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Centrale thermique : chaufferie

Dossier IA74000920 inclus dans Établissements administratifs communaux, ensemble du génie civil réalisé en 2006

Fiche

Appellationschaufferie
Parties constituantes non étudiéessouterrain
Dénominationscentrale thermique
Aire d'étude et cantonFlaine - Cluses
AdresseCommune : Arâches-la-Frasse
Adresse : Route départementale 206
Cadastre : 2006 C51 193-195

Le premier projet de chaufferie est prévu en contrebas de son emplacement actuel, à l´entrée de la galerie de chauffage Il est étudié par le bureau d´études CO.TE.BA. pour les aspects techniques, les façades sont dessinées par Laurent Chappis qui propose une paroi vitrée côté aval, deux murs pignons recouverts d´un appareil en pierres et cinq souches de cheminées au-dessus de la toiture plate. Lors de la reprise du chantier de la station en 1966, le projet est redessiné par Marcel Breuer en relation avec les bureaux d´études (CO.TE.BA. à Clichy, Bancon pour le béton armé, Trouvin pour le chauffage). La chaufferie est construite à l´entrée de la station, en bordure de la route d´accès et dimensionnée pour recevoir cinq chaudières fonctionnant d´abord au gaz propane acheminé par bouteilles, puis au gaz naturel depuis qu´une conduite relie directement la station à Cluses. La chaufferie comprend la salle des machines, un local annexe pour le détendeur à gaz et un autre pour le groupe électrogène de secours. Afin d´assurer la continuité du chauffage, les chaudières ont été équipées de brûleurs mixtes gaz /fuel et une citerne de fuel assure une sécurité de 15 jours. L´installation est due à l´entreprise Empereur de Bourg-Saint-Maurice. Un groupe électrogène assure la continuité du chauffage et l´alimentation des ascenseurs en cas de coupure d´électricité. Trois chaudières ont été installées pour les quartiers de Flaine Forum et Flaine Front de neige. En 1974, un local technique dessiné par Marcel Breuer a été édifié à l´amont de la chaufferie. En 1975 pour le quartier de Flaine Forêt, la solution chauffage électrique est choisie. Des travaux d´amélioration sur le plan thermique ont entraîné une modification de la chaufferie : cloisonnement d´une partie de la salle des machines, déplacement de l´entrée, occultation de la façade est.

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1967, daté par source
Auteur(s)Auteur : Breuer Marcel architecte attribution par source
Auteur : CO.TE.BA. ingénieur attribution par source
Auteur : Bancon ingénieur attribution par source
Auteur : Trouvin ingénieur attribution par source
Auteur : Empereur entrepreneur attribution par source
Personnalité : Société d´Aménagement Arve et Giffre
Société d´Aménagement Arve et Giffre
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commanditaire
Personnalité : Boissonnas Éric commanditaire
Personnalité : Boissonnas Sylvie commanditaire
Auteur : Chappis Laurent
Laurent Chappis (1915 - 2013

Architecte et urbaniste français.

Biographie établie par Jean-Pierre Petit (architecte, CAUE 73):

Architecte et urbaniste français né à Aix-les-Bains. D'abord élève de Jean Benoît à l’École régionale d’architecture de Grenoble, il devint en 1936 élève d'Emmanuel Pontremoli et André Leconte à L’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (Matricule 9607). Ses études furent distinguées, entre autres, en 1937 par la Seconde Médaille au Concours Rougevin, son admission au Concours de Rome, et en 1938 par la Médaille de la Société centrale des architectes. Prisonnier de guerre (Croix de guerre 39-45, Médaille des évadés), il fut diplômé en 1944, obtenant en 1945 le Prix du Meilleur Diplôme des Prisonniers ; et par ailleurs diplômé de l'Institut d'urbanisme de l'Université de Paris avec une thèse portant sur l'aménagement de montagne. Il s'installa à Chambéry, associé avec Roger Berthe dès 1949, puis Pierre Jomain. C'est pendant sa captivité durant la Seconde Guerre mondiale, avec Maurice Michaud qui deviendra un personnage administratif clé pour l'aménagement de la montagne, qu'il a imaginé l'aménagement des Trois Vallées et qu'il deviendra le concepteur de plusieurs stations de sports d'hiver en France et à l'étranger, à commencer par Courchevel en 1946, puis Tignes, Chamrousse, Allos, etc., ou intervenant comme aux Sept-Laux, à Flaine... Son expérience l'amènera aux responsabilités d'architecte urbaniste de la station de Courchevel ; d'architecte conseil du ministère de la Reconstruction à partir de 1955 ; d'architecte conseil des départements de Savoie, Haute-Savoie, Ain et Rhône, mais aussi de l'Épiscopat français, et finalement, expert consultant de l'Organisation mondiale du tourisme, dépendant de l'O.N.U., à partir de 1980. C'est en référence à sa spécialité dans le domaine des stations de sports d'hiver, que dès 1948 Laurent Chappis fut diversement sollicité sur le Revard, pour étudier sa skiabilité, puis la faisabilité d'une station touristique à vocation internationale, puis le plan et les gabarits du lotissement. C'est dans l'esprit de l'Atelier d'architecture de Courchevel, co-fondé avec Denys Pradelle, qu'il fut promoteur d'un style de chalets rationnel dont il créa quelques spécimens au et pour le Revard ; et c'est en tant qu'architecte urbaniste de la station de 1953 à 1962, puis rappelé en tant qu'administrateur de la Société Immobilière du Revard à partir de 1972, qu'il eut son mot à dire sur les nouvelles constructions, mais à cet égard peu entendu.


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architecte attribution par source

La chaufferie est un bâtiment rectangulaire composé d´une salle unique. La construction est en partie encastrée dans le terrain. La structure est composée de trois murs porteurs périphériques et de 3 portiques en béton armé prenant appuis chacun sur le mur arrière et sur le mur de soubassement en façade sud. Un pilier central partage la portée en deux. L´ensemble supporte la toiture faite de poutres et poutrelles béton armé à caissons. La couverture est traitée en étanchéité recouverte de gravillons. Les murs pignons sont réalisés en panneaux de béton préfabriqués. La façade sud est traitée en verrière métallique reposant sur un soubassement en béton recouvert d´un appareil en pierres. Lors des travaux de modification de la chaufferie, la porte d´entrée a été installée dans un des châssis de la façade et les vitrages supérieurs de la partie remplacés par des grilles de ventilation. La salle des commandes et le bureau dominent la salle des machines, depuis un étage partiel aménagé dans l´angle nord-ouest, traité pour une part en porte-à-faux et accessible par un escalier métallique. La partie est de la salle des machines a été cloisonnée ultérieurement pour l´installation de générateurs électriques. Les trois souches des cheminées sont en béton armé. Chacune est agrémentée de trappes de visite protégées par un voile de béton en saillie. Quatre sorties sur les cinq prévues sont équipées de tubes inox formant la partie supérieure de la souche. À l´est, à côté de l´ancienne entrée de la chaufferie, le local « détendeur », prolongé par le local de transformation électrique et du groupe électrogène, est traité de manière semblable : mur encastré à l´amont, mur en façade sud, en partie en claustras pour la ventilation et en partie en maçonnerie de pierres disposées en parement du mur béton. Un atelier d´entretien a été construit au nord de la chaufferie avec un accès indépendant en pignon ouest et à proximité de la cuve à fuel construite indépendamment.

Mursmétal
verre
bossage
béton armé
Toitbéton en couverture
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Couverturesterrasse
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier droit en charpente métallique
Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents figurés
  • Flaine. Société d'études, de participation et de développement. Appartement S. Galerie technique et 1er sous-sol. Marcel Breuer architecte, CO.TE.BA maître d'oeuvre, cabinet C. Bancon ingénieur conseil béton armé, cabinet Trouvin ingénieur conseil chauffage, Procédé Barets, Gérard Chervaz architecte consultant, 3 janvier 1972. Pap., tirage ozalyd. 1 : 100, 1 : 50 (AM Arâches-la Frasse)

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