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Chalet des Arbets

Dossier IA73004257 inclus dans Les alpages de l'Arclusaz réalisé en 2014

Fiche

Précision dénominationchalet d'alpage
Parties constituantes non étudiéesciterne
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonCoeur des Bauges
AdresseCommune : École
Lieu-dit : les Arbets
Cadastre : 1877 B4 395, 396 ; 2014 B4 269

Au Moyen Âge, l'alpage des Arbets appartient à l’abbaye de moniales cisterciennes du Betton (commune de Betton-Bettonet, Savoie), dépendant de Tamié ; le mur de pierres levées qui délimite au nord l'alpage des Arbets de celui du Praz, appartenant au prieuré clunisien de Bellevaux (École), a sans doute été construit à la suite d'un différent qui opposa les deux monastères entre 1251 et 1299.

Sur la mappe sarde (copie de 1732), le pré sur lequel est situé le chalet actuel appartient toujours à l'abbaye du Betton, qui possède plusieurs prés sur l'Arclusaz, mais sans bâtiment (d'après la mappe et les tabelles).

L'inventaire des biens et effets du prieuré de Bellevaux, du 23 mars 1792 (AD 73 5 H 1, cité par F. Gex), mentionne une tempête au mois de février précédent qui a renversé la grange du chalet Bouvier, au Platton, et emporté la moitié du couvert du chalet d'Arclusaz, qui mesure 100 pieds de long sur 20 de large (soit un peu plus de 30 m sur 6). Ces deux chalets étaient couverts d'ancelles (tavaillons).

En 1877 (1er cadastre français), un chalet existe avec un plan identique au cadastre de 2014 (mais différent de l'état actuel pour le bâtiment d'habitation, qui présente un retour au nord-ouest sur les plans de 1877 et 2014, mais au sud-ouest lors de la visite). Les murs maçonnés et les charpentes des bâtiments actuels peuvent dater du dernier quart du 19e siècle. La cave isolée est peut-être postérieure au bâtiment d'habitation, qui comprenait déjà une cave voûtée.

Vers 1925, l'alpage appartient à un bourgeois de Chambéry, M. Bérard ; il est acheté aux enchères par une famille de la commune, et appartient depuis en indivision aux héritiers des trois acheteurs (GAEC de la Dent de l’Arclusaz ; oral). Entre la fin du 20e siècle et le début du 21e, le bâtiment d'habitation et fabrication a été réaménagé pour installer une salle de fabrication aux normes et deux chambres pour les deux exploitants qui occupent conjointement le chalet ; les couchages se trouvaient auparavant au-dessus de l'étable. Les ouvertures ont alors été remaniées, avec des encadrements en ciment (date portée 1998), et une salle de bains ajoutée dans l'angle sud-est, avec des murs en parpaing de ciment aggloméré.

En 2014, le cheptel était d'environ 110 vaches laitières et un troupeau de chèvres, plus quelques cochons.

Période(s)Principale : limite 19e siècle 20e siècle

Chalet d'alpage implanté sur un replat à 1520 m d'altitude, à trois bâtiments dissociés.

Le bâtiment d'habitation est divisé en trois travées, avec du nord au sud : l'ancien freidi (réaménagé en cellier et salle de lavage), la salle de fabrication (avec une partie cloisonnée pour former une entrée), une salle et une cave voûtée en berceau (en béton) dans la dernière travée, qui est en partie enterrée. En contrebas et au nord de ce bâtiment est édifiée une cave à fromages, de plan carré, avec subdivisions intérieures). Au sud, vers l'alpage, se trouve l'étable, de plan rectangulaire et divisée en sept travées ; chaque travée pouvait contenir une vingtaine de vaches, mais celles-ci sont désormais traites dehors ; seules les chèvres passent la nuit dans l'étable, et deux travées sont transformées en loges à cochons.

Le bâtiment d'habitation et la cave sont en moellon de calcaire et de schiste, avec des encadrements en calcaire (la plupart ont été remplacés par du béton) ; les toits sont en fibrociment, à longs pans avec croupe et demi-croupe sur l'habitation (avec un important débord côté façade principale), en pavillon sur la cave. Le plafond de la cave est en poutrelle métallique et voûtain de ciment. L'étable est en charpente et bardage sur soubassement en maçonnerie de calcaire et schiste ; les sols sont en béton. Le toit est à longs pans et croupes, en tôle ondulée.

L'alpage a une superficie de 320 ha (du mur de pierres levées à la cime, entre 1500 et 1900 m), dont 120 pâturables par des vaches, divisés en deux grands parcs (en haut et en bas). Le chalet est implanté en bas de l'alpage. Deux bassins ont été aménagés pour l'approvisionnement en eau.

Relevé des inscriptions :

- BR (R à l'envers] / AA P I / VF (porte de l'habitation, montant en calcaire) // 20/11/98 (partie en béton).

Murscalcaire moellon
bois
Toittôle ondulée, ciment amiante en couverture
Étagesrez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvrements
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans demi-croupe
Typologiesferme d'alpage à deux bâtiments dissociés (étable ; logis, freidi et cave), ferme d'alpage à trois bâtiments dissociés (étable ; logis et freidi ; cave)
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • La fabrication de la tome des Bauges au chalet des Arbets [A FINIR]

    La traite du matin a lieu vers 5h30-6h, à la salle de traite mobile.

    Selon l'exploitant, soit le lait est transformé en totalité sur place (dans ce cas le lait de la traite de la veille, ou lait de report, est légèrement écrémé), soit seule la traite du soir est transformée au chalet, la traite du matin étant descendue à la coopérative.

    Après la traite, on ajoute au lait des ferments. Le lait est chauffé à 33-34°C, puis emprésuré ; au bout de ¾ d’heure, la température est montée à 35-36°C.

    Le tranche-caillé brise le caillé en fragments plus gros qu’un grain de maïs.

    Les tomes sont mises à égoutter sur l’archu (table d’égouttage) jusqu’au matin suivant.

    Elles passent au minimum 5 semaines dans la cave (souvent 3 semaines dans la cave de l’alpage puis 2 semaines dans une cave louée à La Motte, la cave de l’alpage étant trop petite pour affiner toute la production).

    La production varie selon l’avancement de la saison (la lactation baisse après le « saut de la Madeleine », le 20 juillet) : début août, elle est de 65 tomes par jour (chaudron de 800 l de lait).

Références documentaires

Bibliographie
  • GEX, François (abbé). Les Bauges, chemins et vies d’autrefois. Yens-sur-Morges (CH) : Editions Cabédita, 1996 (Collection Sites et villages).

    p . 99
  • PORTET, François. Élevage et patrimoine en Bauges : paysages, exploitations et fabrications. Rapport d’étude. Université de Lyon 2, Laboratoire d’études rurales ; Parc naturel régional du Massif des Bauges. [2012].

    p. 23
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Guibaud Caroline - Monnet Thierry