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Lumière sur

Presbytère

Synthèse concernant les différents presbytères de la commune de Moingt

En l´année 1796, le garde champêtre de la commune est logé dans la maison commune, ci-devant maison curiale, avec jardin. La même année la cure est vendue ; elle est composée d´un rez-de-chaussée avec cuisine, évier, salles, [à l´étage ?] chambres, cabinet, [dans les combles ?] d´une volière, galetas, en matin [à l´est] des susdits bâtiments, une cave voûtée, écurie, fenière au dessus, hangar joignant la rue, jardin clos.

Le 25 septembre 1815, M. Giraudie, curé de Moingt, se plaint auprès du préfet du département car celui-ci habite depuis quatre ans une maison sans confort. Comme la loi l´autorise à demander un logement, il en réclame un, plus commode ; la maison autrefois curiale acquise par M. Chabrier, horloger à Montbrison pourrait, selon lui, convenir. Les matrices cadastrales de 1809 indiquent que M. Chabrier Joseph cadet est propriétaire des maisons n° 288, avec un jardin clos n° 289, et n° 296, avec deux jardins n° 293 et 294. L´ancienne cure devait donc vraisemblablement être la maison n° 288, située au chevet de l´ancienne église Saint-Jean (actuelle parcelle 1986 AE 794).

En décembre 1826 un devis estimatif des travaux est réalisé pour la maison que la commune se propose d´acquérir pour loger le desservant : clore le four, construire un hangar et une écurie. Devis rédigé par Mathieu Dupré (charpentier) et Jean-Baptiste Bardon. Pour cela la commune achète une maison avec dépendances appartenant au sieur Siome. Les matrices cadastrales de 1809 indiquent que la parcelle 316 comprend : la cure qui appartient à la commune, une maison au pensionnat Jean-Baptiste, une maison à Siaume cadet, deux vignes à Jay Jacques et Attendu Pierre. La parcelle 314, incluse dans la parcelle 316 correspond quant à elle à une loge, propriété de Siaume cadet. Or, le plan cadastral de 1809 ne signale aucune présence d´autres bâtiments que la loge n° 314 ! S´agit-il d´un oubli ? D´un décalage entre le relevé du cadastre et celui des matrices cadastrales ? Quoi qu´il en soit, un plan de 1827 localise bien le nouveau presbytère à l´emplacement de la parcelle 316. Le même plan situe également le presbytère (ancien presbytère sur le plan), dans lequel le curé se plaint d´être mal logé, soit les parcelles 271 et 272 du cadastre ancien (propriétés alors des soeurs de Saint-Jean) (actuelles parcelles 1986 AE 100 et 101)

De 1828 à 1830, de nombreux travaux sont réalisés au nouveau presbytère : construction d´une petite écurie, d´un hangar à l´entrée de la cour, reprise en sous oeuvre de l´ancien bâtiment du pigeonnier (la loge alors appartenant à Siaume cadet possédait-elle un pigeonnier à l´étage ?), porte cochère à l´entrée de la cour avec couronnement en génoise. En 1830 le curé habite le nouveau presbytère (actuellement 1986 AE 70 ( ?), 68 ( ?)). D´autres travaux sont réalisés au presbytère en 1831 par M. Janoly (ou Zanoly), entrepreneur de Montbrison (Maçonnerie et charpente). En 1834 encore, un charpentier, Antoine Dupré, intervient sur le presbytère ; une cave voûtée en brique est réclamée par le conseil de fabrique. Enfin en 1838, Trabucco, architecte départemental, réalise un devis estimatif pour d´autres travaux, mais la commune n´a alors pas assez d´argent.

En septembre 1843, la commune souhaite se défaire de l´actuel presbytère, trop éloigné du centre et de l´église, trop proche de la grande route et entouré d´auberges et de cabarets. Elle envisage donc de se rapprocher de l´église. Deux possibilités s´offrent pour ce nouveau projet : transformer le presbytère en école de garçons et en construire un neuf près de l´église, ou vendre le presbytère, acheter une maison au centre du bourg pour y aménager un nouveau, et mettre l´école de garçons dans un ancien édifice communal.

Le 24 avril 1844, le conseil communal vote la somme de 7000 F en plus du produit de la vente de l´ancien presbytère (estimé à 7000 F) pour aider à la construction du nouveau. Plusieurs projets sont successivement proposés et étudiés jusqu´à ce qu´en 1847, Louis Thinet, propriétaire à Moingt propose de vendre à la commune sa maison nouvellement construite, pour 8000 F, en contrepartie du prix de vente de l´actuel presbytère.

Ainsi, en août 1849 une proposition d´échange est faite : le presbytère avec ses dépendances contre une maison appartenant à M. Thinet, située près de l´église (actuellement 1986 AE 129), avec un jardin (à acquérir) situé devant (séparé par un mur à démolir) et une petite construction au bas du jardin pour l´écurie et le fenil. Cet accord est validé par le ministère de l´Intérieur, de la justice et de l´instruction publique et des cultes le 10 janvier 1850.

Par la suite, en 1853 plusieurs réparations sont effectuées au presbytère, d´après devis estimatif de M. Dulac aîné, architecte voyer. Un autre devis estimatif de travaux à réaliser au presbytère en septembre 1857 nous décrit l´organisation intérieure de celui-ci :

Devis estimatif des ouvrages à faire pour réparer et achever le presbytère... Dulac aîné architecte voyer à Montbrison.

Etat actuel. Au sous-sol : une cave. Au RDC, cuisine avec évier et dépôt ; salle à manger ; salon. Au premier étage : 4 chambres. Au second étage : grenier sous les combles. L´intérieur du bâtiment est dépourvu de plinthes, cimaises, chambranles, les devantures des cheminées sont toutes en bois, il n´y a pas d´enduit ni de plâtre...

Projet. Au premier : faire une chambre pour le curé avec cabinet, une chambre de domestique, une chambre pour visiteurs. Au second, aménager le logement du vicaire. Créer des toilettes communiquant avec le 1er pallier des escaliers ; elles seront en hors-oeuvre, tout au bout du bâtiment. A la suite, il faut construire un petit hangar à charbon, appuyé sur la clôture, et ouvrir une porte.

Le 03 février 1952, le curé demande la construction de deux salles en lieu et place d´un pigeonnier et clapier, situés dans la partie ouest du jardin du presbytère, le conseil municipal émet un avis favorable.

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