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Etablissement médical, dit station héliothérapique orientable ou Solarium tournant

Dossier IA73002334 inclus dans Boulevard Guy de Maupassant réalisé en 2014

Fiche

Le présent texte s’appuie en grande partie sur l’étude menée par Thierry Lefebvre et Cécile Raynal, publiée en 2010 (LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cecile. Les solariums tournants du Dr Jean Saidman. Aix-les-Bains, Jamnagar, Vallauris. Paris : Editions Glyphe, 2010. 287 p.) complétée par des recherches en archives.

La station héliothérapique orientable d’Aix-les-Bains, plus couramment appelée Solarium tournant, était un établissement médical dans lequel les soins dispensés reposaient sur les principes de l’héliothérapie et de l’actinothérapie. Les patients étaient soignés grâce à des traitements utilisant la lumière naturelle du soleil et les rayonnements artificiels.

L’actinothérapie et l’Institut d’Actinologie

Avant de réaliser son projet de solarium tournant, le docteur Jean Saidman fonde en 1925 l’Institut d’Actinologie implanté à Paris. Le concept d’actinothérapie renvoie alors à l’usage combiné de la lumière solaire et des rayonnements artificiels. Les objectifs que se donne l’Institut sont double et s’articulent autour de la recherche médicale et du développement de soins. L’organisme se dote alors de bâtiments dotés de laboratoires et de salles de traitement équipées de matériel moderne. L’Institut est reconnu d’utilité publique en 1929.

L’implantation du solarium à Aix-les-Bains

Parallèlement, Jean Saidman mène le projet personnel du solarium tournant. L’idée d’une construction mobile, dotée d’un système lui permettant de suivre la course du soleil, avait déjà été émise et réalisée à différentes reprises depuis la fin du XIXe siècle. C’est à Aix-les-Bains que le docteur Saidman choisit d’implanter sa station héliothérapique orientable. Il reçoit, après avoir présenté son projet et s’être engagé à exercer dans la station thermale, l’accord et le soutient de la société médicale d’Aix. Ceci se traduit alors par l’investissement financier de certains médecins (Jacques Forestier, Louis Blanc, François Gaillard, Louis Duverney) dans le capital de la société anonyme Le Solarium d’Aix, constituée pour l’exploitation de l’établissement.

Au-delà des relations personnelles que pouvait entretenir Jean Saidman avec des personnalités politiques locales, le choix d’Aix-les-Bains s’explique aussi par la présence des thermes nationaux. En effet, l’argumentaire de la promotion des soins actinothérapiques repose également sur leur complémentarité avec les cures thermales. Par ailleurs, la présence d’une importante infrastructure d’hébergement permet de faire l'économie de la construction d'équipements d'accueil des patients (Le solarium tournant d’Aix-les-Bains, par le Docteur Jean Saidman, directeur de l’Institut d’Actinologie. [Brochure publicitaire] dans le supplément thermal de la Gazette médicale de France, mai 1930).

En 1929, le site retenu pour l’implantation de la station héliothérapique se situe au lieu-dit Chantemerle, au nord-est de la ville. Pour des raisons inconnues, le solarium est finalement implanté au sud-est de la commune et inauguré en juillet 1930.

Le projet architectural

Les premiers plans sont dressés en mai 1929 par l'architecte aixois André Farde. La station héliothérapique est cependant construite d’après des dessins datés de juillet. Si les principaux éléments constitutifs du bâtiment sont déjà en place au mois de mai, le parti général de l’édifice s’est simplifié entre les deux propositions. En effet, le premier projet prévoyait un corps de bâtiment de plan circulaire comprenant un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré placé en retrait. Le rez-de-chaussée surélevé abritait huit pièces distribuées selon un plan radioconcentrique. Excepté le vestibule d’entrée, percé d’une porte précédée d’un porche, et les deux salles d’attente l’encadrant, les cinq salles placées à l’arrière et en retrait ouvraient sur une galerie donnant accès à une terrasse. Le premier étage était constitué de trois pièces, placées au-dessus du vestibule d’entrée et des deux salles d’attente, et d’une galerie ouvrant sur une terrasse reposant sur la galerie placée en dessous. Ainsi, au plan radioconcentrique circulaire s’est substitué un plan radioconcentrique octogonal, et le porche d’entrée comme les deux niveaux de galeries ont été abandonnés.

Le traitement des patients et l’équipement technique du solarium

Les soins appliqués aux patients étaient réalisés dans les salles du rez-de-chaussée ainsi que dans les dix cabines logées dans la plateforme mobile. Au rez-de-chaussée, dans des salles pourvues de larges baies rectangulaires, les patients allongés sur des lits à hauteur réglable, recevaient l’application d’ondes hertziennes et de rayons X, provenant d’une ouverture pratiquée dans le plafond. Les appareils émetteurs étaient disposés au-dessus de ces cabines, dans des pièces accessibles au seul personnel soignant, éclairées par les baies triangulaires pratiquées dans chacun des huit pans formant le pylône. Les dix cabines de soins de la plateforme mobile étaient équipées de baies coulissantes, permettant une exposition directe à la lumière solaire, dirigée et concentrée sur une partie précise du corps grâce à des lentilles. Afin que les rayons solaires soient reçus perpendiculairement, principe garantissant l’efficacité des traitements, chaque cabine était pourvue d’un lit inclinable sur lequel prenait place le patient. Des lampes à infrarouge et à ultraviolets complétaient l’équipement. La plateforme abritait également deux salles de contrôle réservées aux médecins, munies d’appareils mesurant l’intensité des rayons naturels et artificiels. Un moteur vapeur, certainement logé dans l’étage de soubassement, assurait la rotation régulière de la plateforme mobile.

Jean Saidman dépose une demande de brevet pour le solarium en août 1929. Le brevet, incluant les plans de l’édifice, lui est délivré en janvier 1930.

En 1932, dans le cadre du chantier d’agrandissement des thermes nationaux d’Aix, mené par l’architecte Pétriaux, la SA Le Solarium d’Aix envisage de déplacer la station héliothérapique à l’intérieur de l’établissement thermal. Pour des raisons administratives, ce projet n’est pas réalisé.

Appellations station héliothérapique orientable, Solarium tournant
Dénominations établissement médical
Aire d'étude et canton Saint Pol-Biollay
Adresse Commune : Aix-les-Bains
Lieu-dit : Saint Pol-Biollay
Adresse : boulevard Guy de Maupassant
Cadastre : 1879 E 271 bis ; 2004 CH 57

La station héliothérapique orientable d’Aix-les-Bains, plus couramment appelée Solarium tournant, était un établissement médical dans lequel les soins dispensés reposaient sur des traitements utilisant la lumière naturelle du soleil et les rayonnements artificiels. Afin de bénéficier d’un maximum de lumière solaire, la partie supérieure de la construction, appelée « plateforme mobile », était pourvue d’un système moteur lui permettant de tourner et de suivre ainsi la course du soleil tout au long de la journée.

Le solarium tournant d’Aix-les-Bains, le premier des trois établissements de ce type construits dans le monde (suivi de l’édification des solariums de Vallauris dans les Alpes-Maritimes et de Jamnagar en Inde), fut commandité en 1929 par le docteur Jean Saidman. Plus de quarante entreprises aixoises et nationales exécutèrent les plans dressés par l’architecte aixois André Farde.

L’inauguration de l’établissement, implanté à proximité du château de la Roche-du-Roi sur les hauteurs de la ville afin de bénéficier d’un ensoleillement optimal, eut lieu au mois de juillet 1930. Les méthodes, les soins dispensés ainsi que la conception de l'édifice reçurent des critiques élogieuses dans la presse locale.

A partir de 1943, les allemands réquisitionnèrent le solarium pour y faire soigner leurs blessés sous l’autorité médicale du docteur Saidman.

Après la mort de ce dernier en 1949, et faute de successeur, la station héliothérapique ferma une année plus tard. Abandonné, le bâtiment fut vandalisé et finalement démoli en 1967 pour laisser place à l’édification de deux immeubles sur la parcelle.

Aujourd’hui, l’étage de soubassement de la construction et les barrières en ciment qui clôturaient le terrain, restent les seuls vestiges de cet édifice qui fut l’objet de visites pour de nombreux curieux à l’instar du photographe hongrois André Kertesz qui l’immortalisa à l’occasion d’un reportage en Savoie en 1931.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1929, daté par source
Auteur(s) Auteur : Farde André,
André Farde (9 août 1889 - 15 juillet 1943)

Né à Coulommiers (Seine-et-Marne) le 9 août 1889, et décédé à Grasse dans les Alpes-Maritimes, le 15 juillet 1943. Architecte, élève de l’école des Beaux-arts de Paris. Adresse en 1927 : 22 avenue de Tresserve à Aix-les-Bains.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Saidman Jean,
Jean Saidman (1897 - 1949)

Médecin.

Né dans le nord de la Roumanie en 1897. Il arrive en France en 1911 et passe sa thèse de doctorat à 24 ans en 1921.

Fondateur de l'Institut d'Actinologie en 1925 à Paris et inventeur du "solarium tournant": invention mise en oeuvre à Aix-les-Bains, à Vallauris (Alpes-Maritime) et à Jamnagar (Inde).


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commanditaire, attribution par source

La station héliothérapique était implantée au sud-est de la ville, sur les hauteurs, en bordure du chemin Archiprêtre (actuel boulevard Guy de Maupassant) dont elle était séparée par un muret surmonté d’une grille en ciment. L'accès se faisait par un portail d'entrée décoré d'un motif de soleil stylisé encadré de deux piliers soutenant une pergola.

La construction, haute de 15,5 mètres, était composée de quatre corps de bâtiment placés les uns au dessus des autres. L'édifice comprenait un corps de bâtiment, reposant sur un étage de soubassement, et supportant un pylône sur lequel était juchée une plateforme mobile.

Le solarium prenait place sur une terrasse en terre-plein supportée par un étage de soubassement, construit en béton, rachetant la déclivité est-ouest du terrain et ceint d’une galerie côté ouest.

Cet étage de soubassement soutenait un corps de bâtiment en rez-de-chaussée, de plan radioconcentrique octogonal, percé de larges portes vitrées sur chacune de ses huit élévations. La distribution intérieure s’organisait autour d’un ascenseur placé au centre, ceint d’un escalier tournant, autour desquels se répartissaient sept salles d’examens et d’attente ainsi qu’un vestibule d’entrée.

Les cages d’ascenseur et d’escalier, étaient abritées par une croupe polygonale octogonale tronquée, construite en bois, qualifiée de « pylône » dans les documents d’archives. Celui-ci prenait le jour par huit lucarnes triangulaires percées dans chacun des huit pans recouverts d’un décor losangé polychrome et formant un avant-toit fermé protégeant les élévations du rez-de-chaussée surélevé.

L’ensemble ainsi formé soutenait un corps de bâtiment de plan en croix, appelé « plateforme mobile ». Le plancher de cette partie, d’une longueur de vingt-cinq mètres et d’une largeur de six mètres, culminait à douze mètres de hauteur. Cette plateforme mobile accueillait dix cabines de soin, disposées de part et d’autre d’une partie centrale flanquée de deux cabines de contrôle.

Murs béton enduit
métal
bois
Plans plan radioconcentrique
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier en vis, en charpente métallique
Autres organes de circulations ascenseur
Énergies énergie thermique produite sur place
États conservations détruit
Techniques
Statut de la propriété propriété d'une société privée

Annexes

  • ANNEXE 1 Liste des propriétaires

    ANNEXE 1

    Liste des propriétaires

    Avant 1930 : Place Joseph, Rouge Carassat Antoine et Consorts à Aix

    1931 : Tioud Claudine, née Rouge Carassat

    1933 : Société anonyme Le Solarium d’Aix-les-Bains

    1967 : Société civile immobilière Le Solarium, à Chambéry

    2004 : Immeuble Le Solarium

  • ANNEXE 2 Liste des entreprises ayant participé au chantier et ayant fournit une partie du matériel de soins

    ANNEXE 2

    Liste des entreprises ayant participé au chantier et ayant fournit une partie du matériel de soins

    Extrait de : LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cecile. Les solariums tournants du Dr Jean Saidman. Aix-les-Bains, Jamnagar, Vallauris. Paris : Editions Glyphe, 2010.

    -Gros-œuvre : Société industrielle de construction (SIC), à Paris

    -Plans de l’ascenseur et de la plateforme tournante : Pierre Flaix, ingénieur

    -Charpente en bois : Francis Cochet, à Aix et Jean Bugnard, à Aix

    -Electricité : Thévenot, à Aix

    -Pièces métalliques : Jeandet fils, à Aix

    -Vitrages des cabines d’insolation : Société des glaces Saint-Gobain

    -Appareillage haute tension : société Gaiffe-Gallot-Pilon

    -Arcs polymétalliques : maison Benard

    -Lampes à infrarouges, dispositif générateur d’ondes hertziennes, pile thermo-électrique : société Aktinos

  • ANNEXE 3 Extrait de : Le solarium tournant d’Aix-les-Bains, par le Docteur Jean Saidman, directeur de l’Institut d’Actinologie. [Brochure publicitaire]...

    ANNEXE 3

    Le solarium tournant d’Aix-les-Bains, par le Docteur Jean Saidman, directeur de l’Institut d’Actinologie. [Brochure publicitaire] dans le supplément thermal de la Gazette médicale de France, mai 1930 (AC Aix-les-Bains. Dossier documentaire n°56. Solarium).

    Le solarium tournant d’Aix-les-Bains a pour but de capter les radiations solaires, de les filtrer en les concentrant et de les associer aux diverses sources de la polyradiothérapie.

    La construction comprend une tour fixe et une plateforme mobile. Le bâtiment caractéristique est entièrement métallique, il a 28 mètres en façade et 4 à 11 mètres en profondeur ; la façade regarde toujours le soleil : à l’est le matin (devant le Mont Revard) ; vers le sud à midi (en direction de Chambéry) et vers l’ouest à la fin de l’après-midi (face à la Dent du Chat). La rotation se fait sur l’axe d’un pylône, au centre de la tour.

    Au milieu du bâtiment se trouve un observatoire pour l’étude du rayonnement solaire : on y aménage un puissant monochromateur à optique en quartz. Les radiations sont mesurées d’un part avec des piles thermo-électriques, d’autre part avec des cellules photo-électriques.

    Les ailes du bâtiment comportent 10 cabines d’irradiation. Leurs façades se composent de panneaux de verres spéciaux, transparents à l’ultra-violet, sélectionnant selon les cas les rayons de 2900 à 3400 Angstroms, les rayons de 2900 à 400 Angstroms, ou laissant passer le rayonnement visible et infra-rouge. Ces panneaux, ainsi que la moitié antérieure du toit, dont la structure en châssis est analogue, découvrent à volonté, laissant le malade en plein air au milieu des montagnes, à 10-16 mètres au-dessus du sol, mais sans être visible pour les voisins.

    Le malade se trouve sur un lit incliné, dont la direction reste perpendiculaire à celle des rayons du soleil ; ceci augmente la quantité d’énergie radiante absorbée (dans la proportion de 15 à 300 p. 100 selon l’heure) et les rayons pénètrent davantage, puisque leur trajet n’est pas oblique, comme dans les traitements habituels.

    Pour filtrer et concentrer le rayonnement, nous employons un dispositif comprenant de 4 à 56 grands panneaux lenticulaires et une autre lentille de Fresnel homofocale, une cuve liquide et, s’il y a lieu, un filtre supplémentaire. Outre les groupes d’ultra-violets que nous avons mentionné, nous séparons des rayons de 4 000 à 4 700 A., d’autres rayons visibles et des infra-rouges pénétrants. L’intensité des faisceaux braqués sur le malade est jusqu’à 30 fois plus élevée que dans la lumière solaire. Nous faisons, en somme, un extrait concentré de radiations actives. En voici un exemple : un dispositif concentrateur pour les rayons violets et bleus (4 000 – 4 700 A) donne un faisceau que l’on pourrait obtenir qu’avec 1 000 lampes de 50 watts munis du même filtre.

    Chaque cabine comprend en outre une lampe à vapeur de mercure, deux arcs polymétalliques et quatre lampes à infra-rouges qui subissent le même mouvement de translation. Ces sources artificielles s’allument dès que le soleil est voilé par des nuages où dès que l’observatoire signale l’insuffisance d’intensité des rayons actifs.

    Les appareils de mesure de l’énergie reçue par chaque malade aboutissent à l’observatoire où se trouve le médecin ; les irrégularités sont ainsi décelées aussitôt. Le choix des doses est très différent de celui généralement utilisé en héliothérapie. On conseillait jusqu’à présent de suivre la progression 5, 10, 15 etc. minutes, mais cette prudence n’était qu’apparente, car l’exposition de 5 minutes au début peut dépasser en rayons irritants l’irradiation de 15 minutes du surlendemain. Au solarium tournant, on ne tient aucun compte du nombre de minutes ; on totalise la quantité d’énergie reçue par le malade et que l’on limite par ailleurs d’après la sensibilité du malade. On explore cette sensibilité dans un laboratoire spécial de la tour octogonale.

    […]

    Les autres indications de l’héliothérapie ou de l’actinothérapie restent valables pour le Solarium tournant, dont les perfectionnements techniques abrègent la durée du traitement.

    Rappelons que le Solarium n’héberge pas les malades, qui trouveront à se loger dans les hôtels et les pensions de la ville. Le choix d’Aix-les-Bains, a pour but de permettre l’association de l’héliothérapie avec la cure hydro-minérale de cette station réputée. Les deux méthodes ont déjà fait séparément leurs preuves et leur réunion ne peut qu’améliorer les résultats.

    Le Premier solarium tournant se trouve à Aix-les-Bains.

    Sa conception et sa réalisation, uniques au monde, sont basées sur les derniers perfectionnements de l’héliothérapie et de l’actinothérapie.

    Ouverture le 30 juin 1930.

    Toutes les indications de l’héliothérapie.

    Dispositifs spéciaux pour le traitement des Rhumatismes, Névralgies, Névrites.

  • ANNEXE 4 Le solarium d'Aix-les-Bains...

    ANNEXE 4

    Le solarium d'Aix-les-Bains

    Article paru dans La République de l’Isère, 16 janvier 1933

    [...]

    « la méthode mise en œuvre au solarium d’Aix-les-Bains modifie, très notablement, les bases de l’héliothérapie. D’abord la composition de la lumière solaire est étudiée qualitativement et quantitativement et on tient compte, dans chaque traitement, des résultats de cette étude. Des filtres sélectionnent, soit l’ultraviolet, soit l’infrarouge et une partie déterminée du rayonnement visible, dans les cas où le rayonnement n’est pas prescrit. Le second principe de la méthode Saidman réside dans l’emploi de rayons perpendiculaires. Enfin, son troisième principe consiste à ne pas appliquer les radiations au hasard. Une mesure préalable de l’effet biologique des rayons indique la sensibilité particulière de chaque malade. Les doses sont, ensuite, calculées proportionnellement à la résistance de la peau. »

    [...]

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Aix-les-Bains. 1 O 237, n°389. Autorisation de bâtir accordée à M. Farde, architecte, pour le compte de M. le Docteur Saidman, pour construire une station héliothérapique orientable, 18 juillet 1929.

  • AC Aix-les-Bains. Dossier documentaire n°56. Solarium.

  • AP Entreprise Léon Grosse. Dossier n°29-33. Docteur Saidman. M. A. Farde architecte. Projet de construction d’une station héliothérapique orientable à Chantemerle, 1929.

Documents figurés
  • Aix-les-Bains. Docteur Saidman. Avant-projet d’une station d’héliothérapie orientable [Non réalisé] / Farde A., architecte. Aix-les-Bains, mai 1929. Ech. 1 : 100. 1 tirage de plan ; 53, 5 x 87 cm (AP Entreprise Léon Grosse. Dossier n°29-33)

  • La station héliothérapique orientable du docteur Saidman. Plan de rez-de-chaussée. Plan d’ensemble / Farde A., architecte. Aix-les-Bains, juillet 1929. Ech. 1 : 50 ; 1 : 500. 1 tirage de plan ; 41, 5 x 69 cm (AC Aix-les-Bains. 1 O 237, n°389).

  • La station héliothérapique orientable du docteur Saidman. Elévation / Farde A., architecte. Aix-les-Bains, juillet 1929. Ech. 1 : 50. 1 tirage de plan ; 56 x 73 cm (AC Aix-les-Bains. 1 O 237, n°389).

  • [Le solarium tournant. Vue dans le site] / Gimy. [S. l.] : Gimy, [vers 1930]. 1 carte postale ; 10 x 14 cm (AC Aix-les-Bains. Cp32_011)

  • Aix-les-Bains. Solarium / [S.l.] : Blanc, [vers 1930]. 1 carte postale ; 10 x 14 cm (AC Aix-les-Bains. Cp32_010)

  • 13092. Aix-les-Bains. Solarium tournant (inventé par le Docteur Saidman) / [Paris] : Braun et Cie, [vers 1930]. 1 carte postale ; 10 x 14 cm (AC Aix-les-Bains. Cp32_008)

  • [Cabines de la plateforme mobile du solarium tournant et vue vers le lac] / [S. n.]. [Aix-les-Bains], [vers 1930]. 1 photogr. : plaque de verre ; 13 x 18 cm (AC Aix-les-Bains. 6 Fi 4622)

  • [Vue intérieure d’une cabine de soin de la plateforme mobile du solarium tournant] / [S. n.]. [Aix-les-Bains], [vers 1930]. 1 photogr. : plaque de verre ; 13 x 18 cm (AC Aix-les-Bains. 6 Fi 4621)

  • [Vue intérieure d’une cabine de soin du rez-de-chaussée du solarium tournant] / [S. n.]. [Aix-les-Bains], [vers 1930]. 1 photogr. : plaque de verre ; 13 x 18 cm (AC Aix-les-Bains. 6 Fi 4619)

Bibliographie
  • LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cecile. Les solariums tournants du Dr Jean Saidman. Aix-les-Bains, Jamnagar, Vallauris. Paris : Editions Glyphe, 2010. 287 p. ; ill.; 24 cm.

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