de quatre chapelles latérales surmontées d'un étage de tribune à balustrade et arc plein cintre surbaissé, éclairée par quatre baies supérieures en plein cintre sur chaque côté et, en façade, deux baies et un oeil-de-boeuf central.

La façade est classiquement ordonnancée : la verticalité est marquée par 4 colonnes d'ordre dorique au rez-de-chaussée surmontées de 4 colonnes d'ordre corinthien les premières encadrant la porte d'entrée flanquée de part et d'autre d'une niche, les secondes une niche accueillant une statue de la Vierge à l'Enfant surmontée d'un oculus et flanquée par une fenêtre en plein cintre ouvrant sur les bas-côtés. L'axe vertical est couronné par une lucarne à deux fenêtres jumelées surmontées d'un fronton. Les colonnes corinthiennes soutiennent un haut entablement orné de pots à feu. Deux volutes latérales somment les murs des chapelles. L'église est couverte d'un toit à deux pans et croupe, revêtu de tuiles vernissées dessinant des chevrons colorés.

La chapelle du lycée est aujourd'hui utilisée pour des expositions temporaires organisées par l'Association La Chapelle du Lycée Gabriel-Faure. Elle a fait l'objet d'importantes restaurations intérieures en 2009.

Ces dernières ont conduit à la découverte d'une "crypte" : positionnée à l'entrée du choeur, elle est vraisemblablement le vestige de cave d'une des maisons alors bâties à cet endroit de la ville, à la limite des remparts sur lesquels s'adosse la chapelle. Plus proche du choeur, sur le côté sud-ouest a été exhumée une belle pierre dédicacée au cardinal de Tournon, datée 1577. La restauration des voûtes et des vitraux (reprise d'étanchéité des voûtes et de la toiture) a conduit à la reprise des badigeons sur les parties hautes et médianes, amenant à la disparition des croix de consécration. Est en projet la reprise des sols actuels, dont la structure (revêtement bitumeux) empêche une respiration saine des sols et bases des murs, entraînant des remontées d'humidité par capillarité et le désagrègement progressif de la molasse en bas oeuvre et des peintures murales.

Genrede clercs réguliers de la compagnie de Jésus
VocablesSaint-Just
Appellationsdu lycée de Tournon
Dénominationschapelle
Aire d'étude et cantonRhône-Alpes
HydrographiesRhône le
AdresseCommune : Tournon-sur-Rhône
Adresse : place
Stéphane-Mallarmé
Cadastre : 2007 AM 1

Trois chapelles rattachées au collège de Tournon se sont succédé. La première, consacrée en 1570, est placée sous le vocable de Saint-Just ; elle se situait peut-être dans les locaux du collège nouvellement construit, ou existait avant son édification. Une deuxième chapelle est construite par les jésuites entre 1574 et 1578. Située au nord du collège, elle est aussi placée sous le vocable de Saint-Just. Brûlée en 1714, partiellement reconstruite sur un niveau, elle est attribuée à la congrégation des artisans. La troisième, celle encore visible aujourd´hui, est construite entre 1673 et 1714 à l´ouest du lycée. Une partie des fondations, commencées en 1673-1674, s´appuie sur les murailles de la ville ; la construction est alors confiée à Ennemond Fontaine, maître maçon de Romans ; l'édifice s'élève entre 1680 et 1706, date de l'achèvement de la façade ; les aménagements intérieurs se succèdent de 1707 à 1714 ; la voûte est achevée en 1711, le clocher en 1713. L'église est consacrée le 28 octobre 1714, les restes du cardinal de Tournon translatés de l´ancienne église à la nouvelle le 19 décembre 1720.

Période(s)Principale : 3e quart 16e siècle , (détruit)
Principale : 4e quart 16e siècle , (détruit)
Principale : 1er quart 18e siècle
Dates1714, daté par source
Auteur(s)Auteur : Robert Ennemond architecte attribution par source
Auteur : Sauvat Pierre architecte attribution par source
Auteur : Fontaine Ennemond maître maçon attribution par source
Auteur : du Boeuf Henry Frère maître d'oeuvre attribution par source
Auteur : Gueymard Pierre maître maçon attribution par source
Personnalité : Pagès Père commanditaire
Auteur : Hoste Père Louis architecte attribution par source

C'est un édifice à nef unique flanquée de quatre chapelles surmontées d'un étage de tribune, éclairée par une rangée de hautes fenêtres en plein-cintre. La façade est à ordonnancement classique, l'axe central marqué par un jeu de colonnes d'ordre dorique et corinthien superposés ; la niche axiale au-dessus de l'entrée protège une statue de la Vierge à l'Enfant. L'ensemble est couronné par un entablement à volutes latérales et pots à feu. La couverture est un toit à deux pans et croupe.

Mursmolasse
enduit
moellon (?)
Toittuile plate mécanique, tuile plate plombifère
Plansplan allongé
Couvrementsvoûte à arêtes doubles
cul-de-four
Couverturestoit à deux pans
dôme
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
Techniquessculpture
peinture
Précision représentations

L'élévation antérieure est constituée d'ordres doriques et corinthiens superposés ; l'entablement dorique règne sur le premier niveau, l'entablement corinthien sur le second au-dessus ; amortissement en pot à feu ; niches de part et d'autre de la porte d'accès dont le tympan est timbré d'une rosace flanquée de chutes ; à l'intérieur, décor porté peint à ornements d'architecture et bouquets.

Edifice homogène alliant baroque et classicisme, objet d'un entretien permanent.

Statut de la propriétépropriété de la région
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1943/12/17

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Ardèche. Série D : 37. Eglise et imprimerie. Eglise : consécration de la première église qui fut bâtie au collège (1570, 15 octobre) ; dédicace de la chapelle du collège sous le vocable de Saint-Just (1570, octobre) ; permission du grand vicaire de l´évêché de Valence pour la construction d´une chapelle à l´Hôtel Dieu et d´une église au collège (1574, 14 mai) ; testament de Claudine de la Tour de Turenne, dame de Tournon, mentionnant la construction d´une chapelle dans l´église du collège pour recevoir sa sépulture (1578, 20 mars) ; rôle de ceux qui contribuent volontairement à la construction du clocher (1583, 26 octobre) ; délibération de la ville de Tournon portant consentement et permission au collège de fermer la rue située entre la nouvelle église et la chapelle des Carmes (1672, 12 juin) ; délibération municipale relative à l´agrandissement du bâtiment de l´église (1672, 16 juin) ; acte du duc de Lévis-Ventadour donnant pouvoir aux jésuites de fermer la rue entourant le collège, le long des murailles de la ville (1672, 1er septembre) ; bail à prix-fait passé entre Pagès, recteur du collège et des maçons pour bâtir les fondements d´une partie de l´église (1673, 30 juillet) ; acte du duc de Lévis-Ventadour permettant au collège de mettre à exécution la délibération municipale pour poser les fondements de l´église du collège sur les murs de la ville et d´abattre une tour (1673, 10 août) ; délibération municipale relative au tir de canons et à la vérification des travaux du serrurier (1673, 12 août) ; conventions passées entre le collège et les ouvriers relatives aux fournitures et aux travaux de l´église et du collège (1707-1714) ; consécration authentique de l´église (1714, 28 octobre) ; comptes d´ouvriers pour les travaux et les fournitures faits à l´église (1681-1714) ; quittances (1674-1714) ; procès-verbal de la translation du corps du cardinal de l´ancienne à la nouvelle église du collège (1712, 19 décembre).

  • AD Ardèche. Série C : 1538. Collège de Tournon. pièces concernant l´incendie de 1714, l´organisation du collège confiée aux oratoriens, les réparations du collège, la création d´une bibliothèque, 1738-1779.

  • AD Ardèche. Série S : 2 S 30_12. Projet de pont suspendu. Affaire du collège de Tournon. Rapport de l´ingénieur en chef directeur de la vallée du Rhône sur le règlement de l´indemnité revenant au collège de Tournon pour les bâtiments et locaux qu´il doit céder ou démolir pour les abords du nouveau pont suspendu à placer contre la façade amont de cet établissement. 1846-1848.

Documents figurés
  • Collège de Tournon sur Rhône : plan (implantation des salles et cotes du bâtiment).1577. Dess. (Bibliothèque nationale de France, Estampes, "Topographie de France" / II, Ardèche." HD-4(9) FOL M 133681)

  • Plans des bâtiments, cours et jardins du collège de Tournon : plan des nouvelles constructions avec tous les changements faits tant dans l´ancien local du collège que dans les champs et jardins qui l´avoisinaient. Echelle en toises. [1776 ca]. (AD Ardèche, Série D : 121, feuille 2)

  • Plans des bâtiments, cours et jardins du collège de Tournon. Echelle en toises. [1776 ca]. (AD Ardèche, Série D : 121, feuille 1).

  • Département de l'Ardèche. Lycée impérial de Tournon. Coupe sur la ligne AB, coupe longitudinale de l'église, coupe transversale. Dressé par le soussigné architecte du lycée impérial de Tournon, le 20 mars 1861, Louis Besset. Plan marouflé sur toile, 83 x 87 cm. (AP Archi-Consult SARL Tournon).

Bibliographie
  • MASSIP, Maurice. Le collège de Tournon en Vivarais d'après les documents originaux inédits. Paris, 1980. 323 p.

  • MOREL, Guy. L'édification de la chapelle jésuite du lycée. Tournon : Sauvegarde du Patrimoine du lycée Gabriel Faure, sept. 2009

  • MOREL Guy. La Chapelle Jésuite, in Site internet de l'Association de la chapelle du lycée Gabriel-Faure, Tournon-sur-Rhône (Ardèche), s.d. URL

  • THIEBAUD Jean. Le cadastre de Tournon en 1648. Largentière : Humbert et fils impr., 1985, 24 cm (N. B. : table, tapuscrit de la revue du Vivarais, tome LXXXIX, oct.-déc. 1985). Plan. (AD Ardèche. Série J : 21 J 15)

    AD Ardèche : Série J : 21 J 15
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Inventaires de lycées de la région Rhône-Alpes : Gabriel-Faure à Tournon-sur-Rhône, La Martinière à Lyon, Champollion à Grenoble, Plaine de l'Ain à Ambérieu-en-Bugey (2009-2011) ; Jean-Puy à Roanne, Claude-Fauriel à Saint-Étienne (avec Frederike Mulot), Claude-Berthollet à Annecy, Claude-Vaugelas à Chambéry, Olivier-de-Serres à Aubenas, Émile-Loubet à Valence, Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin (avec Frederike Mulot), Pierre-du-Terrail à Pontcharra (avec Frederike Mulot).


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- Guégan Catherine