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Lumière sur

Orphelinat de Sainte-Blandine actuellement immeuble à logements

L´orphelinat Saint-Charles, origines et construction

La "première maison de Perrache" est fondée dès 1842, alors que la presqu´île de Perrache vient d´être érigée en paroisse sous le vocable de Sainte-Blandine : le prêtre, M. Dartigue, veut en effet y former très vite une école gratuite ; le Conseil municipal vote les fonds nécessaires et loue un local pour les classes et le logement des maîtresses. Deux soeurs de la congrégation Saint-Charles sont affectées à l´école, puis une troisième pour une classe d´ouvrage manuel ou de couture. La maison-mère [la congrégation Saint-Charles] se charge de fournir la majeure partie du mobilier de la communauté naissante.

La "seconde maison de Perrache" est fondée en 1858 pour la visite des pauvres et des malades, la distribution de secours aux indigents ; y est fondé également un orphelinat de jeunes filles. Les soeurs s'installent dans un petit bâtiment situé derrière la chapelle provisoire elle-même située sur le cours Bayard. En 1869, le prêtre de la paroisse Sainte-Blandine et le conseil de fabrique demandent à la Ville de Lyon la cession gratuite d'un emplacement situé derrière l'église récemment élevée par Clair Tisseur pour y construire un hospice de vieillards et un orphelinat de jeunes filles en remplacement de la Providence, ce local étant non seulement insuffisant mais aussi bas, malsain, isolé, trop éloigné de la nouvelle église. La Ville de Lyon accepte mais prend soin de réserver l'emplacement situé en milieu de masse, les angles ayant une valeur immobilière plus forte. Seul l'orphelinat est élevé. La maison est construite à l´aide de dons et de ressources de l´oeuvre à l´actuel n°33 de la rue Smith. Près de cinquante orphelines y sont hébergées.

Un plan du jardin dressé par l´architecte-paysagiste Dussert en 1872 (état des lieux ou projet ?) figure une salle d´ombre située dans l´axe de l´édifice, flanquée d´une tonne (ou tonnelle ?) au nord, du lavoir et des lieux d´aisance au sud, et donnant sur une pelouse dont les courbes dissimulent au nord un puits ; au-delà s´étirent un massif fruitier et un jardin potager séparés du reste de la propriété au début du XXe siècle par le tracé de la rue Quivogne.

En 1891, la "première maison" comprend une école paroissiale, un externat payant et une salle d´asile libre. M. Nitellon, alors curé de la paroisse, fusionne les deux communautés Saint-Charles en 1891, mais les locaux sis 33 rue Smith n´étant pas assez vastes pour accueillir les douze religieuses de la maison d´éducation, l´orphelinat est surélevé d´un étage en 1892. Les travaux sont dirigés par l´architecte Sainte-Marie Perrin que les soeurs ont déjà sollicité en 1886 et 1892 pour un pensionnat et un orphelinat à la Demi-Lune. Les travaux sont exécutés par Guttin, maître ferblantier-zingueur, Sèbe, maître-menuisier à Saint-Just, Dalouzy, maître-charpentier à Lyon, A. Gayet, maître serrurier, 16 montée du Chemin-Neuf, Baudier, maître plâtrier-peintre, 29, rue des Remparts-d´Ainay ; les 24 marches de l´escalier en pierre sont fournies et taillées par l´entrepreneur Vial.

Un nouvel agrandissement s´avère nécessaire en 1896 (cf le dossier de l´édifice sis actuellement 29-31, rue Smith).

Vers 1950, la Congrégation Saint-Charles se sépare de ses biens situés rue Smith.

En 1955, l´administration régionale des Douanes dépose un permis de construire pour l´aménagement de trois appartements au 3e étage selon les plans de l´architecte Descourt (ou Delcourt, 19 av. de Saxe en 1954).

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