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Lumière sur

Usine de traitement de surface des métaux, filature, tissage, passementerie dite Dorures Louis Mathieu puis Dorures Louis Mathieu Industrie (DLMI)

Une lettre de 1938, que la société DLM envoie à monsieur Perrin (liseur) pour la mise aux carreaux n° 1225 (1842 H28).

Nous vous remettons le desin 1842/H.28. Ce dessin est lu par 2 coups de fond crèpe et 1 coup de métal et est réduit à 72 coups au pouce soit 24 coups de métal au pouce. Il faudrait le relire en qualité H.26 laquelle est établie par 2 coups de fond crèpe et 2 coups de métal et est réduit à 80 coups au pouce soit 40 coups de métal au pouce. Ce nouveau dessin sera à marquer 1847/H.26.

Caractéristique des fils DLMI

Les fils métalliques « Dorure » sont des complexes « textile métal », il en existe de différentes variétés avec des diamètres variés. Le principe général de leur fabrication est le suivant. Sur une âme textile (soie, coton, rayonne, synthétique) on enroule en spires jointives un ruban métal. L´ensemble possède à la fois, les qualités textiles du support (souplesse, ténacité, nervosité) et la richesse d´aspect, la brillance du métal.

Le métal est obtenu par tréfilerie où une barre de métal est transformée en «trait» (fil rond, par passage dans une série de filières). Le trait est laminé et devient ruban apte à être guimpé sur le textile : la guimperie a pour objet d´enrouler le métal sur l´âme textile. Lorsque le métal est constitué uniquement d´argent, on dit que le fil est en Argent fin. Si cet argent est recouvert d´or le fil se dénomme Or fin.

Le métal le plus généralement utilisé est un mi-fin : une barre de cuivre est enveloppée de feuilles d´argent fin, puis chauffée au rouge. L´argent s´incruste au cuivre, après tréfilage on obtient un fil ayant le brillant de l´argent, son support étant le cuivre. Sur ces fils sont appliqués les dépôts électrolytiques d´or. Ce sont les catégories de fils argent mi-fin et or mi-fin. Les titres d´or et d´argent varient selon la quantité et l´utilisation qui sera faite du fil.

Les fils obtenus peuvent être ronds (filés) ou plats (laminette) et se font dans tous les titres métriques : des plus gros, 1000 m/kg (Nm 1) aux plus fins, 180000 m/kg (Nm 180).

Ces fils permettent des productions multiples : une gamme de tissus nouveauté (haute couture), d´ameublement, de décoration de stands, tissus spectacles, tissus indigènes, tissus pour sacs et chaussures de cuir ; une gamme bonneterie, tissus à mailles ; une gamme de tissus liturgiques, broderie, galons militaires et pour administrations ; une gamme rubans, bourdons, cordonnets pour parfumeurs, chocolatiers, confiseurs, franges, motifs décoratifs, articles de Paris.

Les opérations de peinture-vernissage sont intégrées dans la chaîne de fabrication dorure-argenture, afin de protéger les dépôts d'or et d'argent réalisés sur les filés et les lames et de diversifier la gamme de couleur des produits.

Dans le même temps, la société DLM met en place la fabrication des fils métalloplastiques. En fait, outre les fils et tissus haute couture, de nombreux fils sont également destinés à la grande industrie comme l´électricité, le téléphone, l´électronique.

La grande variété des articles « Dorure » est vendue dans le monde entier : Etats-Unis, Angleterre, Pays nordiques, Europe centrale, Australie, Afrique, Proche Orient.

En février 1991, une filiale, employant 12 personnes, est créée au Maroc pour réaliser des opérations de guimperie et de bobinage. En 1980, l´atelier fonderie (étirage et tréfilerie) est fermé, l´atelier tissage et la passementerie ferment en 1995. Les autres ateliers (dorage, vernissage et peinture, l´atelier mécanique où s´effectue la réparation et la fabrication ou transformation des machines, l´atelier d´ajustage (bobinage et assemblage) fonctionnent jusqu´à la fermeture générale de 2002, ainsi que le laboratoire de chimie.

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